Le Myasichtchev M-50A "Bounder".








«Слишком далеко впереди своего времени»

Maquette Amodel au 1/72.  Référence : 01672.









Historique : Le premier paragraphe page 19 du n°399 et le premier paragraphe page 51 du n°400 de la revue le Fana de l'Aviation (par Boris L. Puntus. Traduit du russe par Alexandre Nicolsky) aux éditions Larivière. Je présente tous mes remerciements à cette revue pour l’utilisation des paragraphes pour le début de mon historique.

Fiche technique : Edito-Service S.A. aux éditions Atlas.

Article de la revue Aviation Magazine n°297 d'avril 1960 ("Première informations") sur le "Bounder", article de Jacques Marmain. 




Réalisation maquette et diorama par M. Francis Michelet du club Forum 1-72/Team Expo.
Adresse du site :    http://1-72.forumgratuit.org

Les photos sont de l'exposition de Thionville (57) France en 2018. 




Pour connaître l’histoire complète de cet avion, la revue le Fana de l'Aviation n°399 et 400 vous serons d'une très grande utilité. Merci à cette revue.









Historique : Le cahier des charges était phénoménal : plus de 10 000 km à environ 1 500 km/h, avec plusieurs tonnes de charges militaires, à la fin des années 1950 ! C'était tout simplement aux limites du possible. Pour les atteindre, des solutions techniques furent choisies qui avaient parfois 35 ans d'avance ! 
L'immensité de son territoire et son éloignement de l'ennemi potentiel amenèrent l'URSS à lancer, au cours des années 50, des programmes de bombardiers stratégiques supersoniques à très grande autonomie, capables, en fait, de frapper les Etats-Unis. Un défi technique aux limites du possible.
Mais les missiles balistiques interdirent brutalement le ciel à ce géant autour duquel avaient été élaborés des projets pas moins étonnants. 


Le M-50A, exposé au musée des Forces aériennes soviétiques (VVS), à Monino. Il n'a plus à y affronter que les rigueurs rigueurs du temps de manière presque anonyme. Au sol, deux des bombes qu'il pouvait emporter.
Source: La revue Air Enthusiast de Novembre 1985 - février 1986.

Les deux numéros du Fana de l'Aviation qu'il faut pour connaître l'histoire.



"" Un projet supersonique ""
A la fin des années cinquante, l'Union soviétique s'efforça pour la deuxième fois de construire le bombardier à réaction ultime. La firme nationale Myasichtchev mis donc au point un bombardier supersonique à réaction : le Myasichtchev M-50. Monoplan à aile médiane en delta, équipé d'un empennage en flèche ainsi que d'un train d'atterrissage escamotable. Le M-50 devait être un monument au progrès aéronautique. De fait, il effectua avec succès son vol initial en 1959, propulsé par quatre turboréacteurs à postcombustion logés dans des nacelles sous voilure.



"" Un "Bounder" à réaction ""
Le dernier prototype du Myasichtchev M-50 à être réalisé fut présenté au public lors de la Journée de l'aviation soviétique de 1961. C'est alors qu'il reçut, en raison de sa vélocité, la désignation de l'OTAN "Bounder" (Goujat). En effet, ce prototype afficha à l'altitude optimale, une vitesse maximale de mille neuf cent cinquante kilomètres à l'heure.

"" La touche finale ""
Cet appareil, en dépit de ses remarquables performances, fut encore modifié par la suite; deux de ses quatre moteurs furent placés aux extrémités des ailes, exactement sur les saumons de voilure. Pour ce qui est du fuselage, par contre, il fut conservé intact avec le principe de sa cabine pressurisée accueillant un équipage de trois hommes.


"" Caractéristiques du M-50A ""
Type : Bombardier supersonique à réaction.
Moteurs : 4 turboréacteurs Koliesov ND.7F ou VD.7F fournissant une poussée unitaire de 18 145 kg.
Performances : Vitesse maximale à l'altitude optimal, Mach 1,83 (1 950 km/h); plafond pratique, 66 000 m; distance franchissable, 6 000 km; masse à vide, 74 500 kg; maximale en charge, 200 tonnes.
Dimensions : Envergure, 37 m; longueur, 57 m; surface alaire, 280 m².

L'avion M-50A perché sur son train d'atterrissage monotrace, sur le terrain du Centre d'essais d'Etat (LII) à Joukovsky (photo D.R.).
Source: La revue le Fana de l'Aviation n°399 de février 2003 aux éditions Larivière.



