Le lanceur R7 Semiorka





La naissance des missiles balistiques


"SEMIORKA R-7"
Le lanceur de Soyouz
                                                                                                                                          Maquette Airfix au 1/144.  Réf : 05172



Source pour l'historique: L'Encyclopédie des Armes.


                Historique:  La philosophie soviétique en matière de recherche pourrait être résumée de la sorte : "Aller toujours de l'avant et réaliser ce qui peut être, dès que possible.". Plus que tout autre pays, l'union soviétique aborde les problèmes mathématiquement et procède au développement des réponses plausibles.
                Dès 1947, les équipes soviétiques aidées par des prisonniers allemands avaient résolu sur le papier le problème de la réalisation d'un missile intercontinental, maisaussi d'un lanceur de satellite utilisant la technologie A4 alors existante. En outre, ces recherches, effectuées sous la direction de l'académicien Sergei P. Korolev, conclurent à la création d'un missile balistique intercontinental dépourvu d'un lanceur à deux étages.
 Sergei P. Korolev le
père de Semiorka R7
Plus tard, en 1947, l'Union soviétique entreprit la conception du moteur à fusée RD-100 au laboratoire de dynamique des gaz de Leningrad. Ce dernier, légèrement en progrès par rapport au moteur A4, se servait des mêmes propulseurs alimentés par une turbopompe utilisant le même mélange permanganate/peroxyde. Testé en mai 1948, le RD-100 donna une poussée de 27 525 kg. Ces essais aboutirent en 1949 au RD-101, d'une poussée supérieure, et, en 1950, au moteur de fusée RD-103 de 44 870 kg de poussée. Les deux versions connurent une production de masse, encourageant Korolev, assisté de Glushko, à persévérer.
               En janvier 1954,ce fut la sortie du premier missile balistique intercontinental, le très puissant R-7. Un esprit critique pourrait dire qu'il s'agissait d'une force à l'état brut dépourvue d'intelligence. Du reste, la ressemblance avec les vaisseaux spatiaux imaginés avant la guerre était frappante. Le R-7 n'avait pratiquement rien à voir avec les systèmes d'armes dérivés que l'on connaît aujourd'hui. Pour reprendre ce qui a déjà été dit, le R-7 (appelé SS-6 "Sapwood" pour l'OTAN) utilisait pour décoller trente-deux moteurs de fusée allumés simultanément !.
                Les vingt moteurs principaux du missile R-7 étaient individuellement plus puissant que tous les moteurs de fusée construits auparavant, avec une poussée au niveau de la mer comprise entre 77 000 et 85 000 kg.
               Le fait qu'un si grand nombre de moteurs a été nécessaire s'explique par la difficulté même de la mission de vol des missiles balistiques intercontinentaux. En effet, un vol de plus de 10 000 km avec les lourdes ogives indispensables en 1954 pour recevoir la bombe thermonucléaire dite "bombe H", qui pesait à elle seule quelque 7 000 kg, justifiait cette puissance.
Les moteurs du R-7
Source Aviation Magazine
Les moteurs RD 107 - RD 108 et Verniers
Assemblage des blocs coniques
La Semiorka R-7
                Le lanceur R-7 comprenait un noyau central à quatre moteurs principaux, entourés de quatre moteurs de lancement jetables, chacun aussi gros qu'un avion de ligne de l'époque, flanqués, eux-mêmes, chacun de quatre moteurs. Le contrôle du véhicule et le pilotage final (ralentissement) étaient assurés par douze moteurs Vernier pivotants.
                Même si le R-7 était une machine peu inspirée, on ne peut qu'admirer l'effort consenti en argent et ressources humaines non seulement pour la fabrication du missile, mais encore pour la création des centres gigantesques de lancement. Baïkonour fut le premier (et peut-être le seul) qui devint par la suite un cosmodrome.
                Situé près de l'ancienne ville de Tyuratam, cet énorme complexe de lancement couvre une superficie de 137 sur 89 km. Il comprend cette étonnante base de lancement enfouie dans le sol à l'image d'une mine à ciel ouvert. C'est depuis cette base qu'en août 1957 un missile R-7 fit un vol d'essai de 6 500 km jusqu'à la cible (le 21 août). Auparavent, entre 1951 et 1953, les scientifiques soviétiques avaient étudiés la possibilité de mettre en orbite des satellites terrestres.
La bombe "Spoutnik 1"
"Spoutnik 1" (qui veut dire "compagnon de voyage") est entré dans l'histoire dans la nuit du 3 au 4 octobre 1957. Ce fut à la fin de cette nuit là que le monde se réveilla au son du bip...bip...bip... Le premier satellite artificiel de la terre venait d'être lancé jour pour jour 15 ans après le départ de la première fusée moderne, l'A-4 de Wernher von Braun qui s'envola de Peenemünde le 3 octobre 1942.
                Le lendemain, dès l'aube, le monde entier savait l'incroyable nouvelle. La presse et la radio donnaient les premières précisions : Spoutnik pèse 83,6 kg et à la forme d'une sphère d'un diamètre de 58 cm. Il se déplace à la vitesse de 28 000 km/h. Equipé de deux émetteurs radio, il tourne autour de la terre à 900 km d'altitude. 
                 Le premier satellite artificiel.  Source: Aviation Magazine 
 L'intérieur de Spoutnik 1.  Source: Les dossiers de l'Espace

