L'histoire de la Flottille 12F






LE CANARD FUSILIER-MARIN



Historique, photos et collection par mon ami Jean-Pierre Boespflug.




                                                   Le 1er octobre 1938 en vue de l'armement des futurs porte-avions et à cause des présages de guerre proche, l'Etat Major de la Marine double l'effectif de la flottille du Béarn. Ainsi est crée à Hyères une deuxième escadrille de chasse embarquée l'AC2. Un insigne est adopté, c'est le Canard fusilier-marin dessiné par le maître pilote Dupont (qui sera tué le 18 mai 1940). Le canard est dessiné sur le fuselage des Dewoitine 376 puis sur la dérive des Potez 631 jusqu'en mars 1940.



Replié en AFN l'AC2 devient 2AC le 1er août 1940 et le canard réapparaît peint derrière l'habitacle des Dewoitine 520, parfois peint à l'intérieur d'un écu. Le 1er octobre 1943 la 2AC devient 2C laquelle sera dissoute sur la BAN Lartigue (Oran) le 15/05/1944.

Le 1er août 1948 la Flottille 12F est créée par fractionnement de la 1F d'Hyères. Elle adopte les traditions de l'escadrille AC2 de 1938 (renaissance du canard fusilier-marin).
L'insigne n'est pas porté sur les Seafire, d'août 1948 à juin 1950. Il est porté sur la dérive des Hellcat de juin 1950 à juin 1953 et sur la dérive des Corsair de juillet 1953 à août 1963 en Blanc. La 12F est temporairement dissoute le 1er août 1963 à la fin de service des Corsair.
                         Après un peu plus d'un an de sommeil, la 12F renaît comme flottille d'interception le 15 octobre 1964. Le canard fusilier-marin réapparaît cette fois si dans l'écu réglementaire sous l'habitacle des Crusader. Cette flottille basée à Landivisiau disparaîtra avec la fin de "CROUS" le 15 décembre 1999 date de la dissolution.
                          L'insigne est homologué sous le numéro M785 par décision n°561 EMM/CAB/NP du 3 septembre 1982.



















                          Une nouvelle fois le canard renaît avec la création de la nouvelle flottille 12F équipée cette fois de Rafale le 18 mai 2001 à Landivisiau. De nouveau le canard est peint directement sur la dérive en blanc et sans être inscrit dans un écu comme dans la période de 1948 à 1963.
                         Sa teinte, sa petite taille sur une peinture basse visibilité le rend bien discret. Souhaitons lui longue vie.
                                       Nos fabricants de maquettes nous habituent maintenant à quelques beaux spécimens d'avions prestigieux de l'Aéronautique Navale qui ont porté ou portent encore cet insigne. Voilà donc une petite étude succincte de cet emblème, mais attention une documentation solide est nécessaire aux maquettistes qui ne se contentent pas de la planche courante. J'en veux pour preuve les erreurs accumulées sur la planche au 1/48 produite par Hasegawa pour décorer le superbe Crusader spécialement peint pour les 35 ans de service.
                          Il manque en particulier, les chiffres 1964 et 1969 en bleu sur chaque aile, l'inscription MARINE de chaque côté du fuselage, est elle aussi en bleu. Vue de l'avant, sur le fuselage côté droit l'insigne du Corsair de la 14F et sur le côté gauche, le canard de la 12F.
                          Grossière erreur également en ce qui concerne les cocardes à hameçon qui sont complètement fausses : Pas de cercle jaune autour de la cocarde, l'ancre est inscrite entièrement dans le cercle rouge et surtout elle ne comporte pas le morceau de corde (le bout) qui pend sur le côté. C'est à peu près tout mais c'est déjà beaucoup pour les erreurs relevées sur la planche de décalques qui vient un peu gâcher la belle déco réalisée par nos marins.  
                                                          Jean-Pierre/Malafon

""Le Vought F-8E (FN) Crusader""
Lors des Meetings sur la BA 128 à Metz-Frescaty
dans les années 1970, ce sont les n°3 et 38


























































































                                                             

Sur le pont d'un Porte Avions de la "Royale"





""QUI FAIT QUOI ???""

