NASA-Rockwell International "HIMAT".







"" En 1977, il entrait dans sa phase active ""



Historique : La revue Aviation Magazine International n°701 et 716 année 1977.
Texte de Jacques GAMBU, dessin de Jean PERARD.



Historique : En 1977, Rockwell International préparait l'avion de combat des années 1990. La firme de Los Angeles s'était vue confier finalement, en 1975, l'étude et la réalisation de deux maquettes volantes radio-commandées (RPRV), soit Remote Piloted Research Vehicle) d'un appareil de supériorité aérienne et de combat devant déboucher vers les années 1990.

Le programme "HIMAT" (Highly Maneuverable Aircraft Technology) entre ainsi dans sa phase active avec deux maquettes dont le coût sera certainement aussi élevé que celui d'un prototype, mais dont l'avantage sera d'écarter toute perte de vie humaine.
Le contrat, d'un montant de 11,9 millions de dollars, provient de la NASA et de l'US Air Force. Les essais des deux appareils doivent commencer en mi-1978. Leur rôle se situe entre la somme d'enseignements obtenus en soufflerie, au simulateur et au banc d'essais au sol, et l'appareil de combat dont la production est, nous l'avons dit, projetée pour les années 1990.
Les essais en vol sans pilote permettent tous les risques possibles. Ceux-ci intéressent aussi bien l'aérodynamique que la structure de l'appareil.
Ces essais en vol doivent être conduits par le Centre de Recherche en vol de Dryden de la NASA, installé pour la circonstance à Edwards AFB.


Des études très avancées comme celle qu'illustre cette maquette du véhicule HIMAT témoignent autant des possibilités apportées par l'électronique que des recherches récentes en aérodynamique mais, en tout état de cause, il s'agit d'opérations à long terme. Les voilures à profil super-critique, ou optimisé, sont quant à elles entrées définitivement dans les faits.
Source: La revue Aviation Magazine International n°777 du 1 mai 1980. 


Cette vue de la maquette d'aménagement et d'équipement de l'appareil télécommandé permet de juger de sa construction modulaire. On remarque, à l'avant du fuselage, le remplacement du poste pilote par des boites noires et des systèmes électroniques et autres caméras chargés de remplacer les yeux et le cerveau du pilote resté au sol.
Source: La revue Aviation Magazine International n°716 du 15 octobre 1977.


"" Une mission-type ""
Porté à 13 700 m d'altitude par un B-52, le HIMAT aura été "activé" dès le décollage, systèmes électroniques sous tension et le réacteur General Electric J85-21 de 2 270 kgp maintenu en régime ralenti pendant la montée. Au moment du largage de la maquette, ses réservoirs auront été complétés, quant à leur plein, par un transfert depuis des outres montées sur le mât porteur.
An largage, les commandes de vol sont bloquées et une charge installée dans la pointe du fuselage procure, par centrage avant, une marge de stabilité positive. La séparation du B-52 se faisant sous une accélération de 0,5 G, les commandes de vol sont, en fait, débloquées trois secondes après que le vol libre a commencé et le ballast avant est éjecté. 


Modifié en NB-52A, le cinquième B-52 de série fut utilisé par l'Air Force Flight Test Center et servit, au début de sa carrière, de lanceur pour les appareils hypersoniques X-15. Cette photographie fut prise le 4 octobre 1973, au moment où l'équipage de l'avion procédait à un largage du Martin Marietta X-24B.   (Photo US Air Force).
Source: La revue L'Encyclopédie de l'Aviation n°87 aux éditions Atlas.



Dès ce moment, la maquette est prise en charge par un pilote au sol, lequel amène l'appareil à 12 000 m avant de commencer le programme d'essais, un contrôle supplémentaire étant fourni à partir d'un biplace Lockheed TF-104G d'accompagnement sur un auto-pilote installé à bord de la maquette.
Normalement, tous les ordres proviennent du sol. En cas de perte de contrôle, du sol d'abord, du TF-104G ensuite, le système interne à la maquette la place automatiquement en virage sous une inclinaison de 30°. Cela permet aux suiveurs, au sol et en mission terminée à commander l'approche et l'atterrissage de la maquette.
Les prévisions d'essais portent surtout sur des évolutions très serrées. Citons, par exemple, des virages continus et stabilisés sous 8 G, à Mach 0,9 et à 7 600 m, d'autres sous 6 G en régime supersonique (Mach 1,20), et à 9 500 m.  


