Le SS-1 Scud B et le MIM-104 Patriot





La première Guerre du Golfe 
Le Patriot la terreur des Scud
                                                                                                                       Maquette On Target Models au 1/72.  Réf: Kit # 1000


Historique: L'Encyclopédie des Armes


                            Historique pour le Scud:  Entré en service au cours de l'année 1957, le missile guidé SS-1 "Scud", dont la première version de série "Scud-A" atteignait la masse maximale de 4 400 kg, est classé par les Soviétiques dans le catégorie des engins tactiques.
                Monté sur un châssis modifié de char lourd JS-III, ce vecteur, dont la portée se situait à 130 km et qui mettait en oeuvre une ogive de 40 kt, donna naissance à un modèle amélioré le "Scud-B". Pesant environ 6 370 kg et installée sur tracteur-érecteur MAZ-543 à huit roues, qui lui conférait une plus grande mobilité, cette dernière variante représenta, au cours des années soixante dix, les trois quarts des trois cent lanceurs "Scud" alignés par l'Armée rouge.
                C'est à la même époque que le "Scud-C", un engin d'une efficacité nettement supérieure (surtout en matière de propulsion), fit son apparition. Ainsi, en 1978, la plupart des "Scud" soviétiques appartenaient aux versions B ou C.
                Déployés à l'échelon des armées et des groupes d'armées, les "Scud B et C" sont répartis en brigades comprenant une batterie de commandement et trois batteries de tir qui, chacune, mettent en oeuvre trois véhicules lanceurs et trois autres de réapprovisionnement.
                Capables d'emporter des ogives à haute puissance explosive ou chimique, les "Scud A et B" ont été exportés dans les pays du Pacte de Varsovie, mais aussi en Egypte, au Yémen du Sud, en Irak en Syrie et en Libye, l'armée de cette dernière étant la seule à avoir reçu des "Scud C" (elle est aussi celle qui, à la date du 31 décembre 1982, disposait du plus grand nombre de SS-1, exception faite, bien sûr de l'Union soviétique.
                Le "Scud-B" a été utilisé au combat par l'Egypte, qui en a tiré trois exemplaires contre le territoire israélien et par l'Irak, qui en a employé une dizaine contre l'Iran. Dans les deux cas, les résultats ne semblent pas s'être révélés concluants, les dégâts se limitant à de rares habitations détruites et à la mort de quelques civiles.
                La relève du "Scud" a été assurée par un missile qui, désigné SS-X-23 par l'Otan, possède un temps de réaction beaucoup moins long que son prédécesseur et affiche un coefficient d'erreur probable de 280 m et une portée de 440 km (de son côté le "Scud-C" dispose d'un coefficient d'erreur probable de 1 100 m et d'une portée de 450 km.    
Scud-B lors d'un exercice, celui du premier plan n'est qu'à la moitié des 60
secondes nécessaires à son érection.  Source: Les fusées et missiles d'aujourd'hui
Caractéristiques du SS-1 "Scud-B"
Longueur:  11m40.
Diamètre:  0m84.
Poids:  6 370 kg.
Poids de la tête:  1 000 kg.
Tête:  1 ogive nucléaire de 40 à 100 kt ou 1 ogive à haute puissance explosive, ou bien 1 ogive chimique, ou encore 1 ogive d'exercice.
Portée minimale:  80 km.
Portée maximale:  avec ogive nucléaire, 180 km; avec ogive à haute puissance explosive ou chimique 280 km.
Coefficient d'erreur probable:  930 m à 180 km.
Système de lancement:  véhicules maz-543 à 8 roues.
Propulsion:  liquide.
Guidage:  inertie.
Son grand rival le Patriot
                Historique:  La mise au point du missile de défense antiaérienne tactique MIM-104 Patriot, appelé à remplacer le Hawk et le Hercules, a commencé en 1965. La réaliation de l'arme a été confiée à la Raytheon Corporation, qui a sous-traité la fabrication du fuselage du missile et du lanceur à la Martin-Marietta Aerospace, et celle du système IFF d'identification de cible à la Hazeltine Corporation. Les premiers tirs d'essai ont eu lieu en 1970, mais, pour des raisons diverses d'ordre financier et technique, la production en série n'a été autorisée que plus tard, et les premiers Patriot opérationnels n'ont pu être livrés qu'au début de 1983.
                Une batterie de Patriot compte normalement un système radar, un dispositif de contrôle d'intervention, un groupe électrogène, cinq lanceurs (bien que chaque radar puisse en prendre en charge huit), des véhicules et du matériel de soutien.
                Le radar AN/MPQ-53 est un appareil polyvalent qui assure la surveillance aérienne, la détection des cibles et le guidage des missiles. Grâce à sa connexion à un ordinateur, il fonctionne en temps partagé et peut remplacer neuf radars normaux à lui tout seul. Il est monté sur un semi-remorque équipé du tracteur standard de 5t (6x6).
                Le poste de commandement AN/MSQ-104 est une cabine adaptée sur la partie arrière d'un véhicule M816 (6x6); il abrite les deux opérateurs, l'ordinateur de contrôle des missiles et deux consoles de visualisation. Grâce à son logiciel, l'ordinateur contrôle toutes les opérations tactiques de la programmation radar à l’évaluation de l'interception en passant par le choix de l'arme à engager et par son lancement. Plusieurs modes de fonctionnement sont possibles : manuel, semi-automatique, automatique, mais le chef de tir ne peut reprendre le contrôle à tout moment. 
Tout le système du Patriot pour son lancement.  A noter que la marque Japonaise
ARII Plastic Model au 1/48 nous a sorti en 2000 tous ses véhicules (voir en haut)
                            Le lanceur M901 est monté sur un semi
semi-actif, l'ogive explosive, le système de propulsion et l'empennage, capable d'encaisser de fortes accélération, ce qui, selon le fabricant, confère à l'engin une maniabilité supérieure à celle de tout avion.
                Sa propulsion est assurée par un moteur à un étage à carburant solide Thiokol TX-486 lui permettant une vitesse maximale de Mach 3. Sa tête explosive très puissance et son système unique TVM (suivi de la cible par le missile, lui-même en contact permanent avec l'ordinateur au sol) permettront à l'armée américaine de détruire tout type d'objectif, quelles que soient son altitude et sa vitesse.
                En 1979, les Etats-Unis ont signé avec la Belgique, le Danemark, la France, l'Allemagne, la Grèce et les Pays-Bas un protocole devant permettre à ces pays d'acquérir le Patriot aux meilleures conditions pratiques et financières. Il sera totalement opérationnel vers la fin des années quatre-vingt.  
Un Patriot quelques instants après sa mise à feu.  Source: L'Encyclopédie des Armes
Caractéristiques du MIM-104 Patriot
Dimensions:  longueur 5m18, diamètre 40cm6, envergure 91cm4.
Poids de lancement  environ 998 kg.
Performances:  vitesse Mach 3, portée 60 km, plafond 24 000 m.
             La maquette:  C'est un produit artisanal (Short Run), la marque américaine On Target Models nous a sorti au 1/72 cet ensemble en 1991. Un mini diorama en métal blanc représentant la carte d'Irak est fourni avec, une idée que beaucoup de marques devraient prendre en exemple surtout pour les missiles.
                Cette maquette se compose de 21 pièces, 10 pour le Patriot et 11 pour le Scud, le tout moulé en blanc. Il faudra éviter de couper les pièces trop près car il y a de la matière a enlever. Les cloisons pièces 3 et 6 sont beaucoup trop grandes, un peu de masticage par endroit sera nécessaire.
                D'autres marques ont réalisées ces maquettes, Roco au 1/87 pour le Scud, Dragon au 1/35, une très belle maquette, le transporteur érecteur MAZ-543 étant fourni avec. Pour le Patriot, la marque ARII Plastic Model au 1/48 a sorti la gamme complète pour le tir d'un Patriot (voir plus haut les photos).
Ce plan est au 1/72, idéal pour rectifier quelques pièces 


