Le Messerschmitt Enzian



L'Enzian E1 / E4
Conversion avec les maquettes au 1/72 Planet Models. Réf: PLT 065 / Condor Réf: C 72008 / Hasegawa Réf: 31110.


                Historique:  Le projet Enzian (Gentiane) ne fut pas loin de connaître la réussite. Initialement conduit par un certain Dr Wurster, de la Holzbach-Kissing AG, le programme fut transféré à Messerschmitt pour la phase de production à la fin de 1943.
                C'était une machine extrêmement puissante, à propergol liquide, dont la pointe contenait une charge militaire d'une demi-tonne d'explosif très brisant. Le décollage était assisté par quatre fusées à combustible solide, la vitesse stabilisée était de 650 mph et la portée maximale de 25 km. Il connut une bonne quinzaine de versions différentes construites ou proposées, et une soixantaine d'exemplaires réalisés dans une définition ou dans une autre.
                Mis au point par Messerschmitt et pris en compte par la Luftwaffe sous la désignation de FR (Flak Rakete, fusée de DCA) 1, l'Enzian (gentiane) était exceptionnellement puissant. Propulsé par une fusée moteur à diergol liquide, l'Enzian était assisté au décollage par quatre fusées d'appoint latérales à propergol solide.
Essai d'une roquette  Enzian
                L'engin était radiocommandé pendant la première phase de sa trajectoire, l'opérateur le guidant sur la cible soit visuellement, soit à l'aide d'un radar. Trois têtes chercheuses devaient être développées pour l'Enzian bien que seul le système à infrarouges (désigné Madrid) ait été produit avec quelque succès.
                Le succès accoustique né dépassa jamais le stade des études. Quant au modèle à autodirecteur radar semi-actif, il montrait une fâcheuse tendance à se verrouiller sur son radar de désignation plûtot que sur la cible. Diverses de proximité furent envisagées pour l'ogive de 450 kg que l'Enzian allait transporter à Mach 0,66 et 15 850 m d'altitude. Une version supersonique était en projet à la fin de la guerre. 
Photo d'un Enzian E 4
                Finalement tous les travaux furent abandonnés en mars 1945. Selon certains rapports, il semblerait bien que l'Enzian eût été opérationnel avant la fin de 1944 si la Luftwaffe s'était montrée un peu plus coopérative lors des premières phases du projet. Elle se montra intransigeante à l'égard de Messerschmitt, "dont la tâche était de fabriquer des avions et non de s'amuser avec des projets de missiles". Dans son souci de maintenir la priorité absolue à la production des avions, elle ne manqua pas une occasion de compliquer les choses tant pour les allocations de matériaux contingentés que pour la passation des contrats de sous-traitance.
          Caractéristiques de l'E 4:  Longueur 2,4 m.
                                                    Diamètre: 880 mm.
                                                    Envergure: 4,0 m.
                                                    Poids au lancement: 1 800 kg.
                                                     Portée: maximum 24,5 km à une altitude de l'objectif de 2 500 m.

