Le Marcel Dassault Mystère IV-A

Le Mystère IV-A 
                                                                              
                                                                                                                                     Maquette Revell au 1/72. Réf: 04 320.

               Historique:  Premier chasseur pourvu d'ailes en flèche réalisé en Europe;premier avion de combat supersonique produit sur le vieux continent. Après l'Ouragan, Marcel Dassault consolida son succès grâce à la prolifique famille des Mystère et de Super Mystère. Ces machines enrichirent énormément l'expérience technique et technologique de la célèbre usine française et, employées non seulement par l'Armée de l'Air française mais aussi par l'India Air Force et l'aviation militaire israélienne, restèrent en service jusqu'à la moitiè des années soixante dix.
               Le projet M.D. 452 (dénomination originale du second avion Dassault) démarra deux ans après celui qui avait donné vie à l'Ouragan. Il représentait une évolution directe du modèle précédent - principe auquel Marcel Dassault ne dérogera plus: extérieurement, le Mystère ressemblait beaucoup au M.D. 450, sauf dans la forme des ailes, dotées d'une flèche positive de 30 degrés.
               Le premier prototype vola le 23 février 1951. Vinrent ensuite neuf autres appareils expérimentaux, dont trois baptisés Mystère I, deux Mystère II-A, quatre Mystère II-B. A ces machines, s'ajoutèrent onze exemplaires de présérie, les Mystère II-C. La France choisit de mettre ces derniers en production, à partir de 1954: elle en construisit 180.
                Entre-temps, le 28 septembre1952, était apparu le prototype du Mystère IV, version qui ne conservait de la précédente que le nom: les ingénieurs français avaient révisé entièrement la conception des ailes, qu'ils dotèrent d'une flèche positive de 41 degrés et d'une structure beaucoup plus robuste; ils avaient aussi redessiné le fuselage, les plans de sustentation et les gouvernes étaient entièrement commandées par un servomoteur.
                La famille de chasseurs Dassault enregistra une nouvelle évolution importante en décembre 1953 lorsque apparut le prototype Mystère IV-B (réalisé seulement à 16 exemplaires de présérie), duquel découlera en droite ligne le Super Marine de 1955. Les Mystère IV-B servirent surtout à effectuer un intense travail expérimental afin de définir les nombreuses modifications de structure et d'étudier le comportement du nouveau et plus puissant moteur installé. Au cours de ce long cycle d'essais, le 24 février 1954, un Mystère IV-B réussit à être le premier avion français à dépasser la vitesse du son en vol horizontal.
Caractéristiques:  Type. Chasseur bombardier monoplace.
Moteur: 1 turboréacteur centrifuge Hispano-Suiza Tay de 2 850 kgp (license Rolls-Royce); sur les avions de fin de , 1 Hispano-Suiza Verdon de 3 400 kgp.
Performance:  (avec réacteur Verdon). Vitesse maximale au niveau de la mer, 1 100 km/h; distance franchissable avec 2 réservoirs supplémentaires SECAN de 625 litres sous les points d'attaches intérieurs de voilure, 2 280 km; temps de montée à 10 000 m, 7 mn; vitesse ascensionnelle initiale , 40 m/s.
Poids:  A vide, 5 700 kg; maximale au décollage, 9 700 kg.
Dimensions:  Envergure, 11,11 m; longueur 12,89 m.
Armement:  2 canons DEFA 5-52 de 30 mm alimentés chacun par 150 obus, un lance-roquettes escamotable Matra 101 pour 55 projectiles SNEB de 68 mm, généralement remplacé par 1 réservoir de carburant; 4 points d'attache sous voilure pour réservoirs supplémentaires ou charges extérieures diverses.
               La maquette:  Ce n'est pas un moule Revell mais plutôt une reprise Matchbox, une maquette qui était parue en 1987. Même moule, même défauts, elle se compose de 28 pièces+2 transparentes. Il faudra manger des épinards, mettre la baïonnette au canon et attaquer ces tranchées. En effet il faudra une bonne journée de travail pour poncer cette gravure au papier abrasif de 220-500 et 1200; ensuite regraver toutes les lignes de structure. Votre serviteur à d'ailleurs et pour la première fois regravé une maquette.
