L'Histoire du satellite "Spoutnik III".










«Космическая лаборатория»,






Historique : Les cinq premiers paragraphes de la page 22 du livre : L'exploration de l'espace aux éditions Bordas Paris 1982.
La revue Aviation Magazine n°252 de mai 1958, article de Georges Sourine.







Historique : Il est pratiquement impossible de déterminer avec précision l'endroit où commence l'Espace : entre 1 000 km et 3 200 km de la surface de la Terre, selon les définitions. Dans ces régions, la collision des molécules gazeuses de l'atmosphère est négligeable; la densité des particules varie énormément* et les molécules les plus légères échappent à la pesanteur. Néanmoins, la frontière est généralement fixée à 160 km. En effet, à cette altitude, l'atmosphère se raréfie fortement et les lois de l'aérodynamique font place à celles de l'astrodynamique.
Lorsque l'homme a entrepris son exploration systématique de l'espace, c'est d'abord cette région qu'il a visitée dans un voyage qui devait le mener de la haute atmosphère terrestre à l'espace lunaire, puis sur la Lune et finalement vers les autres planètes du système solaire.
Longtemps, l'observation des couches supérieures de l'atmosphère n'a pu s'opérer que depuis la Terre ou par l'intermédiaire d'instruments placés à bord d'avions ou de ballons-sondes. Seules quelques rares "fenêtres" ouvertes sur l'atmosphères permettaient de recueillir des renseignements, généralement d'ordre spectroscopique. De plus, au fil des ans, la pollution engendrée par l'expansion des villes a obscurci les couches inférieures de l'atmosphère. A la fin de la deuxième guerre mondiale, les avions avaient un plafond de 8 à 10 km et les ballons-sondes atteignaient au mieux une altitude de 32 km.
En 1952 aux USA, puis plus tard lors de l'Année Géophysique Internationale (IGY), on procéda au lancement de fusées sondes amenées par ballons à des altitudes de 30 km. Ces engins baptisés "rockoons" pouvaient emporter 9 kg de charge utile à 100 km d'altitude.
Dès la fin de la guerre, grâce bien sûr aux A-4 (V-2) allemands les USA et l'URSS purent  envoyer un équipement scientifique non négligeable vers les couches supérieures de l'atmosphère.


Dans la matinée du 15 mai 1958, l'URSS a procédé au lancement de son troisième satellite artificiel de la Terre.
Le Spoutnik III a une forme conique, il mesure 3,57 m de longueur et son diamètre de base est de 1,73 m. Le corps, en alliage d'aluminium, a subi, comme celui de ses prédécesseurs, un polissage soigné. Le poids s'élève à 1 327 kg, dont 968 kg de charge utile représentée par l'équipement scientifique, les émetteurs et les sources fournissant à cet ensemble complexe l'énergie nécessaire. Il y a pas, cette fois-ci d'être vivant à bord. (Nous verrons cela plus tard quand nous parlerons de Spoutnik II).
L'orbite se rapproche sensiblement de celle du Grand Spoutnik, mais forme une ellipse un peu plus allongée, ce qui  permet de prédire au nouveau satellite une plus grande longévité. Le plan d'inclinaison par rapport à celui de l'Equateur est, comme pour les deux premiers Spoutnik , de 65°.
L'apogée, seul connu jusqu'à présent, est de 1 880 km, et la période initiale de révolution est de 105,95 minutes. Le Spoutnik accomplit ainsi près de quatorze révolutions autour de la Terre en vingt-quatre heures, survolant, à l'instar de ses devanciers, la majeure partie du globe comprise entre les deux cercles polaires.
Il est accompagné dans sa course de l'ogive protectrice et de la fusée porteuse qui s'étaient satellisées en même temps que lui; les quatre plaques qui avaient préservé, jusqu'à l'établissement sur orbite, les instruments fixés sur le corps du Spoutnik, sont restés attachées à la fusées porteuse après s'être ouvertes comme des pétales. La fusée, facilement observable, suit une orbite située dans le même plan que celle du Spoutnik, mais plus rétrécie; elle prend sur le satellite une avance de plus en plus marquée et entrera beaucoup plus tôt dans les couches denses de l'atmosphère pour y finir son existence.    

Les instruments et les antennes dont était muni le satellite Spoutnik III donnent une idée de la mission qu'il remplissait dans l'espace : la mesure de l'enregistrement de la gravité et de diverse radiations. Cet engin, qui fut lancé le 15 mai 1958, avait la forme d'un cône.   Photo Novosti.
Source: Histoire mondiale de l'Astronautique aux éditions Larousse 1968.
Un V2 (nom de code : A4) en préparation de lancement au centre d'essai de Peenemünde, en 1943.
Source: Les missiles, histoire et stratégie aux éditions Bordas 1984.
La plupart des ICBM SS-6 Sapwood furent reconvertis et utilisés comme lanceurs spatiaux (fusée R7). 
Source: Les fusées et missiles d'aujourd'hui aux éditions Elsevier Séquoia 1979.