Article, historique et collection par mon ami Jean-Pierre Boespflug




                                                    La majorité d'entre nous a déjà monté ou va le faire, un aéronef de l'Aéronautique Navale (plus connu sous le diminutif d'AERO). De plus et c'est heureux chacun de nous essai d'agrémenter sa maquette par une saynette appelée injustement Diorama et qui présente quelques figurines rouges, vertes, jaunes, bleues etc... Tous des Ponev sans lesquels rien d'aéronautique ne serait possible à bord d'une base aérienne flottante.
                          Avant de classer tout ce petit monde il faut savoir que les spécialités du pont se divisent en quatre familles et que chacune d'elle porte une tenue bien spécifique qui permet à tout moment de savoir qui fait quoi.
Nous avons donc les P.E.H. Pont d'envol hangar.
L'AERO Flottilles escadrilles et groupement technique aviation.
Les LA Installations aviation.
Enfin les DIVERS
Le "Clemenceau" après sa refonte de 1979 lui permettant, notamment, le stockage à son bord des bombes nucléaires tactiques, emporte à son bord les trois principaux types d'avions de l'Aéronavale : le Bréguet Alizé, spécialisé dans la lutte anti-sous-marine, dont 7 exemplaires stationnent sur le pont avant, le Vought F-8E (FN) Crusader avec 9 appareils appartenant à la Flottille 12F et quelques exemplaires de l'Etendard IV en cours de remplacement par le Super Etendard.
Ce bâtiment, en service depuis 1961, déplace 32 800 t en pleine charge. Longueur : 265 m; puissance : 126 000 CV; vitesse maximum : 32 noeuds (près de 60 km/h; équipage : 2 340 hommes dont 80 officiers et 560 officiers-mariniers; armement : 8 tourelles de 100 mm anti-aériens; nombre d'appareils embarquables : 40. (Photo : Marine Nationale).   Source:  Connaissance de l'Histoire.
Les P.E.H divisés en quatre famille :
                     Chef de pont d'envol, hangar.
                     Officier P.E.H officier de lancement.
                     Directeur chef.
                     Directeur Conev et Ponev.
Ce personnel porte des maillots JAUNES avec en lettres noires leur fonction ou le numéro d'équipe. On les appelle familièrement Chiens Jaunes car dans le bruit intense qui règne sur le pont ils ne donnent pas les ordres, ils les aboient.
Les Aides Directeurs : Portent des maillots Bleus à bande Jaune avec en noir le numéro d'équipe.
Ensuite toujours dans la catégorie des P.E.H, viennent les conducteurs des engins de pont d'envol, (les tracteurs de piste) ce sont les Conev facilement identifiables à leur maillot BLEU avec un T en ROUGE et portant leur numéro d'équipe.
Les équipiers de pont d'envol les Ponev maillot BLEU clair.
Les fonctions spéciales : à ne pas oublier ce personnel indispensable que sont les Météo et les Photos, leur point commun et le maillot BLEU à bande ROUGE avec marquage de la fonction en noir.
Le personnel P.E.H : Pont d'envol hangar. 
Depuis l'habitacle de son Super Etendard, arrimé à la catapulte (dont on distingue bien le bras accroché au ventre de l'avion) qui va dans quelques secondes le propulser brutalement dans les airs, le pilote suit attentivement les gestes du directeur du pont d'envol qui lui communique ainsi ses derniers ordres. Celui-ci porte un casque anti-bruit avec des écouteurs et à sa ceinture (très large pour protéger les reins des turbulences créées par l'avion) un poste HF. Cette série de décollages suivis d’appontages à peine moins énergiques entraînent une fatigue très grande du matériel dont l'usure est beaucoup plus rapide que les avions terrestres.  (Photo : E.C.P.A.).
Source: Connaissance de l'Histoire. 
Maintenant vient le personnel AERO :
Les patrons de flottilles et les chefs de piste ont des maillots  BLANCS.
A bord du P.A sont souvent détachés des mécaniciens, des électroniciens etc... qui appartiennent aux flottilles et non au personnel d'équipage du navire. Ceux-ci portent des maillots VERTS à bande NOIRE, ce sont les techniciens d'armements appelés familièrement "BOOM".
Le personnel AERO : Flottilles et groupement technique aviation.
Suivant le personnel AERO arrivent les I.A Installations Aviation.
Le chef d'installations avion (catapulte, ascenseur, freins) et les techniciens d'installations aviation (optique) sont reconnaissables à leur maillot BLANC à bande NOIRE.