                                                 
Remplissage de propergol liquide sur un Enzian
                La maquette:  J'ai eu directement cette maquette de la république Tchèque l'année 2000, facile à monter, (à l'exception des petites arrêtes en photodécoupe que nous collerons sur les fusées d'appoint), la rampe elle aussi en photodécoupe est formidable. (faire très attention en la pliant).
                En plus de l'Enzian E4, j'ai réalisé le E1 en même temps, je vous énumère toutes les boîtes, qui pourront vous servir, pour réaliser les deux versions, avec aussi le changement de la base du porte-rampe. 
                           1) Pour l'Enzian E1, il faut le sachet n° 72008 de la marque Condor. (German missiles set N°1).
               2) Pour la base du porte-rampe, il faut la boîte Hasegawa n°31110, sur le 88 mm Gun Flak 18, conserver les pièces n°4-5-11-12-13-14-16 (3 fois) 17-18- et 21 (4 fois).
               3) Pour l'Enzian E4, la maquette de chez Planet Models, conserver les pièces n°R1-R2-R3-R5-R6-R7-R8 plus la très belle planche en photodécoupe. 
                Le montage:  L'Enzian E1 sera vite monté, la marque Condor, nous gratifie là d'une bonne maquette, (il faut faire attention en collant les pièces n°4 sur les fusées d'appoint). La peinture de cet Enzian sera RLM 02 et RLM 74. Les fusées en noir mat, ne pas oublier de percer l'orifice du moteur fusée.
                L'Enzian E4 de la marque Planet Models, se monte facilement aussi, (attention résine), colle cyano. Comme je le disais plus haut, la difficulté essentielle, le collage des pièces en photodécoupe sur les fusées d'appoint de l'Enzian. Pour la peinture de ce E4, j'ai suivi le plan de chez Planet Models, le dessus en RLM 04, le dessous RLM 23, les fusées en noir mat, la sortie du moteur fusée gun métal.
                Le mariage Planet-Hasegawa, pour la base du porte-rampe et la rampe. Faire l'opération expliquée plus haut, en conservant les pièces dites. Je vous assure que c'est un mariage réussi, (mais sans contrat ah ah !). Revenons à nos maquettes, tout s'assemble à merveille, la rampe est très fragile, je renouvelle mes SOS, attention en la pliant et en collant les pièces 8 sur R6 et sur la rampe pièces n°1 et 2. La peinture  de ce porte-missile sera en gris foncé Panzer, pour finir, tout le monde recevra une ou deux couches de vernis satiné.
Photos de la rampe et des Enzian
                Le diorama:  Il faut un diorama pour tout cela, une planche de 25 cm sur 20 cm, un morceau de carton collé dessus immitant le béton; des petits cailloux, (mais vraiment petits), du sable et des arbustes, fait avec du thym, le tout collé à la blanche, (je veux dire la colle). Une astuce pour que la couleur du thym ne change pas, aussitôt collé, vaporiser une couche de vernis satiné, le tout restera toujours vert.
                Pour finir, les personnages Preiser, boîtes n°79508 et n°79509, j'oubliai, utiliser le porte missile de chez Condor pour mettre l'autre missile en attente. (voir photos).
Autre diorama mais sans la rampe
                Epilogue:  L'Enzian fut un des premier missiles sol-air. A en croire une revue tout n'aura pas été perdu pour tout le monde, vu que cette guerre 39/45 déboucha sur des nouvelles technologies. Je cite cette revue: La guerre s'est révélée au XX° siècle le meilleur laboratoire pour le renouveau des technologies. L'instinct de conservation constituant un aiguillon encore plus efficace que le profit. Dans le seul domaine des armements, la plupart des systèmes mis en oeuvre aujourd'hui tirent leurs origines du second conflit mondial.
                                                                        Malafon. 
Mise en place d'un Enzian sur sa rampe
Document d'époque avec l'écartement de la rampe















Boeing IM-99 BOMARC



Boeing IM-99 BOMARC
                                                                                                                                                   Maquette Revell au 1/47.  Réf: 8602.




                Historique:  Développé pour le compte de l'US. Air. Force, l'intercepteur sans pilote XF-99 Bomarc avait été conçu de façon à pouvoir être lancé à la vertical et à soutenir des vitesses approchant Mach 4. Les extrémités articulées de ses ailes et de son ailette d'empennage faisaient respectivement office d'ailerons et de gouverne de direction, ses plans fixes horizontaux servant pour leur part de gouvernes de profondeur.
                Premier missile de défense de zone à longue portée, le Bomarc fut également le premier SAM opérationnel à être doté d'une tête chercheuse radar active. Mis en oeuvre à partie de sites fixés par l'Air Défense Command, le Bomarc pouvait être lancé dans les deux minutes qui suivaient l'acquisition de sa cible par son radar associé du réseau SAGE (Semi-Automatic Groud Environnement), délai qui fut réduit par la suite à 30 secondes.
                Le missile était propulsé dans la première phase de sa trajectoire par une fusée-moteur Aérojet-Général LR59-AJ-13 montée en tandem et développant une poussée de 15 875 kg. Accrochés à des pylones sous le corps du missile et alimentés en gazoline à 80 octanes, deux statoréacteurs Marquardt RJ43-MA-3 développant chacun une poussée de 4 550 kg prenaient ensuite le relais, en même temps que les systèmes de commande aérodynamique entraient en action. Après avoir grimpé jusqu'à près de 2000 m en vol renversé, le missile se rétablissait par un demi-tonneau et adoptait une trajectoire balistique. Une fois que l'engin était parvenu à moins de 16 km de sa cible, le radar Westinghouse DPN-34 monté dans son nez se substituait aux installation de guidage du réseau SAGE au sol et le verrouillait sur l'objectif. 
Statoréacteurs Marquardt à l'essai sur F-80 "Shooting Star"
                Un premier Bomarc fut lancé en octobre 1957 depuis la base aérienne de Patrick, en Floride : guidé par la station SAGE de Kingston (Etat de Niw York), il réussit à intercepter un X-10 volant à Mach 1,6 à plus de 14 600 m d'altitude. Un an plus tard, deux Bomarc non armés et guidés depuis un centre SAGE distant de 2 500 km de leur point de lancement en Floride parvinrent à acquérir quasi-simultanément deux avions cibles télé commandés évoluant à 150 km au large des côtes.
                           
