Le Sukhoi Su-9 Fishpot-B






Le Su-9 "Fishpot-B"
                                                                                                                                            Marque Maquette au 1/72.  Réf: 7239.





                Historique:  Bien qu'il n'ait pas atteint la même célébrité et qu'il n'ait jamais servi en grand nombre que le Mikoyan- Gurevich MIG-21 "Fishbed" ou le Su-7 "Fitter-A", le Su-9 "Fishpot-B" fut pendant de nombreuses années l'intercepteur supersonique en plus grand nombre, opérant dans le cadre du PVO (forces soviétiques de défense aérienne). Il fut remplacé sur les chaînes de montage par le Su-15 "Flagon" à la fin des années soixante, mais quelque six cents unités continuèrent à voler tout au long des années soixante dix. 
Mig 21 "Fishbed".  Source:  Koku Fan
Sukhoi Su-7 "Fitter-A"  Source:  Koku Fan
Sukhoi Su-15 "Flagon".  Source:  Encyclopédie des Armes
                Issu d'un prototype construit en 1955-1956, le Su-9 fut conçu comme un chasseur tous temps de la même configuration de base, en aile delta, que le Mig-21.
                Cet appareil, qui entra en service en 1958-1959, constituait un exemple caractéristiques de l'habitude soviétique d'associer une cellule et un moteur nouveaux à un système d'armes existant, le missile air-air K-5M "Alkali" en l'occurence, que déployait déjà le Mig-19 PFM "Farmer"; le petit radar était monté dans le nez du Su-9, très semblable à celui du Su-7.
Mig 19 PFM "Farmer".  Source:  Koku Fan
                Cependant, la capacité tous temps du Su-9 était assez limitée dans la mesure où ce radar ne possédait pas un champ panoramique très étendu. Dans la pratique, cet avion opérait certainement en étroite collaboration avec le sol.
                En 1961, la manifestation de Tushino marqua l'apparition d'une nouvelle variante du modèle de base, dotée d'un nez allongé et moins effilé. Le diamètre de l'entrée d'air était beaucoup plus large et le radôme central agrandi en proportion afin de pouvoir abriter un nouveau radar plus puissant, connu à l'OTAN sous le nom de "Skip Spin".
                Ce modèle fut désormais produit à la place du Su-9 et reçut l'appellation de Su-11 ("Fishpot-C", pour l'Otan). Les Soviétiques semble-t-il, donnent souvent de nouvelles désignation à des appareils qui ne présentent que peu de changements par rapport à leurs aînés, car le Su-11 ne différait guère du Su-9.
Magnifique photo d'un Su-11.  Source:  Le Fana de l'Aviation
                Comme la plupart des intercepteurs soviétiques, le Su-9 et le Su-11 n'ont jamais été exportés, même dans les pays du pacte de Varsovie. 

Caractéristiques du Sukhoi Su-9 et Su-11
Type:  Intercepteur tous temps.
Moteur:  Turboréacteur Lyulka AL-7F de 10 000 kgp avec postcombustion.
Performances:  Vitesse maximale à configuration lisse, 2 250 km/h, soit Mach 2,1; vitesse maximale avec 2 missiles air-air et des réservoirs supplémentaires, 1 600 km/h, soit Mach 1,5.
Plafond pratique:  20 000 m.
Distance franchissable:  Environ 1 125 km.
Poids:  Avide, 9 000 kg; en charge maximale 13 500 kg.
Dimensions:  Envergure 8m43.
                      Longueur hors tout 18m30.
                      Hauteur 4m90.
                      Surface alaire 26m220.
Armements:  Su-9, 4 missiles air-air K-5M (AA-1 "Alkali") fixés en travers à des pylônes sous voilure.   Su-11, 2 missiles air-air à guidage semi-actif (presque certainement) AA-3 "Anab".

