Le Focke-Wulf Ta 183 "Hückebein"






"" Dieses Projekt diente Grundlage für ein russisches Flugzeug ""

Maquette AMTech au 1/48.   Référence : 484601.





Historique : La revue Histoire et Maquettisme n°30 de janvier-février 1994.
Article de Paul Malmassari, à qui je présente tous mes remerciements.



Sur le sujet voir aussi : Jets Planes of the Third Reich. The Secret Projects.
Secret Aircraft Designs of the Third Reich.
Luftwaffe Secret Projects Fighters 1939-1945.
Geheimprojekte der Luftwaffe. Jagdflugzeuge 1939-1945.



Réalisation par le club Les Caméléons (France).
Les photos sont de l'exposition de Thionville (57) en 2016.






Historique : Cet appareil est l'un des résultat des études menées depuis 1942 par le Département Aérodynamique et Focke-Wulf, dirigé par Hans Multhopp, (qui fut également du projet Triebflügel), ( voir le blog pour ce projet) et répondait au programme de chasseurs dit "d'urgence".
Alors que le Messerschmitt Me 262 s'apprête à devenir le premier appareil à réaction opérationnel du monde, les limites des réacteurs existants (BMW 003 et Junkers 004) font déjà envisager la génération suivante. Celle-ci est illustrée par le Heinkel-Hirth 109-0 11 A, de 1 300 kg de poussée, qui est capable de fonctionner correctement jusqu'à 14 000 , au contraire des précédents, limités à 11 000 m. Or la menace des nouveaux appareils alliés, notamment de bombardement, demande au moins 13 000 m de plafond pour pouvoir contrer efficacement et disposer d'une réserve d'altitude.

Le concours est ouvert fin 1944. Outre le plafond indiqué, le cahier des charges impose un réacteur unique, un armement de quatre canons de 30 mm et une vitesse de 1 000 km/h à 7 000 m. En février, huit projets sont proposés par diverses firmes, dont deux par Focke-Wulf.
L'un de ces deux projets est retenu en mars suivant et reçoit le nom de Ta 183, du nom de son concepteur, le professeur Kurt Tank. Nous ignorons en revanche la date d'attribution du surnom "Hückebein", du nom de Hans Hückebein, le corbeau malicieux des comtes allemands de Hans Busch. 


L'ingénieur Hans Multhopp que l'on voit sur cette photo avec un modèle réduit du Focke-Wulf Ta 183, était un jeune aérodynamicien doué, membre de l'équipe de Kurt Tank, le concepteur du programme du Ta 183.

Fait ou fiction ? Il a été rapporté, mais pas vérifié, que les Russes ont capturés plusieurs Focke-Wulf Ta 183 à la fin de la guerre. Sur cette photo, on voit un Ta 183 sous les étoiles rouges, noter la position des ailes médianes en flèche.
Source des deux photos: Jets Planes of the Third Reich The Secret Projects par Manfred Griehl aux éditions Monogram Aviation Publications Copyright 1998.

Messerchmitt Me 262 sur le parking du musée de Buena Park en Californie, Etats-Unis.
Source: La revue japonaise Koku Fan des années 1980. 

Le turboréacteur BMW 003 constituait le groupe propulseur à réaction allemand Heinkel He 162 "Volksjäger.       
 Source: Fascicule avions de combat n°3 aux éditions Altaya 2010.

Turboréacteur allemand Junkers Jumo 004B exposé dans un musée.
Source: Fascicule avions de combat n°4 aux éditions Altaya 2010.


Turboréacteur Heinkel-Hirth 109-0 11A, de 1 300 kg de poussée.
Source: Geheimprojekte der Luftwaffe. Jagdflugzeuge 1939-1945.



