Le Kawasaki I-GO-1 B otsu (Ki-148)





""Les Nippons ont eu leur missile en 1944""
                                                                                        Maquette AZ model au 1/48.  Réf: n° AZ 4862.

Historique: Les fusées et missiles d'aujourd'hui par Bill Gunston.



La Seconde guerre Mondiale aura été vraiment le théâtre pour tous les belligérants de découvrir de nouvelles armes de destruction.
Le Japon lui aussi n'était pas à la traîne, jusqu'à sa capitulation en 1945, il n'hésita pas à ce munir de nouvelles armes. Les Nippons ont développés quelques missiles, certain ont même été au stade des essais. 
Dans le domaine des missiles air-surface il y a eu la famille des I-GO-1-A, I-GO-1-B, I-GO-1-C et le Funryu 1.
Dans le domaine des missiles surface-air, il y a eu les Funryu 2 et le Funryu 4.
Nous allons voir de plus près ce que fut la famille de I-GO-1.

Historique du I-GO-1-A: C'est le premier d'une série d'ASM développé pour l'armée de Terre japonaise par le centre de Koku Hombu (centre de recherches aéronautiques de l'armée de Terre). 
La fabrication et les essais se déroulèrent en grande partie à l'Institut technique de Recherches aéronautiques de Tachikawa. En 1942, une fois terminé le programme de recherche fondamentale, des programmes de fabrication du I-GO-1-A furent attribués à Mitsubishi à la fin de 1943.
L'engin se présentait comme un aéronef miniature en bois, propulsé par un moteur-fusée développant une poussée de 240 kg pendant 75 secondes. Guidé par télécommande radio, il était doté d'un cône de charge de 800 kg avec fusée à choc.
Des essais de largage de missiles non guidés, suspendus sous le fuselage d'un Ki-67-I, eurent lieu en 1944. Des essais de vol guidé furent effectués en octobre de la même année, mais la production en série ne fut pas lancée.
Caractéristiques: 
Dimensions: longueur 5,77 m; envergure 3,60 m.
Poids au lancement: 1 400 kg.
Portée: inconnue, dépendait de l'altitude de lancement.


Le missile I-GO-1-A de l'armée de Terre japonaise (nom de code: Peggy) suspendu sous le fuselage d'un bombardier Ki-67-I pour essais en vol.   Source: Les fusées et missiles d'aujourd'hui.

Historique du I-GO-1-B: Attribué à Kawasaki, et intéressant ASM était plus petit que le 1-A, mais possédait le même système de guidage par télécommande. Son moteur-fusée (brûlant de l'HTP) développait 150 kg pendant 80 secondes. Son cône de charge (300 kg) était équipé d'une fusée à action directe.
Les essais en vol (sur Ki-48-II) commencèrent fin 1944, 20 missiles ou plus étant lancés chaque semaine par quatre bombardiers dont le nez de fuselage avait été modifié.
Machine conçue en fonction de l'expérience acquise au combat avec le Ki-48-I, le Kawasaki Ki-48-IIa disposait d'une puissance motrice supérieure à celle de son prédécesseur. Cet appareil possédait également des réservoirs auto-obturant de même qu'un blindage substantiel destiné à la protection de l'équipage.   Source: L'encyclopédie de l'aviation. 
L'armement du Kawasaki Ki-102b, qui était exceptionnellement lourd, se composait d'un canon de 57 mm et de deux autres de 20 mm.    Source: L'encyclopédie de l'aviation.

La plate-forme opérationnelle prévue était le Ki-102b, mais aucun missile de série ne fut livré. Le nombre de missiles de présérie a atteint 180.
Dimensions: longueur 4,90 m; envergure 2,60 m.
Poids au lancement: 680 kg.
Le I-GO-1B fut le seul missile japonais construit en grande séries. Cet ASM de l'armée de Terre est doté de profils aérodynamique en bois. Il est propulsé par un moteur fusée au HTP. Les essais en vol ont généralement été effectués avec le bombardier Ki-48-II "Lilly".    Source: Les fusées et missiles d'aujourd'hui.