               Seul bon point pour Revell, une excellente planche de décalcomanies, le film est très fin, les motifs aussi. Nous pouvons réaliser un appareil de l'EC 1/7 qui était à Nancy-Ochey en 1966 ou un appareil de la patrouille de France à Dijon en 1961. Si vous voulez réaliser un autre avion, il existe la planche Carpéna au 1/72 réf: 72 046, là il ya de quoi faire, car nous pouvons réaliser cinq appareils. Signalons au passage que la marque High-Tech a sorti cette maquette au 1/48, et Graphy Air au 1/72. 
Avant de procéder au montage, je vous donne la liste des modifications et améliorations à faire
Poncer et regraver la maquette.
Changer le siège éjectable, ne pas oublier la poignée d'éjection (de mon côté j'ai transformé un siège russe).
Faire un plancher, des consoles latérales, une cloison arrière, des palonniers, un manche à balai, un tableau de bord+décal, et un collimateur.
Lester l'avant de la maquette.
Diminuer l'épaisseur du feu de navigation arrière.
Creuser les orifices des canons de 30 mm et coller deux canons en plastique ètiré ou corde à piano.
Faire un phare d'atterrissage de roulage sur le train avant.
Refaire un tube de pitot.
Faire une antenne fouet sur l'avant gauche de la maquette.
                Le montage du fuselage:  Donc bon courage pour le ponçage, vous verrez-je ne raconte pas de blabla, vous allez avoir une indigestion de plastoc... Tout l'intérieur des fuselages sera en gris noir, ainsi que le plancher, consoles latérales, et tableau de bord. Les palonniers en noir mat, le siège éjectable sera en noir satiné, les coussins kaki, les sangles en ocre mat, la poignée d'éjection en jaune et noir (le siège sera passer ensuite au pinceau sec ou dry brushing). Coller le siège à la fin en veillant à ce que le sommet affleure presque le sommet du carénage de verrière. La tuyère , qui sera en gun-métal, les parois intérieures arrière en noir mat, on colle les deux demi fuselage qui s'assemble très bien.
                Montage des ailes:  Il faut effectuer un masticage sous l'intrado à la jonction des deux demi ailes. Nous collons ensuite les ailes au fuselage, un masticage sera nécessaire pour cette jonction; faire attention au dièdre négatif au moment du collage, indemne pour les stabilisateurs qui seront collés a 90° par rapport à la rérive.
                Les trains d'atterrissage et trappes:  Comme la peintue sera la même que l'avion, j'ai donc collé-le tout sur la cellule, à l'exception des roues que nous mettrons en dernier. Les vérins seront en Chrome Silver, les moyeux des roues en couleur mètal, les pneus en gris noir et les blocs freins en noir métal. J'avais oublié les bidons que vous pouvez mettre, quoique qu'en disent certaines revues qu'ils sont démesurés, (ce qui n'est pas vrai, en voilà une preuve par photo), ils ont vraiment existé de cette manière.
                La peinture finale:  Après avoir masqué l'intérieur du cockpit, tout l'ensemble recevra une ou deux couches de Bare Métal Silver. Le panneau anti-reflet devant le pare brise et les zones de marche sur les ailes en noir mat. Les saumons des ailes en bleu vif, le sommet de la dérive en beige, la trappe d'accès au compartiment radio juste derrière le cockpit en gris pâle, l'antenne UHF en jaune. Reste les canons qui eux seront en gun-métal. 
                Les décalcomanies:  Je possède la planche de décals Carpéna n° 72 046 citer plus haut, j'était tenter de faire le 7-BQ numéro 321 de cette planche, avion qui a été de passage sur la BA 128 de Metz Frescaty et la BA 133 de Nancy Ochey entre 1961 et 1963. Revirement de ma part, j'ai réalisé le 7-CP numéro 235 de la planche Revell, avion qui a été aussi sur la BA 133 en 1966, je trouve la couleur flamboyante; j'ai quand même pris quelques-uns de ses décals sur la planche Carpéna.
                La finition:  Après avoir collé les roues, tout l'ensemble recevra une couche de vernis satiné à l'aéro. Il ne restera qu'à mettre le collimateur, siège éjectable (voir plus haut pour la position)  et la verrière dont les montants auront été mis en peinture Polished Aluminium, on termine par les feux de signalisation.
Conclusion:  Pour 7€ nous avons une belle maquette.