L'engin expérimental North Américan X-10 
                La version de série initiale, le Bomarc A IM-99 A (rebaptisé en 1962 CIM-10 A), entra en service opérationnel en décembre 1960; construite en 366 exemplaires, elle équipa les squadrons chargés de la défense aérienne des bases Mc Guire, Suffolk, county, Otis, Dow, et Langley (au nombre de un ou deux pour chaque base, chaque squadron étant doté de vingt huit missiles. Entre-temps cependant, une variante plus perfectionnée, le Bomarc B IM-99 B (désigné CIM-10 B à partir de 1962) avait été mise en chantier et déjà testée.
                Alors que le Bomarc B était doté d'un booster à propergol liquide Aérojet Général, le missile B fut équipé d'une fusée larguable à propergol solide Thiokol M 51 (développant une poussée de 22 700 kg pendant 30 secondes), modification qui permit de réduire à quelques secondes le temps de réaction entre le moment de la détection d'une cible et le lancement.  
Le Bomarc B (CIM-10 B)
                La portée fut accrue de façon subtantielle par l'intallation de deux statoréacteurs RJ43-MA-7, développant chacun une poussée de 6 350 kg et bénéficiant d'une plus grande capacité de stockage en combustible, ce qui permit au missile de couvrir une zone d'environ 1,3 million de km2.
               Après quelques problèmes initiaux, le Bomarc B fit ses preuves en 1961 en interceptant un avion cible supersonic Regulus II à une altitude de plus de 30 000 m, à 718 km de son point de lancement. Il était équipé du premier radar Doppler à impulsions produit en série, le Westinghouse DPN-53.
Le Vought Regulus II
          Caractéristiques: Type: missile sol-air d'interception à longue portée.
          Dimensions: Longueur: 13,80 m (IM-99 A) ou 13,30 m (IM-99 B).
          Diamètre: 0,89 m.
          Envergure: 5,54 m.
          Poids au lancement: 6 800 kg (IM-99 A) ou 7 250 kg (IM-99 B).
          Portée: 370 km (IM-99 A) ou 709 km (IM-99 B).
          Ogive: nucléaire ou à haute puissance explosive.
                La maquette:  J'ai eu le bonheur d'avoir cette maquette entre les mains en 1958. En 1983 Revell nous ressortait ce très beau missile de 56 pièces, que j'ai d'ailleurs racheté, pour moi s'était facile, à l'époque j'étais sur Paris, donc les maquettes me manquaient pas.
                Heureux les possesseurs de ce Bomarc, car la maquette a été rééditée en série limitée sous le label History Makers, en français (L'histoire des constructeurs).
                Le montage:  Pour un moule de 1958, il a bien résisté aux années, juste un petit ébavurage des pièces. Toutes ces pièces s'ajustent à la perfection, je vous conseille de suivre le plan de Revell, aussi bien pour le montage que pour la peinture.
               Les stades de 1 à 7:  La contruction du missile ne pose aucun problème, faire simplement attention en collant les deux statoréacteurs Marquardt RJ43-MA-3, qui doivent être bien dans l'axe sous le fuselage. (Suivre le plan pour la peinture).
               Les stades de 8 à 13:  Le pas de lancement du missile, aucun problème non plus, à l'exeption du stade 10 qui doit rester mobile, et oui beaucoup de choses fonctionnent sur cette maquette. (Suivre le plan pour la peinture). 
La plate-forme de tir
                Les stades de 14 à 19:  Le bras du lanceur, là faire très attention aux pièces n° 14 et 16 qui elles doivent rester mobiles. Le stade 19 est plus capricieux, car il faudra monter sans coller le circuit hydraulique, en même temps que le collage du lanceur sur le pas de lancement. Je dis capricieux car la pièce n° 28 est très fragile. (Suivre le plan pour la peinture). 
                Les stades 20-21 et 22: La plate-forme de tir, bien affinés les montants, même opération pour l'échelle et les gardes-fous. (Suivre le plan pour la peinture).
                Le stade 23:  Position du missile sur son lanceur, mise en place des décalcomanies, et des deux figurines. La
planche de décals est de bonne facture, se pose très bien, mais comme toujours utiliser micro set et micro sol. Ne pas oublier la couche de vernis mat sur la plate-forme de tir et le vernis satiné sur le missile.
                Epilogue:  Quel splendide missile, l'avion sans pilote qui pouvait atteindre Mach 4, et qui servait pour la défense de zone. Les Canadiens en firent une commande et laissèrent tombés leur Avro Arrow. La carrière de ce missile se termina en 1972, et oui.......
                                                                          Malafon. 