Historique du I-GO-1-C: Troisième et dernier ASM de la série I-GO, ce missile fut attribué à l'Institut de Recherche aéronautiques de l'Université de Tokyo. Il devait être doté d'un système d'autoguidage très perfectionné (détectant la direction des ondes de choc produites par les tirs de canon), les objectifs étant des navires de surface. Les résultats des essais initiaux étaient considérés comme prometteurs lorsque survint la reddition du Japon.
Dimensions: longueur 3,5 m; diamètre 500 mm. 
La maquette du I-GO-1-B: Encore et toujours, cette maquette nous viens tout droit des pays de l'Est, la Czech Republic.
Maquette moulée en gris clair et en creux, 24 pièces dont 16 pour le chariot, 1 petite planche de photodécoupe et 1 pour les décalques.
Aucune difficulté pour monter ce kit, à part une ou deux erreurs soit sur le plan ou les pièces de la maquette, je vous signalerais cela au moment du montage.
Bravo à toutes ses marques, pour nous apporter sur le marché de nouveaux zoizeaux, je sais j'adore ses piafs. Unes remarques maintenant le Short run s'appelle Short run Technology ?.
Le chariot: Il faudra faire un peu de masticage et faire un axe pour les roues avant en plastique étiré.
Les pièces 11 (2 fois) sont pas facile à coller, malgré l'inclinaison de celle-ci.
Peinture du chariot en HS 220 Signal Yellow, j'ai trouvé le 24 de humbrol un peu trop clair, j'ai mis les roues en humbrol  27 et 67, le bout de l’attelage en 53.
On terminera par le vernis mat.

Le chariot terminé.
Le missile: Après un bon masticage, il faudra refaire certaine ligne de structure qui sont en creux.
Attention il y a erreur pour les pièces 5 (2 fois) et 6 (2 fois), ce sont les pièces 6 qui vont au fuselage et non les pièces 5, c'est dommage qu'il n'y ai d'ergots de fixation.
Les deux pièces en photodécoupe sont moulées dans le même sens, il faudra donc faire une marque en creux sur une, sinon le marquage sera côté collage. 
Peinture du missile en humbrol 128, les arêtes sur les flancs en humbrol 19, il ne restera que les décalques à fixer. Les trois rond rouge devant sont à découper un par un. On terminera par le vernis satiné.
La présentation: Les photos ont été faites sur fond noir, c'est Stéphane qui m'a mis l'eau à la bouche, j'ai fait de la photo dans le temps, mais je n'aurai jamais pensé qu'avec une maquette cela ressortirait aussi bien, comme quoi, on a toujours besoin d'un plus petit que soit. 

                                                              Jean-Marie.





















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Le Lockheed U-2 B/D






""Un espion dans le ciel""
                                                                                                 Maquette Airfix au 1/72.  Réf: 904028/103419.



Historique: Le moniteur de l'Aéronautique.


Gary Powers qui fut abattu par
un SA-2 le 1er mai 1960.
Source: Le Fana de l'Aviation
C'est au cours du printemps 1954 que Lockheed commença la mise au point de l'avion qui allait devenir le U-2, à la suite d'une spécification conjointe émise par l'USAF et la CIA. Cette spécification, toujours confidentielle, demandait un avion de reconnaissance stratégique à haute altitude pouvant également être utilisé pour des recherches spéciales et, après l’approbation de l'étude préliminaire, deux prototypes furent construits par une petite équipe d'ingénieurs travaillant dans le plus grand secret. C'est d'ailleurs à cause du caractère très confidentiel du programme que l'avion reçut sa désignation ""U"" (pour Utility), qui devait détourner les esprits trop curieux. Le premier vol eut lieu le 1er août 1955 sur le terrain de Watertown Strip, dans le désert du Nevada (où seraient basés à l'heure actuelle, les avions soviétiques dont dispose l'USAF).  
La photo n'est pas au top, mais voici un des tout premier U-2 construit pour les besoins du NACA. Equipé d'un réacteur Pratt and Whitney J-57 de 4 500 kgp, il vola à des vitesses subsoniques, des altitudes atteignant 16 500m. On notera la voilure droite, à saumons rabattus, l'atterrisseur monotrace à une seule jambe principale, complétée par un diabolo de queue et des balancines.    Source: Aviation Magazine n°224 du 1er avril 1957.   Cette même photo est dans la revue n°101 du Fanatique de l'Aviation.   
Un des tout premier réacteur Pratt et Whitney J-57 qui équipa les premiers Chasseurs supersoniques américains: Skyray et F-100.    Source: Science et Vie n°439 de avril 1954.