Près des catapultes et dans la vapeur travaillent, les servants de Hold backs et les élingueurs à maillot BLEU VERT, quand aux pompistes du bord ils sont en ROUGE.
Sur le pont du Charles de Gaulle, Super Etendard, Rafale, Hawkeye et Pedro, regagnent leurs entrepôts grâce à des ascenseurs servis par des Liftiers identifiables par leur maillot BLANC rehaussé d'un superbe L NOIR.
Le personnel I.A Installations Aviation. 
Sur un Porte Avions comme du reste tout autre bâtiment de la ROYALE le maître mot est sécurité, pour cela il y a, à bord un officier sécurité à maillot BLANC, des techniciens incendie dont la tenue est facilement identifiable des infirmiers des médecins dont le maillot BLANC est rehaussé d'une croix ROUGE.
Toujours dans le domaine de la sécurité les Fusiliers marins, plus connus sous un nom qu'il ne faut pas prononcer ni à bord ni à terre, (sinon gare aux représailles !!!). Ce sont les Sakos, reconnaissables à leur maillot MARRON à bande NOIRE avec comme accessoire un ceinturon et une paire de guêtres.
Le personnel divers.
                          Voilà à ce jour le personnel que l'on rencontre dur le pont d'un Porte Avions. Beaucoup de monde dans peu de place mais chacun à sa place pour une efficacité sans pareil.
                          Par temps froid où le personnel revêt la doudoune ou la parka seul, le serre tête identifie le personnel puisque tout le monde porte cet accessoire dont la couleur et identique à celle du maillot. Enfin chez nous pas de RAMBO torse nu se promenant sur le pont comme on en trouve dans les boîtes de figurines en complément des maquettes.
                          Voilà je vous ai vidé une partie de mon sac de marin et vous serez à même de répondre maintenant à tous ceux qui vous poseront une question sur ce personnel bariolé sans lequel aucun Porte Avions au monde ne pourrait fonctionner.
                                                             Jean-Pierre/Malafon   
Le porte-avions Clemenceau était, avec le Foch, l'un des porte-avions de la Marine nationale. Lancés respectivement en 1961 et 1963, ces deux porte-avions disposent d'un pont d'envol blindé avec une piste de 275 m de long et deux ascenseurs de 16 m de longueur. Le Clemenceau vient d'être "refondu" a  reçu à cette occasion des installations spéciales pour abriter les bombes atomiques tactiques mis en oeuvre avec les nouveaux Super-Etendard. Le Foch doit bénéficier des mêmes modifications dans un proche avenir.
Caractéristiques:  Déplacement : 22 000 tW. Longueur : 265 m. Largeur maximum : 51 m. Puissance : 126 000 CV. Vitesse : 32 noeuds.  Equipage : 1338 hommes. Armement : 8 canons de 100 mm AA Mle. 53 en tourelle monotube et 40 appareils Super-Etendard, Crusader, Bréguet Alizé ou Hélicoptères.
Source:  Connaissance de l'Histoire.   
Le Crusader, intercepteur tous temps équipe les flottilles 12 et 14F de l'aéronautique navale. Ce chasseur de fabrication américaine est embarqué à bord des porte-avions.
Caractéristiques:  Poids : 13 tonnes. Envergure : 10m72. Longueur : 16m61. 1 réacteur J 57 P 20 A Pratt and Whitney de 8 150 kg de poussée. Vitesse : Mach 1,8. Plafond : 15 000 m. Autonomie : 1 500 nautiques. Armement : 4 canons de 20 mm et missiles air-air.
Source:  Connaissance de l'Histoire. 
Hélicoptère Snias Super-Frelon 321 G. Le Super-Frelon est le plus gros hélicoptère utilisé par les Forces armées française. Il est en service uniquement dans l'aéronautique navale dont deux unités sont équipées (32F et 27S). Il est plus spécialement employé pour la lutte A.S.M.
Caractéristiques:  Poids : 13 tonnes. Diamètre du rotor : 18m90. Longueur hors tout : 23 m. 3 turbines Turbomeca III C de 1630 CV chacune. Vitesse : 275 km/h. Plafond : 3150 m. Autonomie : 4 heures. Armement : torpilles Mk 44 ou 46, missiles air-surface, grenades A.S.M.
Source:  Connaissance de l'Histoire.
Etendard IV M lors d'un catapultage à partir du porte-avions Clemenceau. Appareil monoplace d'attaque, l'Etendard IV M est en cours de remplacement par le Super-Etendard. Il équipait les 11° et 17° flottilles embarquées.
Caractéristiques:  Poids : 10,2 tonnes. Envergure : 9m60. Longueur : 14m35. Moteur : 1 réacteur Snecma 8 K 50 de 5 tonnes de poussée. Vitesse : Mach 1,02. Plafond : 13 000 m environ. Autonomie : 1 700 km. Armement : 2 canons de 30 mm, quatre points d'attache sous les ailes pouvant recevoir 1 360 kg de charges, au total.                        Source:  Connaissance de l'Histoire.

