Marcel Dassault Mirage III E




Marcel Dassault Mirage III E
                                                                                                                                           Maquette Heller au 1/72.  Réf: 80 323.


Une évolution logique du Mirage III C

                Historique:  Le Mirage III E prit la succession du III C sur les chaînes de production en octobre 1958, lorsqu'une commande initiale  de 130 machines fut signée, puis portée à 340 unités un peu plus tard. Cette nouvelle version destinée à l'attaque au sol tout temps et à l'appui tactique à un fuselage qui a été rallongé de 30 cm par rapport à celui du III C, permettant de loger derrière le poste de pilotage une centrale de navigation Marconi et un émetteur récepteur TACAN.
                Le radôme qui apparait sous le nez renferme le système de navigation britannique Doppler-Marconi permettant le calcul d'estime sans contact radio avec le sol. Un radar de poursuite permet l'acquisition d'objectifs. Le radar de pointe avant est maintenant un CSF "Cyrano" II bis, qui est une version améliorée assurant, entre autres fonctions, la pénétration tout temps à haute vitesse à basse altitude.
                La propulsion du Mirage III E est confiée à un réacteur SNECMA "Atar" 09 C3 qui développe 4 300 kgp à sec et 6 200 kgp avec PC Une survitesse peut être déclenchée à partir de Mach 1,4, et le système de réchauffe est modifié par l'adjonction de dix huit "pétales" de régulation à la sortie de la tuyère. Cette transformation ainsi que la disparition de l'arête de rérive et la présence d'un radôme sous le nez sont les différences extérieures entre le III C et le III E.
                La fusée SEPR est du modèle 844, qui utilise le kérosène de l'Atar comme combustible. A sa place, dans la quille anti roulis, peut être monté un réservoir de 550 l de carburant. A l'extrémité arrière de cette quille est installée une caméra OMERA 60 de 75 mm de focale qui permet de prendre des photos obliques à basse altitude, avec contrôle par le pilote grâce à un viseur de cabine. 
               Le prototype du Mirage III E n°01 vola le 5 avril 1961 sous l'immatriculation F ZAEE et le n°401, tête de série pris l'air le 4 janvier 1964 pour être livré en avril suivant. Une première tranche de 130 exemplaires équipa d'abord les EC 2/13 "Alpes" et 1/13 "Artois" de la 13e escadre de la FATAC (Force aérienne tactique). Ces unités revercèrent leur III C au 2/2 "Côte d'Or" ainsi qu'à la 5e escadre, puis à l'automne 1965, ce fut le tour des EC 1/3 "Navarre" et 2/3 "Champagne" basé à Lahr en Allemagne, qui opéraient auparavent sur F 100D. Cette escadre revint ensuite en France pour s'établir à Nancy. Enfin le 1/4 "Dauphiné" et le 2/4 "La Fayette" reçurent ce matériel au cours de l'hiver 1965/1966. Fin 1967 début 1968, la 2e escadre fut reconvertie entièrement sur III E... Ce modèle connut aussi un beau succès à l'exportation et fut construit sous licence en Australie (Mirage III O). Une version biplace d'entraînement destinée à l'exportation est désignée Mirage III D. 

                       
                            La maquette:  Cette maquette est moulée en gris clair, le plastique se travaille bien, il y a 49 pièces et 5 transparentes. Avec cette boîte nous pouvons faire un E espagnol, un R français et un 5 BA belge; comme je suis patriote j'ai choisi le E, mais français.
                Cette maquette est une réédition, la première boîte étant sortie dans les années 1970, comme tous les anciens kits la gravure est en relief, vous connaissez le topo, attention au ponçage ou alors le regraver en creux.
                Comme je l'ai dit plus haut, mon choix et de faire le III E français en couleur métal naturel, que voulez-vous j'adore la période des années 50/60 où tous les appareils étaient couleur alu. Ce III E aura le code 4-AD avec le numéro 502.
               Avant de faire le montage, je vous énumère quelques planches de décalcomanies qui pourront vous servir.
-- La planche Modeldécal n°46 pour le tableau de bord et les stencils qui vont sur les bidons de 1700 litres. (Pour les consoles latérales voir dans la boîte à rabiot).
-- La planche Carpéna n°72-06 pour les insignes d'escadrille. (Pour notre III E, il faut le 1/4"Dauphiné"). Ou alors la planche Wing-Masters n°12 toujours pour les insignes.
-- La planche Carpéna n°72-23 pour tous les stencils, et le drapeau tricolore de dérive.
-- La planche Carpéna n°48-03 pour les chiffres et les lettres (Tiens donc?), et la planche Carpéna n°72-11 toujours pour les chiffres et les lettres.
-- La planche Carpéna n°72-05 pour les cocardes tricolores.
-- Quelques décals de la planche Heller serviront aussi, mais rien ne vous empêche de faire ce Mirage III E avec la planche de la boîte. Et bien mes amis, place au montage.
                Le montage:  En trois étapes cette maquette sera fini, il ne restera que la peinture aluminium et les décalcomanies pour la fin.
   



