L'histoire des U-Boote type VII B-VII C-VII D et IX A/B/C/D.







"" Ein Rudel Wölfe für Hitler ""
Maquette Revell au 1/144.   Référence : n°05038.




Historique : Les navires de la Seconde Guerre mondiale aux éditions Atlas 1976.
Pour l'histoire du U-Boote U-47, la revue MPM Magazine n°60 du mois d'avril 1976.



Réalisation du diorama par M. René-Philippe Lieutenant.
Les photos sont de l'exposition d'Amnéville 57 (FRANCE).






"" Tout commence pendant la Première Guerre mondiale ""


Les Allemands furent plus heureux dans le domaine de la construction des sous-marins, où, mieux qu'ailleurs, ils purent maintenir une certaine continuité de leurs études après 1918, et c'est probablement l'explication du fait que les U-Boote furent les unités les mieux réussies de tous les types de navires de la Marine allemande.
C'est seulement dans le domaine des sous-marins que la Marine allemande de 1914-1918 parvint à compter un nombre d'unités supérieur à celui de la Marine royale. La flotte sous-marine allemande avait pour elle le nombre mais aussi la diversité des types : d'une part, les sous-marins de moyen tonnage qu'elle continua de construire et d'améliorer durant la guerre, et, d'autre part, les grands croiseurs sous-marins armés de canons de 140 mm et capables de traverser l'Atlantique, les petits mouilleurs de mines de la classe U.C. et, enfin, les unités côtières type U-Boote, petits sous-marins au début, mais qui devaient évoluer vers une formule plus grande, laquelle serait à la base des plans des U-Boote de la Seconde Guerre mondiale.
A la fin du Premier Conflit mondial, l'Allemagne perdit la totalité de ses sous-marins, mais les équipes qui les avaient dessinés furent maintenues au travail à l'étranger, en Finlande, en Espagne, en Hollande et en Suède. Les Allemands durent attendre 1934 avant d'être autorisés à posséder des sous-marins, mais leurs spécialistes tenaient prêtes des versions améliorées d'unités construites hors d'Allemagne pour les Marines étrangères, version extrapolées directement des meilleures réalisations de 1914-1918.


Ce n'est qu'un diorama, mais il est superbe, vivant, je ne pouvais pas m'empêcher de le mettre en première photo. 
Bravo M. Lieutenant pour cette superbe scène vivante, d'un U-Boote type VII C.


Première Guerre mondiale : descente d'une torpille dans la soute avant par le panneau. La charge était transportée jusqu'au bâtiment à l'aide d'un bateau-grue, mais, une fois en bas, on ne pouvait plus compter que sur la seule force musculaire.
Source: U-Boote L'histoire des sous-marins allemands aux éditions Fernand Nathan 1979.

Les U-Boote se comportèrent remarquablement au début des hostilités, encore qu'ils fussent handicapés par le mauvais fonctionnement de leurs torpilles, trop compliquées et insuffisamment au point. Pendant la période qui s'étend de 1941 à 1943, les faiblesses des torpilles ayant été surmontées et un nombre suffisant d'unités construit, les sous-marins furent bien près de l'emporter.
Cependant, les mois passant, la montée en flèche du tonnage fabriqué par les chantiers navals alliés se mit à porter ses fruits et, mieux encore, les Alliés commencèrent à remporter la bataille scientifique. De nouveaux types de radars apparurent, les armes de l'avant comme le "Hedgehog" (Hérisson) et le Squid" (Calmar) rendirent plus mortelles les attaquent des escorteurs, tandis que les roquettes et les torpilles chercheuses acoustiques renforçaient, par ailleurs, les moyens des avions.
L'une des actions les plus efficaces contre les U-Boote fut l'usage que les navires alliés firent des liaisons radio des sous-marins allemands avec leurs bases pour les localiser. L'apparition des porte-avions d'escorte et de la couverture aérienne est exposée plus loin. 

Une torpille en cours de chargement sur l'U-48, Kiel. Les câbles de guidage qu'on voit au premier plan sont provisoires. Source: U-Boote par Antony Preston aux éditions Fernand Nathan 1979.