Une première tranche de 48 monoplaces et 5 biplaces d'entraînement fut commandée au titre du budget de la défense pour l'année fiscale 1956 mais, après qu'une trentaine d'avions eussent été livrés, il apparut qu'à cause de la progression constante du poids des équipements de reconnaissance, il fallait remplacer le moteur d'origine par un moteur plus puissant. On en profita également pour accroître la capacité interne en carburant, de manière à augmenter l'autonomie. 
Au cours de l'année fiscale 1968, la chaîne fut rouverte afin de permettre le remplacement des quelques 25 U-2 qui avaient été perdus pour différentes raisons, depuis leur entrés en service.
Les premiers U-2 en service furent affectés à trois unités aériennes de la CIA, qui furent baptisées 1st, 2nd et 3rd Weather Reconnaissance Squadrons (Provisional). Ces unités, basées respectivement à Lakenheath (GB) Adana (Turquie) et Edwards AFB (Californie), avec des détachements en RFA, au Pakistan et à Okinawa, effectuèrent de nombreuses missions au-dessus de l'URSS, de la Chine, de Cuba, du Moyen Orient ainsi qu'au-dessus d'autres régions, à la fois au bénéfice de la CIA et de l'USAF.
C'est d'ailleurs au cours d'une telle mission, que Gary Powers, qui devait rejoindre Bodo, en Norvège, depuis Peshawar, au Pakistan, fut abattu par un SA-2 au dessus de Sverdlovsk, en URSS, il pilotait un U-2B, et la nouvelle de la destruction de l'avion fournit la première confirmation officielle de l'existence d'un avion "espion" de ce type.  
Photo du haut: La mise en place de batterie de SA-2 provoqua l'arrêt des vols au dessus de la Chine populaire. C'est un missile comme celui-là que Gary Powers fut abattu le 1er mai 1960.  Source: Carnet de Vol.
Photo du bas: C'est sur ce même type d'appareil un U-2B que Gary Powers fut abattu par un SA-2.     Source: Carnet de Vol. 

Les premières livraisons aux unités régulières de l'USAF eurent lieu au début de 1957: d'abord, aux 4028th SRS et 4080th du Strategic Air Command, puis au Air Research and Development Command; des U-2D biplaces furent également utilisés par le 6512th Test Squadron du USAF Systems Command. Il a été confirmé, en outre, qu'au moins 6 U-2 furent livrés à l'armée de l'air de la Chine nationaliste (Taïwan) (voir photo ci-haut) au cours des années 1960, mais ils auraient tous été perdus par la suite.
A partir de 1964, les U-2 furent largement utilisés au sud-est asiatique, et plusieurs avions furent déployés à Osan (Corée du Sud) et U-Tapao (Thaïlande) pour la durée du conflit.
Bien que le U-2 soit, principalement, un avion de reconnaissance, il n'en fut pas moins largement utilisé pour des missions à caractères scientifique  principalement par la NASA, qui en reçut environ cinq exemplaires.
Exposés à Pékin en avril 1965, les épaves de quatre Lockheed U-2B opérés par la Chine nationaliste (Taïwan) et abattus au-dessus de la Chine populaire entre septembre 1962 et janvier 1965.   Source: Carnet de Vol.

Depuis son apparition, au moins 8 versions du U-2 ont été identifiés; pour la plupart cependant il s'agit de cellules souvent reconstruites une ou plusieurs fois dans des versions nouvelles, et on ne peut donc pas estimer le nombre d'avions de chaque version. Seules trois versions sont en service aujourd'hui (U-2C, U-2R et U-2CT), auxquelles viendront s'ajouter deux versions (monoplace et biplace) du nouveau TR-1.

""Les versions""
U-2: prototype secret détruit en 1957 avant attribution d'un sérial par l'USAF.
U-2A: Première version de série, monoplace, équipée d'un turboréacteur P&W J57-P-37A de 4 500 kgp. Une trentaine furent construits, dont la plupart furent modifiés par la suite en U-2B, WU-2A ou U-2D.Les premières livraisons eurent lieu à la CIA en janvier 1956, et à l'USAF au début de 1957.
WU-2A: Version de recherche atmosphérique, obtenue par modification d'un petit nombre de U-2A; on reconnaissait cette version à ses entrées d'air proéminentes.
 Ci-dessus: Vue de détail d'une des balancelles qui assurent au U-2 une certaine stabilité au roulage; elles sont larguées au décollage, et remises en place par les mécaniciens lorsque l'avion termine sa course d'atterrissage.  Source: Le moniteur de l'Aéronautique.