Le Lockheed TF-104G serial 63-8455, est un Model 583D-10-20 équipé du radar NASARR.
Source: La revue L'Encyclopédie de l'Aviation n°72 aux éditions Atlas.  (Photo Peter Foster).



En fin de mission, l'appareil doit se poser sur le fond du lac salé d'Edwards, sur des skis comparables à ceux du fameux X-15. La place ne manque pas (32 km de surface utilisable) et cela est bien venu si l'on sait que l'appareil télécommandé effectue son approche à 370 km/h environ, l'arrêt intervenant cependant après seulement 600 m de glissement.
Au plan de la structure, plus de 30% de celle-ci sont réalisés en matériaux composite. On trouve ainsi 26% en alliage d'aluminium, 18% en titane, 9% en acier , 4% en tungstène frité et 14% en matériaux divers, conjonctifs, colles, peinture, verre, etc...
Cette structure doit permettre d'étudier les phénomènes aéro-élastiques, notamment avec l'emploi de matériaux composites avec imprégnation de fibres multi-directionnelles. Tout ceci afin de savoir comment les déformations de la voilure principale et de la surface canard agissent sur les qualités de vol, par modification des profils de base. 


C'était le dernier de la série des avions "X" américains, le North American X-15. C'est  Scott Crossfield, que l'on voit devant l'aile de l'appareil.
Source: La revue Aviation Magazine n°266 du 1 janvier 1959.


Le plan trois vues de Jean PERARD de la maquette volante, avec la disposition de ses gouvernes, celle de son atterrisseur à patins et le poste de pilotage dont le pare-brise se résume à l'ouverture nécessaire à la caméra de TV.
Source: La revue Aviation Magazine International n°716 du 15 octobre 1977.


Ce dessin d'artiste montre le HIMAT en vol.  Source: Aviation Magazine n°716 d'octobre 1977.



Enfin, et surtout, le HIMAT est construit de façon modulaire, ce qui permettra, autour du corps central comprenant la partie avant et le logement du réacteur, de monter une grande variété d'éléments.
L'échantillonnage prévoit, entre autres changements, la tuyère et le canal de réchauffe du réacteur, l'entrée d'air, les ailes externes, les bords d'attaque des voilures principale et avant, les sommets de dérives, ainsi que leurs poutres-supports, l'ensemble des gouvernes de vol et même l'atterrisseur.
Tout ce "meccano" doit permettre d'évaluer plusieurs formules devant aboutir à la définition du futur avion d'armes.

** Le premier vol de l'HIMAT a eu lieu en juillet 1979, le dernier essai a eu lieu en janvier 1983, il y a eu en tout et pour tout 26 vols réalisés.
Une maquette volante est exposée au Musée de l'Air et de l'Espace (Etats-Unis).

"" Caractéristiques du Rockwell HIMAT ""
Longueur : 6,86 m.
Envergure : 4,75 m.
Hauteur : 1,31 m.
Masse au décollage : 1 542 kg.
Vitesse maximale : Mach 1,6 (1 960 km/h).

En haut vue de trois-quart avant de la maquette du projet HIMAT de Rockwell International, en bas, on remarque la tuyère démunie de son système d'orientation. Noter les dérives portées en bout de poutres et la surface canard en léger dièdre.
Source: La revue Aviation Magazine International n°701 du 1 mars 1977.



Jean - Marie

















Le cuirassé "Bismarck".





"" Tout commence par le plan "Z" de Raeder ""
Maquette Amati Production au 1/200.




Historique : Condensé de la revue Connaissance de l'Histoire n°3 aux éditions Hachette.
La revue MPM Maquettes Plastique Magazine n°14 de janvier 1972.



La réalisation est du club Luxembourgeois MHCDS.
Modell Hobby Club Du Sud.

Les photos sont de l'exposition de Virton (Belgique) en 2015.