"" L'article d'Aviation Magazine ""
En avril 1960, la revue Aviation Magazine nous sortait les premières informations sur le "Bounder" sous la plume de Jacques Marmain, voici en quelque lignes ce que disait cette revue...

Après plusieurs mois de recherches, "Aviation Magazine" est enfin en mesure de vous donner quelques informations inédites sur le "Bounder", le bombardier-mystère de l'aviation soviétique.
Cet appareil a été vu à plusieurs reprises dans la région de Moscou par de nombreux témoins qui fournirent tous de leur brève vision des informations assez contradictoires. Pour les uns c'était un quadrimoteur, pour les autres un hexaréacteur. Eh bien ! ils ont sans doute raison les uns et les autres, comme on le verra plus loin.
Si l'on examine le plan que nous publions ici, on remarque plusieurs points caractéristiques intéressants.
L'appareil est un faux delta puisqu'il est doté d'un classique empennage en flèche. La voilure supporte six réacteurs, quatre sont disposés à l'extrémité de poinçons ou pods amincis à leur partie supérieure pour former des cloisons d'ailes, les deux autres sont montés dans la voilure, à son emplanture.
On remarquera que la sortie des gaz de ces deux réacteurs est très petite, qu'elle est située contre le fuselage et à faible distance du stabilo, ce qui nous amène à supposer, pour des raisons évidentes, que ces orifices ne laissent passer qu'une poussée résiduelle et qu'en conséquence ces deux réacteurs ne participent pas à la propulsion de l'appareil. A notre avis, il ne peut donc s'agir que de générateurs d'air qui auraient pour mission le soufflage de la couche limite.
Le train d'atterrissage est composé de deux boggies qui s'escamotent dans le fuselage de part et d'autre de la soute à bombe, et de deux balancines situées sous les réacteurs extérieurs.
L'armement comprend deux canons sous tourelle orientable montés à l'extrémité arrière du fuselage et d'un canon fixe situé à la partie avant droite du fuselage.
Cet appareil, dont six versions différentes ont été identifiées est à la fois un bombardier et un porte-missiles puisqu'il peut emmené 20 engins Air-Sol guidés ayant une portée d'environ 100 kilomètres.
Le "Bounder" a fait ses essais sur le terrain de Ramenskoïe, près de Moscou (le Brétigny russe).
Les chiffres que nous donnons ci-dessous sont d'origine officielle américaine :
Moteurs : Quatre turboréacteurs développant chacun 12 000 kgp (avec postcombustion).
Caractéristiques (approximatives) : Envergure, 20,10 m; longueur, 48,70 m; surface alaire, 224 m²; poids total maximal à l'atterrissage, 91 000 kg; charge alaire, 509 kg/m².
Performances (approximatives) : Vitesse maximale à 18 000 m, Mach 2; vitesse au décollage, 273 km/h; vitesse à l'atterrissage, 217 km/h; distance franchissable maximale à la vitesse maximale, 2 650 km.
On se souviendra que le 29 octobre dernier un appareil baptisé "201 M" monté par un équipage de 7 hommes avait enlevé une charge de 55 200 kg à 13 000 m. Le dossier envoyé à la F.A.I. précisait que cet appareil était équipé de quatre turboréacteurs "D-15" de 13 000 kg/p. On sait également par la presse russe, qu'il s'agissait d'un avion à voilure delta.
Ne trouvez-vous pas qu'il est tentant de rapprocher ces indications des informations concernant le "Bounder" ?

Voilà, je ne ferais pas de commentaires, la revue Aviation Magazine est un complément pour moi et bien plus encore. Si vous voulez laisser un commentaire, un tout petit mot,  nous étions quand même dans le domaine du secret........ à cette époque.

Plan qui est parut dans le n°297 de la revue Aviation Magazine, les témoignages l'on décrit comme cela, cet avion a-t'il volé ?
Vue sur le n°05 d'un des prototypes du M-50.
Source: Soviet X-Planes par Yefim Gordon et Bill Gunston aux éditions Midland Publishing 2000.



"" Le "Bounder" n°12 en maquette ""


















Jean - Marie

Le Polikarpov I-16 "Rata".











"" Осел "советской охоты" "

Maquette Eduard au 1/48.  Référence : 8468.








Historique : L'Encyclopédie de L'Aviation Mach 1, page 1919, volume 7 aux éditions Atlas 1981.
La revue Aviation Magazine International n°534 de mars 1970, article de Jacques Marmain.