Youri Gagarine héros national et mondial
Petit historique du journal RL
Youri Gagarine né le 9 mars 1934 à
 Smolensk, décédé le 27 mars 1968
Sergueï Korolev, le père de l'astronautique soviétique, disposait d'un groupe d'une vingtaine d'aspirants cosmonautes choisi parmi plusieurs centaines de candidats en mars 1960. Moins d'un an plus tard, après un entraînement très poussé sur le site de la future Cité des Etoiles, ils ne seront plus que trois Youri Gagarine, Guerman Titov et Grigori Nelioubov, ce dernier ayant écarté pour son caractère rebelle.
                Entre Titov, fils d'un enseignant et Gagarine aux origines modestes qui en feront un héros idéal, la commission tranche sans sourciller.
                Le 11 avril 1961, Youri Gagarine salue son épouse et ses deux filles, le compte à rebours est lancé. Il s'égrène durant deux heures, jusqu'à la mise à feu à 9h07. "On y va. Au revoir, à bientôt, chers amis", glisse Gagarine dans la radio de bord.
                Après la séparation successive des trois étages de la fusée, la capsule pesant plus de 4 tonnes se positionne sur orbite onze minutes plus tard, Gagarine découvre alors les sensations de l'apesanteur durant une révolution terrestre de 40 868 km, qu'il accomplira en régime automatique à une altitude variant entre 180 et 327 km. 
Le vaisseau de Youri,  Vostok 1.  Source Aviation Magazine
                A 10h25, l'heure est venue d'aborder la phase de retour sur terre.Vostok 1 entame une délicate manoeuvre de freinage grâce à sa rétrofusée, avant d'entrer dans l'atmosphère. Le cosmonaute s'éjecte à 7 000 m d'altitude et finit sa descente en parachute pour se poser, comme sa cabine, dans un champ à quelques hectomètres des eaux de la Volga.
                Dès le lendemain, le héros est accueilli en grande pompe à Moscou, puis il est rapidement promu instructeur en chef du groupe de cosmonautes soviétiques.
                Youri Gagarine retournera à ses premiers amours : l'aviation de chasse. Elles lui seront fatales. Le 27 mars 1968, le Mig-15 à bord du quel il a pris place avec son instructeur Vladimir Sereguine, pour un vol d'entraînement, s'écrase près de Novosselovo.
La capsule Vostok 1 à son retour sur terre. Source: RL
Médaille de commémoration sur l'exploit de Youri Gagarine
J'ai trouvé cette médaille dans une bourse aux livres

Mai 1967, Vostok au Salon du Bourget
Instrument des douze premières années de l'Astronautique soviétiques, révélée par Aviation Magazine puis exposée au Salon International de l'Aéronautique et de l'Astronautique en mai 1967, la fusée Vostok (ci contre). Elle fut utilisée dès 1957 pour le lancement des premiers Spoutnik, elle est encore utilisée de nos jours.
                            Source: Aviation Magazine n°537 de mai 1970.


Le vrai faux Vostok
                            Dessin publié par la Pravda et exécuté par une personne ayant participé au lancement de deux Vostok.  On peut douter cependant de leur exactitude.