L'avion est à ailes médianes en flèche, inclinées à 40 degrés. Elle ont la particularité d'être interchangeables, et sont construites en bois et métal.
L'armement de base comporte soit deux, soit quatre canons, avec un emport en munitions respectivement de 200 et 320 coups. Plusieurs propositions sont faites concernant la capacité d'emport de 500 kg de bombes.
Le train d'atterrissage tricycle comporte une roue avant (465 x 165) pivotant de 90 degrés lors de sa rétraction. Le train principal (700 x 175) se rétracte vers l'avant.
Son relatif manque d'élégance, selon nos critères modernes, provient de la décision de séparer les fonctions des moitiés haute et basse de la cellule : à la première le poste de pilotage (pressurisé), les points d'attache des trains, les points d'attache des trains, du moteur, des ailes et de l'empennage et une partie du carburant; à la seconde le moteur. Les ailes portent les réservoirs principaux.
Deux versions de l'appareil vainqueur sont envisagées : l'une avec le HeS 011 (V2) encore à l'étude, l'autre, plus réaliste, utilisant le Junkers 004B (V). Les petites différences structurales entre les deux modèles sont les suivantes : forme des trappes du train principal, système de rétraction de la roue avant, forme de la sortie du réacteur. Quelques différences internes affectent la forme du plancher du poste de pilotage, réservoirs, armement, etc...
Il était prévu que le prototype sorte en mai ou juin 1945 et vole en août. Les V à V3 auraient eu le Jumo 004 B en attendant que le Heinkel HeS 011 soit prêt, dont les appareils de présérie suivanys (V4 à V16) auraient été dotés. Les deux suivants V17 et V18 auraient été utilisés comme banc d'essai au sol.
La série A-0 devait sortir à partir d'octobre 1945 et atteindre une cadence de production de 300 appareils par mois. Elle ne sera jamais réalisée, les usines capturés en avril 1945 par les Russes. 


Maquette d'un Ta 183 à la fin de 1944, dans un tunnel de soufflerie.
Plan du Ta 183 avec un turboréacteur HeS 011 (1945).

Plan du Ta 183 avec un turboréacteur Jumo 004.
Source des trois photos: Geheimprojekte der Luftwaffe Jagddflugzeuge 1939-1945.
Par Walter Schick et Ingolf Meyer aux éditions Motorbuch Verlag Stuttgart 1996.


"" La documentation décrit par Paul ""
-- German Aircraft of the Second World War, J.-R. Smith et Antony L. Kay, Putnam, 1972.
-- Messerschmitt Geheim Projekt, de F. Selinger, Aviatik Verlag, 1992.
-- Die Deutschen Flugzeuge 1933-1945, de H. Nowarra et K. Kens, J. - F. Lehmanns Verlag, 1968.
-- NASM Archives : Microfilm "German and Japanese captured documents", R 2256, R 3565 F 196.


"" La documentation que je possède et qui est décrit plus haut ""




"" La maquette AMTech au 1/48 ""



 
 
 
 
 
 
 





Jean-Marie






Le char cruiser "Cromwell" (A27M).







"" Grâce à son canon de 75 mm, se fut une grande réussite ""

Maquette Tamiya au 1/48.   Référence : 32528.
Maquette Tamiya au 1/35.   Référence : 35221.




Historique : Connaissance de l'Histoire n°6 hors série. Blindés 1944-1945 aux éditions Hachette 1981.



Sur le sujet voir aussi : La revue Connaissance de l'Histoire n°44.
Les tanks aux éditions Princesse 1979.
La revue Histoire et Maquettisme n°31 de mars-avril 1994.
Chars et véhicules blindés de Robert Jackson aux éditions Parragon 2008.
Les blindés de la Seconde Guerre mondiale par Eric Grove aux éditions Atlas 1977.


Réalisation des maquettes et dioramas par Jean-Henri Filliol et Pascal Mitaine.
Les photos sont de l'exposition de Virton (B) en 2015 et Séremange-Erzange (57) en 2014.




