Le char M4A1 Sherman.






"" On le trouva sur tous les fronts ""
Maquette Italeri au 1/35.  Référence n°225.




Historique : Une partie de cet historique provient de la revue Connaissance de l'Histoire n°43 de février 1982.



Mon ami belge J...n Z.....y, a réalisé un Sherman ayant séjourné longtemps dans l'eau de mer.



Historique : Les succès obtenus par les Panzer finirent par convaincre une armée américaine peu enthousiaste que le char jouait un rôle efficace dans la guerre moderne.
Au cours des deux guerres mondiales, le développement des chars américains passa au combat à un petit nombre de types d'engins d'une grande fiabilité, dont la production dépassa en quantité celle de tous les autres pays. La première guerre mondiale vit les unités américaines entièrement équipées de modèles étrangers; durant la seconde guerre mondiale les armées alliées (y compris une partie de l'armée russe) furent esse,essentiellement équipées d'engins blindés américains de tous types.
Aux Etats-Unis pourtant, la continuité dans le développement de l'arme blindée entre les deux conflits avait été encore plus modeste que dans tous les autres pays constructeurs de chars. L'isolationnisme, et les rigueurs des restrictions du budget militaire en temps de paix, imposèrent à l'armée américaine de se limiter sans cesse au strict minimum indispensable. Il ne fut pas question d'innovations radicales et onéreuses jusqu'au jour où une situation de crise immédiate les rendit indispensables, sans aucune autre possibilité.

Un Sherman du musée des Zeppelin (Danemark)     Collection Alain BERTINI.


"" La genèse du Sherman ""
En 1940, le char de 23 tonnes qui existait, le M2A1 de 1939 à canon de 37 mm et blindage de 25 mm ne répondait plus aux spécifications fixées par Adna R. Chaffee pour un char armé d'un canon polyvalent. Les chars légers M214, avec leur mitrailleuse de 12,7 mm pour tout armement, avaient, quant à eux, un puissance de feu dérisoire.
La connaissance des caractéristiques des chars allemands et la perception du fait que l'épaisseur du blindage ainsi que le calibre du canon avaient déjà tendance à augmenter, imposèrent la nécessité de construire un char moyen pouvant rivaliser avec les chars allemands en 1941.
Un engin de cette sorte pouvait être réalisé dans les temps requis en utilisant les composants existants mais il lui manquait un élément essentiel : pour la mise au point d'une tourelle tous azimuts, pouvant recevoir le canon de 75 mm, il fallait six mois. Aussi, une solution "intérimaire" fut-elle définie par un cahier des charges datant d'août 1940; elle vit le jour à l'état de prototype en janvier 1941, et fut mise en fabrication dans trois usines sous l'appellation M3 au mois d'août de la même année. 
La campagne de Guadalcanal vit de petites quantités de chars légers M214 utilisés par les Marines américains. Ce char était dérivé du M2A3 mais sa double tourelle avait été remplacée par une tourelle simple abritant un canon de 37 mm. L'arrière de la tourelle abrite également une mitrailleuse de 7,62 mm.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°43 de février 1982 aux éditions Hachette. 
Le char moyen M3A4 à moteur Chrysler, les autres M3 étant équipés de moteur Continental ou General Motors. Le Chrysler était constitué de cinq moteurs d'automobiles reliés au même vilebrequin pour développer 370 ch à 2400 tours/minute.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°43 de février 1982 aux éditions Hachette.

Malgré toutes les difficultés rencontrées, ce char de 26 tonnes (connu des Britanniques sous le nom de General Lee et, sous la forme modifiée qu'ils avaient demandée, sous celui de General Grant), avec son canon de 75 mm à débattement horizontal limité logé bas dans une saillie de caisse, aurait été à quelques restrictions tactiques près, un rival pour les chars allemands de cette année-là s'il avait dû les affronter. Un blindage de 57 mm était acceptable, un canon de 37 mm (stabilisé en hauteur) dans une tourelle rotative perchée au sommet d'une haute caisse valaient mieux que rien, et l'obus explosif tiré par le 75 de caisse pouvait venir à bout des canons antichars ennemis et (surtout) des canons bivalents allemands de 88 mm à la haute silhouette qui causaient tant de dégâts.
Bientôt, en septembre 1942, le M3 fut suivi du plus prolifique de tous les chars américains : le M4 (connu sous le nom de General Sherman). Dans une multitude de variantes, celui-ci devait servir durant toute la guerre et dans les conflits des années 1970. Utilisant un grand nombre des composants très fiables adoptés avant la guerre, ce char se caractérisa par le nombre des modèles de moteurs différents qui équipèrent ses différentes versions. Outre le bon moteur en étoile Wright, il devait recevoir le Ford de 450 ch, un remarquable Chrysler en étoile à cinq rangs de 6 cylindres, qui développait, avec ses 30 cylindres, une puissance de 425 ch, et un jumelage très réussi de deux moteurs GMC diesel de 187,5 ch, ce dernier étant de loin le favori des équipages car il réduisait le risque d'incendie et augmentait la fiabilité. De plus, le Sherman polyvalent avec son canon de 75 mm (stabilité en hauteur) dans une tourelle tous azimuts (la première à équiper les chars américains) et ses 76 mm de blindage soudé, pouvait s'en tirer face aux Panzer III et IV allemands de 1942 et durant la plus grande partie de 1943. Le moment venu, le Sherman se révéla apte à être revalorisé par l'adoption du canon de 76 mm long américain ou du 17 pounder britannique, en 1944, pour faire face aux Tigre et Phanther allemands.    
Élément majeur des forces blindées alliées à la fin de la guerre dudésert : le "Sherman".
Source: La revue blindés 1939-1945 aux éditions Hachette.
 