                            
                       

















Northrop SM-62 SNARK




Northrop SM-62 SNARK
                                                                                                                             Maquette Revell au 1/81.  Réf: 8612.



               Historique:  Le principal contractant fut dès le départ, Northrop. Le Snark SM-62 contituait un défi technologique majeur. La configuration retenue fut celle d'une aile volante extrêmement performante dotée d'ailes en flèches placées très haut.
                Ce missile était très aérodynamique et dépourvu de queue horizontale. Le grand N-69 vola pour la première fois le 6 août 1953, à la suite de longs tests sur les engins d'essai N-25. Il était propulsé par le turboréacteur le plus efficace du moment, il était alimenté par une admission d'air ventrale.
                Le gros fuselage contenait 11 793 kg de kérosène, un système de guidage à inertie avec correction automatique périodique par l'intermédiaire d'un système de repérage stellaire, ainsi que des systèmes accessoires et des systèmes électroniques de commande. 
Le turboréacteur Pratt Whitney J 57 de 4 625 kgp
                Une fois éjecté de son gigantesque lanceur mobile, le Snark SM-62 A montait à une vitesse constante de Mach 0,93, jusqu'à son altitude de croisière aux alentours de 14 630 m.
                Lorsque le système de guidage indiquait que le point voulu dans l'espace avait été atteint, il envoyait un signal pour procéder au délestage du nez de la fusée. Ce dernier plongeait alors sur sa cible avec l'ogive, le reste du missile tombait brutalement et se disloquait sous l'effet de la pression de l'air.
               Toutes les pièces du Snark étaient transportables par Douglas C-124. Les escadrons du Strategic Air Command de l'USAF (SAC), commandés par le 556 th Strategic Missile Squadron (SMS) pouvaient procéder au tir en une heure de temps, dès lors qu'un terrain dégagé avait été trouvé.
               Avant 1956, le jeu de mots "les eaux infestées de requins (snarks)" avait cours dans l'Atlantic Missile Range, et faisait allusion aux missiles "tombés à l'eau". 
Le Douglas C-124, transporteur du missile SM-62 Snark
Le départ d'un SM-62 Snark
               Caractéristiques:  Type: missile de croisière intercontinental.
               Propulsion:  deux moteurs-fusées auxiliaire de décollage d'une poussée de 58 967 kg, flanqués de canules de guidage pour la trajectoire initiale;propulsion de croisière: turboréacteur Pratt § Whitney J57-P-16 d'une poussée de 4 763 kg.
                Performance:  vitesse de croisière, Mach 0,93, à haute altitude, 990 km/h; portée:  10 179 km.
                Poids:  à vide, 12 928 kg ; au décollage (sans les moteurs de lancement 27 216 kg.
                Dimensions: envergure, 12,88 m.
                                     longueur, 23,10 m.
                                     surface alaire, 30,56 m2.
                Ogive:  thermonucléaire de 2 268 kg; rendement de 5 à 20 Mt.
                Guidage:  à bord, inertiel et stellaire.
                Contrôle:  élerons sur l'aile en delta, avec des mouvements asymétriques remplaçant ultérieurement le gouvernail. 
SM-62 Snark prêt à être tiré
                La maquette:  La première édition de cette maquette a eu lieu en 1957, en 1982 Revell/Germany à de nouveau ressortit ce modèle en édition limitée sous le label History Makers. Disons tout de suite que le moule n'a pas pris une ride, que le plastique se travaille bien, et qu'il n'y a pas beaucoup d'ébavurage à faire.
                Avec un nombre de 31 pièces, ce petit modèle de musée doit avoir sa place chez tous les maquettistes, qui comme moi font des missiles.
                Seule ombre, l'échelle qui est au 1/81, signalons au passage que la marque américaine Lindberg a sorti vers la fin des années 80 ce missile au 1/48.
                Le montage:  Vraiment un jeu d'enfant de monter cette maquette, Revell nous fournit un plan superbe, avec les peintures à employer. Je vous conseille de suivre les étapes de ce plan, et de faire un montage à blanc de toutes les pièces avant de les coller.
               Au stade 1, je trouve que le technicien et l'ouvrier sont un peu sous-dimensionnés, de toute façon je ne les ai pas mis.
                Les stades 2 à 4 ne pose pas de problème, suivre les instructions pour la peinture.
                Le stade 5, est un peu plus compliqué, c'est le montage de la rampe sur le pas de tir, il doit être mobile. Il ne faudra pas coller le stade 4 sur les pièces 22 R et 23 L, ainsi que le pied. De toute façon, je crois que les personnes désirant coller le tout, peuvent le faire quand même, cela ne nuira en rien à la beauté de cette maquette.
          



