L'intercepteur Bachem Ba-349A Natter








Le Bachem Natter
                                                                                                                   Maquette Fly au 1/32.  Réf: 32001 et 32002
                                                                                                                               Maquette Dragon au 1/48. Réf: 5516-5525 et 5547.
                                                                                                       Maquette Heller au 1/72. Réf: 226. 

""German Project WW II""


                Historique:  Un grand merci à la série Marabout,dans la série Histoire illustrée de la Seconde guerre Mondiale, qui nous dresse l'histoire complète de cette arme secrète allemande.
                             Ce petit livre paru en 1960, nous livre les armes que l'Allemagne était en train de mettre en pratique peu avant la fin de la guerre. Merci à Sir Basil Liddell Hart et Brian J. Ford pour nous avoir fait découvrir cet arsenal; maintenant pour ce procurer ce livre, cela doit être très difficile.


La vipère n'a pas piqué
 Erich Bachem
12 août 1906/25 mars 1960

A l'exception du cockpit qui était blindé en métal cet intercepteur allemand était en bois. Son constructeur Erich Bachem qui était avant de créer sa propre société directeur chez Fieseler et qui en outre  conçu le V1, fit une proposition au RLM, (Reichsluftministerium : Ministère de l'Air) qui fut d'abord rejetée en raison de son caractère extrème.


   
Lothar Sieber
7avril 1922/1 mars 1945
  Sa puissance de feu phénoménal avec ses 24 à 48 roquettes R4M de 55 mm (ou des roquettes de 73 mm Hs 217 "Föhn" selon d'autre source) et deux canons MK 108 de 30 mm, devait faire du Natter un intercepteur hors pair.
Le Bachem Natter fut le premier avion à décollage vertical piloté, malheureusement aussi pour son premier pilote l'oberleutnant Lothar Sieber qui fut tué. D'autres pilotes ne manquèrent pas, fin mars 1945 trois vols d'essais pilotés avaient été réussis. Avril 1945 à Kircheim un site de défense aérienne fut aménagé où les pilotes attendirent les bombardiers ennemis, finalement c'est une unité de blindés américaines qui arriva dans la région. Les Allemands détruisirent avions et rampes pour ne pas être capturés. Voilà maintenant l'histoire de la vipère.
Des secrets qui prennent leur envol
                Formés à la recherche d'armes secrètes toujours plus inédites et plus efficaces, les savants allemands étaient passés maîtres dans le domaine de l'aérodynamique, et l'incroyable diversité des projets d'avions étudiés demeure encore un sujet d'étonnement. Les "avionneurs" américains doivent à leur corps défendant, beaucoup aux techniciens révélés par l'opération "Paperclip", au cours de laquelle des spécialistes alliés se déplacèrent à travers l'Allemagne pour récupérer le maximum de personnel et de matériel.