U-2B: Version monoplace améliorée, avec une cellule renforcée, un moteur plus puissant (J75) et une voilure entièrement "mouillée". En tout, 48 U-2A/B furent commandés (serial USAF 56-6675 à 6722). A partir de 1959, les derniers 18 U-2A restant à produire, ainsi que la majorité de ceux déjà livrés, furent modifiés en U-2B. Deux furent livrés à l'armée de l'air de la Chine Nationaliste en juillet 1960, et au moins 4 autres au cours des années suivantes.
U-2C: Version monoplace de renseignement électronique (ELINT) obtenue par modification de U-2B au début des années 1960. Cette version fut la première à être équipée de l'arête dorsale abritant de nouveaux capteurs électroniques. Deux U-2C furent fournis à la NASA. 
En haut, un U-2C photographié il y a quelques années, sur la base britannique de Mildenhall. Il portait encore la décoration dite de type "Vietnam", c'est à dire un camouflage en deux tons bleu ciel et gris clair.   Source: Le moniteur de l'Aéronautique. 
En bas, un des deux U-2C utilisés par la NASA, montre la grande variété d'instrument scientifique qu'il peut emporter (document NASA).   Source: La revue Air Fan.

WU-2C: Désignation provisoire de la version U-2R.
U-2CT: Version biplace à doubles commandes, pour la formation des pilotes. Cette version fut obtenue par modification des U-2B et U-2D.  

Vue de détail du double poste de pilotage d'un U-2CT de transformation; contrairement aux autres U-2, les CT sont peints en blanc.  Source: La moniteur de l'Aéronautique.

U-2D: Version biplace d'entraînement et pour mission spéciales du U-2B, vue pour la première fois à Wright-Patterson AFB au cours de l'été 1961. Cinq cellules furent produites en tant que U-2D (serial 56-6951 à 6955) tandis que d'autres furent obtenues en modifiant des cellules des versions précédentes. Cette version peut être distinguée par ses carenages supplémentaires sur le dessus du fuselage avant, qui varient en taille d'avion en avion.
U-2EPX: Version expérimentale, proposée à l'USN dans le cadre du programme EPX (Electronics Patrol Experimental). Deux prototypes furent modifiés, mais ce programme n'eut pas de suite.
U-2R: Une tranche supplémentaire de 12 monoplaces fut commandée au cours de l'année fiscale 1968, alors qu'environ la moitié des U-2 construits avaient été perdus. Serial 68-10329 à 10340. Le nez et le fuselage des avions de cette version sont plus long, et un carénage se trouve à la base de la dérive. Cette version est démunie de l'arête dorsale, mais sa voilure a une envergure plus importante. Les deux atterrisseurs ont été légèrement déplacés vers l'avant. Le U-2R dispose d'équipements plus perfectionnés, et son autonomie est supérieure à celle des versions précédentes.  
Un U-2R (serial 68-10331) remorqué vers son parking. On remarquera les saumons d'aile inclinés vers le bas, les balancelles sous la voilure, et l'importance des volets. Le U-2R est plus long et plus fin que le U-2C, seule autre version opérationnelle du U-2 actuellement en service.     Source: Le moniteur de l'Aéronautique.

TR-1A: Version équipée pour les missions de reconnaissance tactique, commandée en 1979, livrée à partir de 1981 et déployée en Grande-Bretagne dès 1983; 35 exemplaires seraient en commande, le premier serial étant 80-1064.
TR-1B: Biplace d'entraînement avec habitacle de l'instructeur aménagé comme sur le U-2CT; version livrée au début de 1983.
ER-2: prototype TR-1A utilisé par la NASA. 
Magnifique photo d'un TR-1A en mission.    Source: Air International.