Historique : Les dures leçons tirées de l'emploi des chars "croiseurs de bataille" britanniques pendant les années 1941-42, en dépit de toutes les améliorations qui leur furent apportées, n'incitèrent par les services techniques responsables à entreprendre l'étude d'un engin totalement nouveau, mais à tenter d'améliorer à tout prix la formule initiale.
Impossible d'expliquer la poursuite de la fabrication du Crusader, rebaptisé Cavalier (A.24), avec une nouvelle tourelle. E, dépit de son échec flagrant, il en fut tout de même construit plus de 500 exemplaires en 1942. Il finit sa carrière dans les centres d'instruction ou comme engin blindé de soutien logistique.
Peu de mois plus tard, une autre version dérivée du Crusader, le Centaur (A.27) fit l'objet d'une commande de 950 exemplaires, toujours armés de la pièce de 57 mm, mais bénéficiant de nombreuses améliorations, en prévision du montage du nouveau moteur Meteor. 
Réalisé dès la fin de 1942, le Centaur ne fut engagé qu'en juin 1944, à l'occasion du débarquement de Normandie. Il était équipé d'une boîte à vitesses Merrit-Brown en remplacement de la boîte Wilson et de radiateurs décalés vers l'arrière de la caisse.
De ce modèle furent tirées des variantes différant par leur armement (du canon de 75 mm à l'obusier de 95 mm d'appui rapproché, sans oublier les affûts doubles de mitrailleuses de AA) ou leur emploi.


Le char Centaur IV exposé à Pégasus Bridge, photo prise en juillet 1985.   Collection personnelle.

Le char Cromwell VII (RAC Tank Museum).
Source: Les blindés de la Seconde Guerre mondiale par Eric Grove aux éditions Atlas 1977.



Le Cromwell : Les premiers moteurs Meteor furent finalement livrés en 1943, ce qui permit la transformation immédiate d'un certain nombre de Centaur en Cromwemm (A27M --M pour Meteor) avec l'amélioration correspondante des performances. Ce propulseur d'une puissance de 600 CV était une adaptation du Rolls-Royce Merlin de l'aviation, avec lequel il avait 80% de composants communs.
Les exemplaires ainsi transformés se révélèrent très précieux pour la mise au point du nouveau Cromwell de série, dont la chaîne fut lancé en janvier 1943 chez Leyland.
Entre-temps, les premiers engagements en Afrique du Nord des chars de combat américains du type M4 Sherman avaient montré l'intérêt de l'armement des blindés avec un canon tirant aussi bien des obus perforants qu'explosifs. Il fallut donc réaliser une nouvelle pièce de 75 mm -- capable de la munition américaine -- par sur-calibrage du tube de 57 mm monté sur les "croiseurs de bataille.
Les premiers Cromwell armés du nouveau canon (Mk.IV) ne purent toutefois être livrés qu'à partir de novembre 1943. Une fois qu'eurent été guéries les maladies de jeunesse dues à la mise au point trop hâtive de l'armement du Cromwell, les unités blindées britanniques purent enfin disposer d'un char qui, s'il était toujours inférieur à ses adversaires allemands sur bien des points, les surclassait au moins par sa grande mobilité.
  
Un char moyen M4A2 'Sherman III britannique) diesel, débarquant lors d'un exercice en Afrique du Nord destiné à préparer le débarquement en Sicile.
Source: Le livre les tanks aux éditions Princesse 1979.