                Les avions secrets allemands furent nombreux et variés, et depuis les petits engins sans pilotes comme le V1, aux révolutionnaires ailes volantes, les études lancées furent d'une richesse considérable. Beaucoup d'entre elles sont remarquables par l'originalité des solutions envisagées et bon nombre de celles qui furent abandonnées sont actuellement considérées comme viables en dépit de leur hardiesse de conception.
Quatre vues d'un "Natter", sans pilote, en cours de montage sur une tour de décollage.
Le seul vol piloté se solda par un désastre et par la mort du pilote.  Source: Marabout.
                            L'avion "Natter" illustrait particulièrement bien la largeur d'esprit et le non-conformisme avec lesquels étaient traités les problèmes militaires. Le premier août 1944, le chef du département "Mise au point" du Reichsluftministerium, le colonel Kneemayer, était confronté avec un problème difficile, celui d'enrayer les raids des bombardiers lourds alliés sur l'Allemagne. Existait-il un moyen à la fois économique, rapide, puissant et fiable d'abattre les avions ennemis.
                C'était un problème ardu qui imposait la recherche de critères d'efficacité, Kneemayer résolut d'en dresser la liste et d'y satisfaire autant que possible en les étudiant au niveau de la conception. Il en sortit le "Natter", dont les caractéristiques de fabrication et d'emploi étaient particulièrement simples : il fallait réaliser un avion à propulsion par fusée lui donnant une vitesse voisine de celle du son, puis le doter d'un armement puissant, le diriger sur la trajectoire des bombardiers et, après l'attaque, faire sauter son pilote en parachute, celui-ci ainsi qu'une partie de l'appareil étant récupérée ultérieurement.
                Les études commencèrent fin 1944 à Bachem-Werke, dans la région du Waldsee. A la fin de la guerre, cent cinquante exemplaires étaient en commande pour la SS et cinquante pour la Luftwaffe. Les constructeurs formaient une équipe compétente et très unie : Kneemayer était assisté de Bachem, un ancien directeur technique de la firme Fieseler, et de Botheder; un Hollandais ayant fait ses études à Stuttgart et qui travaillait chez Dornier depuis 1940. Par la suite, l'équipe se scinda; Bachem resta à Waldsee et Botheder fut envoyé expérimenter un groupe de quatre appareils à St Leonhard, Botheder y fut capturé par les Américains en mai 1945, ce qui permit de découvrir toute l'affaire.
                Selon ses dires, trois cent personnes dont soixante ingénieurs auraient travaillé sur le projet "Natter". Etant donné la pénurie de matériaux et de main-d'oeuvre qualifiée, l'appareil devait être construit avec des matières premières (bois et tôles d'acier) de qualité médiocre et des tolérances de fabrication très larges.
                A la fin de la guerre, un projet de vente du "Natter" aux japonais fut envisagé, ces derniers devant le fabriquer sous licence allemande.
                Les autres membres de l'équipe étaient comme l'explique Botheder dans un anglais volubile un pilote d'essai du nom de Zeubert, chargé de l'expérimentation de la cellule indépendamment du moteur, c'est-à-dire de la version planeur; Granzow, chargé des études du moteur-fusée; et G. Schaller
La version planeur du "Natter"