Historique : Avant même que la première guerre mondiale eût trouvé sa conclusion, une course aux armements navals était déjà en route.
Deux traités successifs furent impuissants à interrompre ces programmes de construction étendus au monde entier. La France prit l'initiative de construire des bâtiments de ligne rapides; l'Allemagne construisit des sous-marins en secret et Hitler poussa de l'avant avec son fameux plan "Z"; l'Italie assurait ses positions en Méditerranée, la puissante flotte de surface britannique était dangereusement étirée par des engagements qui s'étendaient au monde entier. En réalité, aucune des marines européennes n'était prête pour cette guerre sauvage qui allait se livrer pour commencer dans les eaux les plus proches de leurs patries.


"" L'Allemagne réarme en cachette ""
Entre temps l'Allemagne, éclipsée comme puissance navale et limitée par le traité de Versailles à des bâtiments de 10 000 tonnes maximum, mais non concernée par le traité de Washington, avait fait sur mer une modeste réapparition avec quelques croiseurs légers et s'apprêtait à produire ses "cuirassés de poche" de 10 000 tonnes, intelligemment conçus avec une arrière-pensée de guerre au commerce. Et de plus, à partir de 1934, à la suite de l'ascension de Hitler au pouvoir, elle s'était secrètement dégagée des clauses du traité de Versailles qui lui interdisaient de construire des sous-marins.
Un changement important était intervenu à cette époque dans les caractéristiques du bâtiment de ligne. On avait commencé à se rendre compte qu'avec des porte-avions de 30 nœuds, il fallait augmenter la vitesse des cuirassés. La France en avait adopté le principe pour le Dunkerque et le Strasbourg, et c'est en réponse à ces deux bateaux que l'Allemagne avait, dès 1934, mis secrètement en chantier deux croiseurs de bataille de 31 800 tonnes, le Scharnhorst et le Gneisenau, si bien que, lorsque le 18 juin 1935, la Grande-Bretagne et l'Allemagne signèrent un accord naval permettant à cette dernière de construire 35 pour cent du tonnage de la première pour les forces de surface et 45 pour les sous-marins, cela ne fit en réalité qu'exposer en plein jour ce qui existait déjà sous le manteau.



"" Le plan "Z" de Raeder ""
Les Allemands avaient déjà mis sur cale les cuirassés rapides Bismarck et Tirpitz de 42 500 tonnes et VIII 381. Avec les cinq croiseurs de 14 475 tonnes de la classe Admiral Hipper mis en chantier entre 1935 et 1937, ce n'étaient encore que les premières unités d'un plan à long terme - le plan "Z" - selon lequel, à la suite de l'abrogation du traité naval anglo-allemand de 1935 au moment opportun, l'intention était de porter la flotte allemande à huit bâtiments de ligne, cinq croiseurs de bataille, quatre porte-avions, plus de 200 sous-marins et un grand nombre de croiseurs et de destroyers, en temps voulu pour la revanche que Hitler méditait pour venger 1918.
Heureusement pour les ennemis de l'Allemagne, le plan "Z" avait été conçu en fonction d'une guerre qui commencerait en 1944 ou en 1945. De ce fait, lorsque les hostilités commencèrent le 3 septembre 1939, pour les grands bâtiments de surface, seuls les cinq croiseurs et le porte-avions Graf Zeppelin étaient en construction. Pour les sous-marins, il n'y en avait encore que 57 en service dont 27 océaniques, les autres côtiers.   


Le cuirassé Bismarck.              Source de la photo: Le site web   brest29200.com


Le Dunkerque, un des fleurons de la flotte française. Source: Connaissance de l'histoire n°3 éditions Hachette.


"" Le cuirassé Bismarck ""
Avant d'étudier le Bismarck, peut-être convient-il de donner quelques détails sur la Kriegsmarine.
Voici quels étaient les principaux navires de ligne Allemands : 
- trois cuirassés de poche (10 000 tonnes) :
1) le Lützow (ex Deutschland).
2) Admiral Sheer.
3) Graf von Spee.

- deux cuirassés lourds (35 000 tonnes) :
1) le Bismarck.
2) le Tirpitz.

- deux cuirassés (26 000 tonnes) :
le Scharnhorst.
le Gneisenau.

- deux croiseurs lourds :
1) Hipper.
2) Prinz Eugen.

- quatre croiseurs légers :
1) Köln.
2) Emden.
3) Leipzig.
4) Nümberg.

Soit approximativement un total de deux cents mille tonnes. 