La technique du Cromwell : Les différences visibles entre les diverses versions des Centaur et des Cromwell étaient minimes, mis à part celles concernant l'armement et l'adjonction de plaques de blindage supplémentaires à l'avant des Mk.V et VII. Leur configuration générale était caractéristique des blindés anglais : traction et moteur arrière, équipage de 5 hommes répartis à l'avant entre caisse et tourelle. Le pilote et le mitrailleur étaient placés à l'avant, mais séparés l'un de l'autre par une tôle dans laquelle était ménagée une ouverture. Chef e char, tireur et chargeur/radio se trouvaient au centre. La caisse fut usinée par rivetage pour les premières séries, puis soudées pour les versions Mk.V et VII. Des plaques de blindage démontables protégeaient les éléments de la suspension montés sur une seconde plaque de protection plus à l'intérieur. Deux cloisons séparaient le compartiment de l'équipage des volumes abritant les organes mécaniques.
Le pilote était en place avant droite, avec le levier de commande des vitesses entre les jambes et les leviers de direction à droite et à gauche. L'embrayage, les freins de direction et les freins principaux étaient tous à commandes hydraulique, sur un circuit alimenté par une bâche unique. Il y avait aussi un frein de stationnement à commande mécanique, accouplé à la pédale du frein principal.
Pour voir lorsque les trappes étaient fermées, le pilote disposait de deux épiscopes et d'une fente blindée à volet intérieur. Il pouvait accéder à sa place soit par les écoutilles supérieures, soit par l'orifice ménagé dans la paroi avant du compartiment central.

Source:Connaissance de l'Histoire N°6 hors série aux éditions hachette 1981.


Sur les premières séries, les deux écoutilles ne pouvaient s'ouvrir que lorsque la tourelle était dans une position déterminée. Par la suite, on installa un système d'écoutilles éliminant cette très sérieuse imperfection.
Entre les écoutilles du pilote et du mitrailleur, un ventilateur d'aération avait été monté, le même système étant prévu pour la tourelle, au-dessus de l'armement principal.
La mitrailleuse Besa de 7,92 à commande manuelle et pointage par collimateur était montée sur un affût sphérique.
L'équipage de tourelle était installé dans un "panier" rotatif, qui tournait avec elle, le chef de char à gauche derrière le tireur disposait de systèmes optiques de deux sortes, tous deux actionnés à la main, au ras de l'emplanture de la tourelle. Le premier comprenait deux épiscopes. Le second, le plus moderne, repris du Mk.VII et monté par la suite sur tous les chars de série plus ancienne, en comportait 8, dont un réglable en focale et direction pour donner le meilleur champ visuel.
Le chef de char ne pouvait effectuer lui-même le pointage du canon, mais il pouvait le contrôler grâce à un viseur extérieur orientable dans les trois axes. Le tireur disposait d'appareils de visée permettant le tir direct ou indirect. Le pointage en site de la pièce s'effectuait au moyen d'un volant placé à la droite du tireur. La rotation hydraulique (ou manuelle) de la tourelle était commandée par un mécanisme ou un volant situé sur sa gauche. A vitesse maximale, la tourelle pouvait effectuer une rotation de 360° en 14 à 15 secondes avec un degré de précision extrême.

Un char Cruiser Cromwell du musée Yad la - Shiryon en Israël, photo de 1995 avec le canon factice.
Source: le site web    normandie44.canalblog.com


La mise à feu de la pièce de 75 mm et de la mitrailleuse Besa coaxiale s'effectuait par action sur une pédale de commande. L'unité de feu transportée à bord était de 23 obus.
Enfin, le chargeur avait à sa disposition un lance-grenades fumigènes montés en haut de la tourelle. Il disposait d'un poste E/R de type 19.
Les réservoirs de carburant et les deux filtres à bain d'huile se trouvaient sur les côtés du moteur dans un compartiment situé à l'arrière. La boîte de vitesse de Merrit-Brown à cinq rapports AV et une marche AR se révéla excellente. Le plein emploi des possibilités du char conduisit à un renforcement de la suspension; et l'accroissement de masse correspondant nécessita l'adoption de chenilles plus larges.
Entre autres améliorations visibles, nous noterons le cache-pot d'échappement destiné à en dissimuler les flammes pour les opérations de nuit.

"" Caractéristiques du Cromwell (A27M) ""
Armement : Un canon de 57, de 75 ou de 95 (Mk VIII), deux mitrailleuses Besa de 7,92 mm.
Dimensions : longueur, 6,35 m; largeur, 2,90 m; hauteur, 2,83 m.
Poids : 27 970 kg.
Moteur : Un Rolls-Royce Meteor V-12 de 600 ch (447 kW).
Vitesse : 51 km/h.
Autonomie : 278 km.