De leur côté, les U-Boote ne manquaient pas d'armes nouvelles (telles les torpilles chercheuses ou à programmes), des leurres comme le "pillenwerfer" (qui provoquaient de faux échos sur l'asdic), de détecteurs de radars ou de mitrailleuses lourdes supplémentaires de 20 mm transformant les sous-marins en surface en pièges D.C.A. contre les avions alliés.
Malgré tout, les U-Boote furent dominés et définitivement vaincus à la fin de 1943 sur leur principal théâtre d'opérations, l'Atlantique Nord. Du côté allemands, le nombre de commandants et d'équipages entraînés diminua, tandis que l'expérience et l'habilité des Alliés progressaient. Dans les derniers jours de la guerre, les Allemands furent sur le points de lancer une contre-offensive à l'aide de sous-marins d'une conception entièrement nouvelle mais il était beaucoup trop tard. Avant cela, le "Schnorchel" avait été mis en service; il procurait aux sous-marins un bien plus grand rayon d'action en plongée, mais ce n'était qu'une nouveauté essentiellement défensive. 

Dans une tentative désespérée pour se protéger de la menace grandissante de l'aviation anti-sous-marine alliée, l'amiral Dönitz fit équiper les U-Boote de canons antiaériens destinés à servir de "pièges - D.C.A.". Ici l'on voit un affût - quadruple d'une part, double de l'autre - de canons de 20 mm AA. Malgré cela, les sous-marins avaient rarement le dessus dans les combats contre avions.
Source: U-Boote par Antony Preston aux éditions Fernand Nathan 1979.
Schéma d'un "Schnorchel", qui était en cours de réalisation en Hollande lorsque les Allemands envahirent ce pays en 1940. Ils s'en saisirent avidement et réussirent à le mettre en service. C'était simplement un tube d'entrée d'air et d'échappement des Diesel, muni d'un clapet à boule, qui permettait au sous-marin d'aspirer de l'air tout en restant en plongée.
Source: Les Armes Secrètes allemandes n°2 aux éditions Hachette 1976. 
Le "Schnorchel" monté sur un U-Boot. Ce très astucieux système permettait aux sous-marins allemands de recharger leurs batteries avec un risque de détection par les radars ennemis considérablement plus faible.
Source: Les Armes Secrètes allemandes de Brian J. Ford aux éditions Marabout 1969.


Les premiers sous-marins construits pour la "Kriegsmarine" furent le type I océanique, sur les bases des plans de deux unités fabriqués en Espagne pour la Turquie, et du type II. Ces derniers étaient de petits bâtiments utilisables surtout pour l'entraînement.  

Sous-marin type II, ils étaient les plus nombreux au début de la guerre.
Source: Les navires de la Seconde Guerre mondiale par D.J. et H.J. Lyon aux éditions Atlas 1976.


Le plus grand nombre de sous-marins construits par l'Allemagne durant la guerre devaient être le type VII. Ce modèle fut mis au point par le truchement d'un sous-marin finlandais, à partir des derniers U-Boote de la guerre 1914-1918. Les sous-marin du type VII avaient le déplacement le plus faible qui pût convenir à la navigation océanique, ils étaient dotés d'un bon armement et se comportaient bien en plongée; la variante VII B de ce type présentait quelques améliorations par rapport au type VII A d'origine. Les VII B étaient un peu plus grands, avaient une meilleure tenue à la mer et leurs diesels étaient plus puissants.
Les VII C qui suivirent emportèrent davantage de torpilles de réserve et reçurent une meilleure D.C.A. Ce modèle devint le type standard en production et fut construit en plus grand nombre que tout autre; aussi, à la fin de la guerre, les VII C eurent-ils à déplorer le record du nombre d'unités coulées, en quelque lieu que ce fût. En même temps, ils établirent un record analogue du nombre de navires de commerce coulés, sans compter bon nombre de bâtiment de guerre.
Au cours du conflit, en construction ou en réparations, ces sous-marins reçurent diverses modifications; tout d'abord on leur installa un plus grand nombre de pièces de 20 et de 37 mm, ce qui entraînait en général le débarquement du canon de 88 millimètres.
Certains U-Boote dénommés "Pièges D.C.A." furent équipés d'un nombre impressionnant de canons automatiques dans le but de décourager les attaques des avions anti-sous-marins alliés, dotés d'un rayon d'action de plus en plus important. Les faits se chargèrent de démontrer que ce n'était pas une bonne solution.
Le "Schnorchel" connut davantage de succès, mais il n'apparut que vers la fin de la guerre pour accorder un peu de répit aux submersibles ayant survécu à la bataille des convois.
Les derniers modèles du type VII eurent des coques épaisses plus résistantes afin d'accroître leur immersion maximale pourtant déjà très élevée, beaucoup plus grande que celle des sous-marins des autres nations.
Le type VII D était un mouilleur de mines variante munie d'une section de coque supplémentaire sur l'arrière du kiosque, équipée de tubes verticaux de mouillage des mines. Les différents modèles du type VII avaient été des bateaux très réussis en leur temps, mais ils étaient devenus périmés vers la fin de la guerre et faciles à détruire.    
L'U.101, l'un des tous derniers type VII B, bord à bord avec un ravitailleur à son retour au port.
Source: U-Boote par Antony Preston aux éditions Fernand Nathan 1979. 
Un sous-marin type IX D 2, le U 883, et trois type VII C à couple, après la réédition de Wilhelmshaven.
Source: Les navires de la Seconde Guerre mondiale par D.J. et H.J. Lyon aux éditions Atlas 1976.