Arkhip Mikhailovick Lyulka

Le turboréacteur Lyulka AL-7F-1.  Source: Air Enthusiast

La maquette du Sukhoi Su-9 ""Fishpot-B""
                           Disons le tout de suite, cette maquette ne se monte pas comme du Dragon ou de l'Hasegawa (N'est-ce-pas les compagnons du club de Labry). Il va falloir y aller de la lime, du papier abrasif, du mastic et bien sûr de l'huile de coude.
                Il faudra impérativement pour avoir une belle maquette, poncer toutes ces tranchées, (Moulage en creux) avec du papier abrasif de 400-600-1200.
               La maquette se compose de 53 pièces, plus 3 transparentes qui sont la verrière. (On peut reprèsenter le poste de pilotage ouvert ou fermé). Ce kit est moulé dans un plastique bleu, on a l'impression de voir à travers, ce plastique se travaille bien, dommage que par endroit la gravure est trop prononcée. (Cela nous rappelle un peu Matchbox).
                Les ailes sont fines à l'arrière, mais trop épaisses sur le devant, la dérive aussi est trop épaisse. (On corrige en ponçant par l'intérieur des ailes et du fuselage). Bien nettoyer les pièces à l'alcool à 70°, les moules ayant laissé des éléments gras.
                Cette maquette existe dans d'autres marques: Kopro - Coopérativa - Amodel - Pioneer 2, et certainement aussi d'autres.
                Le montage:  Avant de commencer le montage, je vous dresse une liste d'améliorations à effectuer...
                Liste:  Bien amincir les aérofreins, si on veut les représenter fermés. (Cette opération demandera pas mal de temps).
                 Comme le plan ne le montre pas, la pièce n°49 se fixe derrière le siège éjectable, elle masquera le jour qu'il y a.
                Le siège éjectable n'a aucune valeur, je l'ai mis de côté et je me suis offert le siège du Su-7, qui d'ailleurs est le même. (Référence du siège, Su-7 S 72005-KS 3/4 de chez Pavla Models).
                Comme le tableau de bord et les consoles latérales ne sont pas en telief, on aura recours à une planche de décalcomanies de la boîte à rabiot.
                Faire attention aux pièces n°29 et 31, elles vont ensemble mais pas à l'extérieur du fuselage, mais à l'intérieur de celui-ci, juste avant la tuyère, ces pièces sont la sortie du réacteur.
                Bien affiner les gouvernails de profondeur, les stabilisateurs, et surtout les anti-flutter on dirait des cûre dents.
                Refaire un tube pitot, les antennes IFF-SRO-2M et l'antenne d'aile gauche.
                Bien affiner toutes les trappes du train avant ainsi que le train principal.
                Le train principal est aussi à amèliorer, il faut faire des vérins hydrauliques de relevage sur les portes du train, et améliorer les jambes de train; je sais la documentation ou le Web nous montre pas grand chose. De mon côté je me suis servit du plan trois vues en couleur sur le Sukhoi Su-11 parut dans l'ouvrage Force Aérienne Soviétique aux Editions Elsevier.
                Le vrai montage:  Nous commençons par l'habitacle, les parois, siège, palonnier, manche à balai en noir mat, ainsi que les pièces n°49 et 52. Le plancher, les consoles, et le tableau de bord en bleu vert, un brossage à sec de tout cela en humbrol 87, nous mettons ensuite les décalcomanies.
                La pièces n°32 en humbrol 88, l'intérieur du nez de l'appareil en alu. Les pièces n°29 et 31 en gun métal, la sortie de la tuyère aussi, un brossage à sec avec un mélange de humbrol 53 + humbrol 12 pour donner l'impression du métal chauffé.
                Nous collons les ailes delta, ailerons, les aérofreins, les diverses entrées d'air, les pylônes portent missiles, sans avoir au préalable fait un masticage à divers endroits.
                Les trains d'atterrissage:  Les puits, train avant et train principal seront en gris foncé ainsi que l'intérieur des trappes; les jambes de trains seront aussi en gris foncé, les vérins en chrome silver, les roues, moyeux en vert moyen, et les pneus en noir mat. Les missiles seront en blanc mat avec la pointe en rouge.
                Peinture de la maquette:  Toute la maquette sera en aluminium ainsi que la verrière, le haut de la dérive en vert moyen et nous terminerons par la pose des décalcomanies et le vernis satiné. 
                Le diorama:  Un cadre, oui j'ai bien dit un cadre de 32 cm x 22 cm, on enlève le verre ainsi que le fond, on prend un morceau de carton plume assez èpais et nous représentons un parking à avions avec un peu d'herbe et morceaux de bois, une échelle d'accès (Je remercie Stéphane pour me l'avoir faite, voir Avions et Pilotes n°13 à la page 355 et l'ouvrage la Force Aèrienne Soviétique page 154 pour cette échelle). Pour terminer trois figurines Preiser qu'on aura déguisé en mécanos russes, et pour finir un camion  A3-51 Gaz-51, le tout donne un excellent diorama.
Document pour l'échelle.  Source: Avions et Pilotes 
Document pour l'échelle.  Source: La Force Aérienne Soviétique
               Epilogue:  Bon! que faut-il retenir de cette maquette de la marque maquette, tout simplement que cet avion m'a toujours plu et que nous en voyons pas dans les expositions.
                Il faut prendre son courage à deux mains pour réussir cette maquette, il est vrai que maintenant je peux faire des heures sup...., vu mon emploi du temps. Quand la volonté et le désir de réussir une maquette est là, peut importe la marque et l'échelle, le résultat se voit à la fin n'est-ce-pas.
                Dommage que beaucoup d'avions russe existe en Short Run, à quand un beau Bison M3 dans le style du Tu-95 ou Tu-16 de chez Trumpeter, je sais Amodel l'a sorti mais la encore en Short Run.                
        