Réalisation maquette et diorama par M. Nicolas G. du MCT57 Thionville.
(Les photos sont de Nicolas G. ou de Loloskymaster (surnom).








Historique : Pionnier de l'aviation, Nicolai Nikolaievitch Polikarpov était considéré comme l'un des 'doyens" de l'aéronautique russe dans les années trente. Pourtant, quand il fut emprisonné, en 1929, pour "avoir failli à son devoir", il avait conçu neuf modèles d'avions au cours des sept années précédentes, en particulier le fameux U-2/Po-2, dont la production s'étala sur près d'un quart de siècle et atteignit le chiffre impressionnant, et sans doute unique, de 40 000 exemplaires.
Né à Georgijevsk le 8 juillet 1892, Polokarpov suivit des études de mécanique et d'aéronautique, puis, son diplôme en poche (1916), il prit part, deux années durant, au développement de l'Ilia Mourometz, bombardier quadrimoteur conçu par Sikorsky. En 1918, il fut affecté à l'usine Duks à Moscou, la seule manufacture qui eût continué à produire des avions pendant la guerre civile. Elle devint par la suite la Zavod n° 1 (usine d'Etat n° 1), qui construisit le premier avion dessiné par Polikarpov.


Il faut se faire une raison, la discrétion des revues aéronautiques soviétiques est telle quand il s'agit de matériels nationaux que ce n'est que bien longtemps après, dans le cas du I-16, plus de trente ans, que l'on arrive à pouvoir étudier, en détail, un avion qui a pourtant marqué son époque et dont 8 643 exemplaires ont été construits en sept ans...

Bien que d'une conception toute nouvelle pour son temps, le I-16 a été conçu et construit en un temps extrêmement court. C'est à l'usine n° 36 près de Moscou qu'il vit le jour. C'est là que se tenait le TsKB ou Tsentralnii Konstruktorskoie Biouro (Bureau Central d'Etudes). C'est là que N. N. Polikarpov, fraîchement nommé responsable de la section des avions expérimentaux, créa le I-16 avec l'assistance de l'ingénieur A. G. Trostianskii, en mars 1933. Neuf mois plus tard le prototype volait.


Produit à plusieurs milliers d'exemplaires ce I-16 est l'un des rares survivants de ce type d’intercepteur qui formait les deux tiers des effectifs de la chasse soviétiques en 1941.
Source: Fiche technique Edito-Service S.A. aux éditions Atlas (photo R. Demeulle/Aviation Magazine).




"" Les versions du Polikarpov I-16 ""

1933 : I-16 (TsKB-12)

Pour réaliser son petit chasseur, Polikarpov adopta la construction mixte. Le fuselage était de structure monocoque en bois, composée de deux moitiés verticales selon l'axe de l'avion, chaque moitié comportant onze demi-cadres et quatre longerons en bois de pin, le revêtement consistant en feuille de bouleau collées (Chpon pour les Soviétiques). La voilure était de structure métallique. Les longerons (poutres pour la section centrale, tubes pour les parties extrêmes) étaient en KhMA (acier au chrome- molybdène). 
Les nervures étaient en duralumin. Le revêtement de la section central de l'aile et du bord d'attaque étaient en alliage d'aluminium D1, le reste de la voilure étant entoilé. Les ailerons s'étendant sur toute l'envergure, étaient en deux parties. Ils avaient également le rôle de volets puisqu'ils pouvaient s'abaisser de 15°. Leur structure, ainsi que celle des empennages, était en aluminium D6 et était entoilée. Les ailerons et la profondeur étaient actionnés par commandes rigides, la direction par câbles.
Le train d'atterrissage, deux roues de 700 X 100, était manœuvré au moyen d'une manivelle (44 tours pour être précis). Le réservoir de combustible, d'une contenance de 254 litres, était monté dans le fuselage immédiatement en avant du cockpit. Le poste de pilotage était équipé d'une verrière coulissante vers l'avant. Cette verrière était traversée par un collimateur Aldis. Large de 400 mm seulement, elle ne pouvait être refermée que si un panneau articulé, situé sur le côté gauche du fuselage et destiné à faciliter l'installation du pilote dans son cockpit, était lui-même fermé. Le siège du pilote était réglable en hauteur.
Le premier vol eut lieu le 31 décembre 1933, le pilote d'essai fut V. P. Tchkalov. L'avion se révéla être particulièrement instable, hypersensible au moindre débattement de commande, car son centre de gravité en vol se trouvait exactement au centre de poussée, à environ 31 % de la corde moyenne.
Environ trente machines de ce type furent construites(baptisées ultérieurement I-16 (type 1). Cette présérie servit surtout aux essais d'évaluation et à la mise au point opérationnelle. L'armement comprenait deux mitrailleuses ChKASS de 7,62 mm (900 coups chacune) montées dans la voilure, hors du cercle de l'hélice.
Caractéristiques : Moteur, un M-22 de 480 ch; hélice bipale à pas fixe de 2 mètres de diamètre; envergure, 9,004 m; longueur, 5,90 m; surface alaire, 14,54 m²; poids total, 1 311 kg (proto), 1 345 kg (présérie); vitesse maximum au sol, 359 km/h; à 4 000 m, 325 km/h; vitesse d'atterrissage, 95 km/h; temps de montée à 5 000 m, 9,4 min; plafond, 7 130 m.      