            Le montage du Scud:  Bien ébavurer les pièces surtout le booster et les empennages, revoir les cloisons. Le booster sera en gun métal (voir photo).
                Le montage du Patriot:  Idem pour l'ébavurage et les cloisons, peinture intérieur en gun métal (voir photo).   
                    La peinture du Scud:  J'ai choisi la livrée aux Irakiens par les Russes, c'est-à-dire le ton vert Russe, le 114 de chez Humbrol fera l'affaire, sinon le HT1 aussi de chez Humbrol. Il sera ensuite mis en vernis satiné.
                La peinture du Patriot:  Il sera en olive drab, le 155 de chez Humbrol fera l'affaire, le cône du missile sera en blanc. Il sera ensuite mis en vernis satiné. D'autres possibilités de décoration existe, maintenant à vous de choisir.
                Le mini diorama ou saynète:  Pour la peinture de ce petit diorama, je suis allé sur le Web, récolté une information sur une carte d'Irak version relief. J'ai réalisé ensuite une peinture avec le désert en Humbrol  93, le vert en Humbrol 88 et l'eau en Humbrol 47, l'Irak n'est quand même pas un désert complet ?? !! (voir photos). Le tour de ce mini diorama a été mis en couleur gris clair, Humbrol 64. 
La présentation du diorama avec les missiles
                Il faudra juste faire un système avec une partie ronde de grappe de plastique pour pouvoir fixer le Scud, pour le Patriot aucun problème (voir photos).
                                                                          Malafon 
              


