Le type IX , plus grand que le type VII, emportait un grand nombre de torpilles de réserve pour ses six tubes (22 au total) ou, à leur place, un chargement de mines. Le type IX B était semblable au IX A mais il disposait de soutes plus importantes, d'où un rayon d'action accru, et le modèle suivant, type IV C, était encore amélioré à cet égard. Plus grands et plus lourd, ces bateaux n'avaient pas autant que les types VII la côte de leurs équipages et pourtant c'est à un sous-marin de ce type que revient le record de tonnage de navires marchands coulé.
Les deux premières unités du type IX D furent des sous-marins cargos spéciaux conçus pour des liaisons avec le Japon et capables de transporter de petites quantités de produits d'importance vitale. Le second modèle IX D fut également destiné à intervenir sur des théâtres d'opération lointains, mais il fut armé de torpilles ou, le cas échéant, de mines.
Une série de grands mouilleurs de mines du type B fut armé seulement de deux tubes lance-torpilles arrière et d'une  artillerie de défense, en dehors des soixante-six mines contenues dans des tubes verticaux intérieurs et extérieurs. Ils furent plus souvent utilisés comme ravitailleurs de sous-marins qu'en tant que mouilleurs de mines.
L'importance du rôle des sous-marins "Vache à lait" devint de plus en plus grande au fur et à mesure que les succès des Alliés dans l'Atlantique Nord eurent contraint les U-Boote à rechercher de plus en plus loin des secteurs où la chasse était plus aisée, quête qui se révéla illusoire. Un type spécial de pétrolier sous-marin, le XIV, fut étudié et construit dans cette optique; plus court et plus ventru que le IV D, son déplacement était comparable. Ces sous-marins étaient des objectifs relativement faciles à atteindre et, grâce à un bon service de renseignements, nombre d'entre eux furent détectés et coulés, notamment par des porte-avions d'escorte américains opérant dans l'Atlantique Nord.  

Au large, un type IX B au cours d'une opération de ravitaillement.

Une torpille en cours de transfert du type IX C U.154 au type VII C U.564 dans les Antilles, en juillet 1942. 
Source des photos: U-Boote par Antiny Preston aux éditions Fernand Nathan 1979.


La "Vache à lait" allemande type XIV, afin d'accroître le rayon des U-Boote du type VII, la marine allemande construisit en 1941 dix sous-marins ravitailleurs. Ils avaient une coque plus large et plus courte que les bâtiments du type IX et moins de puissance. Ils transportaient le mazout nécessaire pour que quatre ou cinq sous-marins puissent tenir la mer le double du temps normal, ainsi quatre torpilles de ravitaillement.
Caractéristiques : Déplacement : 1 688 tonnes (en surface). Armement : deux canons AA de 37 mm; un canon AA de 20 mm.
Source: Les sous-marins de 1919 à nos jours aux éditions Hachette 1974.


Vers la fin de la guerre, l'Allemagne fit des pas de géants dans la conception des sous-marins et construisit de nouvelles unités qui étaient de vrais sous-marins capables d'opérer presque tout le temps en plongée, au lieu de se comporter en submersibles conçus essentiellement pour des actions en surface coupées par de brèves plongées. Ce résultat fut obtenu en dessinant la carène en vue des grandes vitesses en plongées, en installant des batteries d'accumulateurs puissantes dans le même but et des "Schnorchels" afin de recharger ces batteries. La plus grande version de ce type est le XXI, et la version de défense des côtes est le type XXIII, plus petit. 