La campagne des Balkans et spécialement ce qui fut appelé" l'opération Barbarossa" (l'invasion de l'Union Soviétique en 1943, sur cette photo deux Panzers III, on peut ainsi apprécier le camouflage hivernal de ces blindés.
Source: Fascicule n°1 des véhicules militaires aux éditions Eagle Moss.
Putanges - 20 août 1944. Lors de la retraite allemande, un Panzer IV a terminé sa course dans une vitrine.
Source: La revue Histoire et Maquettisme n°63 de juillet/août 1999.

Le Tigre I du musée des blindés de Saumur, vue 3/4 avant gauche.
Source: La revue ABM Magazine n°2 de juin 1990.

Cette très intéressante photo nous montre un des six "Befehlspanther" qui équipaient théoriquement le Panzerregiment 44. Le char de commandement est identifiable à ses antennes supplémentaires, dont une antenne multibrins à l'arrière de la caisse. Il s'agit ici d'un type A. L'engin porte les traces d'un engagement brutal : plus de jupes latérales; la paroi arrière supérieure de la caisse, derrière laquelle se trouvent des réservoirs de carburant, porte des traces d'impacts, un des coffres pour paquetage arrière a été arraché, l'autre a perdu son couvercle. (photo Bundesarchiv).
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°56 de mai 1983 aux éditions Hachette.


"" Une réussite, un échec ""
Au même moment  les Américains produisirent deux chars légers à tourelle, tous deux armés d'un canon de 37 mm. Le premier fut une réussite : le M3 (General Stuart pour les Britanniques) adopté en août 1941, qui devait être construit jusqu'à la fin de la guerre pour constituer le char de reconnaissance des divisions blindés américaines.
L'autre fut le M22 ou Locust (sauterelle) de 7 tonnes, destiné aux troupes aéroportées.
Sa fabrication fut lancée à la fin de 1941, mais il ne joua qu'un rôle très réduit car les Américains ne réussirent pas à construire un avion capable de le transporter. En fait, seuls les britanniques furent capables aérotransporté sur le champ de bataille quelques-une de ces chars légers à bord de leur grands planeurs Hamilcar, à l'occasion du franchisse/ment du Rhin en mars 1945.  
General Aircraft Hamilcar
Type :planeur transporteur de personnel et de chars.
Moteurs : (Mark X) : deux Bristol Mercury 31, radiaux de 965 cv.
Envergure : 33,5 m Longueur : 20,7 m Hauteur : 6,2 m.
Vitesse de remorquage : 241 km/h.
Capacité de remorquage : un char de 7 tonnes ou le poids équivalent en personnel ou en matériel.
Poids à vide : 8 845 kg.
Poids en charge : 16 783 kg.
Le Hamilcar fut conçu pour le transport de chars légers afin de procurer un appui blindé aux troupes aéroportés et fut utilisé le Jour J du débarquement pour la première fois dans ce rôle. On en construisit environ 390 exemplaires.
La Mark X, qui était pourvu de moteurs, avait une vitesse de 233 km/h et une autonomie de 2 696 km, mais on n'en construisit que 20 exemplaires.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°23 d'avril 1980 aux éditions Hachette.


Considérant l'avenir, en mai 1942, les Américains jugèrent à juste titre que le Sherman n'allait probablement pas conserver, en 1943, la marge de supériorité dont il bénéficiait encore. Aussi commencèrent-ils à étudier le projet de son successeur. Le T20, avec sa masse de 30 tonnes, avait besoin d'être équipé d'une suspension à ressorts plus puissants que sur les versions précédente. En même temps on lui demandait une meilleure capacité en tous-terrains. Son blindage devait être plus épais que celui du Sherman mais sa silhouette était plus basse tandis que sa tourelle était armée d'un canon de 90 mm. Mais le dialogue entre les unités du champ de bataille d'une part et l'état-major de l'armée de terre et les constructeurs en Amérique d'autre part, conduisit à une mauvaise appréciation de la situation. On prétendit que le Sherman pouvait être amélioré sur le plan du blindage, de l'armement et de la suspension pour prolonger sa durée de vie, ce qui rendait le T20 inutile. Cette solution était censée entraîner beaucoup moins de perturbation car il ne serait pas nécessaire de renouveler les chaînes de fabrication. La quantité, estimait-on dans certains milieux, était préférable à une si modeste amélioration des qualités tactiques. Aussi le projet de T20 fut-il abandonné après juin 1943, et le Sherman fut amélioré. Les Panzer de 1944 profitèrent de l'aubaine que constituaient pour eux ces adversaires surclassés. 
Ce Sherman M4A1 dernier modèle porte l'étoile et la bande blanche qui apparurent pour la première fois en 1942.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°43 de février 1982 aux éditions Hachette.