                Epilogue:  L'Ouragan a été le premier avion à réaction français à aile droite. De cet avion est né l'aile en flèche, une lignée d'avions jusqu'à aboutir à l'aile delta, et toute la famille des Mirage.
Mais avant il y a eu la famille des Mystère, Super Mystère B1 et B2, Etendard 4M; Marcel Dassault a été un formidable créateur d'avions, dès sa rentrée de captivité, il s'est mis au service de la France, avec son équipe d'ingénieurs ils ont même construit un gros biréacteur de bombardement stratégique auquel on donna le nom de Mirage IV, cet avion était porteur de la bombe atomique.
Une chose qu'il faut savoir aussi, tous ces avions ont volé de par le monde sous d'autres cocardes, à l'exception du Mirage IV, comme quoi ces avions étaient fiables...
                                                Merci Monsieur Dassault.
                                                                            Malafon.
Le 7-CP sous une autre décoration 
                                                                                                                          Merci à Guy Vaugeois pour les photos.

                           
  Le 8-MN numéro 101 à Metz Frescaty en 1970 (Collection JM.K) 
Le 8-MN numéro 101 au décollage, aux couleurs du 1/8 "Saintonge"














































































































































  

Le Marcel Dassault Mirage III C

Le Mirage III C
                                                                                                                                        Maquette AML au 1/72. Réf: 72 010.


