Le panzerkampfwagen SdKfz 182 (Prototype Tigre Royal).









" "Tigre" l'archétype du char allemand "" 
                                                                                       Modèle radio-commandé électrique au 1/16.


Maquette réalisée par Gunner Vogt, qui était auparavant au club maquettiste de Labry 54.


Historique: MPM Magazine n°119 par Paul Malmassari.

Historique: Se voulant puissant et racé comme son nom l’exigerait ce char, qu'il s'agisse de l'Ausf E (SdKfz 181) ou du Tigre Royal, bien que puissant, était relativement peu rapide.
Cette étude porte sur les versions Porsche et Henschel.
Très belle réalisation de Gunner Vogt, le proto du Tigre Royal terminé.

Sans même attendre l'entrée en service des Tiger I, les possibilités mécaniques et la puissance de l'armement de l'engin laissaient déjà entrevoir une génération améliorée.
La demande officielle date de l'automne 1942, en vue d'améliorer la silhouette par l'utilisation d'un blindage incliné, donc moins vulnérable aux coups. En janvier 1943, un ordre d'Hitler lui-même fixait l'épaisseur du blindage frontal à 150 mm réels.     
Le Tigre I du musée des blindés de Saumur.   Source: ABM Magazine n°2 de juin 1990.


Les firmes pressenties étaient Henschel (produisant déjà le Tiger) et Man ( produisant déjà le Panther); Porsche le fut aussi.
Le projet devait porter le nom général de VK 4502, suivi de la lettre identifiant le fabriquant. 45 correspondant à la classe (de l'ordre de 45 t) et les deux derniers chiffres, le numéro d'ordre du projet.  
Un "Panther" type A capturé intact par les troupes britanniques dans la région de Caen. Il s'agit très certainement d'un engin du 1./SS-Pz. Rgt.12. La MG 34 de caisse a été retirée de sa casemate; la trappe du pilote est relevée et la chaise de route en place. Comme l'énorme majorité des chars engagés au combat, celui-ci a perdu ses "jupes" latérales.
Source: Connaissance de l'Histoire n°56 de mai 1983.

Le projet Porsche VK 4502 (P) type 180ou 181 ne fut pas retenu (châssis type "Elefant", tourelle tout à l'avant ou tout à l'arrière, à l'exception de la tourelle dessinée par Wegmann et généralement connue sous le nom de "Tourelle Porsche". Elle équipa les 50 premier Königstiger, démontrant toute son efficacité sur le front de Normandie. 
Le "Panzerjäger Tiger (P) Elephant (SdKfz 184). Source: MPM MAgazine n°89.

Man eut plus de chance en voyant son projet accepté. La guerre eut-elle duré, l'engin serait devenu le Panther II.
Henschel enfin, avec son VK 4503 (H) emporta la décision. En fait, cette version est une amélioration de son projet initial VK 4502 (H) qui ne fut pas accepté tel quel.
Le nouveau char devait pouvoir échanger ses composants mécaniques avec le Panther II et le Panther, d'où une refonte importante de la conception originale et un retard dans la production : ce n'est qu'en octobre 1943 que les études sur plans furent terminées. Le prototype pilote fut prêt en novembre 1943, et les essais furent menés tambour battant.
Ainsi, dès décembre 1943, la production en série pouvait commencer aux usines Henschel de Kassel, parallèlement aux chaînes de Tiger I. Tous les essais des prototypes eurent lieu avec des bouteilles de gaz, le rationnement en carburant se faisant cruellement sentir à cette période de la guerre.
En février 1944, la première "fournée" était prête, avec tourelles Wegmann pour les 50 premiers chars, et Henschel/Krupp pour les suivants. Techniquement, cette nouvelle tourelle conservait à peu près la même silhouette n'avait plus de tourelleau pour le chef de char proéminent à gauche, et recevait un masque du type "Saukopf" (tête de sanglier", plus compact, éliminant le "piège à obus" de la tourelle Wegmann.
Le canon adopté était un 88 KwK 43 L/71, secondé par une mitrailleuse de 7,5 mm. La production, initialement prévue de 100 chars par mois, fut augmentée jusqu'à 145 chars mois.
Derrière ces chiffres, la réalité : en août 1944, jamais le résultat de 84 chars ne fut dépassé, à cause des bombardements qui détruisaient les usines et désorganisaient les transports.
Le baptême du feu eu lieu en mai 1944 sur le front de l'est et en août 1944 sur le front de l'ouest.   
Ces deux photos montrent un "Königstiger" équipé d'une tourelle Henschel. Les photos sont intéressantes car elles montrent la façon d'appliquer la peinture de camouflage : on commence par la caisse et on finit par la tourelle. Le pistolet à peinture rappelle l'aérographe des maquettistes. Mais, dans la réalité, il y a 35 fois plus de surface à couvrir.
Source: Histoire et Maquettisme n°19 de mars 1992.