Le Kawanishi E7K1 Type 94 ALF




Les Kamikazes du Soleil Levant 
                                                                                                                             Maquette Hasegawa au 1/72. Réf: NP 2.



Maquette montée par notre ami Jean-Marie Schimpfessel.

Une partie de l'historique provient de la revue L'Encyclopédie de l'Aviation.




                            Historique:  Cet hydravion biplan à moteur en ligne (par opposition au E7K2 à moteur en étoile) fut intensivement utilisé par la Marine Impériale Japonaise de 1935 à 1943 comme appareil de reconnaissance. Il a été embarqué sur de nombreux croiseurs et cuirassés d'où il pouvait être catapulté. Sa qualité première était son rayon d'action de 2200 kilomètres et son endurance puisqu'il était capable de demeurer plus de 12 heures en vol, ce qui en faisait à l'époque le champion du monde de sa catégorie.
                En 1932, la Marine impériale nippone décida de trouver un successeur à l'hydravion de reconnaissance Type 90-3 connu sous l'appellation de Kawanishi E5K. Le Kawanishi E7K1, conçu à cette fin, se présentait comme un biplan aux envergures égales dont la propulsion était assurée par un moteur Hiro Type 91 de 620 ch (462 kW). Effectuant son vol initial le 6 février 1933, le prototype de cet appareil fut en main trois mois plus tard par l'aéronautique navale japonaise en vue de subir ses essais d'évaluation et d'être confronté à Aichi AB-6, développé dans le cadre de la même spécification.
                Mis en production sous la désignation d'hydravion de reconnaissance de la marine Type 94, le E7K1 entra en service au début de l'année 1935 et remporta un très vif succès auprès des pilotes, essentiellement du fait de sa grande maniabilité. Son propulseur manquait cependant de fiabilité, et même le Hiro 91 qui fut adapté sur les machines assemblées par la suite n'apportait aucune amélioration.
                Pendant l'année 1938, Kawanishi construisit un prototype baptisé E7K2 d'une configuration pratiquement identique à celle du précédent et sur lequel il adapta un Mitsubishi Zuisei 11 en étoile. Prenant l'air en août 1938, cet avion fit l'objet d'une commande de série trois mois plus tard, sous la dénomination d'hydravion de reconnaissance de la marine Type 94 Modèle 2, la version d'origine devenant quant à elle Type 94 Modèle 1. Cent quatre vingt trois E7K1 quittèrent les chaînes de montage (dont cinquante sept construits par Nippon), environ trois cent cinquante E7K2 étant réalisés. 
Le Kawanishi E7K2.  Source: L'Encyclopédie de l'Aviation
                            Ces avions furent employés de manière intensive de 1935 jusqu'au début de la guerre du Pacifique, le E7K1 étant à ce moment affecté à des missions de seconde ligne. Par contre le E7K2 fut maintenu au sein des unités engagées au combat jusqu'en 1943, les deux variantes étant lancées dans les attaques des kamikazes vers la fin du conflit. Au cours du second semestre de l'année 1942, les Alliés attribuèrent à ces machines le nom de code d"ALF".
Caractéristiques du Kawanishi E7K2
Dimensions:  Envergure 14 m. Longueur 10m50. Hauteur 4m85. Surface alaire 43m²60.
Poids:  A vide 2 100 kg, maximal au déjaugeage 3 300 kg.
Performance:  Vitesse maximale à 2 000 m, 275 km/h; plafond pratique 7 060 m; autonomie 11h30 mn.
Armement:  1 mitrailleuse fixe Type 92 de 7,7 mm et 2 armes du même type sur affût, plus 120 kg de bombes.
Moteur:  1 Mitsubishi Zuizei 11 en étoile de 870 ch (649 kW).
Les boîtes Hasegawa
                Deux boîtes ont été successivement rééditées. La première NP2 contient la maquette de l'hydravion seul. Le moulage de la cinquantaine de pièces est très bon malgré les 30 ans du modèle. La figuration des lignes de structure est fine mais en relief et comporte même de minuscules séries de rivets sur les flotteurs. La reproduction de l'entoilage est sobre et satisfaisante. C'est le niveau de détails de l'habitacle qui trahit surtout l'âge du kit. Un plancher et trois sièges grossiers sont les seules pièces fournies. 
La boîte Hasegawa réf: NP2
                            Le tableau de bord est une décalcomanie, bien suffisante à cette échelle, dommage qu'il n'y ait pas de tableau de bord pour le navigateur, mais nous en reparlerons   par ailleurs. Il n'y a pas de manche à balai, mais trois membres d'équipage moulés en position assise. Ajoutons une mitrailleuse dorsale basique et des parties vitrées trop épaisses. Bref, tout ceci n'a pas le niveau des productions récentes de la marque mais cela reste quand même une belle maquette qui supporte la comparaison avec des productions récentes d'autres marques. 
Une très belle réalisation du Kawanishi type 94 paru dans le livre 
Avions maquettes en plastique aux Editions Atlas