                           1ière étape:  Montage du poste de pilotage, tuyère et entrée d'air. Pour le poste de pilotage: tout est noir mat, consoles latérales, baignoire, tableau de bord, manche à balai, le bouton au dessus du balai en jaune mat. Pour le siège, il est aussi en noir mat, dossier en vert olive, coussin brun marron, sangles en ocre mat et bleu vif, boucle en argent.
Faire une poignée d'éjection sur le haut du siège, peinture en jaune et noir.
                Pour la tuyère, de mon côté j'ai percé la tuyère et je l'ai remplacé par le fond d'une tuyère de F-16, sa ressemble à deux gouttes d'eau à la vrai, l'effet est réaliste (voir photo). Pour la peinture, l'intérieur en noir mat, l'extérieur en gun métal, faire ensuite un brossage à sec. 
                Monter la baignoire, la tuyère dans les demi-fuselages, lester l'avant de la maquette et refermer le tout. Coller les entrées d'air pièces 9-10-11 et 12, faire deux canons DEFA de 30 mm en corde à piano, peinture en gun métal, faire aussi un viseur en plastique transparent.
                2ième étape:  Montage du nez de l'appareil, des ailes, des trains et portes de train, pour notre Mirage III E prendre les pièces 23 et 24 pour le nez de l'appareil, les ailes ne présentent aucun problème à l'assemblage.
                Avant le montage des trains et des contre-fiches, on les mettra en peinture alu mat, les vérins en chrome silver, l'int"rieur des puits et l'intérieur des trappes en alu mat, pour les roues, moyeux en alu mat, les pneus en noir mat ou gris foncé. Les trains seront collés à la fin. 
                3ième étape:  Montage des bidons de 1700 litres, du tube de pitot, du réservoir auxiliaire de 500 litres pièce 35 et du radar Doppler de navigation Marconi. Il vaut mieux remplacer le tube de pitot en plastique étiré. Faire deux capteurs de pression des instrumentsqui iront devant le pare-brise, sinon aucun problème pour le restant du montage.
                La peintue finale:  Après avoir masqué les pièces ne devant pas être peintes, nous vaporiserons deux voir trois fines couches de peinture AS-12 en bombe de chez Tamiya, c'est le bare-métal silver. Le nez de l'appareil sera en noir, le bout du tube de pitot en alu, les cadres d'attache du longeron d'aile en polished Steel. Le haut de la dérive en gris clair, bordure noir, l'antenne UHF en gris clair, bordure noir, la pointe arrière du logement parachute en noir, l'antenne IFF sur le dessue du fuselage en jaune et le radôme Doppler-Marconi en gris clair. 
                Il reste la pose de tous les décalcomanies , nous vaporiserons ensuite une ou deux couches de vernis satiné à l'aérographe sur notre Mirage III E. Les deux dernières cerises seront, la verrière dont les montants auront été mis en polished aluminium et les phares d'atterrissage, je vous donne une petite astuce pour la peinture: peindre en alu brillant le corps des phares en laissant la partie tranparente telle, peindre ensuite le corps des phares en noir en semi-mat, et voilà c'est tout...
                Faire les feux de navigation sur les ailes, rouge à gauche, vert à droite et orange pour les feux de navigation anti-collision.
                Et voilà, en deux temps trois mouvements nous avons un superbe Mirage III E de chez Heller au 1/72. Un grand merci à notre fabricant national pour les maquettes française qui étaient sur les catalogues. Dommage que maintenant il y a eu un brusque arrêt ?? !! ..
          Caractéristiques:  Envergure 8,22 m.
                                        Longueur 15,03 m.
                                        Hauteur 4,24 m.
                                        Surface alaire 34,85 M2.
                                        Réacteur 1 SNECMA Atar O9C-3
                                        Vitesse maxi Mach 2,2 à 22 500 m.
                                        Armement 2 canons DEFA 30 mm.
                                                                       Malafon.
