Variantes: Semblable extérieurement à ses frères, le BfPzWg Tiger Ausf B (véhicule de commandement) recevait une antenne "parapluie" supplémentaire. Peu furent construits.
En revanche, construits à 48 exemplaires, le PzJg Tiger B (SdKfz 186), ou Jagdtiger est plus connu. Puissant, il n'eut cependant pas l'efficacité du Jagdpanther.
On utilisa deux de suspension sur le Jagdtiger. Ce modèle est pourvu de la suspension Henschel; l'autre type utilisait les galets plus grands de Porsche. Soixante-dix seulement furent construits, sur des châssis de char Tiger II. Ce fut le véhicule de combat le plus lourd de la Seconde Guerre mondiale.    Source: L'encyclopédie des Armes n°94 aux éditions Atlas. 
Des soldats alliés examinent un Jagdpanther qui vient d'être mis hors de combat par l'aviation d'assaut. Sur le devant de la caisse, quelques branchages, reste du camouflage. Au premier plan, remarquez les dimensions considérables de l'étui vide de 88 mm.
Source: L'encyclopédie des Armes n°94 aux éditions Atlas.

En projet se trouvaient deux obusiers, l'un de 210 mm(21 cm Mrs 18/43-SfP), l'autre de 170 mm (Gerät 5-1702 17 cm K43 ) sur châssis allongé de Tigre II et à casemate ouverte. En plus, il était prévu des lance-grenades de 305 mm et de 420 mm.
La dernière utilisation imaginée était de faire porter, par deux Tiger II, le canon (ex. sur rail) de 280 mm (Gerät 566 Lastenträger 606/5 fur K5/3-Tiger).
Ainsi se termine l'histoire du Tigre Royal qui fut le meilleur char de la seconde guerre mondiale, face aux engins plus légers, moins armés, mais plus nombreux des Alliés : David contre Goliath. 


"" Différentes sorte de tourelles et canons ""
Tourelle Porsche du Tiger II.  Source: MPM Magazine n°119 de septembre 1981.

1) Königstiger d'une non identifiée (503e bataillon?); noter l'absence de numéro et le camouflage inhabituel pour ce type de char.
2) Char 322 de la 3./spzAbt 503, lors de l’entraînement à Mailly-le-Camp (1944); noter le canon, du type qui équipera les tourelles "Henschel".
3) Char d'une unité SS non identifié, portant le camouflage tacheté typique de la fin de la guerre (Ardennes, décembre 44/janvier 45).
4) Char 324 de la 3./spzAbt 503, à Mailly-le-Camp (1944).
5) Char 312 du 503e Schwerepauzerabteilung (Sennelager, 1944).
6) Char 332 du 1.spzAbt 503, tel qu'on a pu le voir dans le parc du château de Canteloup (juillet 1944).
7) Char 300 du Commandeur du 503e Schwerepanzerabteilung (Sennelager, 1944).

"" La documentation "" 
Abondante mais irrégulière, nous ne retiendrons ici que les ouvrages que nous jugeons les meilleurs.
1) Der Panzerkampfwagen Tiger und seine Abarten (Motorbuch Verlag), par W. -J. Spielberger.
2) German combat tanks 1933-1945 (Bellona), par Chris Ellis et H. Doyle.
3) PzKw I Tiger (Profile), par Chris Ellis et P. Chamberlin.
4) The Tiger tanks (Armor Series n°1), par Horst Scheibert.
5) Die Tiger Familie (idem), Band 56.
6) German Tanks of WW II (1979 Burin-Do).
7) Encyclopedia of German Tanks of WW II (Arms & Armour Press), par H. Doyle et P. Chamberlin... etc. 
Superbe photo en noir et blanc: Des "Tigres Royaux" de la SS-Panzerdivision "Hohenstaufen" dans les Ardennes. Automne 1944, ils attendent l'ordre d'attaque, pour entamer l'ultime bataille épique et désespérée des blindés allemands contre les troupes alliées.
Source: Actualité d'Histoire, SS l'Ordre Noir aux éditions Bellevue 1970. 

"" La superbe réalisation de Gunner Vogt ""
Gunner Vogt n'est pas un allemand comme le nom l'indique, au contraire c'est un bon français, il a choisi de prendre un surnom.
Il travaille que sur des chars radio-commandés électrique au 1/16, sa marque préférée est Hen-Long, ses chars sont transformés avec beaucoup de détails. Sa documentation doit être importante pour réaliser un tel travail, rien n'est laissez au hasard, voilà en gros ce qu'il refait sur les chars.
-- Filtre à air.
-- Prise d'air de capot
-- Phares.
-- Ventilateur.
-- Mitrailleuse.
-- Épiscope.
-- Tourelleau.
-- Crocs de remorquage.
-- Fumigène de tourelle.
-- Trappe.
-- Zimmeritage.
-- etc... etc...
Il travaille aussi le fer, la photodécoupe, la carte plastique, le carton, (j'ai d'ailleurs des photos où il a fait un char allemand en carton, cela fera surement l'objet prochain d'un article sur ce char allemand, un prototype).
Ses chars roulent, d'ailleurs il fait parti d'un grand club, les évolutions se font comme si on était dans une vrai scène de guerre.
Il résume en une phrase ce qu'il pense de la radio-commande: Il est regrettable qu'en France, la culture du char radio-commandé soit encore très marginale; contrairement aux pays anglo-saxons, la Belgique et l'Allemagne, où les clubs sont nombreux.
Pour terminer, ses peintures et camouflages sont superbes.
Je vous laisse découvrir en photos, la construction du prototype du SdKfz 182 du Tigre Royal.  


Voilà la superbe réalisation de Gunner Vogt, ce n'est pas fini, d'autres maquettes soit statiques ou radiocommandés seront à l'ordre du jour. Tous mes remerciements à Paul Malmassari pour l'historique, et bien sûr à Gunner pour son char hyper-détaillé.


                                                         Gunner/Jean-Marie