               Historique:  Le Mirage III C n°1, semblable au A-06, vola pour la première fois le 9 octobre 1960 à Mérignac, piloté par Jean Coureau. Prévu pour l'interception à haute et très haute altitude, il était propulsé par un SNECMA Atar 09 E-3 de 6 000 kgp avec PC allumé. Le SEPR 841 qui fonctionnait à l'acide nitrique et au TxII, développait 1 500 kgp pendant 80 secondes. Lorsque cette fusée n'était pas montée, le carénage de la soute ventrale emportait un réservoir de 330 litres de carburant en addition des réservoirs structuraux de 3 836 litres. 
Le Mirage III C était équipé d'un radar CSF Cyrano 1 bis permettant le tir de missiles air-air Matra R-511 ou R-530 semi-actifs. Des engins air-sol Nord AS.20 ou AS.30 pour l'attaque, 900 kg de bombes sous la voilure, des Sidewinder ou des lance-roquettes IL-100R de 18 roquettes de 68 mm et qui servaient aussi de réservoirs pour 250 litres de Kérosène, constituaient la panoplie standard de l'armement du Mirage. Les deux canons DEFA de 30 mm étaient amovibles. Les réservoirs largables qui remplaçaient les charges, pouvaient contenir 625 l, 1 300 l ou 1 700 l de combustible chacun.
               La production, suivant les principes de M. Dassault, était largement sous traitée par Sud-Aviation. De plus Messier, la SEPR et la SNECMA étaient aussi concernées. Les ailes étaient construites chez Nord à Bourges, les fuselages à Argenteil et les empennages à Talence: L'assemblage final ayant lieu à Bordeaux Mérignac.
                La production de 9 unités par mois en août 1961, atteignait dix unités par mois un an plus tard. C'était un véritable ballon d'oxygène pour l'industrie aéronautique française qui en avait bien besoin. Le n°95, drenier Mirage III C de série fut livré en novembre 1962. Le n°96 devait servir de base à la réalisation du Mirage III B, Mirage III E et Mirage III 0-01 destiné à l'Australie. Les commandes étrangères prirent alors le relais de la production qui atteignit 150 exemplaires début 1963, puis s'arrêtat en 1964.
                Une version plus performante, désignée Mirage III C-2, fut équipé de l'Atar 09 K et présentée au Salon du Bourget de 1965. Mais elle resta à l'état de prototype.
Les Mirage en unités:
                L'Armée de l'Air reçut ses premiers Mirage III C au début de l'année 1961. Elle les affecta en juillet à la 2ième escadre de chasse de Dijon Longvic, en dotation des escadrons 1/2 Cigognes et 3/2 Alsace. Les escadrons 1/13 Artois et 2/13 Alpes de la 13ième escadre, reçurent les leurs à partir de janvier 1962. Après l'apparition des Mirage III E, certain III C en unités furent reversés à d'autres escadrons. Ce fut le cas pour les appareils de la 5ième escadre d'Orange en 1964, du 2/2 Côte d'Or recréé en avril 1965, et du 2/10 Seine.
                Certains Mirage III C subirent en 1968 une modification de la sortie réacteur afin de recevoir le canal de post-combustion de l'Atar 09-C du III E qui permettait une meilleure consommation spécifique.
Caractéristiques du Mirage III C:
  Envergure: 8m20.
  Longueur: 14m80.
  Hauteur: 4m30.
  Poids total: 8 000 kg.
  Surface alaire: 34,80 m2.
  Masse maximale au décollage: 11 700 kg.
  Moteur: 1 turboréacteur SNECMA Atar 9B de 4 275 kgp à sec (6 000 kgp avec post-combustion + fusée SEPR de 1 500 kg.
  Vitesse maximale: Mach 2.
  Plafond: 15 700 m.
  Armement: 2 canons DEFA de 30 mm.
  Observation: Monoplace d'interception à haute altitude et d'attaque au sol. Peut utiliser des terrains sommairement aménagés.
                La maquette:  J'ai broyé du noir avec cette maquette, moi qui n'ai plus beaucoup de cheveux, j'ai failli perdre tout le restant. Cette maquette ne convient pas du tout aux débutants, je vais être franc, je ne suis pas près de refaire de la marque AML, et pourtant... A l'ouverture de la boîte tout paraît joli, je le dis tout de suite c'est du Short Run, belle gravure en creux et un petit peu de relief; des pièces en résine, deux petites planches en photodécoupe, 1 film représentant le tableau de bord et la verrière en soufflée, attention il n'y en a qu'une, il ne faudra pas la rater.