"" La maquette Tamiya au 1/48 ""
Jean-Henri nous a réalisé un Cruiser Cromwell Mk.IV de l'escadron C, 5e régiment royal de char, 22e brigade blindée de la 7e division.



 
 
 
 
 
 



"" La maquette Tamiya au 1/35 ""
Pascal lui aussi a réalisé un Cruiser Cromwell Mk.IV, mais celui-ci est équipé du dispositif de débarquement , il faisait partie du 2 nd Armored RECCE Bn Welsh Guard en Normandie 1944.

Le "Satan's Chariot" T187832 : Intéressant car équipé du dispositif spécial pour l'admission d'air et l'échappement du moteur qui lui permet d'être débarqué par 2 mètres de fond. Toutes les ouvertures sont étanchéifiées à l'aide de toiles collées. Sur la plaque de blindage frontal est affichée une pin-up... sans doute le porte-bonheur de l'équipage. Ce char fut probablement débarqué le 6 au soir ou le 7 juin à Gold Beach avec la 7e D.B.
Source: Dessin parut dans la revue Histoire et Maquettisme n°31 de mars-avril 1994.



 
 
 
 


Jean-Henri / Pascal / Jean-Marie



Le North American - Rockwell OV-10D Bronco.





"" Un avion particulièrement réussi ""

Maquette Kitty Hawk au 1/32.    Référence : n°32003.






Historique : La revue MPM Maquettes Plastique Magazine n°107 de juillet-août 1980.


Sur le sujet voir aussi : Le Fanatique de l'Aviation n°122 et 123.
L'Encyclopédie des Armes n°106.
La revue Air Fan n°12 et 16.
Avions de Guerre n°52.


Réalisation de mon ami belge J..n   Z.....y.




Historique : Les divers conflits locaux qui ont éclaté dans le Monde après la seconde guerre mondiale ont mis en évidence l'inaptitude des jets à régler les guerres "subversives".
L'avion à réaction, trop rapide et peu maniable, ne pouvait remplir le rôle de l'attaque au sol et durant la guerre de Corée, on remit vite en ligne les "F4U Corsair" et "AD4 Skyraider" près de la réforme.
La première guerre d'Indochine redonna une jeunesse aux F8F Bearcat, et Invader B-26, l'Algérie confirma les succès des T-6, T-28 et Invader (encore), au Viet-Nam enfin; le Skyraider "rempila" du côté de la Navy et de l'Air Force, mais très vite le besoin d'un appareil étudié se fit sentir.


Un Bronco sur le tarmac de la BA-128 Metz-Frescaty début des années 1980.     Collection personnelle. 

L'expérience américaine ai Viêt-nam souligna le besoin d'un avion spécifique pour combattre les guérillas et les maquisards. Déjà commandé par l'US Marine Corps pour des missions de reconnaissance, le Rockwell OV-10, à l'origine dépourvu de tout armement, subit des modifications en ce sens et commença des opérations conjointes avec les vieux Skyraider.
Source:L'Encyclopédie des Armes n°106 aux éditions Atlas 1986.

Le Grumman F8F-1 Bearcat, du groupe de chasse 2/21 Auvergne, regagnant sa base de Tan Son Nhut au terme d'une mission. Cet appareil était équipé de quatre mitrailleuses de 12,7 mm.

B-26 B du 1/25 Tunisie en Annam, en 1953. (Photo E.C.P.A.).
Source: Le Moniteur de l'Aéronautique n°38 de novembre 1980.

Un T-6 sous les couleurs française à Metz-Frescaty début 1980.         Collection personnelle.

Le North American T-28 "Fennec", transformé par Sud Aviation en biplace d'attaque au sol. Une centaine de ces appareils furent opérationnels en Algérie dans les derniers mois du conflit. (Photo ECP Armées).                                  Source: La revue Mach 1.