Caractéristiques et performances du U-2
Dimensions: envergure toutes versions: 24,4m.  U-2R: 31,3m.
Surface alaire: toutes versions: 52,5 m².   U-2R:  ?.
Longueur totale: toutes versions 15,11 m.   U-2R 19,2 m.
Hauteur totale: toutes versions: 3,96 m.   U-2R: 4,88.
Voie du train: toutes versions: 15,24 m.    U-2R:  ?.
Poids: à vide: (U-2C) 6 259 kg.
Charge (équipement et carburant): U-2B: 1 360 kg.
                                                      U-2R: 5 450 kg.
Poids au décollage (sans bidons: U-2A: 7 190 kg.
Poids maxi au décollage (avec bidons: U-2A: 7 830 kg.
                                                            U-2B/C: 9 000 kg.
                                                            U-2R: 13 150 kg.
Performances: course au décollage: U-2C: 200. U-2R: 260 m.
Vitesse maxi en palier: U-2A à 18 000 m: 795 km/h.
                                   U-2B/C à 20 000 m: 850 km/h.
                                   U-2C à 3 000 m: 690 km/h.
Vitesse de croisière: U-2A: 740 km/h.
Vitesse de montée maxi: U-2C + de 3 000 m/min.
Temps à 21 000 m: U-2C: 18 minutes.
Plafond opérationnel: U-2A: 21 300 m.
                                  U-2B/C: 26 000 m.
Autonomie (sans bidons): U-2A: 3 450 km.
                 (avec bidons): U-2A: 4 185 km.
                                       U-2B/C: 6 450 km.
Durée maximum d'une mission: 12 heures.
NB: seuls les U-2C, U-2CT et U-AR sont actuellement opérationnels.
  Un pilote de U-2 pendant sa période de "purification", au cours de laquelle il respire il respire de l'oxygène mur.    Source: Le moniteur de l'Aéronautique. 
Coup d'oeil dans l'habitacle du nouvel ER-2 de la NASA. Cettephoto a été prise en juin 1981 à l'occasion de la remise officielle du nouvel avion au Ames Research Center à Moffett Field. On note, détail intéressant, le manche à volant avec deux portes-crayons !. On distingue également le bloc manette et la commande de trim et le coin inférieur du siège éjectable (photo de René J.Francillon).    Source: Air Fan de mai 1982.
La maquette: Airfix le fleuron anglais, une des première marque de maquettes fin des années 1950, nous a sorti cette maquette en 1984. 
Avec un nombre d'environ 53 pièces verrière comprise, ce modèle est moulé en gris clair et bien en relief, ce qui existait à cette époque. Le moulage en creux existait aussi à cette époque, je me rappelle très bien du Yak 25 de chez Revell qui était déjà en creux, bien sur cette maquette est pratiquement introuvable aujourd'hui.
La planche de décalques est superbe, et nous permet de réaliser soit un U-2B du 4080 SRW ou un U-2D du 6512th Test Group, mon choix a d'ailleurs été celui-ci
La boîte du Lockheed U-2.   Source: Le site The Airfix Tribute Forum. 
Plan trois vues des Lockheed U-2B,C,D.    Source: La revue Airfix magazine.
Le montage: La notice Aitfix explique dans les moindres détails le montage de cette maquette, il suffit de la suivre point par point.
Il y aura du masticage à effectuer tout en faisant attention aux lignes de structure en relief.
De mon coté j'ai laissé les aérofreins fermés, il rare de les voire ouvert sur un parking d'avions, mais si cela vous chante pourquoi pas ?.
Attention surtout au dièdre des ailes, celles du U-2 sont spéciales surtout quand celui-ci est sur ses roues. Vous le verrez bien qu'avec les balancines ou balancelles.  
Le dièdre des ailes, cet avion qui s'apprête à prendre l'air, est un U-2R ou un TR-1A dépourvu de ses conteneurs de voilure. L'homme au sol montre au pilote les pièces qu'il a retirées et qui permettrons aux balancines de tomber quand l'appareil décollera.   Source: L'encyclopédie illustrée de l'Aviation.
La maquette Airfix.
Les saumons d'ailes sont très bien représentés, ainsi que les entrées d'air qui sont bien profondes. Pour le poste de pilotage, je n'ai pas mis le pilote, par contre le siège a eu des harnais.
Saumon d'aile d'un TR-1A.     Source: Air International.
La peinture:  Tout l'intrados sera en argent ainsi qu'une partie du fuselage arrière, ainsi que les ailerons. Voilà comment j'ai opéré, j'ai déjà mis l'avion en argent, comme il me restait encore du HB14 de chez humbrol, j'en ai profité.
J'ai ensuite masqué les endroits ne devant pas recevoir de la peinture noire, puis j'ai utilisé le 33 de chez humbrol.
Les puits de train et trains seront aussi en argentés, les roues moyeux argentés et pneus noirs.
Les balancines seront en rouge, les petites roues noires, les supports balancines en jaune. Les différentes antennes sous le dessous seront en peinture noire.  
Les décalcomanies:  Je vous conseille d'avoir sous la main les produits micro set et micro sol, car les décalques sur le dessus des ailes sont très grands, donc ses produits ont l'art d'appliquer tous décalques sur les maquettes. Attention n'y touché pas si ils viennent à se gondoler, ils se mettront en place tout seul. Si il reste une petite bulle, percez-là et remettez du micro sol.
Ce valeureux espion du ciel recevra pour terminer du vernis satiné. (voir photos).