Le programme scientifique a été conçu en vue de recueillir une documentation abondante, portant notamment sur la pression et la composition de la très haute atmosphère, l'intensité des champs électrostatique et magnétique de la Terre, le rayonnement corpusculaire du Soleil, la composition et l'intensité du rayonnement cosmique, les micrométéorites, la température à l'extérieur et en divers points à l'intérieur du Spoutnik. C'est la première fois, enfin, que l'ionosphère fera l'objet d'une étude très complète et entreprise autrement que par des procédés indirects.
L'emplacement des instruments a été soigneusement choisi, afin d'éviter toute interférence; ils travaillent par intermittence, selon le programme établi.
A l'intérieur du Spoutnik, dont le corps étanche a été rempli d'azote, sont fixés deux cadres superposés en alliage de magnésium. Le cadre inférieur supporte l’installation de télémesure, les émetteurs radio dont les signaux permettent d'établir les coordonnées du mouvement du Spoutnik, les thermomètres et l'appareillage de régulation thermique, le cerveau électronique avec le dispositif automatique mettant en marche les appareils et arrêtant leur fonctionnement, ainsi que les batteries chimiques. Le gros de l'appareillage scientifique, ainsi que l'émetteur principal qui émet sur la fréquence de 20,005 mégahertz et dont les signaux sonores forment la lettre "L" de l'alphabet Morse, sont supportés par le cadre supérieur.
Tout en pointe, aussi loin que possible des autres instruments, se trouve un magnétomètre orientable, qui pèse 12 kg et a une puissance de 25 watts. Il doit permettre au satellite d'effectuer rapidement un relevé du champ magnétique de notre globe. On conçoit tout l'intérêt de l'expérience sachant que des mesures du champ magnétique n'ont été faites jusqu'à présent qu'à la surface de la Terre ou du bord d'un avion. Les savants soviétiques espèrent, notamment, situer les foyers des anomalies magnétiques qui se trouvent dans les profondeurs de notre globe, et recueillir une documentation précieuse sur les perturbations magnétiques provoquées par le rayonnement corpusculaire du Soleil qui, en plus de son rayonnement lumineux, nous envoie aussi, comme on sait, des particules électrisées (électrons , atomes ionisés).
Des verres cylindriques soudés dans le corps du satellite renferment un manomètre magnétique et deux manomètres à ionisation pour la mesure de la pression dans les couches supérieure de l'atmosphère. Non loin se trouvent deux fluxmètres électrostatiques mesurant l'intensité du champ électrostatique, ainsi que le tube renfermant le masse-spectromètre. Ce dernier instrument est destiné à l'analyse du spectre de la masse des ions positifs; les savant comptent obtenir ainsi des données sur la composition chimique de l'ionosphère.

Différents points sur le satellite Spoutnik 3.  (Collection Roland De Narbonne).
Le Spoutnik III, lancé le 15 mai 1958, avait une forme générale conique, 3,57 m de longueur, 1,73 de diamètre à la base. Il pesait 1 327 kg et était équipé de près d'une tonne d'appareils scientifiques.   (Collection Roland De Narbonne).
Source des deux croquis: Fusées et Astronautique aux éditions Larousse 1964.


Au bout de deux tiges formées par des tubes et fixées au corps du satellite par des charnières, on voit les deux "pièges à ions". Ce sont deux sphères grillagées renfermant un collecteur à charge négative qui repousse les ions négatifs, mais retient par contre les ions positifs pris au très grandes altitudes. Jusqu'à l'établissement du Spoutnik sur l'orbite, les deux sphères étaient serrées contre les parois, puis les tiges se sont déployées pour prendre, par rapport à l'enveloppe, une position perpendiculaire.
A l'arrière sont disposés quatre instruments pour l'enregistrement des impacts provoqués par les rencontres avec les micrométéorites. 
On distingue enfin sur le corps du Spoutnik les antennes principales des émetteurs, de forme compliquées et qui a été spécialement étudiée.
Les observations les plus intéressantes et qui ne figurent pas d'ailleurs dans le programme de satellites américains, ont trait à l'intensité du champ magnétique de la Terre, aux radiations corpusculaires du Soleil, à la concentration des ions et à la répartition des protons dans le rayonnement cosmique. Notons qu'à l'aide du compteur créé par le professeur Tcherenkov, les savants soviétiques espèrent déceler la présence, dans le rayonnement cosmique, des rayons gamma. On sait qu'à la différences des autres particules composant le rayonnement cosmique, les rayons gamma suivent un mouvement rectiligne. En déceler l'existence et le mouvement, c'est soulever un coin du voile qui nous cache encore les origines, fort controversées en attendant, du rayonnement cosmique.
Le fonctionnement de cet appareillage scientifique impressionnant est entièrement automatisé et commandé par un cerveau électronique. Les résultats des observations sont emmagasinés par des "mémoires", pour être rapidement transmis au sol par un système de télémesure multi-canaux lorsque le Spoutnik survole l'une des stations réceptrices installées sur le territoire de l'U.R.S.S. et dotées de machines à calculer électroniques.
Grâce à ce dispositif ingénieux, le Spoutnik pourra transmettre tous les renseignements qu'il aura recueillis avant d'entrer dans les couches denses de l'atmosphère et de s'y désintégrer. Rien n'a été prévu en effet pour tenter sa récupération et les savants soviétiques ont d'ailleurs franchement reconnu que même s'ils en avaient le désir, les moyens leur feraient défaut, le problème du retour sur la Terre n'ayant pas été encore résolu.    