Le cuirassé de poche Lützow (ex Deutschland) de (10 000 tonnes).    Collection personnelle.


Le cuirrasé de poche Graf von Spee de (10 000 tonnes).   Collection personnelle. 


Croiseur léger de la Kriegsmarine en 1934.                   Collection personnelle.



Le Bismarck est un cuirassé de la Seconde Guerre mondiale, fleuron de la Kriegsmarine qui porte le nom du chancelier Otto von Bismarck.
La conception du navire commença en 1934, pendant cette le déplacement passa de 35 000 à 42 000 tonnes, bien au-dessus de la limite autorisée par le traité de Versailles. Sa quille fut installée à la cale sèche Blohm & Voss à Hambourg, le 1 juillet 1936. Son lancement eut lieu le 14 février 1939 et il prit le service le 24 août 1940 avec comme commandant, le capitaine de vaisseau Ernst Lindemann.
Le but visé par la Kriegsmarine n'était pas, à l'opposé de la marine Japonaise, de provoquer de grandes batailles navales, mais au contraire d'agir en raider, en solitaire attaquant l'ennemi isolé, mais si au début de la guerre, cette tactique porta ses fruits (notamment avec l'Admiral Sheer), à partir de 1941 (avec le radar) les navires Anglais par leur nombre et leur aviation réussirent à étouffer la marine Allemande qui n'osa plus laisser s'aventurer ses navires en solitaires.  

La maquette du Bismarck.   Je vous expliquerais plus loin pourquoi cette maquette est restée à l'état brute.



Examinons présentement le Bismarck, ce navire fut construit sur l'initiative d'Hitler pour être opposé au cuirassé Richelieu. Il se trouvait dans les parages du Groënland et de l'Islande sous les ordres du commandant Lutjens en compagnie du Prinz Eugen, quand le Hood (42 000 tonnes) et le Prince of Wales furent chargés de l'intercepter.
Mais dès la deuxième salve le plus grand navire du monde, le Hood, fit explosion, touché par les obus du Bismarck et le Prince of Wales endommagé par quatre coups au but rompit le combat. Dès lors l'amirauté n'avait plus qu'un seul souci : couler le Bismarck
Entre-temps, le Prinz Eugen s'échappa et le Bismarck fit route vers Brest afin de réparer une avarie (perte de mazout), la Home fleet le repéra et mobilisa alors à grand renfort : deux porte-avions, (Victorious et Ark Royal); cinq cuirassés (Rodney, King George V, Revenge, Ramillies, Renown); cinq croiseurs (Repulse, Scheffield, Dorset hire, Suffold et Nordfolk);plus une flottille de torpilleurs.
Repéré par un Catalina, attaqué par les avions du Victorious puis par les canons du Scheffield (pièce de 152 face au 380) le Bismarck semblait indestructible, quand intervinrent les Swordfishes (avions torpilleurs qui semblent sortis de la préhistoire) de l'Ark Royal et il ne fallut pas moins de dix torpilles au but pour l'achever sans compter les bordées de 356 du King George V (1), de 380 du Ramillies et du Renown de 406 du Rodney; le Bismarck coulait pavillon haut : le Hood était vengé (il y eut 110 survivants) (2).

(1) Le King George V avait encore des ouvriers à bord au moment où il reçut l'ordre de se lancer sur les traces du Bismarck car il n'était pas encore entièrement terminé.
(2) Fait unique dans une bataille navale : deux marins Allemands désertèrent du Bismarck grâce à un canot, au milieu de la mêlée, ils furent repêchés par un U-Boot, jugés et condamnés à mort pour "survivance prématurée").

Le Fairey Swordfishes, ces avions ont eu raison du cuirassé Bismarck.
Source: La revue Aircraft Illustrated de avril 1983.

La mort du Bismarck.    Source: La revue MPM Magazine n°14 de janvier 1972.


"" Fiche technique sur le Bismarck ""
Poids : 35 000 tonnes.
Poids total : 42 500 tonnes.
Longueur : 242 - 251 m.
Largeur : 36 m.
Hauteur : 8,7 m.
Tirant d'eau: de 10,6 à 11,3 m.
Ceintures de 350 mm, pont blindé - Huit canons de 380 (portée 40 km) - 12 canons de 150 - 16 canons de 105 (antiaériens) - 16 canons de 37 (antiaériens) + 80 pièces de 20 mm.
Vitesse : 30 nœuds.
Équipage : 2 400 hommes.
Autonomie : 9 000 milles à 19 nœuds.
Avions : - avec deux catapultes.
Le Bismarck a été coulé le 27 mai 1941.