                En outre la planche de décalcomanies est de très bonne qualité et permet de réaliser deux appareils aux choix dont l'un est d'ailleurs particulièrement attrayant avec l'empennage rouge et les flotteurs et haubans noirs. La deuxième boîte reprend la même maquette, mais offre en plus la catapulte de 39 pièces qui repose sur un socle figurant une petite portion du pont du bateau. Voilà qui permet de réaliser un diorama très attrayant avec peu d'efforts. Malgré un habitacle bien vide, cette maquette de ALF, avec ou sans catapulte est la seule réplique au 1/72 de cet élégant hydravion.
Autre vue du Kawanishi type 94 paru dans Avions maquettes en plastique
                            La maquette:  D'après l'article paru dans le magazine anglais "Scale Aviation Modeller", le fuselage est trop court de 7 mm. Vous savez bien, ce genre de revue qui épate le lecteur mais qui par ses articles trop pointus empêche le renouvellement des maquettistes qui se disent : (c'est chouette mais je n'arriverai jamais à le faire). Quand j'en ai eu terminé de déchiffrer l'article, et cela m'a pris du temps, je n'avais plus du tout le courage de modifier quelque chose que personne, mais alors personne, à moins d'un spécialiste mondial du "ALF" (et à ma connaissance, le dernier vient de mourir dans le récent tremblement de terre de Nagoya) ne remarquerait !.
                Je ne suis pas le fanatique de la comparaison du modèle avec des plans... du moment que l'allure générale me semble bonne. D'ailleurs, avez-vous déjà remarqué que certains plans du même appareil présentent parfois des différences de dimension importantes,.
                Une cinquantaine de pièces composent ce kit, malgré son âge soutient la comparaison avec des productions récentes, exception faite du poste de pilotage. 
La notice de montage
                            L'aménagement de l'habitacle n'est pas trop difficile à réaliser, vu l'échelle, et surtout si on choisit de coller les trois membres d'équipage. Quelques tiges de plastique collées sur l'intérieur des demi-fuselages, deux nouveaux tableaux de bord (voir les gabarits), des consoles, des chargeurs de mitrailleuse en "camembert", le changement du siège arrière, qui était en fait un strapontin, et le tour est joué  
L'aménagement intérieur du cockpit. En clair, les éléments rajoutés: 
tableaux de bord, lignes de structure, consoles, chargeurs...
Les gabarits pour l'intérieur du poste de pilotage
                Comme je me doute que vous ne possédez pas  l'exemplaire n°47 du Bunrin-Do "Impérial Japanese Navy Reconnaissance Seaplanes", je vous joint le dessin qui vous expliquera mieux qu'un long discours les améliorations à apporter à l'aménagement de l'intérieur de la maquette.
                Vous remarquerez également sur de schéma que les ouvertures d'habitacle sont beaucoup trop petites sur la maquette. Leur agrandissement est facile à réaliser en s'aidant des gabarits . Pour avoir monté deux modèles en parallèle, je peux vous dire que le travail en vaut la peine car le coup d'oeil de la maquette est tout à fait différent. De plus cela permettra de mieux distinguer le travail d'habillage réalisé sur l'intérieur.
                Pour un peu plus de réalisme, j'ai évidé les sorties d'échappements. La mitrailleuse arrière est basique et inutilisable. Je ne l'ai pas collée, en attendant de la trouver en accessoire Aéroparts ou Kmc... De toute façon, elle était escamotable et n'apparaît pas sur toutes les photos.
Source:  Les détails sur le Bunrin-Do n°47
Les montage en parallèle du Kawanishi E7K1 Type 94 ALF par Jean-Marie
Une autre vue de réalisation de Jean-Marie
                            Le montage de la maquette est aisé si vous prenez garde d'agrandir un peu les trous qui recevront les haubans (attention, pas trop, faites des essais "à sec" sinon, vous ne parviendrez jamais à stabiliser le plan supérieure). Un petit truc pour les biplans : réaliser un gabarit en frigolite que vous bloquez entre les deux plans et bloquez le tout avec des élastiques. Il n'y a plus qu'à laisser sécher.
                La décoration:  Pour un modèle, j'aisuivi le fabricant et réalisé un avion embarqué sur le croiseur "Nachi". Le jeu des couleurs argent-rouge-noir est du meilleur effet et ravive une collection presque exclusivement composée de versions camouflées. Pour le second, je souhaitais réaliser un camouflage qui changeait du schéma vert et gris propre aux avions japonais. J'ai donc jeté mon dévolu sur un appareil qui opérait lors de la guerre de Chine, prélude à la deuxième guerre mondiale. La décoration est caractéristique de cette époque; elle a été abandonné peu de temps après le début du conflit mondial. Grâce aux livres de J-C Devester, que je recommande chaudement à tout amateur sujets japonais, je n'ai eu aucun mal à trouver un sujet original, en l’occurrence un appareil embarqué sur le croiseur "Kirishima" en 1938.   
 
