Le Douglas MGR-1A/B Honest John





""Le super-bazooka de l'US Army""
                                                                                                          Maquette Revell au 1/48.  Réf : 00027.





Historique :  Les fusées et missiles d'aujourd'hui de Bill Gunston.


Historique :  Il fut le premier missile américain d'après-guerre à devenir opérationnel, bien qu'il ne s'agît en fait que d'une simple fusée sans guidage, stabilisée par rotation, et qu'il posât peu de problème de développement ou d'entraînement des troupes.
Les études de l'US Army Ordnance débutèrent en 1950; a la suite, la Douglas Aircraft soumit des propositions et fut choisie comme premier adjudicataire du système.
Les tirs d'essai, sous la direction de ce qui allait ensuite devenir l'Army Rocket and Missile Agency furent terminés à White Sands Missile Range en 1951; le principal contractant pour la fabrication en série fut Emerson Electric, qui livra plus de 20 000 de ces redoutables engins. 

Tir d'essai d'une fusée Honest John à propulsif solide à White Sands.  Source :  Science du monde, les fusées.
Le Honest John projectile-fusée non guidé
Cet engin qui a été construit à plusieurs milliers d'exemplaires depuis 1953, est en réalité une fusée d'artillerie propulsée par une charge de poudre de près d'une tonne. Sa portée est de l'ordre de 30 km et il peut recevoir une bombe atomique. Le lancement s'effectue très simplement sur une rampe mobile pointée en direction et en site comme pour un canon classique. Le projectile est stabilisé sur sa trajectoire par quatre petites fusées tangentielles (comme le montre la photo ci-dessus), placées derrière la tête, qui le mettent en rotation rapide, le Honest John est tiré aussi d'un camion.  Source :  Science et Vie Aviation 1957.
Chaque missile était constitué d'un moteur à propergol solide de 584 mm de diamètre, auquel était attachée une tête nucléaire, conventionnelle, chimique ou autre, de 762 mm de diamètre.
La désignation original des deux modèles de série, respectivement M31 et M50, fut modifiée en 1962 en MGR-1A et 1B. Lancé d'un rail monté sur un camion à six roues, le missile tournait sur son axe sous l'impulsion de quatre fusées de rotation, cette dernière étant entretenue par les dérives décalées.
Avec une équipe de lancement habile, la visée était rapide, mais ce missile n'était guère plus précis qu'un obus d'artillerie conventionnelle et il se montrait plus sensible au vent. Les recharges assemblées pouvaient être mises en place par une grue en cinq minutes.
Corée du Sud, 1968. Une équipe de lancement de Honest John de 2e Inf Div reçoit les coordonnées de l’objectif par téléphone de campagne.   Source : Les fusées et missiles d’aujourd’hui.
On utilisa, à un certain moment, un lanceur léger fixé sous un hélicoptère H-37 Mojave. Le Honest John fut employé par les armées belge, danoise, française, ouest-allemande, grecque, hollandaise, italienne, sud-coréenne, de Taiwan, turque et britannique en plus de l'US Army. La plupart ont au moins commencé à abandonner l'Honest John au profit des armes guidées.

