Le Marcel Dassault Mirage IV A

Le Mirage VI A
                                                                                                                                                    Maquette Heller au 1/72. Réf: 80351.

               Historique:  En juillet 1956, la Direction Technique et Industrielle de l'Aéronautique lança un programme de bombardier supersonique destiné à tranporter la bombe atomique française. Dès 1957, la Générale Aéronautique Marcel Dassault recevait le premier contrat.
                Le prototype n°01 vola pour la première fois le 17 juin 1959 aux mains de Roland Glavany. Il était propulsé par deux turboréacteurs SNECMA Atar 09B de 6 tonnes de poussée. Les autres prototypes suivirent à peu d'intervalle. Les numéros 02 et 03 avaient des moteurs plus puissants: SNECMA Atar de 6,4 tonnes de poussée et le n°4 était le plus proche des avions de série (Atar 09K). 
La production porta sur 62 machines. En octobre 1964, la première unité (la 91ième Escadre de Bombardement) fut déclarée opérationnelle sur Mirage IV A. Trois escadres en tout furent dotées de ce type d'appareil, les 91ième, 93ième et 94 ième Escadre (Forces Aériennes Stratégiques ou FAS).
Description technique du Mirage IV A:  Le fuselage a été conçu selon la Loi des Aires et sa construction empreinte beaucoup à la technique du Mirage III. Le nez, non-pressurisé, renferme la bombonne d'oxygène liquide, une caméra verticale et divers équipements (comme la radio).
               L'habitacle comporte deux places en tandem, équipées avec un siège éjectable Martin Baker Mk.IV A. Dans un compartiment situé immédiatement derrière la place du navigateur se trouvent les équipements "Nobles".
                Le profil de l'aile ne présente pas de cambrure conique, la flèche est de 60° et l'épaisseur relative va de 3,2 à 3,8 %. La stabilité longitudinale à haute incidence est améliorée par la présence d'un bec au d'attaque.
                Le carburant est principalement logé dans les réservoirs structuraux d'ailes, mais - et à l'époque c'était une nouveauté aussi dans la dérive. Le Mirage IV A emporte en tous 13 500 litres en réservoirs internes auxquels peuvent s'ajouter 5 000 litres en deux réservoirs pendulaires largables.
                Le radôme circulaire ventral abrite le radar panoramique C.S.F. de visualisation du terrain survolé. Le système de navigation repose essentiellement sur un radar Marconi-Doppler qui génère les informations concernant la vitesse relative et l'angle de dérive, qui sont combinées avec les données du gyro Sperry. Le Mirage IV A est équipé d'un contre-mesure air-air bande-X.
Caractéristiques du Mirage IV A
Envergure: 12m00.
Longueur: 23m50.
Poids à vide: 23 500 kg.
Poids en charge: 32 600 kg.
Vitesse maximun: Mach 2,2 à 12 000 m. Soit 2 330 km/h.
Vitesse stabilisée: Mach 1,8 à 18 000 m. Soit 1 900 km/h.
Rayon d'action: Aller supersonique: 1 300 km à 12 000 m.
Retour transsonique: 1 600 km à 12 000 m.
Equipage: 2 hommes.
Moteurs: 2 turbo-réacteurs SNECMA Atar 09 K de 4 700 kgp chacun à sec et 6 700 kgp avec post-combustion.
Armement: 1 bombe A.S. 2 "Gamma" au plutonium de 60 KT ou 1 bombe A.N. 22 de 70 KT.
                           La maquette:  Cette maquette du Mirage IV A au 1/72 est sortie au début des années 1980, je me rappelle l'avoir acheté à Bitche ,en Moselle. Début des années 2000, Heller nous ressort cette maquette, que j'ai d'ailleurs racheté. Le boîtage a changé, le pastique est toujours d'un vert criard et moulé en relief. Le tout se compose de 78 pièces plus 8 transparentes.
                Il faudra faire attention au ponçage, de ne pas éliminer les lignes en relief, ou alors les éliminer, tout refaire la gravure en creux. (Si il y a des spécialistes et surtout le temps à consacrer). Seul point d'ombre, le train avant qui est très fragile, la jambe de train étant en deux parties, et l'absence de tétons de positionnement ce qui est dès fois bien gênant, je signale au passage que cette maquette existe aussi au 1/48, et bien sûr de chez Heller.
                         