Le Semiorka R-7 en maquette
                La maquette: Je remercie mon ami Belge Guy B... pour m'avoir cédé un Semiorka, il en avait plusieurs. C'est la marque Airfix qui nous a sorti cette maquette, première sortie en 1969 puis 1973 et 1991 que je possède.Beaucoup d'autres marques ont également fait le moule : Maquette, Apex, Aer, Moldova, Rho Models, Real Space Models ect...
L'édition de 1991
                La maquette Airfix se compose de 103 pièces, le tout moulé dans un plastique blanc, ce plastique est un peu cassant, il y a aussi une planche de décalcomanies. Nous pouvons réaliser soit la version Spoutnik 1, la version Vostok ou la version Soyouz. J'ai donc opté pour la version Soyouz, lanceur qui est d'ailleurs toujours d'actualité.
Plan pour les trois versions
Pièces pour les versions Spoutnik 1 et Vostok
                Pour le montage de la maquette nous procéderons par étapes, il y aura donc montage et peinture.
Etape 1:  Montage et peinture des moteurs (ou boosters), après un petit ébavurage, on peut tout monter. La peinture sera argent et l'intérieur des moteurs en cuivre.
Les 32 moteurs du Semiorka
Etape 2 et 3:  Montage et peinture du premier étage, faire très attention aux pièces 12,13,14 et 15 elles sont très fragiles, il y aura un peu de masticage à faire. La peinture sera en gris vert, le bas du premier étage en rouge orangé, nous collons ensuite les moteurs.
Etape 4:  Montage et peinture des quatre blocs coniques, après ébavurage et masticage. Le tout sera en gris vert, le bas des blocs coniques en rouge orangé, nous collons ensuite les moteurs. 
Les quatre blocs coniques et les moteurs
Etape 5 et 6:  Montage et peinture du deuxième étage, faire très attention aux pièces 57,58,59 et 60, elles sont très fragiles. Le tout sera en gris vert à l'exception de la pièce 56 qui sera en gun métal. Nous pouvons coller ensemble les étapes 4 et 5 sur 2. J'ai laissé tomber les étapes 7,11,12 et 13 qui sont Spoutnik 1 et Vostok.


Etape 8-9 et 10:  Montage et peinture de Soyouz ou le troisième étage, bien ébavurer les pièces 66,67,68 et 69. Je ne me suis pas préoccupé de la peinture de la capsule Soyouz car j'ai tout collé, ma fois si des amateurs veulent montrer leur bijou ? ! ... Pour la peinture, le bas de Soyouz sera en rouge orangé, une partie en gris vert, le haut en blanc satiné. Reste les en noir à faire, je vous conseille vivement d'utiliser le cache Tamiya, les petites ailettes de la pièces 79 seront en rouge. Nous collons le tout sur l'étape 2. (voir photos de la maquette).


                            Les décalcomanies:  Il suffit de coller les deux CO 103 et les deux CCCP. Pour terminer nous passerons une voir deux couches de vernis satiné.
                Le diorama:  Un cadre de 13 cm x 18 cm dorés fera l'affaire, nous mettrons un bout de carton, dans le centre nous perçons et collons à la colle à bois la pièce 103, il ne reste plus qu'à fixer le lanceur de Soyouz. La petite figurine qui est le cosmonaute sera peinte en blanc satiné, les bottes grises, les mains en couleur chair et le centre du casque argenté. 
                           
                            Epilogue:  Mon épilogue sera court, depuis la naissance de ce missile intercontinental en 1957 le SS 6 Sapwood, ce lanceur n'a fait qu'évoluer et est toujours d'actualité, ce qui veut dire qu'il était fiable. Merci M Korolev. 
                                                                  Malafon 




Autre médaille de commémoration du lanceur Semiorka
j'ai trouvé aussi cette médaille dans une bourse aux livres 

Vu à l'exposition d'Affligem 2011

Youri Gagarine
La capsule Vostok 1
Une carte de commémoration 

















  
 
























Le Musée des Armées à Varsovie








Muzeum Wojska Polskiego

Un reportage photos par mon ami Jean-Pierre Boespflug


                           Un grand merci à Jean-Pierre qui nous fait découvrir le Musée des Armées à Varsovie, en voici quelques photos qu'il a réalisé en août 2010.
                                                   Merci Jean-Pierre.
                                                                         Malafon.