"" La maquette Amati Production au 1/200 ""
    
L'exposant qui a réalisé le Bismarck.
Je rentre tout de suite dans le vif du sujet : à première vue on pense ce bateau n'est pas fini.
Vous me direz , aucunes questions n'a été posée de ma part au maquettiste qui a réalisé le Bismarck.
Quand on regarde la maquette de plus près, on voit que tous les fils sont posés (câble, cordage etc...), les avions ont été mis en peinture. Donc à mon avis, il a laissé la maquette telle quelle sortit de la boite pour montrer au public le travail accomplit et les heures passées à la réalisation.
Un autre membre du club Luxembourgeois, a lui aussi réalisé une maquette sur le même procédé, et réalisé de la même façon, mais c'est un avion, le Stuka, j'en parlerais prochainement sur le blog.
On ne peut que féliciter les éditions Hachette et la marque Amati Production d'avoir mis sur le marché ce splendide cuirassé Bismarck.
Les collectionneurs maquettistes ont du être très patient, car il a fallut pas moins de 140 fascicules pour avoir cette maquette complète, qui est composée de bois, plastique, laiton et pièces en résine synthétique.
Prenez le temps maintenant d'admirer cette superbe réalisation.  






 
 
 
 
 
 
 
 
 
 






Le club MHCDS / Jean-Marie






Le Fairey Gannet AEW Mk 3.







"" Les yeux de la flotte britannique ""
Maquette Sword au 1/72.   Référence : SW72088.



Historique : La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°85 et 86 aux éditions Atlas.


Sur le sujet voir aussi : L'Encyclopédie de l'Aviation n° 191 et 192.
Les avions n°5 l'ère des engins à réaction.
Aviation Magazine n°260.

Réalisation : M. Axiel THEIS.

Photos de l'exposition d'Amnéville (57) FRANCE en 2015.



Historique : A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Fleet Air Arm, dont l'équipement était en partie fourni par les Américains, constituait une force considérable. Une nouvelle génération d'appareils Britanniques entra peu à peu en service, la plupart de ces machines étant engagées dans les nombreux conflits auxquels le Royaume-Uni fut confronté après 1945.
Le 15 août 1945, jour de la réédition japonaise, la Fleet Air Arm disposait d'une force de première ligne de soixante-douze squadrons, tous équipés d'avions à moteur à piston.
Les principaux appareils mis en oeuvre par l'aéronautique navale britannique étaient le Supermarine Seafire, le Vought Corsair et le Grumman Hellcat en ce qui concernait la chasse, et le Fairey Firefly, le Fairey Barracuda et le Grumman Avenger pour ce qui touchait aux squadrons dotés de multiplaces.
Onze années plus tard, en 1956, au moment de l'exposition de Suez, la FAA était tombée à vingt-trois unités de première ligne, dont l'équipement, qui avait été considérablement modifié dans l'intervalle, comprenait des appareils à réaction et à turbo-propulsion et des hélicoptères.

La spécification GR.17/45, qui réclamait un avion embarqué de pénétration et de lutte anti-sous-marine, suscita l'intérêt de Fairey et de Blackburn, le premier constructeur recevant une commande de deux prototypes et le second une autre de trois appareils expérimentaux.
Les modèles proposés par Blackburn, le YA.7 et YA.8, étaient tous équipés d'un moteur à piston Rolls-Royce Griffon, tandis que le YA.5 avait été conçu pour mettre en oeuvre le nouveau turbopropulseur Napier Naiad, en cours de développement. Cet engin étant abandonné, le YA.5 fut rebaptisé YB.1 quand il reçut le turbopropulseur couplé Armstrong Siddeley Double Mamba, qui avait été monté sur le Fairey Gannet.
Par rapport à des groupes classiques le Double Mamba présentait divers avantages; chacune de ses moitiés pouvait être contrôlée d'une manière indépendante, ce qui permettait à l'avion de voler en croisière à puissance réduite, augmentant de cette manière son autonomie. Chaque propulseur entraînant une hélice quadriplace tournant en sens opposé, l'avion n'était pas affecté par des problèmes de couple asymétrique.  