               Où cela ne và pas ?..., déjà le plan pour la position des pièces PUR 30 et PUR 27, pour PUR 28, il faut pratiqument l'amincir comme une feuille à cigarette, vous verrez on voit presque à travers. Si vous ne le faite pas, il est pratiquement impossible de coller les demi ailes pièces 1 et 2. Sur mon modèle mes deux demi-fuselages sont vrillés au niveau de l'habitacle, le pied de la dérive est à redresser, ( c'est bizarre la maquette Eduard au 1/48 a les mêmes défauts). Il faut redresser le tout dans de l'eau pas trop chande, sinon pour coller le tout ... Certaines pièces en résine ont beaucoup de matière à enlever.
                Enfin la galère pour cette maquette, j'arrête là mes abnégations, je dis le restant dans le montage, mais attention il y a du bon aussi dans ce modèle, je ne veux pas avoir d'ennuis avec les amis Tchèques.
                Je vais quand même donner un bon point pour cette maquette AML, voilà ce qui est bon et beau, la baignoire et le siège du pilote, la tuyère du réacteur mais difficile à positionner, les roues, les trains, surtout celui avant et les cônes d'entrée d'air.
                Le montage:  Voilà le fameux Smilblic, le plan de montage AML est simplifié, il y a deux petites pages pour le montage et cinq pages pour les décorations.
Nous commençons par le poste de pilotage, tout l'intérieur et en noir satiné ainsi que la baignoire, les consoles latérales, le tableau de bord, le manche à balai et le carénage du tableau de bord (enfin tout est black in black). Pour finir un jus sombre avec de la peinture à l'huile (noir d'ivoire) mais bien dilué. Ajouter des touches de peinture (vert, rouge, jaune) sur les cadrans des consoles et tableau de bord, la suite, et bien une goutte de vernis brillant sur chaque cadran.
                Le siège éjectable:  Jolie pièce, il sera aussi en noir satiné, les ceintures seront bleu et vert beige mat, la chenille d'inhalation d'oxygène sera rouge, faire une poignée d'éjection couleur noire et jaune.
                La tuyère:  Peinture des ailettes en acier, l'intérieur en noir mat, faire un jus avec de la peinture à l'huile terre de sienne d'ombre brûlée.
                Nous pouvons maintenant refermer le fuselage et positionner les ailes, coller toutes les petites pièces en résine et en photodécoupe, ce sont les étapes V-VI-VII de la notice. J'ai rencontré des difficultés pour la jonction ailes fuselage, il faudra pas mal mastiquer, et faire attention à la gravure en creux. Faire un phare d'atterrissage sous le fuselage à 13 mm de la trappe avant, pour terminer refaire deux canons DEFA de 30 mm en corde à piano.
                Le montage des trains et roues:  Le train avant est bien fait, le principal un peu moins détaillé. Pour la peinture, tout en AS-12 de chez Tamiya, les vérins en chrome silver. Les roues, moyeux en alu mat, les pneus en noir mat, l'intérieur des puits et l'intérieur des trappes en AS-12.
               La peinture finale:  Tout l'avion sera vaporisé en bare métal silver de chez Tamiya, le sommet de la dérive en gris clair avec un liseré noir mat. L'antenne UHF en gris clair avec un liseré noir mat, le bas du pied de dérive en gris clair avec un liseré noir mat. Le régulateur de tension sur le haut du fuselage en blanc mat, le nez de l'appareil en noir mat, la pointe argent et noir.
                La pose des décalcomanies:  Nous pouvons faire cinq versions, 4 israélienne et une française, l'avion étant camouflé et servait à Djibouti en 1983. Comme j'ai opté pour la version alu, avions que j'ai vu en 1968 à Dijon Longvic sur la BA-102. J'ai donc fait un avion au couleur du 2/13 n°73 code 13 P3 avec le chevalier Bayard, (voir Air Fan n°50, Fana de l'Aviation n°73 et 84 et Réplic n°155).
La planche AML dispose de tous les stencils, de quoi faire un beau Mirage III C, mais attention il faut vernir la planche sinon les décals se dissolvent dans l'eau, il faut aussi les planches Carpéna réf: 72-23 et 72-05.
Pour finir j'ai vaporisé deux couches de vernis satiné, il ne restera plus que la verrière à collée, les montants étant en peinture polished aluminium. 
                Epilogue:  Je ne reviendrai pas sur la maquette, il y a du bon et du mauvais, mais pour dire simplement qu'avec une bonne documentation et beaucoup de patience, nous pouvons faire de cette maquette un modèle attrayant. Mes derniers mots iront à M. Marcel Dassault qui nous a fait un appareil magnifique, avec cet intercepteur de très haute altitude. Dire qu'aujourd'hui nous continuons dans la lignée avec le Mirage 2000, merci M. Dassault.
                                                                      Malafon.
        