"" Description du croquis ""
1) Magnétomètre. 2) Photomultiplicateurs pour la mesure du rayonnement corpusculaire du Soleil. 3) Eléments de la batterie solaire. 4) Compteur de photons du rayonnement cosmique. 5) Manomètre (magnétique et à ionisation). 6) "Pièges à ions". 7) Fluxmètres électrostatiques. 8) Tube du masse(spectromètre. 9) Compteur de noyaux lourds du rayonnement cosmique. 11) Enregistreurs de chocs provoqués par les micrométéorites. (Dessin officiel publié dans la "Pravda" du 18-05-1958). 

La première photographie officielle de Spoutnik III, laboratoire de l'espace.
Source des deux photos: La revue Aviation Magazine n°252 de mai 1958.



Nous connaissons aussi les sources d'énergie alimentant le "laboratoire volant". Comme sources chimiques, les auteurs du Spoutnik ont utilisés des batteries au mercure et des accumulateurs argent-zinc. Un certain appoint d'énergie est fourni, d'autre part, par la batterie solaire, semblable à celle qu'ont employée les auteurs du "Vanguard". On notera cependant que les techniciens américains ont placé les éléments photo-électriques à l'intérieur en pratiquant dans l'enveloppe des fenêtres rectangulaires pour donner accès aux rayons solaires quelle que soit la position du satellite dans l'espace. Les Russes ont préférés une autre solution, en disposant les éléments sur le corps du Spoutnik : quatre petits à l'avant, quatre plus importants sur les côtés et un à l'arrière.
Notons enfin une innovation apportée par les constructeurs au système de régulation thermique. Pour l'égalisation des températures l'intérieur des deux premiers Spoutniks, ils s'étaient contentés de remplissage d'azote avec circulation forcée. Cette fois-ci, ils ont imaginé en plus un système pour la régulation de la température extérieure de l'enveloppe. Dans sa partie inférieure, celle-ci est munie en effet de volets réglables, disposés en seize groupes de quatre volets chacun et commandés électriquement par l'appareil de régulation thermique. Lorsque "ça chauffe trop", les volets s'écartent donc ou moins de la coque. 


U.S. Navy. Vanguard, la fusée-catastrophe de la marine américaine.
Source: Les dossiers de l'Espace aux éditions Casterman 1966.

Une dernière photo sur le satellite Spoutnik III.  Source: Les fusées aux éditions Marabout 1959. 

Jean - Marie

Opel Blitz 3,6-36 S (Kfz.305).









"" Das Zugpferd der deutschen Armee ""

Maquette Tamiya au 1/35.  Référence : 35291.








Historique : La revue Panzer n°36 aux éditions Altaya 2008.          www.altaya.fr




Réalisation : Le club Modellbauteam de Düsseldorf (Allemagne).
Les photos sont de l'exposition de Belvaux (Luxembourg) en 2017.









Historique : L'Opel Blitz, appartenant à la catégorie des camions de 3 tonnes de charge utile, fut sans aucun doute l'un des camions allemands les plus connus de la Seconde Guerre mondiale. Les nombreuses versions de ce véhicule très polyvalent furent actives sur tous les fronts du conflit.  

En principe, quand on évoque l'Opel Blitz, on fait référence au modèle de camion de 3 tonnes bien connu. Cependant, à partir de 1931, l'entreprise Opel adopta la dénomination Blitz (éclair) comme marque commerciale pour tous ses camions. Le nom générique pour toutes ses gammes avait été choisi à l'issue d'un concours organisé au niveau national.
Ce camion de 3 tonnes de charge utile fut présenté au début de 1937, il était destiné à conquérir le marché allemand pour sa catégorie, la plus rentable du fait d'une demande importante. La firme proposait un véhicule moins lourd à vide, doté d'un moteur d'une grande fiabilité et d'une consommation réduite, pour lequel on avait dessiné un nouveau châssis très robuste et simple. Pour la propulsion, on utilisa un moteur General Motors -- entreprise propriétaire d'Opel depuis les années 1920 -- à essence avec six cylindres en ligne. Les premiers exemplaires reçurent un moteur 3 500 cm3 et de 68 ch de puissance (remplacé dans les dernières versions par un moteur de 3 600 cm3 et de 68 ch), associé à une boîte de vitesse de cinq marches avant et une arrière.
Le Blitz de 3 tonnes reçut un important succès commercial face à ses concurrents directs, Ford et Mercedes. En outre,, la marque Opel avait misé sur sa possible acquisition par la Wehrmacht et le camion remplissait pour cela toutes les spécifications techniques du ministère des Transports du Reich en vue d'une éventuelle utilisation militaire.