En juin 1963, le programme devant donner naissance au Bronco, prit forme d'abord sous le nom de LARA (Light Armed Reconnaissance Aircraft), puis sous le terme générique de COIN (Counter Insurgency : Anti-insurrection). A l'origine on songea à modifier des prototypes préexistants, tel le T-28, qui devint le YAT-28E en février 1963, le Skyraider version A-1E, , l'inusable Invader sous l'appellation B-26 K, le Mustang F-51 revu par Cavalier...
Une multitude de projets qui n'aboutirent jamais à une franche réussite. La compétition lancée au profit des 3 armes USAF, US Navy et USAAC, fin 1963 (cela justifiant l'appellation "tri service") définissait un avion : bimoteur, biplace, rustique, léger, rapide et peut coûteux.
Programme chargé s'il en fut, puisque plus de vingt concurrents présentèrent leurs avant-projets. Finalement deux constructeurs seulement finirent par émerger à la mi 1964.
Le projet General-Dynamic's Convair 48 Charger et le North American NA 300 (le futur Bronco). Les deux prototypes furent étudiés conjointement. L'Air Force préférait le NA 300 et la Navy (on serait tenté de dire : comme d'habitude), le projet Convair.
Le Convair 48 vola pour la première fois le 25 novembre 1964, le NA 300 plus tard, le 16 juillet 1965 les deux avions désignés pour le même tâche se ressemblaient étrangement : même formule bipoutre, disposition identique de l'équipage, groupe motopropulseur semblable. 
( https:www.youtube.com Convair 48).
Le choix s'avérait donc très difficile, aussi le sort intervint et le Charger de chez Convair fut détruit dans un accident après quelques mois d'essais. Seul concurrent présent, le NA 300 fut déclaré vainqueur et prit donc la désignation officielle de OV-10.
Sept prototypes furent construits et essayés pour donner enfin le Bronco de série qui fit son premier vol en août 1967. La mise au point ne fut pas très aisée et il fallut revoir l'envergure et la puissance des moteurs, mais les qualités de ce nouvel appareil étaient si évidentes que finalement 270 exemplaires furent commandés. 


Quelques secondes avant le lancement des moteurs pour une nouvelle mission d'entraînement sur la base aérienne de Patrick en Floride.
Source: La revue Le Fanatique de l'Aviation n°122 de janvier 1980.



Conçu pour la lutte anti guérilla, l'avion connut l'épreuve du feu au Viet-nam, à partir de juillet 1968; il fut utilisé en coopération avec les troupes au sol, dans diverses tâches : escorte d'hélicoptères, straffing, marquage d'objectifs, liaisons, reconnaissances... Les résultats furent excellents. L'appareil était encore en service dans les années 80 aux Etats-Unis et dans quelques autres Armées du Monde.

"" Les versions du Bronco ""
OV-10A : Construit à près de 300 exemplaires, utilisé par l'U.S.A.F., les Marines et l'US Navy (18) la production en fut définitivement interrompue en avril 1969. Les Bronco américains seront utilisés jusqu'en 1982 et sans doute remplacés par un nouveau Coin.
OV-10B : Utilisé à 6 exemplaires comme remorqueur de cibles, par l'Allemagne Fédérale.
OV-10B (Z) : Le modèle OV-10B manquait un peu de puissance pour le remorquage, aussi cette nouvelle version fut-elle équipée d'un réacteur J 85 GE-4 (1 338 kgp) soutenu par 4 pylones montés sur la nacelle centrale. Cet appareil bizarre a été commandé à 12 exemplaires par l'Allemagne.
OV-10C : Version étudiée pour la Thaïlande commandée à 32 exemplaires (Pour ceux qui ont des planches de décalques Esci, c'est la n°96 pour réaliser cet avion).
OV-10D (ou plutôt YOV-10D) : Cet appareil conçu pour répondre au programme NOGS (Night Observation Gunship System) a été développé à partir de deux cellules de OV-10A munies d'un système infrarouge dans le nez et d'un canon de 20 mm double dans une tourelle, sous le ventre. Après des essais approfondis il ne semble pas que ce Bronco spécial ait débouché sur une nouvelle série. 
OV-10E : 16 exemplaires livrés au Venezuela.
OV-10F : 16 exemplaires destinés à l'Indonésie.
Un concurrent sérieux existe toutefois en Argentine : le IA 58 Puccara, conçu pour remplir le même rôle dans des régions où la lutte anti guérilla est pratiquement quotidienne.