Le premier prototype du I-16 (TsKB-12) à moteur M-22 de 480 ch, ne comporte pas de portes de train.
Source: La revue Aviation Magazine International n°534 de mars 1970.



1934 : I-16 dubler (TsKB-12 bis)

Peu de temps après le lancement du prototype, Polikarpov avait mis en fabrication un second prototype ou dubler (double) qui était semblable au précédent mais était équipé d'un moteur Wright "Cyclone" SR-1820F-3 de 712 ch. Hélice bipale a deux pas de 2,80 m de diamètre. Le capot-moteur, de moins grand diamètre qu'avec le M-22 se raccordait à peu près avec le contour du fuselage.
L'armement reste le même et le dossier du siège pilote reçoit un blindage de 8 mm V. P. Tchkalov lui fit faire son premier vol le 18 février 1934.
Ce type transitoire devait donner jour au premier I-16 de série, le type 4.


1934 : I-16 type 4

Lorsque Polikarpov put disposer du M-25, copie du Wright "Cyclone" F-3 construite en URSS, il en équipa le I-16 qui devint le type 4. Le M-25 offrait 700 ch à 2 300 m. On ne peut pas dire que les pilotes militaires, qui commençaient à s'entraîner sur le I-16, étaient d'un enthousiasme débordant à son sujet.
En effet, ils étaient farouchement contre ce cockpit fermé et trop étroit et qui gênait leur liberté de mouvement et leur champ de vision. D'autre part, ils avaient peur de ne pas pouvoir évacuer l'avion rapidement, en cas de nécessité. C'est pourquoi, à partir de ce type, tous les I-16 auront un cockpit ouvert, la verrière étant verrouillée vers l'avant, au détriment, bien sûr, des performances. L'armement est toujours limité aux deux mitrailleuses de voilure.
Caractéristiques : Envergure, 9,004 m; longueur, 5,99 m; surface alaire, 14,54 m²; poids total, 1 420 kg; vitesse maximum au sol, 395 km/h; à 4 000 m, 455 km/h; vitesse d'atterrissage, 100 km/h; temps de montée à 5 000 m, 6,2 min; plafond, 9 280 m; distance franchissable, 820 km; décollage, 230 m; atterrissage, 250 m.


1934 : I-16 type 5

C'est sur ce type qui fut exposé à Milan en octobre 1935, qu'apparaissaient, tout autour du capot moteur, des orifices d'échappement ovoïdes et un cône d'hélice caractéristique comportant une prise de démarrage. Cette version, toujours armée de deux mitrailleuses, fut lancé en série en juillet 1935 et fut utilisée par les Républicains lors de la guerre d'Espagne.
Caractéristiques : Moteur, M-25 de 700 ch; envergure, 9,004 m; longueur, 5,99 m; surface alaire, 14,54 m²; poids total, 1 460 kg; vitesse maximum au sol, 395 km/h; à 3 000 m, 454 km/h; vitesse d'atterrissage, 100 km/h; temps de montée à 5 000 m, 6,2 min; plafond, 9 200 m.
  
Le I-16 type 5, avec cockpit court et train fixe, capturé et utilisé par les Finlandais en 1942-1943.
Source: La revue Aviation Magazine International n°534 de mars 1970.
I-16 type 5 à train fixe capturé par les Finlandais et remis par eux en service en 1942-1943.
Source: Avions militaires 1919-1939 hors-série N°2 aux éditions Hachette 1979.



