EMW Wasserfall C2 modèle W5






""Un des premiers missiles Type sol-air""
                                                                                                                                 Maquette Brengun au 1/72.  Réf : BRP 72002.






Historique : Source, les fusées et missiles d'aujourd'hui.


Historique :  Bien que les Flak-Raketen (fusées AA)  fassent le domaine réservé de la Luftwaffe, l'une des plus réussies fut élaborée à Peenemünde par le Heereswaffenamt (bureau des armes de l'armée), parce que c'était le seul endroit où trouver des experts en véhicules dépassant Mach 3.
Le Forschunglabor (département de la recherche) du EMW (Elektromechanische Werke, la raison sociale de Peenemünde) commença le développement en vraie grandeur du Wasserfall (Cascade) en décembre 1942, basant l'aérodynamique sur l'A-4 et sur son dérivé beaucoup plus grand doté d'ailes, l'A-7.
Comme ceux-ci, le Wasserfall était installé verticalement sur une plate-forme de lancement et décollait sous la poussée relativement faible de son moteur de croisière. Le contrôle du vol était assuré par un déviateur de jet en graphite. 
Par la suite, le guidage devait être effectué par radio-commande agissant sur le déviateur de jet (pendant les 25 s de la combustion) et les gouvernails de l'empennage cruciforme : les gouvernes supportaient jusqu'à 12 g pendant les manoeuvres dès que la vitesse dépassait 1 350 km/h.
Une fusée EMW Wasserfall C2, modèle W1.  Source :  Les armes secrètes par Denis Baldensperger.
Une fusée EMW C2 Wasserfall, modèle W5 sur son aire de lancement.  Source :  Les armes secrètes allemandes aux éditions Marabout.
Triomphe de la technique allemande, une Wasserfall modèle W5 prend son essor.  Source :  Les armes secrètes allemandes aux éditions Marabout. 
L'opérateur de guidage au sol surveillait un écran complexe indiquant deux lignes de visées, chacune bidimensionnelle dans le système Rheinland (dans ce système, le missile et l'objectif sont poursuivis chacun par un faisceau radar étroit).
En supposant que l'opérateur arrive à diriger le missile en faisant coïncider les deux lignes de visée, il ne disposait pas des données concernant la distance lui permettant de savoir quand pousser sur le bouton commandant la mise à feu du cône charge.  

Une maquette du missile Wasserfall.  Source : Les armes secrètes allemandes aux éditions Marabout.
Un document rare, la Wasserfall, est une réduction de la V-2 au poids de 3 500 kg. Sa longueur est de 7m30, son envergure de 1m80, le diamètre du corps de 0m90. La photographie représente un modèle lui-même à échelle réduite ne comportant que deux ailes et un empennage légèrement modifié, alors que la Wasserfall devait être dotée généralement de quatre ailes en croix.  Source :  Science et Vie de 1949.

Aussi, les 235 kg d'explosif comportaient une fusée de proximité. Cette grosse charge offensive comprenait les 145 kg du cône de charge et les 90 kg du système Nipolit-filament d'autodestruction en fragments sans danger (servant si le missile manquait se cible.
Le Dr Thiel qui dirigea la création du moteur du Wasserfall, fut tué d'une attaque de la RAF sur EMW le 17 août 1943 et M. Schilling reprit le système de propulsion P.I.X.
De gauche à droite le Dr Thiel, le Dr Hueter, le Dr Hainisch, le Dr Schwarz, le Dr Muenz, le Dr Hackh, le Dr Zoike, et le Dr Schilling.  Source :  L'ère des armes secrètes aux éditions Casterman. 
Celui-ci employait un mélange Visol/SV-Stoff (une grande variété de mélanges furent essayés) injecté sous pression de nitrogène par un système de disques explosifs et de soupapes-starter dans la chambre de poussée refroidie par SV. La poussée au niveau de la mer était de 8 000 kg pendant 40 s, le problème étant le déplacement du c.g. pendant et après la combustion des propergols.
Après de terribles difficultés, un Wasserfall arriva à la plate-forme de lancement de Greifswalder Oie en janvier 1944 mais il explosa. Le deuxième exemplaires décolla le 29  janvier 1945. Quand le programme fut abandonné le 6 février 1945, au moins 35, et presque certainement 51 missiles réels avaient été tirés; il faut y ajouter les nombreux exemplaires largués d'avion et les lancements de modèles réduits.  
 Le missile Wasserfall décolle de sa plate-forme.  Source :  Les fusées V2 aux éditions Cheminements.
Le programme fut gêné par des constants changements de conception, par des accidents stupides (par exemple, on avait soudain cru à tort qu'il fallait des boulons explosifs pour maintenir le missile sur sa plate-forme, et cela après des mois de vents violents : ils n'explosèrent pas tous ensemble lors du lancement) et par l'absence fondamentale de technique de base. Le missile de série C2-8/45 se trouvait complètement au point quand on abandonna le programme.
Caractéristiques du Wasserfall C2-8/45
Dimensions :  longueur 7,835 mm, diamètre 880 mm, envergure (gouvernail de queue) 2,51 m.
Poids au lancement :  3 500 kg.
Portée :  normalement 35 km, variant selon altitude de l'objectif et quantité de manoeuvres nécessaires.
Plafond :  17 700 m. 