Le Fairey Gannet AEW Mk 3, la maquette de M. THEIS est la copie conforme.  (Collection personnelle).


Le turbopropulseur .Armstrong Siddeley "Double Mamba".
Source: La revue Science et Vie spécial aviation année 1951.


Le prototype biplace du Gannet, qui portait alors la dénomination de Fairey 17, vola le 19 septembre 1949 à Aldermaston, suivi, le 6 juillet 1950, par une seconde machine. Puis un appareil triplace, qui fit l'objet d'un avenant au contrat, quitta le sol en mai 1951, deux mois après que la première commande eut été notifiée.


Le prototype du Gannet, le Fairey 17, était un chasseur anti-sous-marins triplace fabriqué en série en Angleterre pour les Squadrons de la Marine. Il était équipé d'un turbopropulseur Armstrong Siddeley "Double Mamba" composé de deux turbines fonctionnant indépendamment l'une de l'autre. La photo ci-dessus le montre un moteur stoppé et une des hélices en drapeau; le radar de recherche que l'on voit sorti, rentre dans le fuselage.
Source: La revue Science et Vie spécial aviation année 1951.

En juin 1950, la première machine expérimentale devint le premier avion à turbopropulseur à se poser sur un port-avions, au cours des essais effectués sur l'Illustrious. Le Gannet AS Mk I tête de série prit l'air en juin 1953, l'appareil entrant en service au sein du Squadron Service Trials Unit 703 à Ford, lequel prit en compte en avril 1954, quatre exemplaires de série (n°9 à 12).
La première unité opérationnelle sur Gannet fut le Squadron 826, à Lee-on-Solent, formé en janvier 1955. Puis, vinrent les Squadrons 824 et 825, le Squadron 826 embarquant à bord du Eagle en mai 1955 tandis que le Squadron 824 rejoignait l'Ark Royal cinq mois plus tard.
Le développement du Double Mamba permit de proposer une version plus puissante de cet engin, le Mk 101 qui développait 3 035 ch (2 263 kW), ce moteur étant monté sur le Gannet AS Mk 1 sur les chaînes, deux cent cinquante-cinq exemplaires des deux variantes étant produits (en majorité des Gannet AS Mk 1), lesquels permirent de mener à bien le programme de modernisation des moyens de lutte anti-sous-marine de la Fleet Air Arm,en remplaçant les derniers Firefly et Avenger).

Le Fairey Firefly.  Source: La revue Aircraft Illustrated de avril 1983.

L'Avenger Mk 1 fut d'abord connu dans la Fleet Air Arm sous le nom de Tarpon I. Le JZ165, représenté ici, était un des derniers des quatre cent deux exemplaires livrés au Royaume-Uni. Il fut affecté au Squadron 852, basé sur le porte-avions HMS Trumpeter.
Source: La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°174 aux éditions Atlas.


Le triplace de lutte anti-sous-marine Fairey Gannet à turbopropulseur Armstrong-Siddeley.
Source: La revue Aviation Magazine n°72 du 15 avril 1953.



Quant aux besoins en avions d'entraînement, ils furent satisfaits avec les Gannet T Mk 2 et Gannet T Mk 5, correspondant respectivement aux Gannet AS Mk 1 et Gannet AS Mk 4, mais le radôme escamotable avait été supprimé.
Le prototype du Gannet T Mk 2 était un Gannet AS Mk 1 transformé, trente-sept exemplaires de cette version d'entraînement étant construits, en même temps que huit Gannet T Mk 5.
La Fleet Air Arm ayant besoin d'un appareil de détection aérienne avancée capable de prendre la relève de ses Douglas Skyraider, Fairey mit au point, en 1957, le Gannet AEW Mk 3, dont le prototype prit l'air au cours du mois d'août 1958. Les quarante-trois appareils de série qui furent réalisés mettaient en oeuvre un turbopropulseur Double Manba 112 de 3 875 ch (2 890 kW) et disposaient d'un fusemlage allongé et d'un train d'atterrissage modifié de façon à donner une garde au sol importante au radôme ventral.
Entré en service en 1960, le Gannet AEW Mk 3, qui fut le dernier appareil construit par Fairey à voler au sein de la Royal Navy, ne fut utilisé que par une unité, le Flight A du Squadron 849. Cette version disparut de l'inventaire de la Fleet Air Arm à la fin de l'année 1978, le Gannet AS Mk 1 et le Gannet AS Mk4 étant de leur côté, remplacé par des hélicoptères Wessex au mois de juillet 1960.
Quelques AS Mk 4, équipés d'un nouveau radar et de dispositifs électroniques améliorés, furent livrés ay Squadron 831, basé à Culdrose, en 1961, sous la dénomination de Gannet AS Mk 6.