Plate-forme de tir
                Les stades 6 et 7, la finition du pas de tir avec la position des figurines, suivre les instructions pour la peinture.
                Les stades 8 à 18, c'est la contruction du missile, et la position des décals. Le missile se monte tout seul, pour la peinture j'ai choisi le rouge brillant en bombe de chez Testors, le n°1203.

Les décalcomanies sur le missile:  Je vous conseille de prendre les produits Micro Set et Micro Sol, vous allez voir pourquoi ?. Ces décals sont assez volumineux, avec les produits Microscale nous avons le temps de les travailler, ils épouseront la maquette à merveille, mais soyez patient car il y a du travail.
                Le stade 19, le montage des fusées d'appoints sur le missile, suivre les indications pour la peinture + les décals.
                Les stades 20 à 22, le montage et la position des réservoirs sur le missile, suivre les instructions pour la peinture.
                Le dernier stade est le 23, la sonde à coller, peinture argent, et la position du missile sur la rampe.
                Pour terminer une couche de vernis mat sur le lanceur et pas de tir, et une couche de vernis brillant ou satiné sur le missile. 
                Epilogue:  Le Snark SM-62 (dit le requin), était par exellence le missile intercontinentale (projet de 1946). Il avait une technologie très avancée avec ses ailes en flèches. Il était très aérodynamique et dépourvu de queue horozontale, mais n'était-il pas trop en avance sur son époque, avec la guerre que devait se livrer les missiles de croisière et les missiles balistiques.
                L'histoire des missiles de croisière commence avec le V1, et les missiles balistiques avec le V2.
                Une revue d'aviation le dit dans un de ses numèros. (Ailes ou fusées, le choix décisif). Un encadré dit :  En matière de missiles stratégiques, le problème du choix s'est posé au départ pour les planificateurs militaires entre les missiles de croisière et missiles balistiques. Les premiers étaient d'un coût relativement bas, pouvaient être produit à un grand nombre d'exemplaires mais étaient facilement interceptables. Les seconds étaient plus chers et discutables, mais ils étaient invulnérables.
                Donc l'histoire des V1 était bonne, question prix et construction, et celle des V2 bien plus chère.
                L'histoire nous le prouve avec le conflit de 1999, celui des Balkans ou un nombre incalculable de missiles Tomahawk qui ont été tirés de navires. Mais garde t'on les missiles balistiques au secret pour une autre aventure ?... et celle-là pourrait être terrible car ils sont invulnérables à moins que .....
                                                                            Malafon

Présentation d'un SM-62 Snark lors d'un meeting
Les engins balistiques Thor et Jupiter et l'engin Snark à voilure