Admirable restauration d'un Opel Blitz 4X4  par monsieur Letourneau, véhicule exposé lors de la manifestation des 11 et 12 juin 2005 "Locomotion en fête. Cette manifestation est devenue incontournable dans l'hexagone, avec cette année 2005 qui réunissait plus de 1200 véhicules.
Source: La revue Véhicules Militaires n°4 d'août /septembre 2005. 

Un Blitz de début de production. Il est équipé de la caisse cargo (inheitspritsche) du modèle monté sur entretoise et ne possède pas encore le lot de bord ni de Notek. Il a en outre reçu des taches d'une peinture sombre sur le gris d'origine.  Photo : P. Vaudreville.
Source: La revue Véhicules Militaires n°2 d'avril / mai 2005.



Conformément au plan Schell -- du nom du colonel von Schell, responsable du plan de rationalisation des moyens militaires de transport --, la réduction du nombre de modèles de véhicules en production pour la Wehrmacht fut ordonné à la fin des années 1930. Ainsi Opel cessa en 1940 la fabrication des Blitz de 1 tonnes et de 1,5 tonnes pour concentrer ses efforts sur le modèle de 3 tonnes. Par ailleurs, bien que la majorité des camions produits fût à traction 4X2 (type S), un tiers était à traction 4X4 (type A).
Ces véhicules présentaient une structure classique. La presque totalité disposait d'une cabine fermée où s'installaient le conducteur et son adjoint; à la partie arrière du camion, sauf pour certains modèles spéciaux, la traditionnelle caisse ouverte fabriquée en bois et servant de plateau de chargement était montée.


Opel Blitz 4X2 (type S) photographié sur le front de l'Est à côté d'un tracteur d'artillerie Steyr RSO et d'un Pak 40, août-septembre 1944.  

Camion Opel Blitz 4X4 (type A) utilisé comme transport de troupes dans le Sud de l'Italie, 1943.
Source des deux photos: La revue Panzer aux éditions Altaya 2008.



Au cours de la guerre certains changements furent introduits, le plus important étant l'utilisation d'un moteur plus puissant. A partie de 1941, les roues d'origine à six ouïes et six boulons furent remplacées par d'autres à huit ouïes et huis boulons. Un an plus tard, compte tenu des charges de plus en plus lourdes transportées vers le front par les véhicules, on décida de renforcer les suspensions arrière par un jeu supplémentaires de lames ressort sur celles déjà en place.
En 1942, une nouvelle phase plus stricte du plan Schell commença à être mise en application : on réduisit au maximum les modèles à fabriquer, normalisant un ou deux modèles par catégorie afin de réduire les coûts. Dans celle des camions de 3 tonnes ne furent alors fabriqués que l'Opel Blitz et le Ford V3000S. Les autres fabricants cessèrent de produire leurs propres concepts au profit des modèles standardisés sous licence. C'est pourquoi que compte tenu de la forte demande, on ordonna à Ford, Borgward et Mercedes de fabriquer le Blitz sous licence. Ford ne remplit cependant pas cet objectif, alléguant une forte augmentation de la demande pour son propre modèle; Borgward ne put assumer cette production sous licence puisque son usine fut détruite par un bombardement allié. Seule Mercedes produisit sa version qui reçut le nom de L701. Les 65 premières unités furent livrées en août 1944.
  
Stockés à l'extérieur de l'usine Mercedes de Mannheim, de nombreux Mercedes Type L701 attendent d'être livrés aux unités. Ils sont bien sur équipés de la nouvelle Einheits-Fahrerhaus.
Source: La revue Véhicules Militaires n°2 d'avril / mai 2005.


Au printemps 1944 apparut la dernière version du camion, on avait simplifié de nombreux détails puisqu'une des priorités étant d'économiser les matières premières. On essaya de conserver la cabine en acier d'origine mais parfois la rareté du matériau conduisit à utiliser des éléments en bois, voire en carton compressé. La taille des phares fut réduite; les indicateurs de gabarit sur les garde-boue avant, les garnitures du radiateur, le logo de la marque et les garde-boue arrière furent supprimés; on remplaça les grands marchepieds par de simples supports en tube métallique. L'année 1944 fut la dernière année de production du camion car les bombardements alliés rendaient impossible sa fabrication. L'Opel Blitz de 3 tonnes se révéla un véhicule d'une grande fiabilité sur tout-terrain, y compris dans les difficiles conditions du front de l'Est où prédominaient la boue et la neige. Il fut pour cela très apprécié par ses utilisateurs. Près de 70 000 exemplaires de ce camion dans de nombreuses versions (transport, ambulance, magasin, atelier, etc...) furent fabriqués et utilisés sur tous les théâtres d'opérations de la guerre. 


Opel Blitz d'une unité des Waffen SS pris dans la boue au cours de la campagne de Pologne, septembre 1939.
Source: La revue Panzer n°36 aux éditions Atlas 2008.

Bel exemple de Type 3,6-36 équipé de la première cabine militaire découvrable, la Einheits-Fahrerhaus. Notez le véhicule léger, sans doute en panne, transporté dans la caisse. La photo a été prise à Paris en juin 1940.   Photo : (P. Vaudreville.)