Dérivés du I-16 type 5

Fin 1936, deux I-16 type 5 ont été équipés expérimentalement de six mitrailleuses ChKASS de 7,62 mm montées dans le bord d'attaque de l'aile et pouvant être défléchies de 10° vers le bas. Cette d'assaut (Chturmovik) n'a pas été construite en série.
En 1936 également, un I-16 type 5 à moteur Wright "Cyclone" F-3 de 712 ch a été équipé de deux mitrailleuses ChKASS de capot (650 coups chacune), de deux canons ChVAK de 20 mm dans la voilure (150 coups chacun) et six lance-bombes Der-31. Le recul des canons s'étant révélé plus fort que prévu, l'idée ne fut pas adoptée et il faudra attendre encore deux ans pour que des canons soient montés en série sur le I-16.
Caractéristiques : Voici les chiffres de cette version expérimentale : Poids total, 1 640 kg; vitesse maximum au sol, 390 km/h; à 3 000 m, 444 km/h; temps de montée à 5 000 m, 7,4 min; plafond, 8 250 m.


1935 : I-16 Chturmovik (TsKB-18)

Cette version, dont un seul exemplaire sera réalisé, est une nouvelle tentative d'adaptation du rôle du I-16 au rôle d'avion d'assaut. Elle se caractérise par son moteur M-22 de 480 ch et par un blindage de cockpit comportant une plaque avant et une plaque arrière (y compris l'appuie tête). L'armement comporte quatre mitrailleuses ChKASS ou PV-1 de 7,62 mm et 100 kg de bombes.
Caractéristiques : Poids total (sans bombes), 1 518 kg; vitesse maximum au sol, 350 km/h; plafond, 6 800 m.


1935 : UTI - 4 (I-16 UTI)

Dès le démarrage de la série, il avait été prévu que chaque quatrième avion serait, sur la chaîne, un biplace d'entraînement. A l'origine, les premiers UTI-4 furent des types 5 modifiés, non armés. Ils ont été construits en deux versions, la première à train fixe, la seconde à train escamotable. Dans ce dernier cas, l'avion pouvait être également utilisé comme un avion de reconnaissance rapide.
Les UTI-4 ne comportaient aucun armement. Les biplaces ayant suivi l'évolution technique des monoplaces, ils ont successivement été équipés de moteurs M-25 de 700 ch (1935), de M-25A de 730 ch (fin 1936), puis de M-25V de 750 ch.
Caractéristiques : Voici les chiffres du UTI-4 à moteur M-25A et train fixe : Envergure, 9,004 m; longueur, 6 m; surface alaire, 14,54 m²; poids total, 1 492 kg; vitesse maximum au sol, 347 km/h à 3 000 m, 389 km/h; temps de montée à 5 000 m, 6,3 min; plafond, 9 260 m; décollage, 240 m; atterrissage, 340 m.

Ce I-16 UTI (ou UTI-4) fut capturé par les Finlandais au cours du mois de septembre 1941, lors de leur avance en Union soviétique. Il fut mis en service comme avion-école. En dehors des séances d'entraînement au vol sans visibilité, l'élève occupait le poste avant.
Source: La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°165 aux éditions Atlas 1985. 
Dessin d'un UTI-4 (version biplace du I-16) à train fixe.
Source: Avions militaires 1919-1939 hors-série n°2 aux éditions Hachette 1979.



1937 : I-16 SPB (TsKB-29)

Cette version expérimentale, un I-16 type 4 à moteur Wright "Cyclone" F-3 de 712 ch était destiné à étudier la transformation du I-16 en bombardier en piqué. Le train et les volets étaient à commande pneumatique (volets et ailerons étaient, pour la première fois, séparés). L'armement comportait deux mitrailleuses ChKASS de voilure et 200 kg de bombes. Pas de série.
Caractéristiques : Poids total, 1 455 kg; vitesse maximum à 3 000 m, 450 km/h; plafond, 9 000 m.


1937 : I-16 type 6

Très semblable au type 5, il ne s'en distingue que par son moteur M-25A de 730 ch. Construit en série, il sera également utilisé en Espagne. L'armement est toujours de deux mitrailleuses ChKASS de 7,62 mm.
Caractéristiques : Poids total, 1 660 kg; vitesse maximum au sol, 390 km/h; à 3 000 m, 400 km/h; vitesse d'atterrissage, 115 km/h; temps de montée à 5 000 m, 6,3 min; distance franchissable, 810 km; plafond 9 100 m; décollage, 210 m; atterrissage, 250 m.