Le Republic RF-84 F "THUNDERFLASH"






Le Republic RF-84 F "THUNDERFLASH"
                                                                                                                                 Maquette Italeri au 1/72.  Réf: 1108.



               Historique:  En 1950, le deuxième "vrai" prototype YF-84 F (serial 51-1345) avait permis de tester les entrées d'air latérales, noyées dans une avancée du bord d'attaque de l'aile. En tant qu'alternative à l'entrée d'air frontale, cette silution fut écartée pour le F-84 F. Elle n'améliorait en rien l'alimentation en air du réacteur et ne permettait pas l'installation de mitrailleuses dans le nez de l'avion, la fumée dégagée lors des tirs étant alors absorbée par les entrées d'air. Toutefois, cette solution ne présentait pas que des inconvénients: la surface portante étant accrue, les qualités de vol à basse vitesse étaient améliorées (les RF-84 F auront ainsi une vitesse de décrochage inférieure à celle du F) mais surtout, l'avant du fuselage offrait un vaste espace permettant l'installation de caméras.
                Or, l'U.S.A.F., en 1950, avait besoin d'un avion de reconnaissance plus performant que ceux dont elle disposait alors, et qui n'avaient pas été prévus dès l'origine pour cette mission. La guerre de Corée allait montrer rapidement que les variantes de reconnaissance du F-80 n'avaient que peu de chances d'échapper à l'interception par des Mig 15. Le feu vert fut donné à la réalisationd'un avion dérivé du F-84 F, et conçu fondamentalement pour la reconnaissance.
                Le prototype YFR-84 F (le serial 51-1828) vola en février 1952. L'avant du fuselage avait été aménagé pour recevoir plus de caméras qu'aucun avion n'en avait jamais emporté. Il était équipé d'un système de contrôle des caméras, avec un computer analysant tous les paramètres nécessaires aux prises de vue (lumière, vitesse, altitude...) ainsi que d'un magnétophone destiné à enregistrer les commentaires du pilote durant une mission de reconnaissance à vue. Il conservait, noyées dans les entrées d'air, 5 des 6 mitrailleuses de calibre 0.50 du F-84 F. 
                Le prototype avait une verrière identique à celle des F-84 G. Elle fit place, sur les avions de série, au nouveau modèle adopté pour les F-84 F. Une autre innovation apparaît avec le premier F-84 F "Thunderflash" de production: deux "wing fences" sur chaque aile. A l'extérieur des cloisons externes, la voilure présente, au voisinage du bord d'attaque, un profil différent du dessin adopté pour la partie centrale de l'aile. Il en résulte une augmentation de la portance aux basses vitesses. En effet, le RF-84 F est destiné, par nature, à opérer loin de ses bases de départ, donc à décoller avec le plein complet de pétrole (8900 litres), à un poids supérieur à 12 tonnes.
                          Pour augmenter son rayon d'action, tant en lui permettant de décoller à un poids moindre, Republic équipa le "Thunderflash" pour le ravitaillement en vol. Mais la recherche du plus grand rayon d'action possible conduisit à deux programmes hors du commun et expérimentés parallèlement: FICON et TOM-TOM.
                Le projet FICON prévoyait un avion de reconnaissance emporté en "parasite" dans la soute à bombes d'un GRB-36 F. La technique de sépatation et de réaccrochage en vol ayant été mise au point avec le tout premier YF-84 F (49-2430), vingt cinq RF-84 F-20 furent modifiés en GRF-84 F (également désignés RF-84 K). Ils différaient, extérieurement, des RF-84 F par le système d'accrochage fixé à l'avant du fuselage, etpar l'empennage horizontal en fort dièdre négatif. Ils équipèrent, jusqu'au retrait du service des B-36 en 1956, le 91ième Strategic Reconnaissance Squadron, basé à Spokane, dans l'état de Washington, et à Malmstrom, dans le Montana. Les "Thunderflash" pouvaient ainsi aller prendre des photos à 8000 km de leur base de départ.
                Le projet TOM-TOM fut moins heureux. La destruction totale, le 24 avril 1953 du B-29 44-62093 et des deux F-84 B 46-641 et '--661 ne suffit pas à empêcher la réalisation d'une seconde tranche, plus ambitieuse du programme. Deux RF-84 F-5-RE (serials 51-1848 et 1849) furent modifiés pour se fixer aux extrémités des ailes (respectivemet gauche et droite) du RB-36 F 49-2707. Les troisavions reçurent leurs équipements spéciaux à l'usine Convair de Forth-Worth, près de Dallas. L'extrémité d'une aile de chaque RF-84 F était munie d'une sorte de pince destinée à s'accrocher à un appareillage assez volumineux situé au bout de l'aile du B-36. Une dizaine d'accrochages-décrochages furent réalisés en 1953, mais sans grand succès: les tourbillons engendrés par la voilure de l'énorme bombardier rendaient le "parasite" instable durant la délicate manoeuvre d'accrochage. Ancune solution ne put être trouvée, et le programme fut abandonné à la fin de l'année.
                En tout, 716 RF-84 F (y compris le prototype) furent construits. Les premiers entrèrent en service en mars1954. Ils équipèrent d'abord le 363 rd Tactical Reconnaissance Wing, puis le 66th TRW et le 91 st TRW.
                Caractéristiques:  Envergure 10,24 m.
                                              Longueur 14,52 m.
                                              Hauteur 4,57 m.
                                              Surface alaire 32,25 M2
                                              Poids à vide 6 357 kg.
                                              Plafond pratique 12 000 m.
                                              Mach limite 1,175.
                La maquette:  Ce kit se compose de 49 pièces + 13 autres transparentes, réédition d'une maquette sortie en 1972, moulée dans un plastique gris clair; il y a des différences vis à vis de celle de 1972, on y trouve maintenant la tuyère du réacteur, le train avant à la fine tringle verticale, mais la roue est toujours moulée avec le train. Le plan explique l'emplacement exact de chaque fenêtre qui vont sur l'avant, cette maquette est toujours moulée en relief qu'il faudra poncer légèrement au papier abrasif de 800, ou pour les puristes la regraver en creux, mais là ?...