Légende 1-2 et 3, le premier "Natter" est transporté vers la tour de lancement. Source: Marabout
Le train d'atterrissage tricycle, qui ne fut jamais utilisé.  Source: Marabout
                             
                Le "Natter" officiellement le Bachem B-349A, pesait 2 200 kg à pleine charge dont 650 kg pour le carburant. Les ailes avaient une surface de 4,3 m², l'empennage de 2,5², il avait une longueur de 6,38 m. Quatre propulseurs à fusées, d'une poussée unitaire de 1 200 kg et brûlant pendant dix secondes, assurant le lancement. La propulsion en vol était obtenue par une fusée Walter 509 A-2 à carburant liquide et fournissant une poussée nominale de 1 600 kg pouvant être réduite à 150 kg. La consommation de carburant était de l'ordre de 10 cm3 par kilogramme de poussée et par seconde au niveau de la mer, pour une poussée totale de 300 kg.
La fusée Walter HWK-509 A à deux liquides.  Source: Science et Vie
                            Cette fusée équipait le Messerschmitt Me-163C, qui était capable de monter à 9 000 M en 2,5 mn,à 12 000 m en 3 mn, et dont le plafond était de 16 000 m. Les deux chambres de combustion superposées (à gauche) étaient en action dans la montée; la chambre auxiliaire (inférieure) assurait seule le vol de croisière et la chambre principale était utilisée dans le combat.
                            Ces chambres étaient en acier spécial, à double paroi : la température de combustion maximum était de 1 800° C. Le combustible liquide (liquide C : 30% d'hydrate d'hydrazine, 57% de méthanol, 13% d'eau et de cuprocyanure de potassium) et le carburant (liquide T: eau oxygénée) sont débités par des pompes entraînées par une turbine mue par de la vapeur surchauffée engendrée par l'action du permanganate de calcium sur l'eau oxygénée.
                           La longueur totale de l'engin est de 2,75 m et son poids de 165 kg. Les deux chambres en action simultanément peuvent fournir une poussée de 2 200 kg à 12 000 m.    
Vue en coupe du "Natter".  Source: Collection: Les documents Hachette
                             Chaque roquette pesait 2,8 kg, dont 400 g de charge explosive. Des versions ultérieures, qui ne furent d'ailleurs jamais construites, devaient avoir une charge double. La vitesse maximale en vol horizontal était d'environ 800 km/h et le rayon d'action, à partir d'une altitude de 12 km, de 40 km. La cellule de l'appareil, en bois et collé grossièrement était conçue pour résister à des accélérations de 6g. Il fallait mille heures de travail pour construire un "Natter".
La construction toute simple du "Natter" que du bois.  
Source: Natter Bachem Ba 349 und andere deutsche Kleinstraketenjäger
                             Les premiers essais soulevèrent certaines difficultés. Malgré une accélération initiale de 2g ou plus, la vitesse de l'appareil, à la sortie de la rampe de lancement, n'était que de 45 à 60 km/h, valeur beaucoup trop faible pour que les volets des ailes puissent avoir une action aérodynamique suffisante; il était évident qu'il fallait installer (comme sur la V2) des déviations de jet à l'intérieur de la tuyère. Mais comment concilier cette amélioration avec les nécessités économiques ?.
                Le problème fut résolu en montant de simples ailettes d'acier creuses et remplies d'eau servant au refroidissement. Il n'y avait ainsi nul besoin de pompe de circulation forcée ou de mécanisme de protection, car, quelques secondes après la mise à feu, elles se mettaient à chauffer, éclataient sous la pression de l'eau bouillante et étaient évacuées en même temps que les gaz d'échappement, après avoir joué le rôle de guidage initial jusqu'à une altitude suffisante pour que les commandes normales puissent remplir leur office. 
Croquis du Bachem Ba 349A "Natter"
Source: Marabout
1)  Gouvernail de profondeur.
2)  Gouvernail de direction.
3)  Empennage cruciforme asymétrique.
4)  Parachute pour l'atterrissage (récupération de la cellule).
5)  Cellule construite entièrement en bois.
6)  Réservoir à liquide "T" (eau oxygénée).
7)  Réservoir à liquide "C" (méthanol).
8)  Travées de fuselage blindées.
9)  24 roquettes de 55 mm.
10)  Coupole largable en plexiglas.
11)  Cockpit.
12)  Commande de déclenchement du parachute.
13)  Longeron sustentateur laminé.
14)  Fusées largables Schmidding 109-533.
15)  Fusées Walter HKW 109-509 de 1 600 kg de poussée.
                Ainsi était née une nouvelle technique consistant à introduire des éléments de commande aérodynamique faciles à fabriquer en raison de leur fonctionnement transitoire. Une douzaine de lancements réussis de cellules sans propulseur eurent lieu à Brunswick. Vingt alors le moment d'essayer l'appareil avec son propulseur et son pilote. L'opération devait se dérouler de façon à simuler une mission réelle.
                Après avoir tiré les roquettes sur l'ennemi, le pilote devait piquer puis se diriger en vol plané vers une zone où il pouvait atterrir sans danger. Il devait alors se dégrafer, se pencher en avant et tirer un levier déverrouillant le nez de l'appareil.
                Par suite des effets aérodynamique sur la partie courbe de ses structures toute la partie avant se détachait brutalement, laissant le pilote exposé au vent relatif. Il tirait alors sur un second levier déclenchant l'ouverture d'un parachute de freinage attaché par des câbles de plus d'un centimètre de diamètre à la queue du "Natter". La brutale décélération projetait le pilote en avant, loin de la cellule qui atterrissait par ses propres moyens avec une certaine chance de pouvoir être réutilisée ultérieurement.
La mort de Lothar Sieber
  