                           Avant de passer au montage, j'ai choisi la version métal hurlant (Aluminium); je n'ai pas voulu faire le Mirage IV A en version camouflée qui d'ailleurs a fait son apparition qu'à partir de 1975. C'est donc le Mirage codé CC n°56 que j'ai choisi de réaliser, je vous signale au passage que si voulez faire une belle maquette et du bon travail; il vous faut la revue Réplic n°127, le photoscope étant génial. (Merci Alain de m'avoir prêté ta revue).                             
               Le montage:  Montage du poste de pilotage, étape 1, il faut améliorer les sièges éjectables, se baser sur le siège classique du Mirage III C (Martin-Baker Mk-IV A); peinture des siège en noir mat, dossier vert kaki, et les coussins en cuir mat, faire des sangles aux deux sièges, qui seront bleu et kaki.  
Tout l'habitacle sera en noir mat ainsi que les demi-fuselages. Les tableaux de bord et les consoles sont en relief, faire un brossage à sec de tout celà, faire ensuite des pionts rouges, bleu et jaune sur les cadrans. Pour les écrans radar, celui de droite sera blanc et celui de gauche jaune; pour finir une goutte de vernis brillant sur cadran, petits et grands (voir photo).
                Montage du cône:  Etape 2, comme j'ai choisi la version alu, le phare pièce n°55 ne servira pas, cependant il est utile de le positionner car il sera recouvert de peinture. Il y a erreur pour la pièce n°23, Heller représente la perche de ravitaillement conique, en réalité elle est ronde (voir Réplic et photos de la maquette); il faudra donc bien l'affiner, ainsi que les pièces 20 deux fois et 49 deux fois. Bon courage aussi pour coller les phares pièces n°56 et 57.  
                          
                            Le montage du fuselage et des ailes:  Etape 4 et 5, suivre le plan Heller, là tout s(assemble bien pour la baignoire. La peinture des entrées d'air sera noir mat au fond, et l'intérieur en alu. Coller les pièces 31 et 32 deux fois, ce sont les aérofreins, coller les pièces 4-5 et 8, affiner la pièce n°16.
               Avant de coller le cône, n'oubliez pas de lester l'avant de l'appareil; pour les pièces 27 deux fois, ce sont les tuyères des réacteurs Atar 9K, et les verrières, pièces 51-52 et 53, pour toutes ses pièces nous verrons cela à la fin.
                Reste à faire un bon masticage à divers endroits, sans toucher à cette gravure en relief, cela n'est pas facile je l'admets. Vous pourrez par la même occasion monter et coller les bidons de 2 500 litres. La peinture des trains d'atterrissage sera en alu mat, ainsi que l'intérieur des portes des trains. Pour la pièce n°54, l'intérieur sera en peinture ocre (çà ressemble à un genre de brun), avec un liseré alu à la périphérie. (Cette pièce est le radôme circulaire abritant le radar panoramique CSF de visualisation du terrain survolé), elle sera collée en dernier en même temps que les verrières, bombe A, tuyères, et trains d'atterrissage.   
                Le montage des trains d'atterrissage:  Etape 3-6 et 7,comme je le disais dans la description de la maquette, le train avant est très fragile; peinture des moyeux en alu mat, nous les collerons sur la maquette à la fin.
                Le montage de la bombe AN-22:  Etape 8,suivre le plan pour ce montage; peinture en blanc brillant, le cône en noir mat, le bout du cône en acier. Sur la photo ci-dessus, il faut lire AN-22 et non AN-52.
                Le montage des petites pièces:  Il reste à coller les pièces 17-34 et 49 après les avoir affinées, les tuyères seront gris foncé mat pour l'intérieur, noir mat à l'extérieur, un brossage à sec à la fin avec un mélange d'or, de bronze, de cuivre et de bleu.
                La peinture de la maquette:  Masquer les endroits ne devant pas recevoir de peinture alu, avec la bombe Tamiya Bare-métal Silver. La mise en place des décalcomanies, avec ceux d'Heller nous pouvons faire le CC n°56. Sur le gouvernail nous ferons le drapeau national. (Attention le rouge à l'extérieur, nous ne sommes pas anglais), une bande blanche sur le sommet de la dérive, un panneau gris de chaque côté, finir ensuite avec la couche de vernis satiné. 
               The End:  Nous arrivons au bout, il nous reste à faire le panneau anti-reflet en noir mat sur le devant de la verrière, plus le demi-rond en blanc mat. A coller les trains d'atterrissage, les tuyères, la bombe AN-22, les verrières en position ouverte; pour ces verrières les montants seront en Polished aluminium, et l'intérieur des pièces 52 et 53 en noir mat. On collera aussi la pièce 58, dont le tour aura été mis en gris clair, sur les bords des trappes du train principal la peinture sera orange day-glo, nous terminerons par les feux de signalisation.
                                                                      Malafon. 
Détails du mirage IV A du Musée de l'Air au Bourget

      


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