Le Super-Etendard N°3 malgré son numéro, fut en fait le premier livré à l'Aéronavale, lorsque le 28 juin 1978 il fut officiellement remis à la flottille 11 F à Landivisiau. On le voit ici "tout sorti" effectuant un appontage sur le "Clemenceau". Le pilote dispose d'une très bonne visibilité vers l'avant, ce qui est d'une grande importance sur un avion embarqué. (Photo E.C.P.A.).
Source:  Connaissance de l'Histoire.   
    












































Le Chance Vought SSM-N-9 Regulus II





""Un missile de la Marine Américaine
volant à plus de Mach 2""
                                                                                                             Maquette Revell au 1/68.  Réf: H-8633-0389






Historique: Les fusées et missiles d'aujourd'hui




                                                   Historique:  Ce partenaire du Rigel résultait d'une conception moins avancée, c'était un avion miniature à turboréacteur, plus lent que certains chasseurs de l'époque. Il fut entrepris parallèlement au Rigel en 1947, peut-être pour doter la Navy d'un équivalent du Matador de l'Air Force.
                          La première adjudication fut attribuée à Chance Vought établi alors à Strafford dans le Connecticut, mais sur le point de s'installer dans une usine de la zone navale industrielle de Dallas. La firme breveta la fabrication Métalite : grands panneaux de sandwich de feuilles d'alliage léger attachées à un coeur en balsa de faible densité. 
                                                    La configuration aurait difficilement pu être plus simple pour tout habitué des chasseurs embarqués. Le moteur était presque celui du Matador, le Allison J33-14, alimenté toutefois par une prise d'air de nez. Les ailes en flèche, montées à mi-longueur du fuselage se repliaient pour que le missile puisse être logé dans un hangar cylindrique étanche fixé au sous-marin. Il n'y avait pas de plan de queue horizontale, les élevons d'aile et le petit gouvernail faisant tout le travail comme le Snark, beaucoup plus grand. L'aile était courte, le fuselage long et, malgré l'entrée d'air directe, il offrait toute la place voulue pour le kérosène, la tête (1 814 kg, toujours nucléaire) et les compartiments pilote automatique/système de guidage. Ce dernier pouvait être ouvert de l'extérieur pour l'entretien ou le remplacement des nombreux modules de tubes à vide défectueux.   
Un SSM-N-8 Regulus I.  Photo prise par mon ami belge Jean Z.....y sur un
sous-marin au musée de l'Intrepide à New-York.
Le SSM-N-8 Regulus I
                          Appelé SSM-N-8, le Regulus (plus tard Regulus I), était destiné à équiper des sous-marins, des navires de surface et des bases côtières. Lancé par deux fusées DATO Aérojet, il volait sous radiocommande à plus de 9 144 m d'altitude jusqu'à proximité de l'objectif, guidé par signaux radio provenant de sous-marins en immersion périscopique, dont la position était connue grâce au système Loran ou à d'autres.
                         Vought commença les tirs d'essai en 1951, se servant de véhicules récupérables dotés d'un train d'atterrissage tricycle et d'un parachute de freinage. Bien qu'on sût que la firme testait un missile à Edwards AFB, on ajoutait quand même à l'engin un cockpit en contre-plaqué, un des premier Regulus s'écrasa au sol, le pilote supposé, Roy Pearson, se précipita sur les lieux et déploya son propre parachute.
                                                    