"" Caractéristiques de l'U-64 type IX C ""
Déplacement : en surface, 1 068 t; en plongée 1 197 t.
Longueur : 76,50 m.
Largeur : 6,76 m.
Tirant d'eau : 4,70 m.
Propulsion : en surface 2 lignes d'arbres, diesel 4 400 ch; 18,25 nœuds; en plongée moteurs électriques, 1 000 ch, 7,25 nœuds.
Artillerie : 1 canon de 105 mm; 1 mitrailleuse de 37 mm AA; 1 mitrailleuse, ou plusieurs, de 20 mm AA.
Tubes L.T. : 6 tubes lance-torpilles de 533 mm, quatre à l'avant, deux à l'arrière.
Lancé le 20 septembre 1939 aux chantiers A.G. Weser à Brême.


Un VII C sabordé et un XXI dans une cale sèche.
Source: Les navires de la Seconde Guerre mondiale par D.J. et H.J. Lyon aux éditions Atlas 1976.


"" Le vainqueur de "Scapa-Flow" ""
Source : La revue MPM Maquettes Plastique Magazine.

par Richard LAMY.  (Photos collection de l'auteur).




"La mission de l' U-47 accomplit par Lt Günther Prien"


Günther Prien



Le 8 octobre 1939, à 4 heures du matin; un Loup gris - un U-Boote - quitte le port de Wilhelmshaven, dans le Nord de l'Allemagne.
Son commandant le Lieutenant de vaisseau Günther Prien, sa casquette blanche tâchée de graisse, enfoncée sur la tête, commande la manœuvre depuis la "baignoire" (le Kioske).
Le 5 octobre, l'amiral Döenitz fit mander Prien à bord de son bateau-amiral. Il lui remit alors une enveloppe grise contenant les détails d'une mission très particulière : l'attaque de la flotte anglaise dans son mouillage de Scapa-Flow.
Durant la première guerre mondiale deux U-Boote, commandés par Emsmann et Hemmings y avaient pénétré, mais repérés, ils y avaient été détruits.
Döenitz donna 48 heures à Prien pour accepter ou refuser cette mission. L'arme sous-marine, combattue par le grand amiral Raeder alors chef suprême de la Kriegsmarine, avait besoin d'un succès spectaculaire pour se développer.
Sur 56 Loups gris opérationnels, 10 étaient à l'instruction ou en réparation. Et sur les 46 restant, seul 22 avaient un rayon d'action suffisant pour opérer dans l'Atlantique.
Le 6 octobre, après avoir étudié le dossier, les cartes, les courants, les défenses, les fonds, Prien accepta.

L'amiral Karl Dönitz est l'âme des U-Boote.
Source: Axes et Alliés 1939-1945, hors série n°5.
   
Le grand-amiral Reader représentant la Kriegsmarine.
Source: La dernière guerre vol 1 n°15 aux éditions Atlas 1978. 


Le Lieutenant de vaisseau Günther Prien.
Source: U-Boote de Antony Preston 1979.


Le 13 octobre 1939, à 6 heures du matin, l' U-47 est à pied d'oeuvre face aux Orcades. Prien ordonne la plongée. Dans le calme des profondeurs, à 3 milles de l'entrée de Scapa-Flow, l' U-47 attend la nuit. Prien ordonne à son second, Endrass, un futur as, de réunir l'équipage; face aux 42 maîtres et hommes d'équipage, il expose le but de leur mission.
-- 19 h 15' "Aux postes de combat" annonce le haut parleur, l' U-47 remonte, un coup de périscope : personne.
-- Surface, ordonne Prien.
En surface, évitant les navires coulés en barrage, échappant aux destroyers de garde, emporté par le courant, l' U-47 franchit la barre en faisant varier la vitesse de ses deux machines, 22 h 15' le Loup est dans la place.
Malgré  une aurore boréale qui illumine la baie, l' U-47, toujours en surface, s'approche en longeant la côte, deux navires sont au mouillage : les cuirassés Royal Oak et Repulse. Bord à bord, ils se protègent mutuellement. Prien décide d'attaquer le Repulse.
-- Les tubes 1 à 4 sont parés, Commandant.
-- Rohr ein - Feuer... Torpedo los ! Une à une les 4 anguilles mortelles filent vers leur but.
Le 14 octobre à 0 h 58', une immense colonne d'eau jaillit sur l'avant du Repulse. Le cuirassé s'enfonce rapidement dans des gerbes de débris et d'eau.
Les Britanniques ne réagissent pas. Toujours en surface, au milieu des destroyers et des batteries côtières, maintenant alerté, Prien décide de recharger les tubes. En vingt minutes, l' U-47 est à nouveau prêt à faire feu.
Jouant sa chance, Prien s'approche à 450 mètres du Royal Oak et tire une nouvelle gerbe de quatre torpilles. Presque aussitôt deux énormes explosions secouent la tranquillité de la baie. Une pluie de débris encadre le submersible. A 1 h 30', le Royal Oak coule, entraînant avec lui 24 officiers et 809 hommes. Du coup, la baie s'éveille, les projecteurs fouillent la surface de l'eau noire, les sirènes d'alerte retentissent. Prien doit maintenant remonter le courant pour franchir la barre du Holm Sound et quitter Scapa-Flow.
Les diesels à pleine vitesse, l' U-47 peine dans le flux; un moment, il est poursuivi par un destroyer. Prien appelle les canonniers à leur poste. "Coulé pour coulé autant finir en beauté" songe-t'il (il ne peut plonger le courant étant plus rapide que sa vitesse en plongée). Au dernier moment, le destroyer se détourne et vire de bord. La chance n'a pas abandonné Prien.  