Schéma pour les couleurs pour le E7K1 à bord du "Kirishima"
                            Depuis mon intrusion dans le monde des figurinistes (Salut, Yannick, je suis avec plaisir tes articles dans le magazine "figurines"), je commence toujours par peindre les pilotes en blanc. Cela permet de mieux voir les imperfactions du moulage, comme les lignes de jointure, qui seront encore plus visible après une ou deux couches de peinture. De plus, la couleur "chair" accroche mieux et on évite les reflets de la couleur du plastique d'origine sur les parties saillantes. Cela nous facilite également la tâche dans la mesure où les Japonais, par tradition, portent toujours les vêtements qui sont en contact direct avec la peau, de couleur blanche. Les serre-tête seront en Gunze Red-Brown H 47, l'équipement de vol en brun Aéromaster Primer 9096 et les vestes en Kapok en Tamiya Brown X-9, les housses de siège en Gunze 303. L'intérieur sera en vert clair Humbrol 78. Vous  me direz que ce sont des marques de couleur bien différentes ! Bof, J'utilise ce que j'ai et qui me semble le plus rapprochant.
Le schéma des couleurs de la notice de montage
Le cuirassé "Kirishima
                Lancé le 1.19.1913, le navire subit 2 moderninisations. La plus importante fut celle de 1934-36 qui le transforma en cuirassé rapide pour l'escorte de groupes de porte-avions, une catapulte étant installée entre les tourelles 3 et 4. Sa dotation était de 3 hydravions et son déplacement atteignant à présent 32 300 tonnes pour une longueur de 201 mètres. Il combattit dans le sud de la mer de Chine pendant le conflit sino-japonais. Pendant la deuxième guerre mondiale, il participa aux campagnes de Hawaii, Java, de l'Océan Indien, la deuxième des Salomons, où le 14 novembre 1942, il fut mis hors de combat par des tirs conjugués des navires américains Washington et South Dakota. Touché par 9 obus de 400 mm et plus de 40 de 127 mm, il se saborda au large de l'île Savo.
                Les hydravions emportés étaient : 1932 un Type 14, 1934 un Type 9011-2, 1938 deux Type95s et un Type 94. Décembre 41-juin 42 trois Type 95, apès juillet 42 deux Zéro d'observation et un Zéro de reconnaissance.
                Les codes de queue utilisés jusqu'en 1937 étaient "Kirishima" en Katagana, 1938/"B1", 1940/"C1" en jaune. Décembre 41-juillet 42 "C III" en rouge, juillet 42 "M II" en rouge.
                Pour terminer je tiens à remercier M. Devester pour son aide et vous recommande ses revues.
                                                          Jean-Marie/Malafon
