Photos très rares d'un SSM-N-8 Regulus, engin à turboréacteur. Pesant 7 tonnes, cet engin est doté d'une voilur en flèche repliable de 6 m d'envergure et équipé d'un Allison J 33 et d'un pilote automatique. Il arme un certain nombre de bâtiments de la marine américaine, en particulier des porte-avions; il en décolle accroché à un chariot spécial ou est catapulté. Il peut porter une bombe atomique. Il a été surtout été utilisé comme avion-cible avec parachute de récupération.
Source:  Science et Vie numéro hors-série Aviation 1957.
                                                    Par la suite, Vought fabriqua un certain nombre de Regulus récupérables similaires comme missiles d'entraînement, en même temps que 514 Regulus I répartis en trois séries. Ils furent déployés à bord des grands sous-marins Grayback et Growen de la classe Darter, lancés en 1954, reclassés SSG, allongés de 15m24 et dotés de deux hangars côte à côte sur la proue, abritant chacun deux missiles, rails de lancement orientés vers l'arrière.
                          Deux SSG plus petits, les Tunny et Barbero, furent transformés, recevant chacun un hangar unique et deux missiles. Le Halibut (voir Regulus II) transporta plus tard cinq Regulus I. Il n'y eut pas d'autre déploiement mais les trois sous-versions du Regulus figurèrent dans l'inventaire jusqu'en 1964, rebaptisés RGH-6, et 6B. Le KDU-I, cible et RPV, devint le BQM-6C. 
Lancement à bord d'un sous-marin
Plusieurs sous-marins américains portent un hangar pour un engin Regulus. Le lancement s'effectue sur une simple rampe avec, comme propulseurs auxiliaires, deux fusées à poudre qui se détaches quand l'engin est envol.               Source:  Science et Vie numéro hors-série Aviation 1957.
Caractéristiques du SSM-N-8 Regulus I
Dimensions:  Longueur 10m13; diamètre 12m95; envergure 6m4.
Poids au lancement:  6 581 kg pour la première sous-version.
Portée:  644 km. 

Le SSM-N-9 Regulus II
                          Ce missile de croisière lancé de sous-marin est totalement différent; on l'a peut-être baptisé Regulus pour faciliter son financement dans les suites de la guerre de Corée, à la fin de 1953.
                          Baptisé SSM-N-9, c'était un véhicule superbe, aux capacités beaucoup plus large. Le turboréacteur GE J79A donnait 6 804 kg de poussée, avec postcombustion, ce qui portait le missile "au-delà de Mach 2". Lancé par un moteur-fusée Aérojet de 52 164 kg de poussée, le Regulus II possédait un petit plan de stabilisation "en canard"; la dérive et les ailes étaient repliables.  
General Electric J79A. I s'agissait du premier turboréacteur à stator variable fabriqué par l'industrie américaine : de type à flux axial, doté d'un compresseur à dix sept étages et d'une turbine axiale à trois étages. Il appartenait à la catégorie des moteurs à postcombustion de 7 000 à 8 000 kilos de poussée.
Source:  Les avions, l'ère des engins à réaction.
                          Beaucoup plus grand que le Regulus I, il emportait une charge beaucoup plus grosses et aussi un système de guidage par inertie AC Achiever.
                          Le premier exemplaire d'une série de véhicules d'essai récupérables, dotés de moteur J65; vola à Edwards le 19 mai 1956; après un développement tout à fait satisfaisant, un missile opérationnel fut lancé du Grayback le 16 septembre 1958.   
Destiné principalement à équiper les sous-marins atomiques, cet engin à longue portée (1 200 km) doit pouvoir être lancé en plongée. Il peut porter une bombe atomique et est doté d'un turboréacteur General Electric J79.            Source:  Science et Vie numéro hors-série Aviation 1957.
                          A la réflexion, ce fut une lourde erreur d'avoir abandonné ce missile en 1959 sous le prétexte que le missile de croisière était dépassé. Par la suite, le chargement de Regulus I du Halibut fut complété en janvier 1960.
                          Au moins 100 Regulus II furent lancés comme RGM-15 A, armes d'entraînement, ou KD2U (MQM-15A, cibles aériennes.
Caractéristiques du SSM-N-9 Regulus II
Dimensions:  Longueur (ne concerne pas les engins d'essai) 17m5; diamètre 1m270; envergure 6m12.
Poids au lancement:  10 433 kg ou 13 608 kg environ avec moteur de départ.
Portée:  Plus de 1 609 km. 
La Marine américaine dote ses sous-marins de SSM-N-9 Regulus II.
Source:  Aviation Magazine numéro 276 du 1er juin 1959.
Le lancement d'un SSM-N-9  Regulus II définitif à Edwards AFB le 30 janvier 1958. Les véhicules d'essai précédents étaient dotés d'un train d'atterrissage et d'un parachute pour la récupération.  Source:  Les fusées et missiles d'aujourd'hui.