La production de chars américains était réellement colossale, 28 919 chars légers, 57 027 chars moyens et 2 300 chars lourds.
Mais le sentiment d'être nettement surclassés techniquement avait un effet désastreux sur le moral des équipages, outre que cet état de choses engendre de lourdes pertes en vies humaines et réduit l'efficacité opérationnelle à un niveau inacceptable.
Un blindage de 100 mm était trop mince et le canon de 76 mm, une fois installé sur le Sherman M4A3 E8, se révéla insuffisant. La nécessité d'un nouveau char moyen armé d'un canon d'au moins 90 mm devint impérative. Même en admettant que le stockage humide des munitions sur le Sherman réduisait le risque d'incendie, la valeur opérationnelle du char dans son ensemble devenait de plus en plus insuffisante. On exhuma à la hâte un descendant du T20 tandis que les travaux reprenait à la demande expresse en provenance d'Europe du général Dwight D. Eisenhower.
Mais seul le nouveau char moyen sortit à temps pour participer aux dernières campagnes, à partir de février 1945. Ce fut le M26 (General Pershing), armé d'un canon de 90 mm, dont le blindage atteignait 145 mm par endroits. Classé comme char lourd à l'origine, il était en fait, avec ses 38 tonnes, bien dans les limites de la catégorie des chars moyens, surtout à un moment où les chars lourds allemands dépassaient les 60 tonnes. 
Depuis le jour J les Américains savaient que la puissance de feu des Sherman M4 était insuffisante. Des essais furent effectiés sur la série de chars T26E. Le modèle de série davint le T26E3 Pershing, armé d'un T7 de 90 mm (M3) sur affût T99.
Source: La revue Connaissance de l'histoire n°43 de février 1982 aux éditions Hachette.  
Pershing M26
Longueur : 8,50 m.
Largeur : 2,81 m.
Poids : 41,73 tonnes.
Garde au sol : 43,50 cm.
Equipage : 5 hommes.
Moteurs : Ford GAF V8, 2500 tours/minute, 500 ch.
Vitesse maximum : 48 km/heure.
Autonomie : de 96 à 160 km.
Armement : canon L/53 M3 de 90 mm sous tourelle T99E2; deux mitrailleuses Browning de 12,7 mm.
Blidage : de 50,_à à 101,60 mm.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°43 de février 1982 aux éditions Hachette.
Magnifique maquette du T26 Pershing de Stéphane Janiec.      Collection personnelle.
Le T26 Pershing du musée des Blindés à Saumur.     Collection personnelle.

"" Un apprentissage sur le tas ""
Les diverses fortunes de guerre des formations blindées américaines ne reflétèrent pas nécessairement les qualités ou les défauts de leur matériel.
Au cours d'escarmouches isolées contre les Japonais, en 1941 et 1942, une poignée de chars légers d'avant-guerre n'obtinrent que peu de résultats lors d'engagements sporadiques. Plus tard, dans le Pacifique, les chars furent exclusivement employés dans le rôle d'appui de l'infanterie et de destruction de fortifications, et rarement opposés à des engins blindés japonais. Lors du baptême du feu des premières et deuxième divisions blindées américaines, mises sur pied dans le cadre de la création de la force blindée, elles furent malheureusement opposées en Tunisie à trois divisions de Panzer très expérimentées. Le désastre de Kasserine, en février 1943, où les deux tiers de la première division blindée furent anéantis en quelques heures, sanctionna l'insuffisante du commandement et inadaptation de de l'entraînement plutôt qu'une infériorité technique. Pourtant, avant la fin de la campagne de Tunisie, en mai, tout indiquait que les éléments aguerris de la force blindée avaient appris leur leçon et pouvaient rivaliser avec leurs adversaires.
Les unités blindées grandes et petites recevaient leur instruction initiale aux Etats-Unis, puis elles étaient transportées outre-mer pour prendre part à la campagne en Europe, de la Sicile vers le nord et plus tard des plages de Normandie vers les plaines d'Allemagne. Elles eurent beaucoup à apprendre par elles-mêmes. Entre temps la division blindée et les bataillons blindés du début s'étaient multipliés pour former une masse de 16 divisions blindées, plus 65 bataillons de chars non endivisionnés et 28 régiments de reconnaissance auxquels s'ajoutaient d'autres unités blindées de moindre importance, avec un vaste complexe d'instruction. De toute évidence, l'encadrement initial ne suffisait plus. Aussi l'instruction était-elle dispensée principalement à base de manuels, puis confirmée par une expérience personnelle, souvent amère, acquise dans des combats meurtriers. Mais il faut dire que la tactique des Américains, comme celle des Russes, reposait davantage sur l'effet de masse que sur la finesse et l'habilité, et que la médiocre qualité des instruments d'optique gênait les tireurs pour faire bon usage de leurs canons quels qu'ils fussent. Cependant, lorsque les alliés furent près à débarquer en Normandie, une force blindée américaine aguerrie existait réellement.    
Écorché du Sherman M4. Source: Connaissance de l'Histoire n°39 d'octobre 1981 aux éditons Hachette.