Le camion A3-51  Gaz-51
                                                                                                                                        Maquette Military Wheels au 1/72.  Réf: 7208.  

                Maquette en série Short Run et de bonne facture, avec un nombre de 54 pièces. Rien à dire sur le montage tout s'assemble parfaitement, le seul petit reproche à faire, les vitres sont un peu trop épaisses.
                Le moteur est bien représenté, si vous faites comme moi, c'est-à-dire capot ouvert, il faudra patiné ce moteur.
                Pour la peinture:  Pour ceux qui comme moi font des véhicules militaires Russe çà ne change pas, sinon suivre la notice explicative.
                                                                      Malafon
                  





LE G.M.C. CCKW 353. Version citerne Butler (2)




"G.M.C". Version citerne Butler
                                                                                                                               Maquette Hasegawa au I/72.  Réf: 31 121.


Maquette montée par Eric du club maquattiste de Labry




La bonne à tout faire de l'Armée
Sur un terrain d'aviation Allié, un aviateur tente un rendez-vous
galant sous l'oeil amusé de ses frères d'arme qui s'affairent
autour d'un G.M.C. version citerne Butler.  Sujet du diorama.

                Historique:  Le G.M.C. CCKW fut construit, comme le dit Stéphane dans son historique à 562 750 exemplaires. Déclinés en plusieurs versions je ne vous l'apprends plus, on comptera 4 163 G.M.C. dans la version citerne à carburants, tous sortis des usines de Détroit durant les cinq années du conflit.
                La contenance de ses deux citernes était de 750 gallons, ce qui équivaut à 2 839 litres et chaque compartiment pouvait être vidangé séparément grâce à une commande manuelle. Les espaces de rangement sont nombreux avec un coffre de part et d'autre pour les équipements et un espace tout le long pour stocker un important stock de jerricans de 20 litres. Le modèle dont Hasegawa nous propose est présenté avec un treuil à l'avant dans une version cabine bâchée, donc une fabrication après août 1942, avec la roue de secours située entre les citernes et la cabine. 
La boîte Hasegawa
                Le montage:  Le montage de la maquette ne pose pas de problème, fidèle à la marque qui nous propose des pièces s'ajustant très bien. Quelques ponçages restent quand même à faire, mais rien d'inaccessible.
                Toutefois, certains points de la maquette demande à être affinés, voir refaits. C'est le cas pour le poste de conduite et pour la grille de protection du radiateur, vraiment trop simpliste et grossiers. Je préfère m'étendre sur les améliorations plûtot que de vous détailler les phases de montage: si vous savez lire une notice et manier un tube de colle, vous y arriverez.
                Grâce à une documentation photos, j'ai refait l'intérieur de la cabine en carte plastique en fabriquant un nouveau tableau de bord, dont les cadrans y seront peints directement dessus, j'ai fait une séparation pour masquer le moteur et ajouté trois leviers en fil de fer.
                Le pare-brise n'y échappe pas non plus avec l'ajout d'une feuille en plastique transparente pour reproduire la vitre et la pose des essuie-glace. Présenté cabine ouverte, le pare-brise replié sur le capot laisse apparaître le système des moteurs de ceux-ci qui sont refait tout simplement en y collant deux petites rondelles de plastique, accompagnées d'un fil de fer très fin pour réaliser le câble d"alimentation électrique.