Ce Pucara virant sur l'aile transporte sous son fuselage six bombes de 125 kg. Bénéficiant d'une charge offensive de 1 620 kg. Il est armé de deux canons Hispano de 20 mm et de quatre mitrailleuses FN-Browning de 7,62 mm.
Source: La revue l'Encyclopédie des Armes n°106 aux éditions Atlas 1986.

Le Bronco de la BA-128 Metz-Frescaty.             Collection personnelle.


"" Caractéristiques du Bronco ""
Envergure : 12,190 m.
Longueur : 12,670 m.
Hauteur : 4,620 m.
Poids total : 6 500 kg.
Vitesse maximum : 630 km/h.
Moteur : 2 X Air Search T 76-G-416/417 (715 ch).
Armement : 4 x M-60 c mitrailleuses de 7,62 mm, 4 attaches sous le moignon d'aile pouvant supporter 272 kg chacune (bombes, containers, lance-roquettes, bidons de napalm), 2 missiles Sidewinder AIM 9D sous les ailes.
Rayon d'action maximum : 2 300 km.

Retrait du service : L'OV-10 a été retiré du service en 1984 pour être remplacé par L'OA-10 Thunderbolt II.

Un Bronco sur la BA-128 Metz-Frescaty début des années 1980.   Collection personnelle.  

Les missions de contrôle aérien avancé étaient des plus dangereuses pour les pilotes de Bronco, exposés aux tirs de l'adversaire. Cet appareil offrait un excellent champ de vision à son équipage.
Source: Les avions du Monde aux éditionsAerospace Publishing Limited 1995.


"" La maquette Kitty Hawk au 1/32 ""

Quelques mots de J..n concernant cette maquette.
Cette maquette n'est pas des plus facile à monter, mais elle possède quand même des points positifs.
-- Quatre versions sont possibles.
-- Très bon point, la verrière en 6 pièces s'assemble parfaitement ce qui est rare.
-- La gravure est fine.
-- Bien qu'il s'agit d'un bipoutre, l'assemblage est assez facile et ne nécessite pas un masticage conséquent.
-- Le cockpit est assez complet, peut-être amélioré mais peut rester sans ajout.
-- Autre bon point, le lest du nez est fourni dans la boite, sous forme d'un petit lingot qui s'adapte parfaitement (un plus que pourrait suivre d'autres fabricants de maquettes).
De mon côté j'ai amélioré le cockpit, tube de Pitot refait en micro-tube métal, sinon c'est un montage direct de la boite.

Maintenant passons aux côtés moins bons, car hélas il y en a quelques uns.
-- La notice de montage pas toujours très claire, le repère des pièces sur les grappes, plutôt aléatoire.
-- Le train d'atterrissage fragile, un train en métal aurait été le bienvenu.
-- La planche de décalques très belle mais incomplète et surtout très fragile (il manque le walkway sur la partie supérieure, et doit être peinte.
-- Les charges extérieures manque un peu de diversité.
-- Voilà mes remarques, les quelques points négatifs de la maquette ne sont pas insurmontables, c'est un beau kit original et qui sort de l'ordinaire. Ce kit est à la portée de tous, bref un modèle intéressant à faire, ceux qui aiment, ce genre d'avions ne doivent pas hésiter. 
Dernier point, si le prix pouvait diminuer un peu se serait vraiment bien.

"" Les photos de la maquette ""    


 
 
 
 
 
 




J..n / Jean-Marie