Le Lavotchkine La-17M



L'engin cible de Lavotchkine
                                                                                                                                 Marque inconnue. Echelle: environ du 1/44. Réf: ?


Tous mes remerciements à Mme et M Kowalik pour la traduction de la notice polonaise

                            Historique:  Le missile Lavotchkine La-17M a été conçu en 1958 dans un bureau d'études appartenant à Siemion Lavotchkine, à l'initiative des constructeurs eux-mêmes, en tant que développement du missile (La-17: produit 201), dont la production en série a été lancée en 1954 et lequel était propulsé par le premier moteur à propulsion subsonique (RD-900) en URSS, assez réussi même si grand consommateur de combustible. Le prototype 203 a été testé en janvier 1959. Contrairement à ses prédécesseurs, il était propulsé par des moteurs turboréacteurs RD-9B (AM-5) inspirés des avions Mig-19.
Un Mig 19 de l'Allemagne de l'Est.  Source: Flying Review International
                Après chaque vol à petit rayon d'action, les moteurs étaient révisés et les moins exploités étaient, après démontage de la chambre de post-combustion et du gicleur, directement installés sur le 203, les autres moteurs avant d'être installés étaient soumis à un reconditionnement simplifié. Une fois modifiés, ils étaient désignés avec la référence RD-9BK (K-Kratkoresursnyj-petit rayon d'action). La mise à feu s'effectuait depuis une rampe de lancement située sur une plate forme mobile d'un canon anti-aérien KS-19 à l'aide d'un accélérateur de fusée à combustible solide PRD-98. Par la même occasion le pilote automatique a été remplacé par le pilote programmable AP-73 et les appareillages de guidage (MRW-2M).
                Le remplacement des moteurs a permis d'augmenter considérablement l'altitude de croisière (3.000-16.000) et le temps de vol (de 7 à 60 mn) ce qui permettait une attaque multiple de la cible. La cible était d'abord attaquée avec un missile désarmé afin de maîtriser la cible. L'appareillage de bord enregistrait les écarts, ensuite s'effectuait la capture des coordonnées de la cible à l'aide de missiles armés air-air ou sol-sol. Suite aux modifications apportées le 203 répondait mieux aux normes d'entraînement de combat.
Le Lavotchkine La-17.  Source: The V1 And Its Soviet Successors
                Après des essais convaincants réalisés par le gouvernement, le 203 a remplacé l'ancien 201 dans la production en série faite à l'usine d'Orenbourg et en 1960 a été officiellement admis comme armement de toutes les différentes armées sous la dénomination La-17M. Il a été produit jusqu'en 1964. Par la suite a été lancée la production du La-17MA avec une altitude de croisière augmentée (de 100 à 18.000) et puis la production du La-17MM (202M). Dans celui-ci les moteurs ont été remplacés par R-11F2S-300 provenant des MIGs 21, ce qui a entraîné par conséquent d'autres modifications de constructions. La production du La-17MM a été arrêtée en 1993.
Caractéristiques du Lavotchkine La-17M
Longueur:  8m360.
Envergure:  7m500.
Diamètre fuselage:  0m55.
Hauteur:  3m030.
Empennage:  2m180.
Masse à charge:  3.065/2.472 kg.*
Vitesse maximale:  876 km:h.
Altitude de vol:  3.000-16.000 m.
* avec/sans accélérateur.
                La maquette:  Comme je suis toujours à la recherche d'oiseaux rares surtout dans le domaine des missiles. A l'exposition d'Affligem (Belgique), j'ai fait l'acquisition de ce missile Russe, c'est d(ailleurs Alain qui l'a trouvé dans un tiroir où le vendeur mettait les sachets de maquettes en résine.
                J'étais heureux quant Alain m'a remis le sachet, sans hésiter j'ai sorti l'argent et retour au stand d'exposition.
                A la vue de la maquette, rien sur la marque, rien sur l'échelle, rien sur la référence. J'ai mesuré la longueur des ailes et le fuselage et regardé celle des caractéristiques, on avoisine le 1/44 pour l'échelle.
                Cette maquette se compose de 12 pièces en résine moulée en jaune citron (une résine qui se travaille bien). 
                            Le hic dans toute cette affaire, le moulage est décevant, il y a beaucoup de bulles, certaines seront éliminées au ponçage, mais d'autres devront être mastiquées. Les ennuis ne s'arrêtent pas là, car il faudra revoir le turboréacteur, il y a un manque de matière à l'entrée et à la sortie, encore une fois vive le mastic, il manque de la matière même sur le tour du turboréacteur. Nous avons pas fini, il faudra revoir les bouts des ailes car là aussi il manque de la matière, bref cette maquette aura droit à un cure de jouvence au mastic. Pour terminer, les fusées d'appoint seront percées et évasées.  
                            Le montage:  Comme le fuselage est d'un seul bloc, c'est donc par le turboréacteur que j'ai commencé, mais la notice n'explique en rien la position des pièces à l'intérieur, il faut donc improviser et surtout enlever de la matière à l'intérieur pour pouvoir joindre les deux parties (voir photos).
                Je me suis occupé ensuite du gouvernail, qui ne présente pas de problème mais un bon masticage, rien à dire sur les empennages. Pour les ailes, comme je le disais plus haut, masticage en bout d'aile et bien sûr à la jonction aile fuselage. Attention de bien respecter le dièdre des ailes. (voir photos).
  