                La partie qui m'a demandé le plus de temps et la plus laborieuse est sans conteste la réalisation de la grille de protection du moteur et des phares. Celle proposée avec la maquette ne correspond pas à la réalité. J'ai commencé par supprimer toutes les grilles en gardant juste le contour. Puis, j'ai confectionné du plastique étiré en m'efforçant d'avoir toujours le même diamètre. Après plusieurs tentative... et 10 mètres de fil plastique, j'ai fabriqué celle-ci; à savoir le contour et les 13 barres verticales (et oui, je les ai comptées sur les photos). Pour les phares, le procédé est identique sauf que le diamètre est plus fin.
                Quant aux restes des améliorations, ils consistent en l'élaboration d'une bâche pour la cabine et d'une autre pour la roue de secours. Le procédé: le traditionnel mouchoir en papier trempé dans un mélange d'eau et de colle à bois. ""Y a plus qu'à laisser sécher"". 
                La peinture:  La peinture est faite après montage complet du modèle puisque celui-ci ne présente aucune partie inaccessible.
                Fidèle à mon habitude, j'utilise des peintures acryliques Prince August. La couleur de base est uniformément l'olive drab 889 passée au pinceau car l'aérographe reste encore pour moi un grand mystère dans l'art de dompter cette bête... Une fois bien sèche, un premier brossage à sec est réalisé avec un mélange. Vient ensuite la phase de pose des décalques masqués d'un vernis mat pour atténuer leur brillance. Pour les autres marquages et insignes tactiques, ils ont été peins à la main. Pour ce véhicule, j'ai opté pour la célèbre IOP Airbone (ABIOI), par passion pour la campagne de Normandie 44. Puis les roues sont réalisées en noir 950 patinées en Gris Tank 1942 de la marque Lifecolor UA 076, les phares en aluminium Plata Silver 997, les clignotants et les feux sont un mélange chaotique d'orange, rouge et jaune. 
               Arrivé à ce stade, j'ai commencé le vieillissement en soulignant, dans un premier temps, les creux avec un jus très fluide de noir 950 et de marron chocolat 872. Un dernier brossage à sec en marron kaki 988 additionné d'un goutte de Buff 976 est passé sur l'ensemble des arrêtes de la maquette. Enfin, pour l'empoussièrer un peu, un léger voile de Tierra Oscura 874 est passé en brossage sur le bas de caisse et les pneumatiques.
                Un petit coin de "Green":  La base du diorama est une plaque de carton plume, bien calée dans un cadre photo de 13X15 cm recouvert d'enduit de rebouchage. Puis, le "Green" est fabriqué en mélangeant du flocage synthétique et naturel, le tout fixé à la colle à bois diluée avec de l'eau. Un travail à la peinture vert, marron terre, beige, jaune, s'avère nécessaire pour supprimer les effets synthétiques du mélange.
                Pour moi, une saynète est vivante si on y ajoute des figurines. Et comme à mon habitude, c'est l'excellente marque Preiser qui, avec sa boîte de pilotes et personnel au sol de l'US. Army Air Force (réf: 72502) fourni les figurines aux positions désirées. Ceux-ci seront peints à l'aclylique en me servant comme modèle, des photos de reconstitutions historiques pour la couleur des uniformes.
                Dernier travil: un "trou" vide dans le diorama est comblé avec un amalgame de petit matériel dans ma boîte à rabiot.
                                                                  Eric/Malafon