               
















Le Marcel Dassault Mirage IV A

Le Mirage VI A
                                                                                                                                                    Maquette Heller au 1/72. Réf: 80351.

               Historique:  En juillet 1956, la Direction Technique et Industrielle de l'Aéronautique lança un programme de bombardier supersonique destiné à tranporter la bombe atomique française. Dès 1957, la Générale Aéronautique Marcel Dassault recevait le premier contrat.
                Le prototype n°01 vola pour la première fois le 17 juin 1959 aux mains de Roland Glavany. Il était propulsé par deux turboréacteurs SNECMA Atar 09B de 6 tonnes de poussée. Les autres prototypes suivirent à peu d'intervalle. Les numéros 02 et 03 avaient des moteurs plus puissants: SNECMA Atar de 6,4 tonnes de poussée et le n°4 était le plus proche des avions de série (Atar 09K). 
La production porta sur 62 machines. En octobre 1964, la première unité (la 91ième Escadre de Bombardement) fut déclarée opérationnelle sur Mirage IV A. Trois escadres en tout furent dotées de ce type d'appareil, les 91ième, 93ième et 94 ième Escadre (Forces Aériennes Stratégiques ou FAS).
Description technique du Mirage IV A:  Le fuselage a été conçu selon la Loi des Aires et sa construction empreinte beaucoup à la technique du Mirage III. Le nez, non-pressurisé, renferme la bombonne d'oxygène liquide, une caméra verticale et divers équipements (comme la radio).
               L'habitacle comporte deux places en tandem, équipées avec un siège éjectable Martin Baker Mk.IV A. Dans un compartiment situé immédiatement derrière la place du navigateur se trouvent les équipements "Nobles".
                Le profil de l'aile ne présente pas de cambrure conique, la flèche est de 60° et l'épaisseur relative va de 3,2 à 3,8 %. La stabilité longitudinale à haute incidence est améliorée par la présence d'un bec au d'attaque.
                Le carburant est principalement logé dans les réservoirs structuraux d'ailes, mais - et à l'époque c'était une nouveauté aussi dans la dérive. Le Mirage IV A emporte en tous 13 500 litres en réservoirs internes auxquels peuvent s'ajouter 5 000 litres en deux réservoirs pendulaires largables.
                Le radôme circulaire ventral abrite le radar panoramique C.S.F. de visualisation du terrain survolé. Le système de navigation repose essentiellement sur un radar Marconi-Doppler qui génère les informations concernant la vitesse relative et l'angle de dérive, qui sont combinées avec les données du gyro Sperry. Le Mirage IV A est équipé d'un contre-mesure air-air bande-X.
Caractéristiques du Mirage IV A
Envergure: 12m00.
Longueur: 23m50.
Poids à vide: 23 500 kg.
Poids en charge: 32 600 kg.
Vitesse maximun: Mach 2,2 à 12 000 m. Soit 2 330 km/h.
Vitesse stabilisée: Mach 1,8 à 18 000 m. Soit 1 900 km/h.
Rayon d'action: Aller supersonique: 1 300 km à 12 000 m.
Retour transsonique: 1 600 km à 12 000 m.
Equipage: 2 hommes.
Moteurs: 2 turbo-réacteurs SNECMA Atar 09 K de 4 700 kgp chacun à sec et 6 700 kgp avec post-combustion.
Armement: 1 bombe A.S. 2 "Gamma" au plutonium de 60 KT ou 1 bombe A.N. 22 de 70 KT.
                           La maquette:  Cette maquette du Mirage IV A au 1/72 est sortie au début des années 1980, je me rappelle l'avoir acheté à Bitche ,en Moselle. Début des années 2000, Heller nous ressort cette maquette, que j'ai d'ailleurs racheté. Le boîtage a changé, le pastique est toujours d'un vert criard et moulé en relief. Le tout se compose de 78 pièces plus 8 transparentes.
                Il faudra faire attention au ponçage, de ne pas éliminer les lignes en relief, ou alors les éliminer, tout refaire la gravure en creux. (Si il y a des spécialistes et surtout le temps à consacrer). Seul point d'ombre, le train avant qui est très fragile, la jambe de train étant en deux parties, et l'absence de tétons de positionnement ce qui est dès fois bien gênant, je signale au passage que cette maquette existe aussi au 1/48, et bien sûr de chez Heller.
                         