Eclaté du Wasserfall montrant la place prise par les propergols et l'équipement radio. L'A-4 bénéficiait de priorités supérieures; la question du déploiement du Wasserfall ne fut jamais résolue.
1 - Fusée de proximité.
2 - Bonbonne d'azote.
3 - Soupape réductrice.
4 - Réservoir de carburant.
5 - Croisillon de structure.
6 - Réservoir d'oxydant.
7 - Mischgerät mélangeur de propergols.
8 - Gyroscopes.
9 - Servomoteur de commande.
10 - Chambre de combustion.
11 - Ailettes de TVC en graphite.
13 - Gouvernes aérodynamiques.
14 - Joint de dilatation.
15 - Récepteur radio.
16 - Conduite d'échappement souple.
17 - Expulsion de l'oxydant (vers l'avant).
18 - Ailes fixes.
19 - Conduite d'échappement souple.
20 - Soupape explosive.
21 - Cône de charge (ogive).
Source : Deutsche Flugkörper aux éditions Waffen Arsenal.

 Transport d'un Wasserfall.  Source :  Deutsche Flugkörper aux éditions Waffen Arsenal.
La maquette :  C'est encore une nouvelle marque qui nous vient tout droit des Pays de l'Est, la République Tchèque.
Maquette moulée en creux, de couleur gris clair, avec un nombre de 39 pièces en plastique, 8 en résine et une petite planche en photodécoupe.
Le modèle présenté de la Wasserfall est la version W5, je vous dis cela car la marque Brengun nous fournit 4 ailerons ou (ailes fixes) en plus, et le nécessaire pour poser le missile.
Ces pièces sont à mon avis pour la version W10, comme j'ai un plan au 1/72, je les ais présentés sur le dessin et ils vont pile-poil, mais le missile est beaucoup plus petit, et non inclus dans la boîte, alors peut-être une autre boîte ??..
A l'exception du pas de tir, cette maquette ne représente aucune difficulté au montage.    
Le montage du pas de tir :  Cette partie aurait du être moulée en une seule pièce pièces 10 (2 fois), pièces 11 (2 fois) et 12, nous aurions gagné du temps pour le montage mais passons c'est la seule difficulté.
Il faudra faire très attention en pliant la pièce en photodécoupe PE1, elle a une forme de polygone octogonale, et se colle à la cyano. Sinon pas d'autre difficulté. 

Le pas de tir avant un bon ponçage, et la pièce PE1 qui a été pliée avec une pince brucelles plate. 
Pour la peinture, les roues seront en noir, le déflecteur en gun métal, le reste en RLM 02, humbrol 92. On termine avec le vernis mat. 

Le pas de tir terminé.
La plate-forme de lancement :  Comme il me restait des quais pour gare de voyageurs de la marque française MKD, j'en ai pris un bout, fait une ouverture, rajouter un morceau de carte plastique et deux rails de la marque Jouef.
Pour la peinture, la plate-forme sera en gris cendre, humbrol 128, les rails couleur rouille, humbrol 113, le dessus en métal cote mat aluminium légèrement taché avec le 113, car un rail de voie de service n'est jamais brillant comme sur les grandes lignes ou comme ceux du TGV. On termine par le vernis mat.


Voilà en gros ce qu'il faut faire pour la plate-forme.
Le missile Wasserfall :  Le montage est un jeu d'enfant, les pièces s'adaptent parfaitement. Par contre je n'ai pas voulu représenter le missile couché, le pas de tir associé à lui.
Pour faire plus vrai, il faut mettre au moins deux figurines.
Je me suis donc servit pour la peinture de la photo paru à la page 150 du livre : Les fusées et missiles d'aujourd'hui de Bill Gunston, en regardant de plus près, on s’aperçoit qu'il s'agit du modèle W10.
Le livre Secret Wonder Weapons Of The Third Reich donne aussi les mêmes indications pour la peinture, et concerne aussi le modèle W10.
J'ai donc décidé pour mon modèle W5 d'adapter le même type de peinture, pourquoi pas ?? !! .. 

La page du livre de Bill Gunston représente, le lancement d'un Wasserfall expérimental à GreifswalderOie en 1944. Il apprenait "à la dure" comment résoudre les problèmes sans nombre posés par des innovations souvent dangereuses. Le portique est aux dimensions de l'A-4 et sans relation avec le Wasserfall.   Source :  Les fusées et missiles d'aujourd'hui. 
Les dessins de J. Miranda et P. Mercado nous montrent bien les versions et la peinture à effectuer.  Source :  Secret Wonder Weapons Of The Third Reich, paru aux éditions A. Schiffer.

Les photos de la maquette du EMW Wasserfall C2 
La fusée américaine Hermès A-1 copie conforme de la Wasserfall. Ce fut le premier programme important de missiles balistiques américains: l'US Army de Fort Bliss (et l'équipe de Von Braun, importée d'Allemagne) était renforcée par la General Electric en tant que premier adjudicataire industriel. L'engin connut beaucoup de sous-versions, destinées à la recherche ou aux tests mécaniques. Le A-3 était un missile balistique portant une tête de 454 kg à 242 km de distance. En 1953-54, sept A-3A et six A-3B furent tirés à White Sands, sans autre résultat que de fournir une base aux missiles balistique ultérieurs.     Source :  Science et Vie de 1953 et les fusées et missiles d'aujourd'hui. 
                                                                                                        Jean-Marie.                                                                      



















   







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