Le char était désormais reconnu comme l'élément essentiel de toute opération, encore qu'il existât parfois certaines réticences à l'utiliser dans son rôle spécifique, comme l'avaient admis les Britanniques. Un exemple : bien qu'ils eussent fabriqué eux-mêmes des chars spéciaux, démineurs (à fléaux) ou lance-flammes, les Américains déclinèrent l'offre des Britanniques de différentes versions spécialement développées pour le franchissement du Mur de l'Atlantique. Ils refusèrent les chars à fléaux, les véhicules blindés du génie d'assaut et les engins de franchissement, n'acceptant que des chars destroyers amphibies. Cette décision devait leur coûter cher le jour J à Omaha Beach, où les véhicules blindés du génie britannique et les fléaux leur auraient rendu des services inestimables. Plus tard, confrontés à la difficulté de se forcer le passage à travers les haies épaisses du bocage de Normandie, les Américains improvisèrent sur place un appareil à lames tranchantes, le Rhino, qui permettait à un Sherman de pratiquer une brèche dans une haie ou dans un talus.


"" Une force éprouvée attachée à son origine ""
Toutes les grandes unités de chars américaines qui ouvrirent la voie à l'invasion de l'Allemagne en 1945 faisaient partie d'une force sûre d'elle-même et bien instruite, équipée d'un matériel qui commençait à pouvoir rivaliser en qualité avec celui de l'adversaire. Le système de commandement et de contrôle, adopté pour la première fois en 1940, avait prouvé sa valeur en mettant l'accent sur la coopération de toutes les armes, les chars, l'infanterie et l'artillerie, dans toutes les formes d'opération.
Chars Sherman progressant avec l'infanterie. Pendant la bataille de Normandie, l'emploi des chars en soutien d'infanterie rappelant les méthodes de la première guerre mondiale fut assez fréquent.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°-- de 1979 aux éditions Hachette.

Le Pershing M26 peut être consdéré comme l'ancêtre des chars moyens en service jusqu'à ce jour, tandis que le rapide char léger Chaffee M24, encore utilisé dans le monde entier, entra en service en juillet 1944. Armé d'un canon de 75 mm, il devait se révéler sensiblement supérieur à ses prédécesseurs. Un char lourd pesant 84 tonnes, le T28, avec un canon de 105 à grande vitesse initiale, était en cours de fabrication vers la fin de la guerre, mais aucun exemplaire n'y fut engagé car il arrivait trop tard.
De toute façon, il eut été difficile à déployer sur le champ de bataille, car les opérations entraient dans leur phase finale de poursuite lointaine à la manière de la cavalerie d'autrefois.
En dernière analyse, la force blindée américaine s'est toujours inspirée de sa cavalerie et elle est restée, depuis, fermement attachée à cette tradition.

M-24 Chaffee britannique exposé au Royal Armoured Corps Tank; Museum de Bovington (Dorset, GB). Le char est entièrement peint vert sombre (Deep bronze green, peinture Humbrol HP4).
Source: La revue MPM Maquettes Plastique Magazine n°74 de juillet/août 1977.

Char américain super lourd T 28
Ce chasseur de char à l'épais blindage et puissamment armé visait à surclasser les matériels allemands correspondants. Mais il eût été trop peu mobile pour être efficacement utilisable dans les opérations offensives.
Poids : 75 tonnes.
Moteur : 350 ch.
Blindage : 105 mm.
Vitesse : 16 km/h.
Armement : canon de 105 et 3 mitrailleuses.
Source: Les Armes Secrètes Alliées, collection les documents n°7 aux éditions Hachette.


"" Quand la mer fait son oeuvre ""
Voici les quelques mots de J...n au sujet de son diorama.

Cette petite scène qui pourrait se passer sur une île du Pacifique, nous montre un Sherman abandonné qui aurait 70 ans dans l'eau et qui attire deux surfeurs curieux de découvrir une telle épave.
Le Sherman est une vieille référence Italeri au 1/35 qui était dépareillée dans la boîte à rabiot, les pick-up de chez Meng.
Le diorama n'a aucune valeur concours ou exposition, c'est simplement un test que j'ai fait pour réaliser de la rouille.

"" En effet voici les photos, bravo J...n ""


 

 


J...n/Jean-Marie



Le Vickers-Armstrong B1 / BK-Mk-1 "Valiant"




"" Valiant le premier des bombardiers V "" 


                                                                                                                            Maquette Airfix au 1/72.   Réf: A11001.
                                                                                                                            Maquette Mach 2 au 1/72.   Réf: MACGP 36.





Historique : La revue Toute l'Aviation n°143 (condensé) aux éditions Atlas, que je remercie pour la publication.

Maquette : Pour la maquette Airfix, photos prisent lors de l'exposition de Tomblaine (54) FRANCE en 2012.
Pour la maquette Mach 2, la réalisation est de Frédéric Schaeffer du club JFR Team,Neufgrange (57) FRANCE, merci Frédéric pour la publication, photos prisent à Neufgrange et Thionville 57.