Le Royal Oak au début de la guerre, après installation d'une catapulte et de pièces de D.C.A. modernes.
Source: Les navires de la Seconde Guerre mondiale par D.J. et H.J. Lyon aux éditions Atlas 1976.



A 3 heures du matin, libéré du courant, l' U-47 file à 18 nœuds sur la Mer du Nord, une batterie côtière le repère, encadré par des dizaines d'obus, Prien parvient encore à s'échapper.
Le 16 octobre au matin, Endrass, le second, peint sur le Kiosque, le "taureaux furieux" qui deviendra l'emblème du bâtiment.
Le 17 octobre à 14 h 30', l' U-47 arborant fièrement ses pavillons de victoire, fait une entrée triomphale dans la rade de Wilhelmshaven. Dönitz décore personnellement chaque officier, de la fer de 1 ère classe et chaque homme d'équipage de la croix de fer de 2 ème classe. Lavés, habillés de neuf les 42 hommes sont emmenés à Berlin où, accueillis par une foule en délire, ils sont reçus par le maître du IIIe Reich, Adolf Hitler. Celui-ci décore Prien de la croix de chevalier avec palmes, il est le premier combattant de cette guerre à recevoir cette distinction.
Cinq mois plus tard, le 8 mars 1941, après avoir détruit plus de 160 000 tonnes de bateaux alliés, l' U-47 est envoyé par le fond par le destroyer britannique Wolverine. Pas de survivants annonça laconiquement le communiqué.


"" Caractéristiques de l'U-47 type VII B ""
Construit par Krupp Germania, à Kiel en 1937 -Lancé en 1938 - Mis en service fin 1938.
Déplacement : 517 tonnes.
Longueur : 65 m.
Largeur : 6 m.
Tirant d'eau : 4 m.
Hauteur : 9 m.
Puissance : 2 moteurs diesel Man 6 cylindres de 2 100 ch chacun, 2 hélices.
Vitesse : 16,5 nœuds en surface, 8 nœuds en plongée.
Autonomie : 9 400 milles en surface, 90 milles en plongée.
Vitesse en plongée : théorique : 30 secondes, pratique : 18 secondes.
Profondeur de plongée pratique : plus de 300 m.
Armement : 4 tubes lance-torpilles avant et un arrière, 14 torpilles, un canon de 20 mm Flak 38, un canon de 88 mm.  


Günther Prien, en tenue de sortie sur le pont de l' U-47.

L'accueil triomphal fait à l' U-47 après son succès de Scapa-Flow.
Source: Document exceptionnel de la revue MPM Maquettes Plastique Magazine n°60 d'avril 1976.


"" U-Boote type VII C de M. LIEUTENANT ""
C'est vraiment un diorama réaliste, la scène est vivante, la mer superbement réalisée. Rien ne manque sur cette scène, le rendu est superbe en ce qui concerne le ciel apocalyptique, à l'arrière du diorama. M. LIEUTENANT vous avez réalisé une oeuvre, qu'on pourrait interpréter comme une carte postale. 



 
 
 
 
 
 
 
 




René-Philippe / Jean-Marie








Le Tupolev Tu-95 RT - "Bear D".






"" Le grand "Ours" de Mourmansk ""
Maquette Revell au 1/144.  Référence : 04673.




Historique : Condensé de la revue Avions de Guerre volume 1, n°6 aux éditions Atlas 1986.