                                                                Jean-Marie.                                                    
















Le Chrysler SSM-A-14 Redstone







""L'A-4 fut son aïeule""
                                                                                   Maquette Monogram au 1/128.  Réf : Kit PS221-020.




Historique:  Source.  Les fusées et missiles d'aujourd'hui de Bill Gunston.
Historique:  En 1950, Von Braun et son équipe de 130 ingénieurs furent transférés de Fort Bliss à Redstone Arsenal, dans l'Alabama, avec plus de 500 hommes de l'US Army, plusieurs centaines de travailleurs de la General Electric (des anciens de l'Hermès) et 120 civils désignés pal le gouvernement.
Autour de Von Braun les dix allemands qui se partageront les postes clés.  Source: L'ère des armes secrètes.

L'Ordnance Guided Missile Center qui devint, en 1956, la section principale de l'ABMA, fut un des pionniers en matière de missiles balistiques dans le monde occidental et le Redstone fut son premier produit.
Le début de la guerre de Corée en juin 1950, déclencha puis accéléra les études, d'abord la création, ensuite la création d'un missile plus perfectionné que l'A-4, capable de porter à 805 km. En 1951, l'Armée réduisit la portée à 320 km, ce qui, autorisant l'emploi d'un moteur directement dérivé du moteur de croisière du Navaho, rendait le missile mobile, utilisable par des troupes de combat en campagne, et lui permettait de recevoir une tête nucléaire (ce qui signifiait), en 1951 un ensemble de 3 tonnes.
Une A-4 version U.S. tiré par l'armée, fait pâlir d'envie les techniciens de la Marine et de l'Aviation.  Source: l'ère des armes secrètes.
Une magnifique photo d'un missile Navaho juste après son départ.  Source : Science du monde, les fusées.

Le Redstone, qui faisait partie du système d'arme SSM-A-14 sous la désignation M8, fut lancé du Cap Canaveral le 20 août 1953. En mai 1958, après 36 tirs, le Redstone fut mis à feu par la Battery A du 40e Field Artillery Missile Group et devint opérationnel le mois suivant dans les unités de l'US Army en Allemagne.
La tour d'essai du Redstone:  La série des engins balistiques étudiés à Redstone est expérimentée sur une tour en béton de 45 m qui pourra même être utilisée pour le Jupiter C de 2 400 km de portée. Les plans inclinés au pied de la tour sont recouverts de plaque d'acier épaisses sur lesquelles des pompes entretiennent une lame d'eau.    Source:  Science et Vie Aviation de 1957.