Historique: Premier des bombardiers de la classe V, le Valiant fut également le premier bombardier quadrimoteur jamais réalisé par les Britanniques. Succédant à l'Avro Lincoln et au B-50 Washington dans les missions de bombardement stratégique, cet appareil entra en service à l'époque où la guerre froide prenait une tournure dangereuse. Mais, touché par des problèmes de défaillance structurale, il ne connut qu'une très brève carrière dans la Royal Air Force. 
L'un des bombardiers V de l'industrie britannique, le Vickers 660 "Valiant" B-1 à quatre réacteurs Rolls-Royce "Avon", premier bombardier stratégique à réaction anglais qui allait remplacer les "Lincoln" et les "Washington" du Bomber Command.
Source: Couverture de la revue Aviation Magazine n°107 du 1 octobre 1954.
L'Avro 694 Lincoln B-II du Squadron 57 du Bomber Command, en août 1945.
Source: La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°23 aux éditions Atlas.
Quatre-vingt-huit B-29 A utilisés auparavant par l'USAAF furent livrés à la RAF au lendemain de la guerre. Le WF443 était un de ces appareils, désignés Washington en Grande-Bretagne. L'avion appartenait au Squadron 90 au début des années cinquante.
Source: La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°109 aux éditions Atlas.


"" La genèse du Valiant ""
Les origines du Valiant remontent à la spécification B.35/46, document assez vague relatif à un bombardier dont les performances absolues étaient très floues et envisageant deux fois la vitesse et deux fois le plafond des bombardiers en service à l'époque. L'état-major aérien, incapable de se décider, sélectionna deux modèles évolués, l'Avro 770, qui se caractérisait par des ailes en delta et devait donner naissance au Vulcan, et le Handley Page aux ailes en croissant, qui devait devenir le Victor. Les dirigeants de Vickers étaient confrontés à ce moment à de grandes difficultés. Les ventes de l'avion commercial Viscount n'étaient guère florissantes à la suite de la décision de BEA de commander l'Ambassador, et bien évidemment le Viking ne faisait plus recette.
Heureusement pour l'avionneur britannique, et grâce à l'action menée par George Edwards, la Royal Air Force se rendit compte que le Vickers 660, bien que n'ayant ni la distance franchissable ni la capacité d'emport de charge des deux vainqueurs de la spécification B.35/46, pouvait être développé dans les délais relativement courts, et qu'il fournirait au Bomber Command un avion de transition capables de hautes performances et susceptible d'épauler efficacement le Victor et le Vulcan quand il entreraient en service. Avec une vitesse de pointe de Mach 0,84, très supérieure à celle du Canberra et du Meteor, le Valiant était aussi l'avion le plus rapide jamais produit en Grande-Bretagne. L'état-major aérien britannique émit alors la spécification B.9/48 et commanda en avril 1948 deux prototypes du Vickers 660.
Le tout premier Avro 698 Vulcan (VX770), il prit l'air à Woodford le 30 août 1952.
Source: Couverture de la revue Aviation Magazine n°75 du 1 juin 1953.

Le Handley-Page HP-80 "Victor" à quatre réacteurs Armstrong-Siddeley "Sapphire".
Source: Couverture de la revue Aviation Magazine n°91 du 1 février 1954.

Le Vickers 701 "Viscount" avait été commandé à deux exemplaires par Air France.
Source:Couverture de la revue Aviation Magazine n°80 du 15 août 1953.

L'Airspeed AS.57 Ambassador. Source: L'Encyclopédie de l'Aviation n°9 aux éditions Atlas.


Ces deux appareils furent produits en secret à Fox Warren, établissement où Vickers traitait les projets confidentiels, et assemblés à Wisley, d'où les pilotes Mutt Summers et Jock Bryce firent prendre l'air au premier d'entre eux le 18 mai 1951. Après avoir mené trois vols d'essais, le prototype fut expédié à Hurn de façon qu'une piste bétonnée puisse être construite à Wisley.
Le Vickers 660 était un avion à la fois classique et extraordinairement profilé. La cabine pressurisée dans laquelle prenaient place les pilotes comportait un dôme bombé, et l'opérateur de bombardement était installé dans la partie inférieure du fuselage, le nez étant occupé par un radar de grandes dimensions, le plus grand jamais conçu jusqu'à cette époque pour un bombardier appelé à servir dans la Royal Air Force. La porte et le hublot avaient une forme elliptique qui permettait de réduire la fatigue du métal, évitant ainsi les problèmes qu'avait rencontrés le Comet, avion de ligne à cabine pressurisée.
Le Vickers 660, le premier prototype du Valiant, le WB210, évoluant à haute altitude. L'avion avait une finition métal naturel et se caractérisait par des entrées d'air très particulières. Le second prototype du Valiant ressemblait extérieurement de très près au premier.
Source: La revue toute l'Aviation n°143 aux éditions Atlas.

Le De Havilland DH-106 "Comet", sous les couleurs de la British Overseas Airways Corporation.
Source: La couverture d'Aviation Magazine n°270 du 1 mars 1959.