Caractéristiques du MGR-1B Honest John.
Longueur :  7m57.
Diamètre :  0m76.
Poids :  2 136 KG;
Tête :  1 ogive nucléaire de 5 25 kt; 1 ogive à haute puissance explosive; 1 ogive à cluster; 1 ogive d'exercice.
Portée minimale :  7km200.
Portée maximale :  37 km.
Coefficient d'erreur probable :  830 m.
Système de lancement :  véhicule transporteur-lanceur à roues.
Propulsion :  solide.0
Guidage :  sans.
Tir d'un Honest John de l'Armée de Terre française.    Source :  Revue Armée française.
Un Honest John de la Bundeswehr.    Source :  L'encyclopédie des armes.  
La maquette :  Revell nous réédite pour la troisième fois cette maquette, 1955 pour la remorque, le missile lui est de 1958, 1996 et 2011. L'échelle sur la boîte est marquée 1/54, ce qui n'est pas juste car le missile est au 1/48, vu les dimensions, alors pourquoi ?!.
La boîte Revell est la remorque dont le montage est en cours.
Le plastique est toujours d'un vert criard, comme les productions Revell ou Monogram des années 50, le missile lui est blanc.
Avec un nombre de 112 pièces pour le camion et 13 pour le missile, cette maquette se monte aisément. La planche de décalques est superbe.
Revell n'est pas le seul a avoir sorti ce missile en maquette. Les marques Monogram au 1/128; Roco et Marusan au 1/87; Adams, Life-Like et UPS au 1/40; K.M.T au 1/125; et la marque Estes au 1/23, 1/17, 1/9 ont fait de même. 
 J'ai un petit regret, l'année dernière à l'exposition d'Affligem (Belgique), j'ai eu sous les yeux et dans les mains la maquette Adams au 1/40, je ne regarde pas l'échelle pour les missiles car je sais qu'ils sont à toutes les échelles, en plus c'est mon dada.
Cette maquette Adams avait le missile et le camion transporteur-érecteur, quand j'ai vu le prix j'ai fait deux pas en arrière, les retraités font des économies, j'ai quand même un petit regret.
Je crois que je fait faire grincer les dents à certain au club, je n'ai monté que le missile gardant le camion pour autre chose, j'attend les vociférations.  
 La maquette Adams que j'ai eu dans les mains m...e.   Source :  Collection de Scott Evans.
Le montage :  C'est un missile donc le montage va aller très vite,13 pièces en tout et pour tout, il faudra faire un léger masticage aux jonctions.
La peinture :  J'ai voulu faire un Honest John d'un tir d'essai à White Sands (voir la première photo en haut), j'ai donc utilisé un rouge en bombe de la marque Testors le n°1203, malheureusement nous ne trouvons plus ces bombes de peinture dans les magasins de maquettes, vous savez pourquoi ?!. Pour moi s'était quand même un bonne peinture car elle séchait vite. On termine par le vernis satiné.
Le diorama :  Tout simple, un cadre dont le fond est en carton plume, j'ai gardé le fond du cadre. Deux morceaux de grappe plastique coupés à bonne longueur, que j'ai mis en vert humbrol 150. Deux trous dans le missile, deux trous dans le cadre, et voilà l'affaire est faite.  

Alain notre grand voyageur devant l'éternel "On the road again" a été au musée de Duxford (Angleterre) et nous a ramené quelques photos d'un Honest John que les anglais ont eu, çà va servir pour les maquettistes, merci Alain.
""Les Honest John en Allemagne de l'Ouest pendant la Guerre Froide""
Cette photo a été prise dans le Hunsrück (Allemagne occidentale), sur un plateau couvert de sapins, des "missile-men" de la 12e Air Force américaine. On reconnait de gauche à droite le Corporal, le canon atomique et le Honest John.    Source :  Scince et Vie de mai 1957.
""Le Honest John de la marque anglaise Meccano LTD""
                                 
                                                                                                                Jean-Marie.                                                                                            





























EMW Wasserfall C2 modèle W5






""Un des premiers missiles Type sol-air""
                                                                                                                                 Maquette Brengun au 1/72.  Réf : BRP 72002.






Historique : Source, les fusées et missiles d'aujourd'hui.


Historique :  Bien que les Flak-Raketen (fusées AA)  fassent le domaine réservé de la Luftwaffe, l'une des plus réussies fut élaborée à Peenemünde par le Heereswaffenamt (bureau des armes de l'armée), parce que c'était le seul endroit où trouver des experts en véhicules dépassant Mach 3.
Le Forschunglabor (département de la recherche) du EMW (Elektromechanische Werke, la raison sociale de Peenemünde) commença le développement en vraie grandeur du Wasserfall (Cascade) en décembre 1942, basant l'aérodynamique sur l'A-4 et sur son dérivé beaucoup plus grand doté d'ailes, l'A-7.
Comme ceux-ci, le Wasserfall était installé verticalement sur une plate-forme de lancement et décollait sous la poussée relativement faible de son moteur de croisière. Le contrôle du vol était assuré par un déviateur de jet en graphite. 
Par la suite, le guidage devait être effectué par radio-commande agissant sur le déviateur de jet (pendant les 25 s de la combustion) et les gouvernails de l'empennage cruciforme : les gouvernes supportaient jusqu'à 12 g pendant les manoeuvres dès que la vitesse dépassait 1 350 km/h.
Une fusée EMW Wasserfall C2, modèle W1.  Source :  Les armes secrètes par Denis Baldensperger.
Une fusée EMW C2 Wasserfall, modèle W5 sur son aire de lancement.  Source :  Les armes secrètes allemandes aux éditions Marabout.
Triomphe de la technique allemande, une Wasserfall modèle W5 prend son essor.  Source :  Les armes secrètes allemandes aux éditions Marabout. 
L'opérateur de guidage au sol surveillait un écran complexe indiquant deux lignes de visées, chacune bidimensionnelle dans le système Rheinland (dans ce système, le missile et l'objectif sont poursuivis chacun par un faisceau radar étroit).
En supposant que l'opérateur arrive à diriger le missile en faisant coïncider les deux lignes de visée, il ne disposait pas des données concernant la distance lui permettant de savoir quand pousser sur le bouton commandant la mise à feu du cône charge.  