Facilement reconnaissable à son imposant radôme ventral, dans lequel se trouvait son radar de recherche, le Fairey Gannet AEW Mk 3 disposait d'un fuselage entièrement nouveau et d'un atterrisseur ayant une importante garde au sol.
Source: La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°192 aux éditions Atlas. 


En outre, le Gannet connut un certain succès à l'exportation, la marine ouest-allemande (Marineflieger) achetant, en 1958, quinze Ganne AS Mk4 et un Gannet T Mk5. L'année suivante, l'aéronautique navale indonésienne commanda à son tour dix-huit Gannet AS Mk 4 et T Mk5. Quant à la Royal Australian Navy, elle prit en compte, en août 1955, trente-trois Gannet AS Mk 1 et trois Gannet T Mk 2, lesquels furent convoyés vers l'Australie par le porte-avions HMS Melbourne et oùils servirent pendant de nombreuses années avant d'être définitivement réformés.
Plusieurs Gannet sont conservés dans divers musées, un AEW Mk 3 ayant même été vendu à un Américain en 1982.


Un Gannet AS Mk 4 de la Marineflieger.         (Collection personnelle).


"" Caractéristiques d'un Gannet AS Mk 1 ""
Type : appareil triplace de lutte anti-sous marine (Grande-Bretagne).
Moteur : 1 turpopropulseur Armstrong Siddeley Double Manga 100 de 2 950 ch (2 200 kW).
Performances : vitesse maximale, 499 km/h; vitesse de croisière, 480 km/h; plafond pratique, 7 620 m; distance franchissable, 1 520 m.
Poids : à vide, 6 835 kg; maximal au décollage, 9 800 kg.
Dimensions : envergure, 16,56 m; longueur, 13,11 m; hauteur, 4,18 m; surface alaire, 44,85 m².
Armement : torpilles, charges de profondeur, bouées acoustiques en soute ventrale; roquettes sous la voilure. 


Véritable œil de la flotte britannique, le Fairey Gannet connut une période de service opérationnel de près d'un quart de siècle.
Source: Avions du Monde aux éditions Aerospace Publishing Limited 1995.


"" La maquette du Gannet par Sword au 1/72 ""
  



M. Axiel THEIS.
Depuis le temps que je fais et que je vais aux expositions, je n'avais jamais vu un aussi beau Fairey Gannet aussi bien réalisé.
M. Axiel Theis est un maquettiste qui nous vient tout droit d'Allemagne (ben oui eux-aussi font de la maquette !). Sur ces tables d'exposition, que de la valeur (en maquettes), ces maquettes sortent de l'ordinaire, je veux dire par là qu'on voit vraiment de la nouveautés, par toujours de la même maquette, ne m'en veuillez pas les maquettistes..........
J'ai donc fait quelques reportages sur certaines maquettes à Axiel, vous les verrez au fil du temps.
Comme je le marquais ci-haut, la maquette de ce Fairey Gannet est la copie conforme parfaite de la diapositive que j'ai mise, c'est-à-dire la même décoration.
Le travail est remarquable sur les maquettes effectués par Axiel, il y avait un Beriev Be 12 au 1/72 a couper le souffle, cet hydravion fera l'objet d'un article très prochainement.
Vraiment cette exposition organisé par Eric, a mis en valeur le travail de certains maquettistes, dans tous les domaines, mais surtout dans tous les âges.
Je vous laisse contempler les photos de ce superbe Fairey Gannet AEW Mk 3. 



 
 
 
 
 
 
 
 
 






Axiel / Jean-Marie