Les ingénieurs de Vickers avaient prévu d'utiliser des turboréacteurs à compresseur axial et avaient d'abord choisi le Rolls-Royce Avon. Mais, pour faire face à tout problème éventuel, ils décidèrent d'installer des Sapphire sur le second prototype, qui avait lui aussi pris l'air avec des Avon. Une autre caractéristiques du Valiant était que Vickers avait préféré l'équiper de systèmes électriques plutôt qu'hydrauliques. Cette façon de procéder permettait d'économiser du poids, simplifiait la maintenance de l'appareil et réduisait les risques au combat. Chaque réacteur actionnait une génératrice de 22,5 kW, fournissant un courant continu de 112 v pour les vis de commande des volets et pour les vérins qui contrôlaient l'escamotable et l'abaissement des imposantes jambes à roues en tandem du train d'atterrissage.
Chaque pilote disposait d'un siège éjectable, mais les trois autres membres de l'équipage, le navigateur, l'opérateur de bombardement et l'opérateur radio, n'en avaient pas.
Cette particularité s'expliquait par le fait qu'en cas d'urgence, sur le Valiant (appellation qu'avait reçue le Vickers 660 en 1952), les deux pilotes devaient rester à leur poste jusqu'à ce que les trois autres membres d'équipage aient évacué l'appareil en utilisant leur parachute.
Cette philosophie, également appliquée sur le Vulcan et le Victor, devait coûter bien des vies, notamment celles des pilotes qui refusèrent d'actionner leur siège éjectable et d'abandonner à leur sort leurs infortunés camarades. Il n'existait pourtant aucune raison technique valable qui pût expliquer l'absence de sièges éjectables pour trois des cinq membres d'équipage. La faisabilité d'une telle configuration fut même prouvée par des essais entrepris sur un avion modifié.  
Sur le stand Rolls-Royce : le RR "Avon" de 4 540 kgp, le RR "Solar" de 816 kgp et le "Dart" de 1 400 cv.
Source: La revue Aviation Magazine n°107 du 1 octobre 1954.
Le turboréacteur Armstrong Siddeley "Sapphire" AS-5a-7.
Source: La revue Aviation Magazine n°237 du 15 octobre 1957.


"" L'arme nucléaire britannique ""
Les équipages des quatre unités déployées à Luqa (Squadron 138, 148, 207 et 214) effectuèrent des attaques classiques sur des objectifs situés en Egypte, utilisant des bombes Mk XIV et des viseurs prélevés sur des Lincoln, leurs radars de bombardement n'ayant pas encore été testés.
Auparavant, le 11 octobre 1956, le Squadron Leader Ted Flavell, du Squadron 49, avait accompli une mission qui reléguait le bombardement conventionnel au musée de l'histoire. La mission confiée à cet officier consista à effectuer le premier largage d'une bombe nucléaire britannique, nommée "Blue Danube", au-dessus de Maralinga. L'opérateur de bombardement concerné, le Flight Lieutenant Eric Stacey, plaça la bombe en question à 140 m du point visé... mais le problème de la précision avec une arme d'une telle puissance destructive était plus que secondaire.
L'année suivante, la première bombe à hydrogène britannique fut testée dans le Pacifique. La bombe thermonucléaire, qui fait appel à la fusion, est infiniment plus puissante que la bombe nucléaire, qui emploie la fission, et sa mise en service représentait un pas essentiel pour le Royaume-Uni, dont la force de frappe, fondée sur la bombe nucléaire, n'était guère crédible puisqu'elle ne lui permettait pas d'infliger des destructions massives à l'Union soviétique.
Une base aérienne imposante fut édifiée sur l'île Christmas en vue d'accueillir la flotte aérienne nécessaire à la conduite des essais, y compris des avions météorologiques, de reconnaissance et de recueil d’échantillons. Des Shackleton de patrouille maritime furent chargés d'interdire la zone dangereuse (qui se trouvait à 650 km de l'île) à toute navigation et quatre Valiant du Squadron 49, à bord desquels se trouvaient divers éléments nécessaires à la construction de la bombe thermonucléaire, se posèrent sur l'île Christmas.  
Le Valiant B.MK1 WP209 décolle de Farnborough le 31 juillet 1955 en direction de Woomera, en Australie, pour des essais de la bombe balistique. Deux records point à point ont été établit en cours de route.
Source: Aeroplane Monthly, septembre 1980.

La soute à armement du Valiant avait été conçue de façon à accueillir la première des bombes nucléaires britanniques, la "Yellow Sun". Le Valiant avait pris une part active au programme nucléaire militaire britannique, en larguant notamment la première bombe thermonucléaire nationale.
Source: Le revue toute l'Aviation n°143 aux éditons Atlas. 
Décollage sur alerte. Au cours des années soixante, l'efficacité de la force V britannique reposait sur sa capacité à prendre l'air dans les délais les plus courts, avant qu'une attaque surprise ne submerge les aérodromes à partir desquels elle opérait. Pour ce faire, les bombardiers étaient répartis entre des sites dispersés. Ici, un équipage du Squadron 543 s'engouffre dans son Valiant lors d'un exercice d'alerte.
Source: La revue toute l'Aviation n°143 aux éditions Atlas.
Avro 696 Shackleton MR-3 WR977 du Newark Air Museum.    Collection Alain BERTINI.