Une maquette du missile Wasserfall.  Source : Les armes secrètes allemandes aux éditions Marabout.
Un document rare, la Wasserfall, est une réduction de la V-2 au poids de 3 500 kg. Sa longueur est de 7m30, son envergure de 1m80, le diamètre du corps de 0m90. La photographie représente un modèle lui-même à échelle réduite ne comportant que deux ailes et un empennage légèrement modifié, alors que la Wasserfall devait être dotée généralement de quatre ailes en croix.  Source :  Science et Vie de 1949.

Aussi, les 235 kg d'explosif comportaient une fusée de proximité. Cette grosse charge offensive comprenait les 145 kg du cône de charge et les 90 kg du système Nipolit-filament d'autodestruction en fragments sans danger (servant si le missile manquait se cible.
Le Dr Thiel qui dirigea la création du moteur du Wasserfall, fut tué d'une attaque de la RAF sur EMW le 17 août 1943 et M. Schilling reprit le système de propulsion P.I.X.
De gauche à droite le Dr Thiel, le Dr Hueter, le Dr Hainisch, le Dr Schwarz, le Dr Muenz, le Dr Hackh, le Dr Zoike, et le Dr Schilling.  Source :  L'ère des armes secrètes aux éditions Casterman. 
Celui-ci employait un mélange Visol/SV-Stoff (une grande variété de mélanges furent essayés) injecté sous pression de nitrogène par un système de disques explosifs et de soupapes-starter dans la chambre de poussée refroidie par SV. La poussée au niveau de la mer était de 8 000 kg pendant 40 s, le problème étant le déplacement du c.g. pendant et après la combustion des propergols.
Après de terribles difficultés, un Wasserfall arriva à la plate-forme de lancement de Greifswalder Oie en janvier 1944 mais il explosa. Le deuxième exemplaires décolla le 29  janvier 1945. Quand le programme fut abandonné le 6 février 1945, au moins 35, et presque certainement 51 missiles réels avaient été tirés; il faut y ajouter les nombreux exemplaires largués d'avion et les lancements de modèles réduits.  
 Le missile Wasserfall décolle de sa plate-forme.  Source :  Les fusées V2 aux éditions Cheminements.
Le programme fut gêné par des constants changements de conception, par des accidents stupides (par exemple, on avait soudain cru à tort qu'il fallait des boulons explosifs pour maintenir le missile sur sa plate-forme, et cela après des mois de vents violents : ils n'explosèrent pas tous ensemble lors du lancement) et par l'absence fondamentale de technique de base. Le missile de série C2-8/45 se trouvait complètement au point quand on abandonna le programme.
Caractéristiques du Wasserfall C2-8/45
Dimensions :  longueur 7,835 mm, diamètre 880 mm, envergure (gouvernail de queue) 2,51 m.
Poids au lancement :  3 500 kg.
Portée :  normalement 35 km, variant selon altitude de l'objectif et quantité de manoeuvres nécessaires.
Plafond :  17 700 m. 

Eclaté du Wasserfall montrant la place prise par les propergols et l'équipement radio. L'A-4 bénéficiait de priorités supérieures; la question du déploiement du Wasserfall ne fut jamais résolue.
1 - Fusée de proximité.
2 - Bonbonne d'azote.
3 - Soupape réductrice.
4 - Réservoir de carburant.
5 - Croisillon de structure.
6 - Réservoir d'oxydant.
7 - Mischgerät mélangeur de propergols.
8 - Gyroscopes.
9 - Servomoteur de commande.
10 - Chambre de combustion.
11 - Ailettes de TVC en graphite.
13 - Gouvernes aérodynamiques.
14 - Joint de dilatation.
15 - Récepteur radio.
16 - Conduite d'échappement souple.
17 - Expulsion de l'oxydant (vers l'avant).
18 - Ailes fixes.
19 - Conduite d'échappement souple.
20 - Soupape explosive.
21 - Cône de charge (ogive).
Source : Deutsche Flugkörper aux éditions Waffen Arsenal.