Le remorquage par un autre véhicule sera bien souvent indispensable pour sortir de situations telle que celle-ci. Notez le chemin de fascines attaché sur les flancs de la caisse. Utile dans bien des cas, il n'aurait toutefois pas été suffisant dans le cas présent.   (Photo P. Vadreville.)
Source des deux photos: La revue Véhicules Miliaires n°2 d'avril / mai 2005.


"" Caractéristiques de l'Opel 3,6-36S ""
Équipage : 2.
Poids : 2 150 kg (à vide).
Capacité de chargement : 3 200 kg.
Longueur : 6,10 m.
Largeur : 2,35 m.
Hauteur : 2,60 m.
Moteur : Opel 3,6 de 68 ch à 3 000 rpm.
Capacité de carburant : 82 l.
Vitesse maximale (sur route) : 85 km/h .
Vitesse maximale (en tout-terrain) : 45 km/h.
Autonomie : 320 km sur route, 230 km en tout-terrain.
Blindage : Véhicule non blindé.    


Plan parut dans la revue MPM Maquettes plastique Magazine n°51 de juin 1975.



"" L'Opel Blitz de chez Tamiya ""










Jean - Marie

Pz. Kpfw. VI "Königstiger" II Ausf.B (Sd.Kfz.182).







"" Tiger II, der König der Panzer ""

Maquettes Trumpeter au 1/35 pour les chars.  Référence : tr 00910.
Maquette Trumpeter au 1/35 pour wagon plat.  Référence : 00221.
Pour le wagon découvert celui-ci a été fait entièrement en scratch. 







Historique : La page n°501 de l'Encyclopédie des Armes, volume 3 aux éditions Atlas 1984.
Blindés 1944 - 1945 n°6 hors-série aux éditions Hachette 1981.





Réalisation maquettes et diorama par M. François Dumortier du club de Compiègne (France). 

Les photos sont de l'exposition d'Amnéville (57) en 2017.





Superbe diorama de M. Dumortier, François avait déjà fait un diorama sur le planeur "Horsa", voir le blog en date du 17 octobre 2017.
Imposant, ce diorama raconte un épisode de la Dernière Guerre mondiale, il est intitulé "La chute des derniers renforts". On y voit  sur le diorama deux Tiger II, avec tourelle Henschel, dont un renversé dans les voies, surement l'oeuvre de chasseurs anglais ou américains quand ceux-ci attaquaient les convois ferroviaires allemands.
L'incendie a bien été représenté, comme en témoigne le wagon bâché, les bidons etc..., sans oublier le personnel qui ce demande ce qui leur est arrivé.
Comme pour le "Horsa" M. Dumortier, vous avez fait revivre une page de cette cruelle guerre.






Historique : Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le char devint une arme omniprésente sur les champs de bataille. 
Son nouveau rôle apparut avec la mise en pratique des principes du Blizkrieg, dont le succès bouleversa la pensée militaire. Les tacticiens comprirent que le char et, surtout, son mode d'emploi pouvaient décider de l'issu de la bataille.
Bien que l'Italie et le Japon aient construit un nombre important de chars durant l'entre-deux-guerres, les blindés allemands sont les mieux connus du public. Dans les premières semaines du conflit, le Panzerkampfwagen (PzKpfw) I et PzKpfw II étaient les types les plus répandus, mais en quelques années les PzKpfw III et PzKpfw IV les remplacèrent, ce dernier char restant en production jusqu'à la fin de la guerre. Parfaitement conçu le PzKpfw IV se révéla capable de recevoir des canons plus puissants et une meilleure protection au fur et à mesure de l'évolution des besoins.
Ensuite firent leur apparition le Panther et le Tiger, mais ils ne purent être produits dans les quantités rendues nécessaires par le développement des opérations, en raison des faiblesse de l'appareil industriel du Reich. Ces deux chars furent mis en service sans que les ingénieurs aient réellement eu le temps de bien les mettre au point. En conséquence, un grand nombre de ces engins furent perdus à la suite de pannes, plus que du fait de l'ennemi. Le blindage et le canon de 88 mm du Tiger le classaient parmi les meilleurs chars de son temps.
Les Américains devaient engager plus de quatre Sherman pour neutraliser un seul Tigre : deux pour tirer sur lui et attirer l'attention de son équipage, tandis que les autres Sherman tentaient alors de le déborder afin de l'attaquer par derrière. Dans les derniers mois de la guerre, les autorités militaires allemandes décidèrent d'accroître la production de chasseurs de chars, lesquels se prêtaient mieux au type de combat défensif que devaient livrer la Wehrmacht et la Waffen SS.


Le modèle initial du Tigre ne présentait pas encore le profil aux lignes fuyantes très étudié dont bénéficiaires tous les projets postérieurs au T-34, le Panther en particulier. Aussi, dès la fin de 1942, le Waffenamt demanda-t-il à la société Henschel, de Cassel, de lui proposer une version modernisée de son char lourd.

Sitôt après, Porsche présenta son projet, qui se caractérisait par la possibilité de monter la tourelle en position avancée ou reculée. Les deux modèles, dénommés respectivement types 180 et 181, étaient armés du canon de l'Elephant.
Comme système de propulsion, Porsche continuait à proposer un moteur essence/électrique, déjà rejeté une première fois pourtant par les services techniques allemands.   