 Photos de G.M.C. dans des expositions













 

Le G.M.C. CCKW 353. Version Cargo (1)



"" GMC ""

Trois lettres pour un mythe
                                                                                                             Conversion sur maquette Tamiya au 1/35.   Réf: 35218.


Maquette montée par Stéphane du club maquettiste de Labry


                Historique:  A l'instar de la jeep, le G.M.C. est l'un des symboles de la liberté retrouvée en 1944, mais aussi une formidable machine industrielle américaine de cette période ave 562750 exemplaires sur les 3 200 436 véhicules sorties d'usine.
                Une telle réussite remonte à 1939 quand le "Quartermaster Corps" (Q.M.C.) lança un appel d'offre pour un camion de 2,5 tonnes de capacité. Plusieurs constructeurs répondirent à cette demande comme "Mack" ou "Studebacker" et soumettent leurs prototypes. Après comparaison, ce fut celui de la "Yellow Truck and Coach" (filiale de G.M.C.) qui fut retenu car elle était la seule entreprise qui pouvait le produire en masse, rapidement et surtout à moindre frais, puisque conçue avec des éléments issus de la gamme civile. En fait, le prototype dénommé "Modèle 4929" ressemblait plus à un  utilitaire commercial avec son museau arrondi, typique de l'époque.
                Après plusieurs modèles légèrement modifiés, une commande est passée en 1940 et la production en petites séries est mise en route avec la désignation "ACKWX 353": 2466 en seront produits. La France passera même une commande de 2000 exemplaires mais n'arrivera jamais à destination pour cause de capitulation. Cependant, 760 d'entre eux équiperont l'armée britannique.
                Les militaires américains appréciant ce nouveau camion, une nouvelle version est adoptée : CCKWX qui est doté d'un moteur plus puissant passant de 4,1 à 4,4 litres, d'un réservoir d'essence de 150 litres au lieu de 115 initiales et surtout d'un nouveau capot avec une calandre plate. Le G.M.C. a adopté son look définitif : une légende est née...
                Jusqu'à 1945, date d'arrêt des chaînes de montage, le G.M.C. connut sans cesse diverses modifications et améliorations d'ordre mécaniques, électriques et même d'aspect extérieur (disposition des feux, du lot de bord,...).
                Caractéristiques:       CCKW 352/353
                Longueur:  352  5,865 m (avec treuil 6,220 m.
                                   353  6,509 m (avec treuil 6,864 m.
                Largeur:  2,24 m.
                Hauteur:  2,80 m.
                Consommation:  35 litres au 100 km.
                Autonomie:  352  450 km.
                                   353  353 km.
G.M.C. benne.   Source: Science et Vie
G.M.C. français. Source:  Musée de Dieppe-Pourville

De l'histoire à la maquette
C'est une version cargo de la 3° Infantry Division pendant la guerre de Corée