"" Essai thermonucléaire ""
Parce que la température dégagée par l'explosion d'une bombe thermonucléaire atteint des millions de degrés en certains endroits, la nécessité s'imposait de protéger l'appareil chargé de la larguer. Les Valiant concernés par cette mission furent renforcés et reçurent des vitres teintées, tandis que les membre d'équipage étaient équipés de visières spéciales photochromiques s'obscurcissant à la lumière. Le pilote de l'avion largueur répéta une manœuvre complexe qui devait lui permettre de se trouver à plus d'une quinzaine de kilomètre lorsque la bombe détonerait.
Le 15 mai 1957, le Wing Commander Ken Hubbard accomplit plusieurs passes au-dessus de la cible convenue avant de lancer son avion, le XD818, dans un piqué léger. La bombe fut lâchée à une altitude de 14 000 m et descendit jusqu'à 3 000 m, où un détonateur barométrique entra en action et la fit exploser. Dès que l'arme eut été larguée, Hubbard effectua un virage très serré et, utilisant toute la puissance de ses réacteurs, s'éloigna le plus possible. De cette façon de procéder allait constituer la manœuvre standard de bombardement nucléaire de la force V.
Ce fut le sommet de la carrière du Valiant. Dès 1957, les premiers Vulcan B Mk 1 et Victor B Mk 1 firent leur apparition au sein du Bomber Command, remplaçant le premier des bombardiers V dans les missions stratégiques. Cinq Valiant furent utilisés pour tester le missile Blue Steel à Woomera, mais cette arme ne fut jamais mise en service dans les unités de Valiant de première ligne. Ces derniers furent transformés en citernes volantes et servirent dans les Squadrons 90 et 214, qui devinrent progressivement des unités de ravitaillement en vol. La force V s'accroissant, son caractère élitiste diminua, et c'est sur les Valiant que les pilotes ayant terminé leur formation sur Vampire et devant passer sur Victor ou Vulcan étaient initiés à la manœuvre des bombardiers quadriréacteurs.   
La livrée antiradiation fut adoptée en 1957 sur l'ensemble des bombardiers V. Elle permettait de protéger les bombardiers nucléaires britanniques des effets thermiques et de rayonnement engendrés par une explosion atomique.
Source: La revue toute l'Aviation n°143 aux éditions Atlas. 
Missiles de croisière nucléaires Blue Steel alignés dans un hangar de la RAF au début des années 60.
Source: Les missiles de Robert Berman et Bill Gunston, encyclopédie Bordas 1984.
Un Valiant B(K) Mk 1 du Squadron 90 ravitaille en vol un Avro Vulcan B Mk1, avec le système d'approvisionnement HDU monté dans la soute à bombes avant. Le Valiant était également équipé d'une perche de ravitaillement en vol installée dans le nez, qui lui permettait d'être lui aussi approvisionné en vol.
Source: La revue route l'Aviation n°143 aux éditions Atlas.


"" La triste fin du Valiant ""
Une interdiction de vol fut prononcé le 9 décembre 1964 et le Valiant fut officiellement retiré du service opérationnel en janvier 1965, après que la Royal Air Force se fut rendu compte que la réparation des longerons défaillants même sur les versions de reconnaissance et de ravitaillement en vol exigeait de trop lourds sacrifice financiers. Cette décision fut sans doute largement politique, car la firme British Aircraft Corporation estimait que les investissements nécessaires à la remise en état de 18 appareils en vue de leur vente à l'exportation n'étaient pas aussi lourds que le gouvernement travailliste du temps le soulignait.
En fait, les Britanniques pensaient fournir des Valiant à l'Australie en attendant de lui livrer des TSR.2. Mais ce projet fut abandonné en mars 1965, quand il apparut que le programme du TSR.2 lui-même ne serait pas mené à bonne fin. Par comparaison, les problèmes de fatigue structurale rencontrés par les B-52 coûtèrent près de 300 millions de dollars aux Américains, alors que la remise en état de la flotte complète de Valiant atteignait la somme de 35 millions de livres de l'époque. 
Avec ses réacteurs expérimentaux, le TSR.2 était capable de dépasser la vitesse du son à toutes les altitudes.
Source: La revue Avions et Pilotes n°11 aux éditions Atlas


Le Boeing B-52 à l'atterrissage. Source: B-comme Bombardier par Alain Pelletier éditions Larivière 1996.


Au cours du printemps 1965, les Valiant basés à Marham, Honington et Wyton furent démontés, puis expédiés par la route jusqu'au centre de tir de Shoeburyness ou tout simplement ferraillés sur place. Quelques sections de nez furent conservés afin de permettre l'entraînement des pilotes ou des spécialistes des prises de vues aériennes, et le XD818, celui-là même qui avait largué la bombe H en 1957, fut placé en exposition statique à Marham. Par la suite, lorsque l'importance historique du Valiant fut reconnue, le XD818 reçut une livrée antiradiation et fut expédié au musée de la RAF de Hendon, afin de figurer dans le hall consacré au Bomber Command. Un seul Valiant échappa à l'interdiction de vol. Le XD816 fut en effet employé pour des essais de fatigue structurale, sous la responsabilité conjointe du ministère de l'Air et du ministère de l'Industrie, et ce jusqu'en avril 1968. Cet appareil, dans une sorte de pathétique chant de cygne, prit part à la revue qui marqua à RAF Abington le cinquantième de la création de la Royal Air Force.
Ainsi disparut du service le premier des bombardiers V mis en ligne par la Royal Air Force. Les deux autres appareils de cette lignée, le Victor et le Vulcan, ne devait guère lui survivre longtemps. L'un et l'autre étant retiré du service après la guerre des Malouines.