"Königstiger" à tourelle Henschel ayant survécu à la guerre et conservé à Münsterlager, au Centre d'instruction des troupes blindées de la RFA, un des hauts-lieux des "Panzer" à l'époque du réarmement de la Wehrmacht.
Source: Blindés 1944-1945 n°6 hors-série aux éditions Hachette 1981.   

L'un des premiers types T-34/76A mis hors de combat par l'avance allemande de 1941. Ce tank remarquable fut le premier char qui ébranla la confiance des équipages allemands, mais  les erreurs stratégiques commises par les Soviétiques au cours de la première année de la guerre furent à l'origine de l'engagement de T-34 isolés, rapidement encerclés par les chars allemands, inférieurs mais plus nombreux.

De nombreux Panther connurent le sort de cet Ausf A incendié, qui ni son camouflage supplémentaire ni son blindage bien conçu ne mirent à l'abri du feu allié.
Source des deux photos: Les blindés de la Seconde Guerre mondiale aux éditions Atlas. 1977.



Le projet de Henschel se concrétisa vers octobre 1943, il reprenait un certain nombre des composants de la seconde version du Panther, à l'état de projet elle aussi.
Une fois de plus, ce fut cette dernière version qui fut retenue et le lancement de la série commença en novembre 1943. Entre-temps, une cinquantaine de tourelles, déjà usinées en prévision du choix du type 180 de Porsche, furent montées sur le nouveau char lourd qui reçut la dénomination officielle de Tiger B. Les exemplaires ultérieurs reçurent une tourelle différente, réalisée elle aussi par Henschel, d'une conception plus simple, et qui permettait d'éviter la pénétration des obus sous la base du blindage frontal.
La fabrication en série du premier modèle du Tiger se poursuivit toutefois jusqu'en 1944, ce qui empêcha le Tiger B d'atteindre les chiffres de production de son prédécesseur.
Pour plusieurs raisons, du fait notamment des bombardements répétés des usines par les Alliés, il n'en avait été livré que 484 exemplaires en avril 1945.

"" La technique ""
Descendant de la famille du Tiger E, le Tiger B avait avec lui de nombreux traits communs, même si d'allure extérieure il ressemblait davantage au Panther, à sa seconde version surtout, celle dont la fabrication commença en 1945.
Parmi les composants communs au Tiger E, au Panther et au Tiger B, il y avait le tourelleau du chef de char, les moteurs, leur capotage et les barbotins. Mais, comparé aux deux autres, le Tiger B était plus puissamment protégé (épaisseur maximale du blindage de 150 mm) et plus volumineux.
Dans les deux versions, la tourelle était d(une forme et d'un profil très étudiés, avec un masque bien profilé de petites dimensions, surnommé Saukopf (groin de cochon).
Comme nous l'avons dit, l'arm principale était le canon de 88/71 de l'Elephant, avec un emplacement de mitrailleuse (MG-34, de calibre 7,92) pour un jumelage. Les mouvements de la pièces se faisaient sur des galets coniques, par commande manuelle ou hydraulique.  


Tiger Ausf B à tourelle Porsche; tous les modèles de cette version sortaient d'usine recouverts de zimmerit (pâte antimagnétique).
Source: Les blindés allemands de la Seconde Guerre mondiale n°14 aux éditions Altaya 2008.

Le Tiger II avec la tourelle Henschel, plus courante et aussi plus simple, offrant en outre une meilleure protection au long canon de 88 mm KwK 43 L/71.
L'automoteur antichar de 88 mm Ferdinand (appelé par la suite Elephant). Dérivé d'un projet pour le Tiger I dessiné par Porsche et refusé par la Wehrmacht, le chasseur de chars Ferdinand (du prénom du célèbre ingénieur) fut mis en production et employé sur le front russe en 1943-44.
Source des deux photos: L'Encyclopédie des blindés aux éditions Elsevier Séquoia 1978.