 Le montage:  Nous commençons donc par le poste de pilotage, il faudra tout confectionner car l'intérieur est vraiment nu, faire un tableau de bord, collimateur, un plancher, des consoles latérales,, une cloison arrière, un manche à balai et des palonniers. Pour la peinture, tout l'intérieur sera en zinc chromate, les panneaux d'instruments des consoles en noir mat, le tableau de bord est gris, les instruments noir brillant. Le siège sera en gris moyen, le coussin du siège en vert olive, repose tête rouge vif, les sangles en vert olive, boucles en alu, le manche à balai sera gris, la poignée en noir mat, le palonnier en argent sali.
               Avant de refermer les deux demi-fuselage, il faudra bien lester l'avant de la maquette, coller la tuyère du réacteur qui sera en gun métal et brosser au pinceau sec. Coller les vitres 1C et 3C, nous pouvons coller les demi-fuselage, les pièces 19A et 20A. Après avoir mis l'intérieur des pièces 9B et 18B en noir mat, nous collons les vitres. Nous refermons les deux pièces et collons le tout sur le fuselage.
               Montage des ailes:  Une fois n'est pas coutume, mais là Italeri mérite un "carton jaune", pourquoi n'avoir pas moulé les cloisons d'ailes, pièces 31b-32b-33b et 34b sur les lors du moulage de la maquette, quel temps nous aurions gagné, car là il faut retravailler ces pièces et faire du masticage. Nous collons ensuite les entrées d'air, pièces 27b et 30b, pour la peinture les entrées d'air seront en zinc chromate, nous collons ensuite les ailes au fuselage ainsi que les aérofreins pièces 22A et 23A.
                J'ai choisi de laisser la verrière ouverte, si vous faites de même il faudra refaire les supports, ils ne sont pas ronds mais rectangulaire (voir l'écorché de l'avion), pour les verrières nous verrons à la fin.  
                                    