"" Les versions du Vickers Valiant ""
Source: L'Encyclopédie illustrée de l'Aviation n°153 aux éditions Atlas.
Prototype Vickers 660 et 667 : deux exemplaires immatriculés WB210 (réacteurs Rolls-Royce Avon RA3) et WB215 (réacteurs Armstrong Siddeley Sapphire).
Vickers 716 V1000 Valiant Transport (VC7) : un prototype (XD662) de transport militaire et civil.
Valiant B Mk1 : version de série initiale de bombardement stratégique; 36 exemplaires construit, y compris 5 machines de présérie; 1 avion fut testé avec des Pegasus; affichant une vitesse maximale de 910 km/h, le B Mk1 avait un plafond pratique de 16 640 m et atteignait un poids maximal au décollage de 63 500 kg.
 Valiant B (PR)  Mk 1 : version de reconnaissance stratégique construite à raison de 11 exemplaires.
Valiant B (PR) K Mk 1 : version polyvalente de bombardement, de reconnaissance et de ravitaillement en vol; 13 exemplaires construits. 

Deux techniciens mettent en place une caméra sur un Valiant du Squadron 543, unité spécialisée dans les missions de reconnaissance stratégique et dotée pour ce faire de Valiant B (PR) Mk 1 et Valiant B (PR) K Mk 1.
Source: La revue toute l'Aviation n°143 aux éditions Atlas.


Valiant BK Mk 1 : version de bombardement et de ravitaillement en vol; 44 exemplaires construits.
Valiant B Mk 2 : 1 seul prototype doté d'un nez rallongé, d'ailes renforcées et d'un train d'atterrissage modifié; l'avion afficha une vitesse maximale au niveau de la mer de 890 km/h, contre 665 km/h au Valiant B Mk 1.

Le seul Valiant B Mk 2 réalisé portait une livrée uniformément noire. Il s'agissait d'une version de marquage destinée à opérer à basse altitude. Les carénages visibles sous les ailes servaient de logement aux jambes du train d'atterrissage principal, procédé qui permettait de renforcer la structure alaire en supprimant les puits de train.
Source: La revue toute l'aviation n°143 aux éditions Atlas.


"" Caractéristiques du Valiant B Mk 1 ""
Type : bombardier à long rayon d'action (Grande-Bretagne).
Moteurs : 4 turboréacteurs Rolls-Royce RA;é_ Avon 204/205 de 4 559 kgp.
Performances : vitesse maximale à 9 145 m, 910 km/h; plafond pratique, 16 640 m; distance franchissable maximale, 7 240 km.
Poids : à vide, 34 420 kg; maximal au décollage, 63 500 kg.
Dimensions : envergure, 34,85 m; longueur, 32,99 m, hauteur, 9,80 m; surface alaire, 219,43 m².
Armement : pas de moyens défensifs; bombes classiques ou nucléaires en soute (charge offensive maximale de 9 525 kg).

"" Le Valiant et les fabricants de maquettes ""
C'est sans surprise qu'un fabricant anglais, la marque défunte Frog nous sortait la première boite sur le Valiant sous la référence 353 P au 1/96. Six ans plus tard la même marque ressortait la maquette (le même moule) sous une autre boite, avec la référence F 353 toujours au 1/96. (Je signale aux puristes que cette maquette a fait parti de ma collection en 1965).
La maquette de 1964, référence F353.  Source: gregers.fr.yuku.com


Toujours la même année une autre marque anglaise Tri-ang, sortait cette maquette, référence 353P toujours au 1/96, petite remarque la référence est la même que celle de Frog en 1958. A n'y rien comprendre, car il me semble que Frog a repris des moules Tri-ang. (Ce n'est pas grave, tout cela nous rajeunis pas quand même).
Les années passèrent, jusqu'au jour où notre cocorico français, la marque Mach 2 nous sortait un Valiant au 1/72, le titre sur la boite "Blue Danube/Atomic Bomb", référence MAC GP36, tout le monde aura compris. Je signale que cette marque a à la tête un grand maquettiste et collectionneur M Didier Palix, que je remercie pour nous sortir de temps à autre des oiseaux rares.
La marque américaine Anigrand a fait de même pour le Valiant mais à l'échelle du 1/144, sur plusieurs références.
La marque MicroMir a sorti un Valiant B Mk 1 au 1/144.
Maintenant il reste la cerise sur le gâteau, vraiment une grosse cerise, champion les anglais, et oui encore eux, la marque Airfix, une des premières marques de maquettes où l'on pouvait acheter ses maquettes sur les fêtes foraines ou dans n'importe quels magasins. Airfix là a tapé très fort en nous mettant sur le marché le plus beau de tous les Valiant au 1/72. Doux Jésus, si seulement dans les années 60 on avait eu de la maquette du même standing, bravo, bravo, bravo Airfix. 
 
 
La maquette Airfix, un vrai régal.        Collection personnelle. 


"" La maquette Airfix au 1/72 ""
Quand je disais que cette maquette était une merveille, celle-ci a été vu à l'exposition de Tomblaine 54 (FRANCE) en 2012, on y voit un Valiant B Mk 1 XD826 du 7 Squadron en 1957. Cette maquette était représentée sur un plateau tournant, j'ai même demandé au maquettiste exposant si il pouvait arrêter cette machine tournante, je vous assure du travail d'orfèvre.





"" La maquette Mach 2 au 1/72 de Frédéric ""
Maquette en plastique injecté, le Valiant de la marque Mach 2, a été la première au 1/72. Frédéric a réalisé la peinture avec de la Gunze à l'aérographe. Voilà aussi une superbe maquette.


Jean Marie