Lothar Sieber montant dans le cockpit du "Natter".  Source: Le Fana de l'Aviation
                            La tentative d'essai en vol avec un pilote à bord fut un échec complet. Alors que le "Natter" se trouvait à environ 150 m d'altitude, la verrière de l'habitacle et l'appui-tête du pilote furent brutalement arrachés et tombèrent tout près de l'équipe de lancement. Le "Natter" continua sa montée visiblement sans contrôle, sous un angle d'environ 15 degrés jusqu'à une altitude d'environ 1 500 m, puis bascula sur le dos et se mis en vrille à plat jusqu'au sol où il s'écrasa avec son pilote. Après la mort de Lothar Sieber, en mars trois autres vols d'essais pilotés furent réussis.
                On apprit par la suite que, Botheder possédant un chalet de montagne à Oberstaufen, à 16 km d'Isny, toute l'équipe décida de s'y retrouver quand "les choses se seraient tassées". Ainsi, l'un des projets allemands les plus audacieux, se termina d'une façon à la fois imprévue et bucolique.
Caractéristiques du Bachem Ba-349A
Equipage:  1 pilote.
Envergure:  3,93 m.
Longueur:  7,05 m.
Poids:  2 160 kg.
Vitesse maximale:  900 km/h.
Armement:  24 roquettes de 55 mm.
Le Bachem "Natter" en maquette. 
                Le "Natter" n'a pas été oublié par les fabricants de maquettes, dernièrement à l'exposition Affligem (Belgique) j'ai vu deux boîtes de "Natter" au 1/32, la marque était Fly, marque que je ne connais pas.
              La première boîte n°32001 Bachem Ba 349V, un très beau dessin où l'on voit Lothar Sieber monter dans le cockpit.
                  La deuxième boîte n°32002 Bachem Ba 349A.
              Pour moi le 1/32 n'est pas une échelle que pratique, donc j'ai regardé ces boîtes sans plus.
           Dragon, lui nous a sorti trois boîtes au 1/48, la première boîte n°5516 que je possède. 
              La deuxième boîte n°5525 que je possédais mais que j'ai vendu à un ami, cette boîte est intéressante car nous pouvons mettre en valeur le moteur fusée, seule ombre le socle de présentation qui me semble un peu petit.
           La troisième boîte n°5547 qu'Alexandre du club maquettiste de Labry nous monte en ce moment.
             Et bien sûr notre marque national Heller au 1/72 avec la boîte n°226 que je possède, dans cette boîte nous avons même droit au Fi 103 Reichenberg IV. 

La boîte Dragon n°5516
Fabrice nous a monté cette maquette mais
sans le socle de présentation et la rampe
La maquette d'Alexandre
Le Bachem Ba 349D "Natter"
La maquette Heller que j'ai monté
                           La maquette:  Heller nous a sorti une jolie petite maquette au 1/72, elle se compose de 20 pièces verrière comprises. Le tableau de bord est représenté en relief, le manche à balai et la pièce 23 gagneront à être un peu diminué en épaisseur. La pièce transparent n°27 est aussi trop grosse, mais là difficile à rectifié. 
                            Le montage:  Il va aller très vite ce montage avec 20 pièces ?. Tout l'intérieur du cockpit sera en RLM 66, humbrol 67, les pièces 15-19 et 20 seront en gris fer, humbrol 92. Le manche à balai noir, ne pas oublier de faire des ceintures au siège.
                La peinture:  Toute la maquette sera en humbrol 64 ainsi que les fusées d'appoint, les sorties en noir mat. Nous ferons ensuite des taches avec de l'humbrol 27, les verrières seront en humbrol 64, nous terminerons avec le vernis mat ou satiné.
                                                                        Malafon
Le Bachem "Natter" en exposition
                                                                  
                                                                                     FIN



































































































Le Focke-Wulf P II





Le mono-réacteur renifleur 
de chez Focke-Wulf
                                                                                                                                Maquette Spécial Hobby au 1/72.  Réf: SH 72005


""German Project WW II""