                
                Montage des trains d'atterrissage:  Ils sont impeccables, ils seront en peinture alu mat, pneus gris blindé mat, les vérins en chrome silver, pour les trappes l'intérieur sera en zinc chromate ainsi que les puits de train. (Les trains seront montés à la fin). Il restera à coller les bidons avec les pièces 53b en dessous des ailes ainsi que la sonde anémométrique au bout de l'aile gauche.
                Peinture de la maquette:  J'ai choisi de faire un RF-84 F de l'Armée de l'Air et tout en alu, il faisait parti de l'Escadron 1/33 "Belfort", code 33 CZ n° 37633. Le panneau anti-reflet devant sera en olive drab, extrémité de la dérive gris clair, bordure noir sur le haut de la dérive. Deux bandes noires le long du fuselage, sur le haut du fuselage derrière la verrière faire un panneau noir. Les entrées d'air seront rouge vif, et noir, pour faire du bon travail servez-vous du cache Tamiya. La sortie tuyère du réacteur sera en gun métal, ensuite vieilli. 
                Les décalcomanies:  Rien à dire sur la planche de chez Italeri, avec le produit Micro Set et Micro Sol la pose va tout seul. J'ai récupéré juste deux cocardes tricolores sur la planche Carpéna n° 72-05, cocarde de 10,6 pour mettre sur le fuselage, comme mon RF est alu, les cocardes Italeri étaient plûtot petites.
                Il ne reste plus qu'à vaporiser le vernis satiné sur la maquette, coller les trains, verrières, dont les montants auront été mis en polished aluminim.
                                                                        Malafon.
                                            







Le missile AS-3 Kangaroo.

Le missile AS-3 Kangaroo
                                                                                                                                         Maquette Amodel au 1/72.  Réf: 72 177.


Tous mes remerciements à Jean-Henri pour la traduction de la notice Amodel.