                           Avant de passer au montage, j'ai choisi la version métal hurlant (Aluminium); je n'ai pas voulu faire le Mirage IV A en version camouflée qui d'ailleurs a fait son apparition qu'à partir de 1975. C'est donc le Mirage codé CC n°56 que j'ai choisi de réaliser, je vous signale au passage que si voulez faire une belle maquette et du bon travail; il vous faut la revue Réplic n°127, le photoscope étant génial. (Merci Alain de m'avoir prêté ta revue).                             
               Le montage:  Montage du poste de pilotage, étape 1, il faut améliorer les sièges éjectables, se baser sur le siège classique du Mirage III C (Martin-Baker Mk-IV A); peinture des siège en noir mat, dossier vert kaki, et les coussins en cuir mat, faire des sangles aux deux sièges, qui seront bleu et kaki.  
Tout l'habitacle sera en noir mat ainsi que les demi-fuselages. Les tableaux de bord et les consoles sont en relief, faire un brossage à sec de tout celà, faire ensuite des pionts rouges, bleu et jaune sur les cadrans. Pour les écrans radar, celui de droite sera blanc et celui de gauche jaune; pour finir une goutte de vernis brillant sur cadran, petits et grands (voir photo).
                Montage du cône:  Etape 2, comme j'ai choisi la version alu, le phare pièce n°55 ne servira pas, cependant il est utile de le positionner car il sera recouvert de peinture. Il y a erreur pour la pièce n°23, Heller représente la perche de ravitaillement conique, en réalité elle est ronde (voir Réplic et photos de la maquette); il faudra donc bien l'affiner, ainsi que les pièces 20 deux fois et 49 deux fois. Bon courage aussi pour coller les phares pièces n°56 et 57.  
                          
                            Le montage du fuselage et des ailes:  Etape 4 et 5, suivre le plan Heller, là tout s(assemble bien pour la baignoire. La peinture des entrées d'air sera noir mat au fond, et l'intérieur en alu. Coller les pièces 31 et 32 deux fois, ce sont les aérofreins, coller les pièces 4-5 et 8, affiner la pièce n°16.
               Avant de coller le cône, n'oubliez pas de lester l'avant de l'appareil; pour les pièces 27 deux fois, ce sont les tuyères des réacteurs Atar 9K, et les verrières, pièces 51-52 et 53, pour toutes ses pièces nous verrons cela à la fin.
                Reste à faire un bon masticage à divers endroits, sans toucher à cette gravure en relief, cela n'est pas facile je l'admets. Vous pourrez par la même occasion monter et coller les bidons de 2 500 litres. La peinture des trains d'atterrissage sera en alu mat, ainsi que l'intérieur des portes des trains. Pour la pièce n°54, l'intérieur sera en peinture ocre (çà ressemble à un genre de brun), avec un liseré alu à la périphérie. (Cette pièce est le radôme circulaire abritant le radar panoramique CSF de visualisation du terrain survolé), elle sera collée en dernier en même temps que les verrières, bombe A, tuyères, et trains d'atterrissage.   
                Le montage des trains d'atterrissage:  Etape 3-6 et 7,comme je le disais dans la description de la maquette, le train avant est très fragile; peinture des moyeux en alu mat, nous les collerons sur la maquette à la fin.
                Le montage de la bombe AN-22:  Etape 8,suivre le plan pour ce montage; peinture en blanc brillant, le cône en noir mat, le bout du cône en acier. Sur la photo ci-dessus, il faut lire AN-22 et non AN-52.
                Le montage des petites pièces:  Il reste à coller les pièces 17-34 et 49 après les avoir affinées, les tuyères seront gris foncé mat pour l'intérieur, noir mat à l'extérieur, un brossage à sec à la fin avec un mélange d'or, de bronze, de cuivre et de bleu.
                La peinture de la maquette:  Masquer les endroits ne devant pas recevoir de peinture alu, avec la bombe Tamiya Bare-métal Silver. La mise en place des décalcomanies, avec ceux d'Heller nous pouvons faire le CC n°56. Sur le gouvernail nous ferons le drapeau national. (Attention le rouge à l'extérieur, nous ne sommes pas anglais), une bande blanche sur le sommet de la dérive, un panneau gris de chaque côté, finir ensuite avec la couche de vernis satiné. 
               The End:  Nous arrivons au bout, il nous reste à faire le panneau anti-reflet en noir mat sur le devant de la verrière, plus le demi-rond en blanc mat. A coller les trains d'atterrissage, les tuyères, la bombe AN-22, les verrières en position ouverte; pour ces verrières les montants seront en Polished aluminium, et l'intérieur des pièces 52 et 53 en noir mat. On collera aussi la pièce 58, dont le tour aura été mis en gris clair, sur les bords des trappes du train principal la peinture sera orange day-glo, nous terminerons par les feux de signalisation.
                                                                      Malafon. 
Détails du mirage IV A du Musée de l'Air au Bourget