Historique:  Source: Association Fort de Litroz




                            Historique:  Le Focke-Wulf P II est méconnu des passionnés de la Seconde Guerre mondiale, même parmi le cercle restreint des spécialistes. C"est un des projets de base élaborés par la firme Focke-Wulf dans le cadre du programme Volksjäger, destiné à développer rapidement et massivement un chasseur à réaction bon marché et facile à piloter, susceptible de redonner au Reich la suprématie aérienne dans le ciel de l'Allemagne. Le projet P II fut officiellement soumis au Reichsluftfahrtministerium (RLM) le 9 juin 1943, mais il fut jugé trop dangereux et écarté. L'avion ne fut donc jamais construit et ses plans sombrèrent dans l'oubli après l'écroulement du IIIe Reich.
                Le concept choisi par Focke-Wulf est très surprenant. Le bord d'attaque des ailes présente une certaine incidence mais la voilure reste malgré tout relativement classique, avec ses ailes droites. Ce qui frappe dès le premier regard, c'est la localisation inhabituelle du réacteur, placé en berceau sous le ventre de l'appareil et quasiment indépendant de la cellule du fuselage.
                Ce choix a été motivé par deux raisons majeures : d'une part la volonté de faciliter la manutention et l'entretien au sol, d'autre part la crainte de rencontrer des problèmes opérationnels avec un réacteur dorsal, disposition qui l'exposait beaucoup plus aux coups des chasseurs ennemis. Ce souci était manifestement partagé par d'autres constructeurs car des concepts similaires furent proposés à la même époque par les firmes concurrentes Messerschmitt (avec son Me P-1095) et Blohm & Voss (avec le BV-P-198). Finalement, ce fut la firme Heinkel qui décrocha le contrat du Volksjäger avec son Heinkel He 162 Salamander, un appareil à l'opposé du Fw P II puisqu'il comportait justement ... un réacteur dorsal !.
Le Messerschmitt Me P-1095 de chez Planet Models au 1/72

Le vainqueur du programme Volksjäger
Le Heinkel He 162 Salamander



Le Heinkel 162 du Musée de l'Air au Bourget.  Source: CP
                Dans la version de base du projet, le Focke-Wulf P II était équipé d'un turboréacteur Jumo 109-004B fournissant 890 Kgp de poussée, qui permettait d'atteindre une vitesse de 825 km/h à 4000 m d'altitude. Focke-Wulf songea ensuite à le doter d'un réacteur plus puissant Jumo 109-004C, développant 1015 kgp, qui offrait un gain de surchage d'environ 1200 kg et avec lequel on espérait atteindre 870 km/h. L'armement comprenait 2 canons MK 108 de 30 mm dans le fuselage (ou 2 canons MK 103) et 2 canons MG 151/20 de 20 mmà l'emplanture des ailes.
Le réacteur Jumo 109-004B vu du côté turbine.  Source: Aviation Design Magazine
                La viabilité de la formule proposée par Focke-Wulf pour son projet P-II paraît discutable et l'on comprend aisément que le RLM l'ait écartée. La conception compliquée de la voilure et la difficulté de manoeuvrer l'avion à basse vitesse étaient deux défauts principaux de cet étrange chasseur mono-réacteur. 
                L'inconvénient majeur était toutefois la localisation du train avant, placé juste devant l'ouverture de la prise d'air du réacteur, avec tous les risques de pannes-moteur que cela comportait. L'aspiration d'une impureté soulevée par la roue avant sur le tarmac pouvait à tout moment endommager gravement le réacteur, provoquer son extinction, voir déclencher un incendie ou une explosion. Un tel évènement survenant à l'atterrissage, lors de la phase de décélération rapide, ou pire encore au décollage, avait toutes les chances de provoquer le crash de l'appareil et la mort du pilote. Sans parler du risque d'embrasement ou l'explosion du réacteur en cas d'atterrissage d'urgence sur le ventre. Il n'est donc pas étonnant que le RLM n'ait pas donné suite au projet.
                Caractéristiques:  Projet programme Volksjäger
Longueur:  9m85.
Envergure:  9m70.
Surface alaire:  15 m².
Vitesse maximum:  825 km/h à 4000 m avec le réacteur Jumo 004B. 870 km/h avec le réacteur Jumo 004C.
                La maquette:  C'est dans la série Air Project Line que la marque Spécial Hobby nous sort ce projet de chasseur du programme Volksjäger.   
           Le kit comprend 31 pièces verrière comprise, une planche en photodécoupe et d’excellent décalcomanies. Les lignes de structure sont finement gravées, les puits du train principal sont bien réalisés.
                Un petit reproche pour les roues qui sont composées de deux pièces chacune, avec un peu de patience et ponçage tout rentre dans l'ordre, il faut lester le devant de la maquette.
                