L'agencement interne de l'engin était conforme aux normes habituelles des blindés allemands : traction avant, installation de l'équipage semblable à celle du Panther (pilote à l'avant gauche, radio-mitrailler à sa droite, tireur en tourelle à la place de gauche, chargeur-mitrailleur à se droite, et chef de char légèrement en arrière, lui aussi à gauche. Comme on le voit sur les illustrations, la tourelle se mouvait sur une circulaire d'un diamètre exceptionnellement grand. L'emplacement des réserves de munitions était particulièrement bien choisi.
La suspension à 9 barres de torsion comprenait deux séries de galets de roulement de chaque côté, les 5 galets extérieurs recouvrant ceux de l'intérieur, à l'exception de moyeux. Ces galets étaient en acier avec un bandage de caoutchouc entre deux cercles d'acier, comme sur les derniers modèles de Tiger E et de Panther.
Les chenilles, d'une masse de 3 350 kg chacune, comprenaient 46 patins principaux et autant de patins auxiliaires.
L'armement secondaire du char consistait en une mitrailleuse de châssis sous casemate sphérique, toujours du type MG.34, et d'une autre MG.34 de D.C.A., lorsque le tourelleau du chef de char était équipé du support adéquat. Il ne semble pas que le Tiger B ait disposé d'une autre arme de défense, à l'exception du pistolet-mitrailleur du chef de char.
La commande de tir du canon était électrique, et celle de la MG.34 qui lui était jumelée, mécanique. Celle de la mitrailleuse de châssis était manuelle.
Pour le pointage des armes, il y avait une paire de jumelles de visée T2F9b (remplacée ultérieurement par une lunette monoculaire TFZ9d) et, pour la MG sous casemate, un collimateur type KFZ2. Pour la conduite, le pilote disposait de deux épiscopes. Le tourelleau du chef de char était équipé aussi équipé de prismes, de même que le poste du chargeur.
Le blindage frontal comprenait des plaques inclinées à 50° d'une épaisseur 150 mm vers le haut et de 100 mm à la partie inférieure. Sur les flancs, les plaques de blindage, de 80 mm d'épaisseur, étaient inclinées à 30°. La couverture supérieure avait 40 mm d'épaisseur. Quant au blindage de la tourelle, il atteignait 180 mm dans sa partie frontale et 80 mm sur les flancs.

Le Tiger II type "B" est très bien protégé et il est difficilement destructible au combat mais, comme souvent sur les chars allemands, les problèmes techniques entraînent le perte d'engins. Les équipages doivent entretenir constamment leurs panzers. Nous voyons ici le moteur Maybach sorti par une grue.
Source: La revue Histoire et Maquettisme n°19 de mars-avril 1992. 
Panzerkampfwagen VI.B Tiger II du 501e Panzerabteillung à l'entraînement dans le secteur de Münsterlager au début de 1944. Les premiers châssis du Königstiger reçurent des tourelles Porsche fabriquées avant la décision finale sur le modèle à choisir.  (Dessin de Gistudio Pignato).
Panzer kampfwagen VI.B Tiger II équipé de la tourelle Henschel qui fut choisie pour le matériel de série (Unité non idehtifiée, Normandie - été 1944).  (Dessin de Gistudio Pignato).
Source des deux dessins: Blindés 1944 - 1945 hors-série n°6 aux éditions Hachette 1981.


Le moteur, à essence, presque identique à celui du Tiger Ausf. E, un HL230P30 de 600 CV à 2 500 t/m (et 700 CV à 3 000 t/m), était alimenté par un réservoir de 860 litres de carburant.
L'équipement radio comprenait un E/R Fu 5 et un Fu 2. L'appellation officielle du char était Tiger II (VK 4503) Ausf. B (88 mm 43 L/71) (Sd.Kfz.182).
Une version char de commandement du Tiger B fut conçue et commandée; elle avait un équipement radio plus puissant et une antenne à grand rayonnement.

"" L'évolution ""
Le Tiger B eut à son tour un rejeton, le Jagdtiger, qui concrétisait la préférence du Waffenamt pour les versions à armement surpuissant sous casemate, au détriment des chars à tourelle rotative, même si la première formule se traduisait par un débattement limité en azimut.
Cet engin blindé aux proportions gigantesques, dénommé initialement Panzerjäger Tiger Ausf.B (Sd.Kfz.186), consistait en effet en un châssis de Tigre Royal (comme fut longtemps appelé Tiger B) coiffé d'une longue casemate trapézoïdale abritant un lourd canon de calibre 128 mm long Pak 44 L/55, certainement le plus gros des canons longs jamais installés sur un char de combat pendant toute la durée du conflit.
Une maquette en fer du nouvel engin fut présentée aux autorités du Reich en octobre 1943, en même temps que le prototype de Tiger B. Avec ses 70 tonnes, le Jaddtiger fut le plus gros véhicule blindé jamais construit. Sa réalisation fut le fruit de travaux de Henschel en coopération avec Krupp. Le masque de la pièce était imposant et caractéristique du type Saukofp.
Le coin de culasse du canon était à course verticale, le le système de mise à feu du type électrique. Pour optimiser l'utilisation du volume interne et rester dans des limites de poids acceptables, les munitions étaient réparties en deux compartiments. Toujours dans un but d'utilisation maximale du volume, et pour améliorer la répartition des masses, l'écartement des trains de roulement fut augmenté de 26 cm.
Parmi les tout derniers exemplaires de ce char, certains semblent avoir représenté la version définitive du Tigre Royal; ils étaient dotés du dernier modèle de caisse Porsche, qui se distinguait du précédent par son train de roulement à 8 axes, ses galets porteurs de plus faible diamètre et sa suspension à barres de torsion longitudinales et non plus transversales comme la caisse Henschel à 9 axes. Le reste du train de roulement demeurait inchangé, notamment les barbotins, les galets de renvoi et les chenilles. A ce propos, nous rappellerons que la famille du Tiger B et de ses dérivés étant équipé d'un nouveau modèle de chenilles de combat plus large (800 mm) et non pas de 130 mm, toujours en fonte d'acier mais plus léger.
En superstructure, l'épaisseur du blindage frontal atteignait 250 mm, avec une inclinaison de 15°. Il était formé d'une plaque unique, comme chaque blindage latéral d'une épaisseur de 80 mm et le blindage arrière, de 80 mm lui aussi, avec une inclinaison de 10°.   