Sur le sujet voir aussi : La revue le Fanatique de l'Aviation n°333 - 334 - 335 et 336.
L'Univers des Avions de 1945 à nos jours aux éditions Gründ.
Tupolev Tu95/ - 142 "Bear" aux éditions Aerofax 1997.
L'Encyclopédie de l'Aviation n°154 éditions Atlas.
Combat Aircraft Volume 4 n°6 de mai 2003.
Koku Fan n°3 de mars 1977.
Koku Fan n°12 de décembre 1984.


Réalisation de M. Thierry DINTZER du club Maquette d'Ostheim en Alsace (FRANCE).




Historique : Les sept montres turbo-propulsés qui survolèrent qui survolèrent la place Rouge lors de la fête de l'aviation de 1955 provoquèrent une véritable consternation chez les observateurs occidentaux présents ce jour-là à Moscou. Aucun avion comparable n'avait encore été observé en Union soviétique. Plus puissantes que n'importe quel appareil à hélices, ces machines avaient des ailes et des empennages en flèche.
Baptisé "Bear", le nouvel avion fut gratifié d'un rayon d'action considérable, mais les experts de l'OTAN, considérant son mode de propulsion (chacune de ses hélices géantes à huit pales avait un diamètre de 5,60 m), le jugèrent démodé.
En sous-estimant le "Bear" et en surestimant le bombardier à réaction "Bison", aperçu pour la première fois l'année précédente, ils commirent une grossière erreur de jugement.


Personne n'imaginait alors que cet énorme appareil turbopropulsé continuerait à être produit plus de quarante après. Jamais depuis 1955, le "Bear" n'a fait l'objet d'une telle controverse.
Aujourd'hui encore ses dimensions véritables et ses capacités réelles ne peuvent être évaluées qu'approximativement. Même sa véritable dénomination n'est pas exactement connue. Celle que lui affecta le bureau d'études dirigé par Tupolev fut Tu-95, celle de le V-VS, au sein dE laquelle il entra en service en 1956, étant Tu-20. Cet avion ne fit son apparition dans l'AV-MF (aéronautique navale soviétique) que plus tard, en juillet 1973, sous la forme d'un version de lutte anti-sous-marine d"signée Tu-142 (L’OTAN l'appela alors "Bear-F"). Il semble bien que tous les modèles utilisés à l'heure actuelle par l'AV-MF portent la désignation de Tu-142. Pourtant, les soviétiques ont ajouté à la confusion en appelant ces appareils Tu-95 dans le cadre des négociations SALT 2.
D'une conception classique, la cellule du Tu-95 comportait un fuselage qui rappelait celui du Tu-85 et une voilure à la surface imposante.
Celle-ci affichait une flèche de 35° afin de permettre à l'avion de parvenir à la vitesse maximale stipulée par le programme officiel. Elle offrait en outre un avantage appréciable, car les longerons passaient à travers le fuselage en avant de la soute à bombes. Les ailes étaient dotées de trois longerons et avaient un profil relativement épais. Elles recelaient la totalité des réservoirs de carburant et comportait des volets Fowler de grandes dimensions qui étaient soufflées par les hélices.
Comme sur le Tupolev Tu-16, le train d'atterrissage principal s'escamotait vers l'arrière, ce qui permettait à l'appareil de disposer d'une large voie sans que des logements viennent compliquer la structure de l'aile. La mise au point des moteurs et de leurs réducteurs avait été confiée à une équipe d'ingénieurs allemands dirigée par Ferdinand Brandner et subordonnée au bureau d'études Kouznetsov. Le choix se porta sur un turbopropulseur volumineux, dont la puissance était de 12 000 ch, le NK-12.    


Un Tupolev Tu-95 RT "Bear D".  Source: La revue KOKU-FAN n°3 de mars 1977. 

Le Tupolev Tu-85, dernier bombardier lours soviétique à moteurs à pistons, en 1952. Cet avion exceptionnel ne fut fabriqué qu'à deux exemplaires d'essais. L'ère des avions de combat à moteurs classiques était révolue. Toutefois, de nombreuses solutons technique employées sur le Tu-85 furent reprises sur le Tu-95.
Source: La revue Le Fana de l'Aviation n°333 du mois d'août 1997.

La plupart des "Badger-C" et "G" ont été modifié pour emporter des missiles AS-6 "Kingflish". Nter le radar "Puff Ball" de grandes dimensions placé sous le nez de l'avion. Les "Badger-C" servent dans les quatre flottes maritimes soviétiques.
Source: La revue Avions de Guerre n°91 aux éditions Atlas 1988.