                Contrairement à son homologue allemand, l'Opel Blitz, le G.M.C. n'a pas été délaissé par les grands fabricants de maquette. Au 1/72, Hasegawa possède plusieurs références dans son catalogue (cargo, benne, citerne), et Revell vient de sortir une très jolie reproduction. Au 1/35 toujours avec Heller, il existe une référence mais beaucoup plus ancienne, et Italeri n'est pas en reste avec trois modèles (cargo cabine bâchée et cabine tôlée, citerne) qui doivent être tout aussi anciens, mais plus qu'honorables pour leurs âges. Le dernier en date vient de chez Tamiya et c'est sur celui-ci que mon choix s'est porté (tout simplement parce que je connassais les deux autres et la curiosité et l'envie de voir à quoi il ressemblait m'ont dominé).
                En premier lieu,je souhaitais avoir un modèle un peu différent, sans tomber non plus dans la grande conversion type Shelter ST-5 ou compresseur Levoi qui demande beaucoup de travail de scratch. Mais, au fil de mes recherches, je ne voyais pas trop celui à exécuter et c'est à la suite d'uns discussion avec un membre du Club de Thionville que me vint la mumière. En effet, expert sur le matériel américain, il m'a parlé de G.M.C. montés avec des pneumatiques issus de camions amphibies D.D.K.W. en service dans le Pacifique et en Corée. Cette idée commença à germer dans ma caboche pour éclore et prendre racine définitivement lorsqu'il me présenta deux photos de l'engin ainsi équipé. Pas de doute, c'est comme cela que je le voulais.
                Pour ma petite conversion, il nous faut donc des roues de D.D.K.W. et un jeu de pont Banjo. Les miens viennent de la maquette du D.D.K.W. Italeri. Ne croyez pas que je l'ai cannibalisé pour prendre ses éléments, je les ai tout simplement obtenus en utilisant le coupon des pièces défectueuses et contre 5 euros, j'ai obtenu la grappe correspondante.
La boîte Tamiya
                Juste un petit mot sur la mquette Tamiya, pour vous dire que c'est une excellente base, très bien détaillée et qui se monte avec une grande facilité. Je m'attarderais donc plus sur la conversion et sur le détaillage que j'ai pu lui apporter.
                Bien entendu, la maquette est répartie en sous-ensemble: Châssis - Cabine - Caisse.

Le châssis
                Le plus gros travail viendra de l'adaptation des ponts Italeri sur les suspensions d'origine et du découpage et ajustage des arbres de transmission venant des deux marques. Enfait, les pièces s'adaptent sans trop de mal sauf pour le pont avant, qui a été le plus récalcitrant. Les six roues sont assemblées à ce stade pour vérifier le bon alignement général.
                Le reste du châssis est monté en suivant la notice en choisissant d'installer le treuil. Les fers supportant le réservoir sont refait en forme de "U" à l'aide de carte plastique et le mécanisme du treuil est détaillé en améliorant le système de débrayage. Une série de quatre boulons est ajoutée sur le pare-chocs et sur les crochets au-dessus de celui-ci. Une section de chaînettes et un crochet récupéré dans la boîte à rabiot complète l'extrémité du câble et on n'oublie pas de percer le pot d'échappement.