Le Redstone, qui faisait partie du système d'arme SSM-A-14 sous la désignation M8, fut lancé du Cap Canaveral le 20 août 1953. En mai 1958, après 36 tirs, le Redstone fut mis à feu par la Battery A du 40e Field Artillery Missile Group et devint opérationnel le mois suivant dans les unités de l'US Army en Allemagne.
Chaque FAMG comptait environ 600 hommes et un grand nombre de véhicules lourds transportant, entre autres choses, une unité de production de 18 tonnes d'oxygène liquide par jour. Plus de 1 000 de ces missiles furent livrés; le premier adjudicataire pour la plupart des parties du système, y compris les véhicules, fut Chrysler.
Bien que reprenant tout naturellement la technologie de l'A-4, le Redstone était légèrement plus gros, beaucoup plus long et plus lourd, et inaugurait un tout nouveau système de guidage à inertie mis au point par la Ford Instrument Division de la Sperry Rand, à base de gyroscope sur un coussin d'air.
Le nouveau département fusée de la North American Aviation fabriqua le moteur A-6, alimenté en lox/alcool par une turbopompe de 780 cv, et doté d'ailettes réfractaires de déflection et d'un système précis de coupure. Le véhicule de rentré se séparait après coupure du moteur et était dirigé par de petits ailerons triangulaire disposés autour de la jupe.
Le Redstone représenta l'ultime expression du missile balistique classique dont l'érection et le lancement étaient le fruit de longues heures de labeur. En 1960, les hommes de l'US Army commencèrent à s'entraîner avec le Pershing, qui remplaça complètement le Redstone en 1963. Dans le schéma de désignation révisé, le Redstone devint le PGM-11A, il constitua la base du Jupiter C qui mit sur orbite le premier satellite américain; c'est également un Redstone qui permit le premier vol suborbital habité américain en mai 1961.     
Le chariot mobile de lancement de la V-2 fut une surprise totale et ... vexante pour les Américains. Etrange paradoxe: la première fusée militaire américaine, la Redstone V-2 améliorée par l'US Army et tributaire du même chariot, est ici maniée en Allemagne fédérale par des soldats de la Bundeswehr, en 1962.  Source:  l'ère des armes secrètes.
Deux autres vues de la mise en place d'une fusée Redstone.  Source:  l'ère des armes secrètes.
Caractéristiques du SSM-A-14 Redstone
Type:  missile lourd guidé.
Propulsion:  moteur-fusée North American Aviation (Rocketdyne) A-6, alimenté au moyen d'une turbopompe en oxygène liquide et alcool, developpant une poussée initiale de 34 000 kg.
Performances:  vitesse maximale après extinction du moteur, 5 472 km/h; portée maximale avec ogive, 401 km (mais le Memorandum Wilson a interdit à l'US Army de mettre en oeuvre des sustèmes d'armes d'une portée supérieure à 322 km; cf entrée Jupiter).
Poids:  à vide, 5 100 kg; au lancement 28 000kg.
Dimensions:  longueur (dernières unités PGM-11A), 21,03 m; diamètre maximale, 1,78 m; envergure de l'empennage, 3,66 m.
Ogive:  nucléaire, de 2 994 kg (poids maximal).
Guidage:  inertie Ford Instrument (Sperry Rand).
Contrôle:  aubes de déviation de poussée; empennage; interruption du moteur près de l'impact; aubes de correction de trajectoire sur l'ogive.  
Le missile qui remplaça le Redstone, le Pershing I, qui a considérablement renforcé la puissance de feu américaine en Europe. La photo montre un Pershing dont la mise à feu est faite à partir d'un lanceur léger à roues dérivé d'un châssis M656.   Source:  L'encyclopédie des armes.

La maquette:  La marque Monogram a sorti cette boîte en 1969, nous y retrouvons 36 missiles de l'armée américaine. Le montage devrait aller très vite, 4 pièces, un léger masticage s'impose. Dans les années 50 Monogram avait aussi faite cette maquette avec deux autres missiles, à la même échelle.
D'autres marques ont produit aussi cette maquette:
New Ware Models au 1/144 et une autre boîte avec juste le pas de tir.
Revell au 1/110 avec le Jupiter C, une autre boîte avec seulement le Redstone.
Cutting Edge au 1/48, c'est une conversion.
La peinture:  J'avais fait cette maquette d'après les indications Monogram (voir photo), j'ai donc décidé de lui faire faire une cure de jouvence.
La première peinture du Redstone.
Un petit tour sur le Web, une nouvelle décoration m'a plut, j'ai donc refait ce missile avec un vert n°150 de chez humbrol, des cercles noirs autour du missile venant de la boîte à rabiot et deux US Army blanc que j'ai découpé lettre par lettre car je n'en avais plus dans ma boîte à rabiot.
Vous pouvez remarquer que la présentation du missile n'a pas changé, vive les cubes (voir photos). 
                                                                                                 
                                                                                                                          Jean-Marie.