Le dièdre des ailes.  Source: The V1 And Its Soviet Successors 
                On termine par les moteurs fusées, il faut faire attention de bien les positionner, le mieux et de faire un montage à blanc. La préparation de ceux-ci demande du temps, il faudra bien les ébavurer, les percer et évaser. (voir photo).
                La peinture de la maquette:  La notice nous propose une décoration où le dessous est gris clair FS 36495, le dessus en vert FShumbrol 64, le nez en rouge humbrol 19 et la sortie des tuyères des moteurs fusées en gun métal. On termine par le vernis satiné.
                Le socle du missile:  J'ai improvisé, je voulais que le missile soit comme sur le pas de tir, j'ai pris un socle de présentation d'un moteur de T-33 de la marque Hawk ou Italeri au 1/48. J'ai fait un système de rampe et le tour est joué, il a été mis en vert Russe, humbrol 114 et vernis en mat.
                Epilogue:  Bon beaucoup de boulot sur cette maquette, elle n'existe dans aucune autre marque, d'ailleurs je ne connais même pas celle-là ???. Mais un maquettiste doit pouvoir faire n'importe quelle maquette, il faut surtout de la patience et de la bonne documentation. Encore un grand merci à Mme et M Kowalik pour la traduction.
                                                                      Malafon.    
   
  


























Belvaux (Luxembourg) les 29 et 30/10/2011





L'Exposition de Belvaux




La plus belle pièce
                Mon ami belge Guy Maréchal à construit ce 80 cm Kanone (E) Schwerer Gustav. Les wagons sont fait en scratch et pour la courbe de la voie ferrée, elle a été faite au four chaleur tournante + - 1 minute avec un refroidissement rapide, ce canon est monumental, une pièce unique.
                    Superbe collection d'avions au 1/144 d'un maquettiste allemand, avant il faisait du 1/48, un champion de la peinture aluminium, le plus beau, la série des F-102 Delta Dagger
                            Du beau aussi avec cette collection de bateaux en carton et d'hélicoptères aussi en carton
La suite des photos prisent

Photos d'autres canons que Guy Maréchal m'a fait parvenir

De haut en bas
--  24 cm Theodore Bruno allemand.
--  28 cm Kurze Bruno allemand.
--  28 cm Lange Bruno allemand.
--  Canon français capturé par les allemands : 305 mm M 1906 (F) signifie français.
--  Le même canon tracté par la locomotive allemande BR 52.
--  Panzertriebwagen 16 allemand artillerie.
                                                                           Fin