La cabine
                Montée vite fait, bien faite...!. A l'intérieur, j'ai réalisé les pédales (absents du kit), l'alimentation des moteurs d'essuie-glace et à chaque extrémité du tableau de bord, un anneau qui sert à l'attache des ceintures de sécurité.
                A l'extérieur, les grilles de protection des phares sont remplacées par des plus fines en plastique étiré. Sur le capot, il manque curieusement les attaches. Elles seront puisées dans la boîte à rabiot. Divers rivets manquant sur les flancs du capot complètent le détaillage. Les jerrycans sont avantageusement remplacés par ceux de chez Académy sur lesquels j'ai confectionné les sangles et boucles en feuille de plomb et fil de cuivre. 
La caisse
                Ce fut l'ensemble qui s'est monté le plus rapidement si on ne prend pas en compte l'élimination des pastilles d'injection présentent un peu partout et qui demande un certain temps. Les gardes-boue sont affinés par ponçages et les raidisseurs refait en carte plastique. Sur les flancs de caisse, les 14 crochets moulés sont arasés et du fil de cuivre mis en forme de "U" viendra les remplacer.
                La bâche est réalisée en Milliput Superfine, roulée en fine feuille, puis mise en forme sur les arceaux. Après séchage, celle-ci reste amovible pour la mise en peinture mais assez rigide pour la manipuler sans crainte. J'ajoute juste les cordelettes pour l'arrimer à la caisse. Quant à la bâche de la cabine, elle est d'origine, mais retravaillée au mastic pour améliorer la texture.
                Avant d'attaquer la peinture, les dessous sont maculés de mastic Tamiya dilué à la colle liquide avec du bicarbonate de soude pour simuler l'accumulation de terre.
                Un petit mot sur la cargaison qui se constitue uniquement en fûts d'essence de 200 litres, d'origines diverses et de planches de balsa pour les opérations de chargement et de déchargement.
Vous prendrez bien un Ch'ti Vert
                Comme on ne change pas de méthode de peinture tous les jours, c'est exactement la même que celle qui a été appliquée sur le Pershing (sujet à venir), il n'y a que la teinte de base qui change, à savoir l'olive drab Humbrol 155.
                Dans les grandes lignes: couche de base éclaicie au jaune sable Humbrol 94 avec une pointe de jaune, des jus, des brossages à sec, des empoussiérages à l'aérographe et aux pigments dans l'ordre que vous voulez car j'ai une péthode de peinture assez anarchique. On achève par les détails, les phares, le lot de bord, les accessoires, la cargaison,... et là, désormais et inévitable, micro peinture.
                Les bâches sont peintes et patinées uniquement à l'aérographe, par une sous-couche de noir mat et en éclaircissant au fur et à mesure avec des voiles successifs de vert kaki Humbrol 72.
Ca grimpe...
                A partir du printemps 1952, après les grandes offensives meurtrières, tant chinoises qu'américaines de 1950 et 1951, le front de la guerre de Corée se "stabilisa" autour du 38° parallèle pour laisser place à une violente guerre d'escarmouches et de prises de terrain, dont le but était d'améliorer les positions de plus en plus fortifiées avec bunkers de sac de sable et réseaux de tranchées dignes de la Première Guerre Mondiale.
                C'est pendant cette période que j'ai voulu représenter ma saynète, avec un G.M.C. apportant du carburant à une unité de Sherman enterrée sur les hauteurs de Main Line Résistance (M.L.R.).    
                Pour donner du dynamisme et accentuer le côté tout terrain du G.M.C., j'ai opté pour un diorama pentu avec une dénivellation à cote d'une petite route ouverte à coups de Bulldozers.
                Afin de me facilmiter la vie, j'ai pris pour base un cadre photo que j'ai rehaussé de balsa pour les reliefs. Un bloc de polystyrène est intégré à celui-ci, puis taillé aux formes voulues. Un mélange de plâtre, de gouache couleur terre, de sable fin et de colle à bois recouvre la surface, puis travaillé avant séchage, sans oublier d'imprimer les traces de passages réguliers des camions.
                La végétation vient de différentes références comme Woodland Scenics et le terrain est peint dans les mêmes tonalités que le bas de caisse du camion, en n'hésitant pas à retoucher celui-ci pour avoir une cohérence entre les deux. La végétation reçoit quant à elle, des nuances de verts et de jaunes.
                Le panneau est en carte plastique et le poteau qui le supporte provient d'une vieille boîte Italeri. Il est peint en blanc patiné, en conséquence et les inscriptions sont peintes à main levée. Le balisage de la route est fait avec des piquets taillés dans une allumette et une très fine bande en carte plastique permet de garder une certaine rigidité aux extrémités. 
                Au final, j'ai pris beaucoup de plaisir à réaliser cette maquette et, je crois bien avoir attrapé le virus de "GMCitte Aigu". Je pense donc qu'il ne sera certainement pas le seul de ma collection, il y a tellement de versions qui attendent qu'on leur rende hommage.
                Et maintenant, place au 1/72.... avec un beau G.M.C. citerne de Eric.
                                                           Stéphane/Malafon


Photoscope sur un G.M.C. de dépannage

Photos parut dans MPM Magazine n°105 et 106 de mai et juin 1980