Un Jagdtiger avec une suspension et train de roulement Henschel.
Source: Champs de bataille thématique hors-série n°4 d'avril 2008.  
Panzerjäger Tiger Ausf.B Jagdtiger (Sd.Kfz.186), chasseur de chars armé d'un canon de 128 mm long, à suspension type Hanschel. Exemplaire ayant appartenu au 93e Panzerkorps et saboté par son équipage pour ne pas le laisser intact aux mains de la 7e division blindée américaine le 16 avril 1945 aux abords du village de Iserlohn, dans la Ruhr.  (Dessin de Gistudio Pignato).
Panzerjäger Tiger Ausf.B Jagdtiger (Sd.Kfz.186). Variante expérimentale équipée du système de suspension Porsche. L'exemplaire représenté fut capturé en avril 1945 dans un centre d'expérimentation de l'armée allemande.  (Dessin de Gistudio Pignato).
Source des deux dessins: Blindés de 1944 - 1945 hors-série n°6 aux éditions Hachette 1981.


"" L'emploi ""
Dès le milieu de 1944, le Tiger B commença à rééquiper en chars lourds les plus fameuses des grandes unités blindées allemandes. Le premier régiment de chars lourds à en être doté fut le 501e, engagé sur le front de l'Ouest, suivi par le 502e, le 511e régiment SS, puis les régiments 503, 505, 506 et 509, qui combattirent jusqu'au dernier char sur les deux fronts, et enfin le régiment de chars lourds n° 101 des SS. Chacun avait 45 Tigre Royal (Königstiger) en dotation, et leur encadrement était assuré par l'élite des officiers de l'arme.
Au sein de l'Abteilung 512, deux compagnies de Jagdtiger furent créées, de 12 chars chacune; elles combattirent en 1945 sur le front occidental.
On peut voir aujourd'hui un Tiger B (modèle Porsche) à Bovington, aux côtés d'un Jagdtiger. Un autre Tiger B se trouve en Belgique, et à Aberdeen (Etats-Unis) sont exposés un Tiger B et un Jagdtiger de la version Henschel.
Cependant, le seul exemplaire au monde qui soit en parfait état de marche se trouve en France, au musée des Blindés de Saumur, dont il constitue l'un des plus remarquables joyaux.
Les avis ne sont pas unanimes sur les qualités de ce char, porté aux nues par la propagande nazie -- et pas seulement par elle. 
A côté de quelques caractéristiques d'avant-garde, certains ont soulignés ses aspects négatifs, une masse et un encombrement excessif surtout (avec pour conséquence une maniabilité réduite), et de nombreux inconvénients d'ordres tactique, logistique et industriel.   
   
 
Ces deux photos montrent un Königstiger équipé d'une tourelle Henschel. Les photos sont intéressantes car elles montrent la façon d'appliquer la peinture de camouflage : on commence par la caisse et on finit par la tourelle. Le pistolet à peinture rappelle l'aérographe des maquettistes. Mais, dans la réalité, il y a 35 fois plus de surface à couvrir.   (BA).
Source: La revue Histoire et maquettisme n°19 de mars avril 1992.



"" Caractéristiques du Tiger II Ausf.B ""
Équipage : 5 hommes.
Poids : 69,4 tonnes.
Moteur : Maybach HL 230P30 V 12 à essence refroidi par liquide de 700 ch.
Dimensions : Longueur, 10,28 m; largeur, 3,75 m (chenilles de combat); 3,27 m (chenilles de transport).
Hauteur : 3,09 m.
Vitesse : 42 km/h sur route maximum; 14/19 km/h tout terrain.
Autonomie : 110 km sur route.
Blindage : Avant, 100 mm; glacis, 150 mm; arrière et côtés, 40 mm.
Armement : 1 canon Kwk 43 1/71 de 88 mm approvisionné à 80 coups; 2 mitrailleuses MG 34 de 7,92 approvisionnés à 5 850 coups.
Pression au sol : 1,07 kg/cm².
Obstacle vertical : 0,85 m.
Coupure franche : 2,50 m.
Gué : 1,60 m.
Pente : 35°.

L'un des 50 premiers Königstiger à tourelle Porsche mis hors de combat en Normandie où quelques blindés de ce type furent engagés contre les Alliés.
Source: Les blindés de la Seconde Guerre mondiale aux éditions Atlas 1977.
La 3./sPz.Abt.503 est reconstitué avec des Tiger II type B au camp de Mailly fin juillet. On voit ici le 332 avec son camouflage trois tons. La compagnie embarquera le 11 août 1944 à la gare de Mailly-le-Camp. Elle ne rejoindra pas la Normandie mais se retrouvera prés d'Amiens où elle perdra tous ses chars.   (BA).
Source: La revue Histoire et maquettisme n°19 de mars avril 1992.



"" Le diorama vivant d'un Tiger II ""




















Jean - Marie