C'est le type 6 qui fut, pour la première fois équipé de skis mais ils n'étaient pas escamotables, ce qui diminua fortement les performances, comme on peut en juger :::
Caractéristiques : Poids toal, 1 575 kg; vitesse maximum, 354 km/h; à 3 000 m, 385 km/h; vitesse d'atterrissage, 110 km/h; temps de montée à 5 000 m, 7,75 min; décollage, 250 m. 

Dessin d'un I-16 type 6 de la " 4a Escuadrilla Mosca" du 31e groupe d'aviation de l'Espagne républicaine (1938-1939).
Source: Aviation militaires 1919-1939 hors-série n°2 aux éditions Hachette 1979.



1937 : I-16 Type 10

Très semblable extérieurement au type 6, le type 10 s'en distingue par son moteur M-25V de 750 ch à 2 900 m. Le renforcement de sa structure et de son armement alourdi l'avion. Sa vitesse ascensionnelle et son plafond s'en ressentent sensiblement. Construit en très grande série, le I-16 type 10 fut équipé des premiers skis escamotables. Il fut également utilisé en Espagne. L'armement comprend deux mitrailleuses ChKASS de 7,62 mm montées sur le capot moteur et deux ChKASS de voilure (650 coups chacun). Certains types 10 seront ultérieurement équipés de six roquettes RS-82
Caractéristiques :  Envergure, 9,004 m; longueur, 5,99 m; surface alaire, 14,54 m²; poids total, 1 715 kg; vitesse maximum au sol, 389 km/h; à 3 000 m, 440 km/h; vitesse d'atterrissage, 115 km/h; temps de montée à 5 000 m, 6,9 min; distance franchissable, 800 km; plafond, 8 270 m; décollage, 260 m; atterrissage, 280 m.  

Le I-16 type 10 fut la 1re version à skis escamotables. Sur les modèles précédents ils étaient fixes.
Source: La revue Aviation Magazine International n°534 de mars 1970.
En haut : I-16 type 10 capturé par les nationalistes. Il porte les couleurs espagnoles de l'après-guerre et volait encore à l'école de Chasse de Moron en 1952. En bas : I-16 de l'aviation chinoise, en opérations près d'Hankeou en 1939.
Source: Avions militaires 1919-1939 hors-série n°2 aux éditions Hachette 1979.



1938 : I-16P (TsKB-12P)

La lettre P veut tout simplement dire Puchetchnili, c'est-à-dire canon. Il s'agit d'un I-16 type 10 à moteur M-25V, armé de deux ou quatre canons ChVAK de 20 mm montés dans la voilure (150 coups chacun).
Caractéristiques : Poids total, 1 670 kg; vitesse maximum à 5 000 m, 440 km/h.

1938 : I-16 type 17

Cette version, construite en série, voit quelques modifications au mécanisme du train et le remplacement de la béquille par une roulette de queue. L'armement comprend deux canons ChVAK de 20 mm dans la voilure et deux mitrailleuses ChKASS de capot ainsi que 200 kilos de bombes. A la suite de la bataille de Guadalajara en Espagne, on décida de transformer certains type 17 en avions d'assaut. A cette fin, ils furent équipés d'une mitrailleuse supplémentaire, une UBS de 12,7 mm, montée au-dessus ou au-dessous du moteur.
Caractéristiques : Poids total, 1 810 kg (sans bombes ni mitrailleuses supplémentaires; vitesse maximum au sol, 385 km/h; à 5 000 m, 425 km/h; temps de montée à 5 000 m, 8,9 min; décollage, 280 m; atterrissage, 400 m.

Source: Avions du Monde aux éditions Aerospace Publishing Limited 1995.



1939 : I-16 TK

Afin d'obtenir de meilleures performances en altitude, on équipa un I-16 type 10 d'un moteur M-25V de 750 ch à 2 900 m doté de deux compresseurs TK-1 en parallèle. Cette installation remplissait le rôle de premier étage de compresseur. Le deuxième étage de compresseur était assuré par le compresseur centrifuge du moteur ou PTsN (Privodnii Tsentrobejnii Nagnetatel). Hélice AV-I à vitesse constance (ouverture de pas : 30°). Cette installation permettait de garder la puissance du moteur jusqu'à l'altitude de 7 250 m. Le train de cette version fut renforcé. Elle ne fut pas construite en série du fait de l'apparition des moteurs M-62 et M-63.
Caractéristiques : Poids total, 1 840 kg; vitesse maximale à 8 600 m, 494 km/h; temps de montée à 3 000 m, 3 min; à 5 000 m, 6,1 min; à 7 000 m, 9 min; à 9 000 m 13 min; plafond, 11 000 m; décollage, 220 m; atterrissage, 290 m.