Le turbopropulseur NK-12 dérivé du moteur allemand Jumo 033-K, a équipé le bombardier russe à long rayon d'action Tupolev Tu-20 "Bear", propulseur le plus puissant jamais produit.
Source: Secret Aircraft Designs of the Third Reich de David Myhra aux éditions A Schiffer 1998.



A l'exception du "Bear-F", tous les modèles en service dans l'aéronavale soviétique ont été réalisés à partir de trois cents bombardiers construits entre 1956 et 1961. La première version aperçue à l'Ouest, le "Bear-B", était équipée du missile de croisière le plus volumineux jamais emporté par un avion, que l'OTAN baptisa AS-3 "Kangaroo". De la taille d'un chasseur à réaction, cette arme puissante a des ailes en flèche et dispose d'un pilote automatique préprogrammé.
Il s'agit sans doute là du système de guidage le plus mal adapté qui soit à la lutte antinavire. La plupart des "Bear-B" ont été transformés en appareils de reconnaissance par l'adjonction d'une coupole sur le flanc droit de l'arrière du fuselage; d'autres sont capable de recevoir le missile AS-4 "Kitchen", dont le "Bear-G"est pourvu. La modification la plus importante apportée au "Bear-B" a été le remplacement de son nez vitré par un radar de surveillance et d'acquisition que l'OTAN désigne "Crown Drum".
A partir de 1962, les machines de cette version ont été dotées d'une perche de ravitaillement en vol et d'une canalisation de carburant courant sur le flanc droit de l'avant du fuselage.


Le missile air-mer AS-3 "Kangaroo" est un engin de conception simple, manquant de tout système de guidage terminel. Le missile compense sa rusticité par sa taille et la puissance de sa charge.
Source: La revue l'Encyclopédie des Armes n°25 aux éditions Atlas 1984.


Maquette d'un missile AS-3 "Kangaroo".          Collection personnelle.


Un Tupolev Tu-22M "Backfire" portant sous son fuselage un missile AS-4 "Kitchen". Selon toute vraisemblance, l'engin emporte une charge nucléaire. Néanmoins, il existe aussi des "Kitchen" armés de têtes classiques pour des missions antinavires et antiradars.
Source: La revue l'Encyclopédie des Armes n°25 aux éditions Atlas 1984. 

Maquette d'un Tupolev Tu-22 "Backfire" équipé du missile AS-4 "Kitchen".   Collection personnelle.


"" Production continue ""
L'apparition, en 1973, du "Bear-F", seule version dont l'OTAN est certaine qu'elle porte la dénomination du Tu-142, constitua une réelle surprise pour les experts occidentaux. Il s'agissait non pas d'une machine reconstruite à partir d'un modèle ancien, mais d'un appareil entièrement nouveau. Les spécialistes de l'alliance atlantique, qui considéraient le "Bear" comme dépassé, regardèrent cet avion d'un œil nouveau. Si le rythme de production de cette variante n'a jamais exédé plus d'une unité par mois au cours de la décennie 1970-1980, il s'est sensiblement accru depuis.
Présenté parfois comme un avion de reconnaissance, le "Bear-F" est en fait une plate-forme de lutte anti(sous-marine spécialisée, la plus grande du monde. Le seul appareil à long rayon d'action dont disposait alors l'AV-MF dans ce domaine était l'Iliouchine II-38 "May", dont le rayon d'action et l'autonomie étaient bien loin d'atteindre ceux du "Bear-F". Une des principales modifications subies par le nouvel avion concerne le fuselage, qui est dépourvu de tourelle de queue et doté d'un compartiment arrière pressurisé (ce dernier sert à l'entreposage des bouées acoustiques et de divers autres équipements). L'avant du fuselage est occupé par un habitacle rallongé, l'équipage bénéficiant d'un confort plus important.
La capacité en carburant, quant à elle, a été accrue, tandis que l'avionique a été complètement transformée et améliorée. Les antennes du radiogoniomètre automatique et du système de communication par satellite se situent sur le dessus du fuselage, les dispositifs de liaison radio classiques et l'ILS étant placés sous le nez de l'avion. Plus en arrière figurent un important radôme, d'une taille intermédiaire entre celles des équipements de ce type embarqués sur "Bear-D", deux soutes à armements en tandem et les tubes servant au largage des bouées acoustiques. 
Le "Bear-F" ne possède aucun conteneur d'empennage, mais presque toutes les machines de cette version ont reçu une perche de détection d'anomalies magnétiques au sommet de la dérive.