 Transport d'un Wasserfall.  Source :  Deutsche Flugkörper aux éditions Waffen Arsenal.
La maquette :  C'est encore une nouvelle marque qui nous vient tout droit des Pays de l'Est, la République Tchèque.
Maquette moulée en creux, de couleur gris clair, avec un nombre de 39 pièces en plastique, 8 en résine et une petite planche en photodécoupe.
Le modèle présenté de la Wasserfall est la version W5, je vous dis cela car la marque Brengun nous fournit 4 ailerons ou (ailes fixes) en plus, et le nécessaire pour poser le missile.
Ces pièces sont à mon avis pour la version W10, comme j'ai un plan au 1/72, je les ais présentés sur le dessin et ils vont pile-poil, mais le missile est beaucoup plus petit, et non inclus dans la boîte, alors peut-être une autre boîte ??..
A l'exception du pas de tir, cette maquette ne représente aucune difficulté au montage.    
Le montage du pas de tir :  Cette partie aurait du être moulée en une seule pièce pièces 10 (2 fois), pièces 11 (2 fois) et 12, nous aurions gagné du temps pour le montage mais passons c'est la seule difficulté.
Il faudra faire très attention en pliant la pièce en photodécoupe PE1, elle a une forme de polygone octogonale, et se colle à la cyano. Sinon pas d'autre difficulté. 

Le pas de tir avant un bon ponçage, et la pièce PE1 qui a été pliée avec une pince brucelles plate. 
Pour la peinture, les roues seront en noir, le déflecteur en gun métal, le reste en RLM 02, humbrol 92. On termine avec le vernis mat. 

Le pas de tir terminé.
La plate-forme de lancement :  Comme il me restait des quais pour gare de voyageurs de la marque française MKD, j'en ai pris un bout, fait une ouverture, rajouter un morceau de carte plastique et deux rails de la marque Jouef.
Pour la peinture, la plate-forme sera en gris cendre, humbrol 128, les rails couleur rouille, humbrol 113, le dessus en métal cote mat aluminium légèrement taché avec le 113, car un rail de voie de service n'est jamais brillant comme sur les grandes lignes ou comme ceux du TGV. On termine par le vernis mat.


Voilà en gros ce qu'il faut faire pour la plate-forme.
Le missile Wasserfall :  Le montage est un jeu d'enfant, les pièces s'adaptent parfaitement. Par contre je n'ai pas voulu représenter le missile couché, le pas de tir associé à lui.
Pour faire plus vrai, il faut mettre au moins deux figurines.
Je me suis donc servit pour la peinture de la photo paru à la page 150 du livre : Les fusées et missiles d'aujourd'hui de Bill Gunston, en regardant de plus près, on s’aperçoit qu'il s'agit du modèle W10.
Le livre Secret Wonder Weapons Of The Third Reich donne aussi les mêmes indications pour la peinture, et concerne aussi le modèle W10.
J'ai donc décidé pour mon modèle W5 d'adapter le même type de peinture, pourquoi pas ?? !! .. 

La page du livre de Bill Gunston représente, le lancement d'un Wasserfall expérimental à GreifswalderOie en 1944. Il apprenait "à la dure" comment résoudre les problèmes sans nombre posés par des innovations souvent dangereuses. Le portique est aux dimensions de l'A-4 et sans relation avec le Wasserfall.   Source :  Les fusées et missiles d'aujourd'hui. 
Les dessins de J. Miranda et P. Mercado nous montrent bien les versions et la peinture à effectuer.  Source :  Secret Wonder Weapons Of The Third Reich, paru aux éditions A. Schiffer.

Les photos de la maquette du EMW Wasserfall C2 
La fusée américaine Hermès A-1 copie conforme de la Wasserfall. Ce fut le premier programme important de missiles balistiques américains: l'US Army de Fort Bliss (et l'équipe de Von Braun, importée d'Allemagne) était renforcée par la General Electric en tant que premier adjudicataire industriel. L'engin connut beaucoup de sous-versions, destinées à la recherche ou aux tests mécaniques. Le A-3 était un missile balistique portant une tête de 454 kg à 242 km de distance. En 1953-54, sept A-3A et six A-3B furent tirés à White Sands, sans autre résultat que de fournir une base aux missiles balistique ultérieurs.     Source :  Science et Vie de 1953 et les fusées et missiles d'aujourd'hui. 
                                                                                                        Jean-Marie.