1939 : I-16 type 18

Autre modification du type 10 équipée d'un moteur M-62R de 920 ch, avec compresseur à deux étages et hélice VICh-6A à deux pas. Cette version, construite en série, était dotée d'une meilleure stabilité longitudinale au cours des virages et des boucles. L'armement comportait quatre mitrailleuses ChKASS de 7,62 mm (775 coups chacune).
Caractéristiques : Poids total, 1 830 kg; vitesse maximum au sol, 411 km/h; à 4 800 m, 464 km/h; temps de montée à 5 000 m, 6 min; distance franchissable, 600 km; plafond, 9 470 m.

Un Polikarpov I-16 type 18 capturé par les Finlandais, qui y adaptèrent un train d'atterrissage à skis, facilitant l’utilisation de cette machine à partir de terrains enneigés. Ce type d'appareil ne fut cependant employé que dans des missions d'ordre secondaire.
Source:La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°165 aux éditions Atlas 1985.
Dessin de profil du même appareil, qui représente un I-16 type 18, capturé par les Finlandais pendant la campagne de l'hiver 1941-42.
Source: Avions militaires 1919-1939 hors-série n°2, aux éditions Hachette 1979.



1939 : I-16 type 24

Dérivé direct du type 18, le type 24, construit en grande série, a été équipé de trois types de moteurs.
-- M-62R de 920 ch. Hélice AV-1.
-- M-63 de 1 100 ch. Hélice VV-1.
-- M-25E de 800 ch. Hélice AV-1 ou AV-2.
Le type 24 vit sa structure à nouveau renforcée, en particulier la voilure et le revêtement. Par ailleurs, deux réservoirs supplémentaires de 100 litres chacun montés sous la voilure permirent de porter sa distance franchissable à 1 100 kilomètres. Dans ce cas son poids au décollage atteignait 2 050 kg. Avec le moteur M-63, le I-16 type 24 avait été calculé pour une vitesse maximale de 525 km/h, mais, en fait, il n'atteint même pas les 500 km/h.
voici les différentes combinaisons d'armement utilisées sur ce modèle :
-- Deux canons ChVAK de voilure, deux mitrailleuses ChKASS de capot.
-- Qatre mitrailleuses ChKASS (deux de voilure, deux de capot).
-- L'une des deux combinaisons ci-dessus avec, en plus, une mitrailleuse UBS de capot.
Deux mitrailleuses ChKASS de capot et une mitrailleuses UBS de capot.
Six roquettes RS-82 ou 200 kg de bombes.
Caractéristiques : I-16 type 24 à moteur M-62R : Envergure, 9,004 m; longueur, 6,04 m; surface alaire, 14,54 m²; poids total, 1 912 kg ;(armement standard), 1 878 kg (quatre mitrailleuses); vitesse maximum au sol, 440 km/h; à 3 000 m 489 km/h; vitesse d'atterrissage, 125 km/h; temps de montée à 5 000 m, 5,8 min.
I-16 type 24 à moteur M63 : Envergure, 9,004 m; longueur, 6,13 m; surface alaire, 11,54 m²; poids total, 1 941 kg; vitesse maximum au sol, 462 km/h; à 5 000 m, 430 km/h; temps de montée à 5 000 m, 5,8 min; distance franchissable, 700 km; plafond, 9 700 m.
Mentionnons pour terminer trois versions sur lesquelles on ne possède aucun détail : I-16 type 29, le I-16 s.s. et le I-16 s.p.  

Un I-16 type 24, au cours d'une opération de réglage de l'armement. Plusieurs types d'armes de capot pouvaient être montés sur cette version, qui pouvait également recevoir diverses charges sous la voilure, notamment deux bombes de 110 kg ou six roquettes RS-82.
Source: La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°165 aux éditions Atlas 1985.
Dessin du haut : I-16 type 24 de l'aviation soviétique, équipé de réservoirs largables.  
Au centre : I-16 type 24 de l'aviation soviétique, peint aux couleurs de camouflage d'hiver.  