                                                      La maquette:  Le moule de cette maquette date de 1957, réédition de celui-ci en 1982 sous le label History Makers. Avec un nombre de 25 pièces, socle compris, cette maquette se monte facilement, en un clin d'oeil, le plastique étant bleu foncé.
                          La notice de montage est superbe ainsi que les décalques, seule ombre l'échelle qui est au 1/68, on ne va pas chipoter pour si peu, on n'est pas loin du 1/72.
Revell n'est pas le seul à avoir fait ce missile
Pour le SSM-N-8 Regulus I:  Strombecker au 1/82; Sharkit au 1/72; Model-Air International au 1/72.
Pour le SSM-N-9 Regulus II:  Monogram au 1/128; Kleeware au 1/128; Temco au 1/128; Monogram au 1/60; Aurora au 1/48 et encore Comet à une autre échelle variable.
                          Le montage:  Il y a plus de vingt ans que j'ai fait cette maquette, le montage se compose de dix étapes, vous verrez que ce modèle sera vite monté. Nous commençons par le stade 2, en collant les ailes qui sont d'un seul morceau, dans le demi-fuselage pièce n°2. L'autre demi-fuselage pièce n°3 sera collé sur la pièce n°2, un léger masticage s'impose. 
                                                    
                                        Le stade 3, il faut coller la pièce n°4 et la sortie du turboréacteur, pièce n°5. Nous verrons par la suite les opérations de peinture.
                          Les stades 4 et 5, le montage du train avant plus le train principal, bien affinée toutes les pièces du train, ainsi que les roues. Peinture du train en aluminium, roues, moyeux en alu et pneus noir mat.
                          Les stades 6 et 7,collage des trains, les trappes seront vert moyen mat (humbrol 88).
                                       Le stade 8, le collage de l'antenne sur le cône, celle-ci sera affinée pour la rendre plus fine, (attention de ne pas la casser), il reste les deux pièces n°21 et 22 qui sont des plans de stabilisation en canard.
                          Le stade 9, peinture de la maquette, le dessous sera en blanc mat (humbrol 34), le dessus sera en humbrol 198 qui est le blue Lufthansa, il sera foncé avec une pointe de humbrol 33. Le cône et l'antenne seront en alu, l'intérieur du turboréacteur en noir mat, l'extérieur sera vieilli, l'entrée d'air du turboréacteur en blanc mat.
                                                    Le stade 10, la mise en place des décalques, Revell est champion dans son plan pour la mise en place de ceux-ci. Il suffit de le suivre, et faite comme moi, utiliser micro-set et micro-sol. Le socle sera lui en gris clair (humbrol 64), les cales roues en jaune (humbrol 24).
                          Pour finir la traditionnelle couche de vernis mat ou satiné. Voilà un missile surface-surface terminé (voir photos), en deux temps trois mouvements. Si vous êtes comme moi et que vous aimez les missiles, ne regardez pas l'échelle ?? !! ..
                                                                        Malafon.