                            Le montage:  Avant l'assemblage du poste de pilotage, il faut réduire les pièces 5-6-7-8 et 10 sinon nous ne pourrons refermer les deux demi-fuselage, défaut que l'on retrouve dans tous les kits de Spécial Hobby.
                L'intérieur du fuselage sera en RLM 66 (humbrol 67), chercher un décalcomanie dans la boîte à rabiot pour le tableau de bord. Le siège sera en RLM 02 (humbrol 92), les sangles en photodécoupe kaki, les boucles en argent, manche à balai noir mat avec bouton rouge. La pièce n°5 et l'entrée d'air en métal naturel, la pièce n°6 et sortie de tuyère en métal bruni.  


                            Refermons les demi-fuselage et passons aux ailes, elles seront collées après avoir été ébarbées, bien amincir le bord d'attaque, faire attention au dièdreRLM 02 et appui-tête en cuir bruni.
RLM 02 ainsi que les contre-fiches, une touche de chrome silver sur les amortisseurs. Peinture des roues en humbrol 67 et moyeux en RLM 02, intérieur des trappes et puits des trains en RLM 02. J'ai collé le tout sur la maquette à la super glue, faire attention au dièdre en les collants. Reste à refaire deux canons MG 151 en laiton et coller les diverses antennes en photodécoupe comme l'indique le plan.



Peinture de la maquette
                J'ai suivi le plan de Spécial Hobby, avec un seul changement le RLM 82, donc le dessous en RLM 76 Hellgrau (humbrol 175), le fuselage en RLM 82 Dunkelgrün (humbrol 149), les ailes en RLM 81 Braunviolett (humbrol 173) et en RLM 82. Taches sur le fuselage en RLM 81, entrée d'air et nez de l'appareil en RLM 27 Gelb (humbrol 24), sortie tuyère du réacteur en métal bruni, et nous le vieillirons comme si ce chasseur avait volé.



                Finition:  La dernière étape, décalcomanies, vernis mat ou satiné et verrière. Rien à dire sur les décals, ils sont très fins, surtout bien les laisser tremper dans de l'eau tiède et se servir du micro set et micro sol de chez Microscale.
                Une ou deux couches de vernis mat ou satiné sur cette maquette fera le meilleur effet. Il ne reste plus que la verrière, comme d'habitude elle a été séparée en deux, nous la mettrons en RLM 82 et collée avec Micro Kristal Klear.
                Le diorama:  Même si ce chasseur n'a pas vu le jour, il faut lui rendre les honneurs, donc un petit diorama le rendra encore plus beau. (voir les photos).
     


                            Epilogue:  Quoi dire sur ce chasseur, sinon que le train principal et les ailes nous rappelle celui du Focke-Wulf 190. La position de la verrière sur le fuselage, et si les américains avait copié ce projet pour faire leur Fairchild A-10A Thunderbolt II, (je parle de la verrière sur le fuselage). Reste la position du réacteur, il est vrai qu'en lisant les critiques dans les ouvrages spécialisés, c'était quand même un projet dangereux, avec tout ce qu'il pouvait respirer avec son nez (entrée d'air du réacteur), et oui on parlait déjà de pollution milieu des années 1940 ...... ? !. 

La gueule de l'autre
Position de la verrière sur un A-10A. Source: CP
Position de la verrière sur le Focke-Wulf P II.  Source: Jet Planes of the Third Reich

       ;                                                                    Malafon