Tupolev Tu-142M, en attente sur la base du centre naval "Ostrov", photo Yefim Gordon.
Source: Le petit livre sur Tupolev Tu-95/- 142 "Bear" de Yefim Gordon et Vladimir Rigmant aux éditions Publishing by Midland Limited 1997. Livre que je recommande. 


Une photo d'un Iliouchine II-38 "May" prit par Nimrod du Squadron 120 de la RAF. Elle montre l'avion au moment du largage d'un système de détection acoustique lors d'un exercice dans l'Atlantique.
L'Encyclopédie de la force aérienne Soviétique de Bill Sweetman et Bill Gunston aux éditions Elsevier Séquoia 1978.


Les divers modèles de la lignée du "Bear" n'ont aucun équivalent dans l'histoire de l'aviation. Certes, le Boeing B-52 a des dimensions comparables et ses capacités sont tout aussi importantes que celles de l'avion russe, mais il n'en pas moins un simple bombardier stratégique capable d'emporter des missiles.
En outre, les derniers modèles de série de cet appareil ont quitté les chaînes de montage depuis plus de vingt années. Sauf pendant la guerre du Viêt-nam, le B-52 n'a jamais été basé en dehors du territoire américain (pas maintenant). Par contre, le "Bear" opère de manière régulière, non seulement depuis  la Russie, mais aussi à partir d'aérodromes situés en Guinée, en Angola, en Somalie, au Viêt-nam (l'ancienne base américaine de Cam Ranh) et à Cuba.
Bien qu'elles disposent de capacités de frappe nucléaire et que leur rayon d'action considérable leur permette d'opérer partout dans le monde, les nombreuses versions du Tu-142 n'ont jamais été incluses dans les accords SALT 2.


Bombardier Boeing B-52D. Source: La revue Mach 1 n°121/1 aux éditions Atlas 1981.


"" Caractéristiques du Tu-95 "Bear-C" ""
Source : L'Encyclopédie de l'Aviation n°154 aux éditions Atlas 1985. 

Moteurs : 4 turbopropulseurs Kouznetsov NK-12MV de 15 000 ch.
Performances : vitesse maximale à 9 000 m, 870 km/h; vitesse de croisière économique à 10 700 m, 750 km/h; autonomie normale, 20 heurs; distance franchissable maximale, 17 500 km.
Poids : à vide, 80 000 kg; normal au décollage, 170 000 kg; maximal au décollage, 188 000 kg.
Dimensions : envergure, 51,10 m; longueur, 49,50 m; hauteur, 12,12 m; surface alaire, 297 m².
Armement : normalement, 2 canons de 23 mm dans un tourelle arrière servis par un mitrailleur (les premières versions du "Bear" avaient jusqu'à 3 tourelles, soit 6 canons); le "Bear-A" emportait 11 tonnes de bombes; les "Bear-B" et "Bear-C" étaient armés de 1 missile AS-3 "Kangaroo"; le "Bear-G" emporte 1 AS4 "Kitchen"; le "Bear-H" semble prévu pour recevoir le missile de croisière AS-X-15; le "Bear-F" est équipé pour la lutte contre les sous-marins; les "Bear-D" et "Bear-E" sont vraisemblablement dépourvus d'armement offensif. 



Deux superbes photos prisent à l'arrière de Tupolev "Bear", photos-USAF.
Source: La revue KOKU FAN n°12 de décembre 1984.


"" La maquette Revell au 1/144 de Thierry ""
Je ne présente plus Thierry, il suffit de voir le blog, car j'ai déjà fait deux reportages sur se maquettes : le Yak 23 "Flora" et l'Amiot 143M.
Pour le Tupolev Tu-95RT, Thierry a eu énormément de travail, rien que 97 heures de travail pour la réalisation, les raisons de ce travail ont été : nombreux masquages qu'ont réclamé les innombrables plaques métalliques de teintes différentes (et pas mal de mastic également car il s'agit d'un maquette Revell et non Trumpeter, sic).
Pour terminer par une belle histoire (Noël c'est bientôt), cette maquette a obtenue la médaille d'argent à l'exposition de Fleurus (Belgique).    Toutes mes félicitations Thierry.

"" Les photos que j'ai réalisé à Amnéville 57 (France) en 2015 ""   


 
 
 
 

"" Les photos de Thierry ""



 


"" Pour ceux qui ont de la place ""
"Le Tupolev Tu-95 MS de Trumpeter"








                                                                      Thierry / Jean-Marie