En bas : I-16 type 24 appartenant à une unité qui se distingua dans la défense des villes russes lors de l'invasion. Sa devise était ""Agir ou mourir"" D'après le Service Historique de l'Armée Rouge, ses pilotes se jetaient volontairement sur les appareils ennemis, en cherchant à cisailler leurs gouvernes avec les pales métalliques de leurs hélices. L'inscription en caractères cyrilliques signifie  ""Pour l'Union Soviétique"", d'autres inscriptions de ce genre disaient ""Pour Staline"", ""Pour Leningrad"", ""Pour la Patrie"", etc,,,    Ce dernier dessin fait d'ailleurs l'objet de la maquette de M. Nicolas G.



"" Utilisations opérationnelles ""
Outre une intensive utilisation opérationnelle lors de la guerre d'Espagne où quelques quelques 475 machines de ce type furent mises en ligne, les I-16 furent également au feu en Chine et dans la région de la rivière de Khalkhin-Gol, aux frontières du Mandchoukkouo et de la Mongolie ou ils affrontèrent la chasse japonaise. C'est d'ailleurs sur ce front, en août 1939, que furent utilisées pour la première fois et avec succès les roquettes air-air RS-82.
Le I-16 fut utilisé pendant la guerre russo-finlandaise et reçut les premiers coups de boutoir de la Luftwaffe au début de la Grande Guerre Patriotique, c'est-à-dire la Seconde Guerre mondiale. C'est un régiment de I-16 type 24 qui fut la première unité des VVS (armée de l'Air soviétique) à recevoir en décembre 1941 la plus haute récompense décernée à une formation, à savoir l'introduction du mot "Garde" dans son appellation. C'est ainsi que cette unité devint le 1er Régiment d'Aviation de Chasse de la Garde.
C'est sur I-16 que les pilotes P.T. Kharitonov, M.P. Jukov et S.P. Zdorovtsev furent les premiers à recevoir la haute distinction de Héros de l'Union Soviétique, en juillet 1941.
En août 1941, le pilote V.V. Talalikhin accomplit avec son I-16 le premier "taran" de nuit, c'est-à-dire une attaque genre "kamikaze", où le pilote précipitait son chasseur sur l'avion ennemi et essayait de détruire son empennage avec... son hélice. D'ailleurs, le tout premier "taran" avait été réalisé en juillet 1939, également sur I-16, par V.F. Skobarikhin contre un avion japonais dans la région de la rivière Khalkhin-Gol.
Que dire de plus sur cet étonnant petit chasseur ? Tout d'abord qu'il a réuni, au cours de sa carrière active, la plus belle collection de sobriquets qu'un avion ait jamais reçu. Jugez-en : Il a été tour à tour, Mosca ou Super Mosca (Mouche) pour les Républicains espagnols, Rata (Rat) pour les Nationalistes, Abu (Taon) pour les Japonais, Yastreb ou Yastrebok (Faucon ou petit faucon) pour les Soviétiques à ses débuts, puis Ichak (baudet) pour les mêmes Soviétiques quand il commença à prendre un peu trop de poids.
Précisons enfin que, sur les 8 643 machines construites, 6 554 l'ont été entre 1934 et 1940, 450 en 1941, la chaîne ayant été relancée à la suite de l'invasion allemande, et que sur le total, 1 639 étaient des biplaces construits jusqu'en 1940, 2 200 étaient armés de deux mitrailleuses ChKASS, 3 620 de quatre mitrailleuses ChKASS, 7345 seulement ayant été équipé de canons ChVAK.
Sur les 450 I-16 supplémentaires construits en 1941, environ la moitié reçurent des canons ChVAK.     

Source: Les avions (1001 photos) aux éditions Solar 2006.
Éclaté d'un Polikarpov I-16 type 24.
Source: L'Univers des Avions 1848/1939 aux éditions Gründ 2005.



"" La maquette Eduard au 1/48 "" 

Quelques mots de Nicolas sur la maquette.
-- Le cockpit a été refait mais, vue l'ouverture d' 1cm²,... on ne voit plus rien !
-- Une planche de photodécoupe Eduard a été utilisé pour agrémenter les détails de l'avion.
-- Les volets des empennages horizontaux ainsi que la dérive ont été représentés braqués pour donner un peu d'animation.
-- La maquette représente l'appareil de Boris F. Safonov en 1941. 










Nicolas G. / Loloskymaster / Jean - Marie