                Historique:  Ce missile conçu pour la destruction de cible radar fut le premier missile stratégique de croisière mis en oeuvre et lancé depuis un avion.
                C'est le 11 mars 1954, sur décision du Conseil des Ministres de l'URSS qu'est défini le concept K-20 composé d'un avion TU-95 K et d-un missile de croisière Kh-20. Le chiffre 20 correspond en fait au concept nommé Tu-20 à l'origine, un chiffre plus bas devait désigner ce projet devant figurer à l'inventaire du bombardier "95".
                Le développement du missile Kh-20 fut conduit par l'OKB-155-1 de DUBNA sous la direction de M.I. Gurevich et la mise au point du système de contrôle par KB-1 sous la direction de V.M. Shabanov.
                Extérieurement, le missile Kh-20 ressemblait au chasseur Mig-19, soit une configuration aérodynamique d'avion normal. C'est le turboréacteur AL-7FK qui fut choisi pour propulser le missile. Le guidage était assuré par un autopilote préprogrammé pour la phase lancement et prise d'altitude et un autopilote commandé à distance pour le vol de croisière; la phase finale d'attaque de la cible était préprogrammée. L'altitude moyenne d'approche était de 150 pieds pour les objectifs maritimes et de 100 à 300 m pour les objectifs terrestres.
                Trois prototypes furent construits en 1957: le missile Kh-20/1 fut testé le 9 janvier 1957, le Kh-20/2 le 5 août 1957 et le Kh-20/3 en décembre 1957 (en complément, 17 missiles dont 8 Kh-20 M furent construits aux ateliers n°256). Le premier lancement eut lieu le 17 mars 1958.
Durant l'année 1959 la nouvelle charge thermonucléaire du X-20 fut développée et quelques modifications furent apportées à la conception du missile. L'engin modifié prit l'appellation X-20 M. L'altitude en vol de croisière du X-20 M fut portée à plus de 20 000 m. La production en série débuta en 1960.
                L'engin cible M-20 fut développé sur la base du missile Kh-20. Les recherches sur l'emploi et la manoeuvre du Kh-20 M motorisé depuis son avion porteur furent conduites en 1963. Les bombardiers Bear B et Bear C (Tu 95K. KM. KD) pouvaient transporter un AS-3 (Kh-20). La production s'acheva en 1965.
                L'augmentation du rayon d'action des intercepteurs américains et l'apparition dans l'arsenal anti-aérien U.S. des missiles Bomarc (420 km de rayon d'action) et Super Bomarc (710 km de rayon d'action) réduisirent les probabilités d'approche et de mise en oeuvre du porte missile Tu-95. Dans le même temps, l'URSS met en service les missiles balistiques intercontinentaux R-7 A, R-9, R-16, etc... Il est intéressant de constater que le coût de fabrication du Tu-95 K avec son missile représentait 40% du coût du missile R-7 A.
Caractéristiques:  Conception OKB-155-1, A.I. Mikoyan/MKB "Raduga".
Code Otan:                        AS-3 Kangaroo.
                                         Kh-20                                                          Kh-20 M
1° Lancement:                           17 mars 1958                                                     1959
Guidage:                                              Autopilote avec commande à distance
Longueur:                                        14,95 m                                                      14,96 m
Envergure:                                   9,15 - 9,40 m                                                   9,04 m
Diamètre:                                           1,8 m                                                            1,8 m
Poids au lancement:               11 600 - 11 800 kg                                         11 000 kg
Charge militaire:                       Nucléaire 800 kt                                      Nucléaire (plus de 3 MT)
                                                                                                                            ou High explosif
Poids de la charge:                       ------------------                                                   2 300 kg
Altitude d'approche:                   500 - 1 500 m                                               500 - 1 500 m
Propulsion:                                                           Turboréacteur AL-7 FK
Vitesse maximum:                                                          1850 km/h
Portée:                                              800 km                                                       350 - 800 km
Plafond:                                                                    Plus de 20 000 m
Altitude de lancement:                                            Plus de 15 000 m                 
                La maquette:  La maquette en plastique injecté (short run) se compose de 51 pièces moulées en creux (pas toujours parfaites), la couleur du plastique est gris clair.
               La seule ombre, la notice pour l'emplacement des stencils sur le missile, le plan étant trop foncé. J'ai essayé de l'éclaicir au scan, mais voilà pas de grande amélioration. La seule solution, avoir une bonne loupe, se servir du plan et du couvercle de la boîte, attendez-vous à passer du temps.  
Le montage
                Le chariot porte missile:  Le montage de ce chariot demande de la patience, et des améliorations, les voici.
Couper les ergots de la pièce n°29, pour pouvoir la positionner.
Cintrer les pièces n°25 et 27 pour pouvoir les coller sur la pièce n°26, ce qui est normal.
                Faire très attention aux pièces n°32-37 et 43, elles sont très fragiles, vous passerez du temps à les affiner.
               Bien affiner les vérins de mobilisation pièces n°22 (4fois), (on peut les coller soit sorties ou rentrées).
                Sur mon modèle, j'ai trois roues qui étaient mal moulées, une habitude de la marque Amodel, il faut les améliorer. (Ne vous trompez pas, il y a des roues pour l'avant et pour l'arrière).
                Peinture du chariot:  Il sera gris clair, les moyeux des roues gris clair, pneus noir ou gris foncé, idem pour les petites roues avant. Les vérins de levage gris et mat aluminium. Les stabilisateurs du missile pièces 21 (2 fois) en gris et mat aluminium.
               Le missile:  Ce montage du missile demande de la patience, et des améliorations. Le montage du cône d'entrée d'air est difficile à positionner dans le fuselage. (Le centrer relève de la dextérité), sinon le restant du missile se monte bien.
                Bien affiner les écopes pièces n°4-7-11 et 12 ainsi que les pièces n°3 et 4.
                Il vaut mieux affiner la pièce n°16 sur la grappe de plastique.
                Au montage du missile, faire attention au dièdre des ailes qui est de 2,5°, ainsi que pour l'inclinaison de la perche qui est aussi de 2,5°.
                Je n'ai pas utilisé les pièces n°33 et 35 (2fois) 38 et 39 qui sont les caches quand le missile est sur son chariot, j'ai trouvé la bête superbe comme cela.
                Peinture du missile:  Intérieur et entrée d'air avant en aluminium, le cône en vert moyen. Intérieur à l'arrière et sortie du réacteur en gun métal avec un brossage à sec. Tout le missile sera en polished aluminium, la perche avant aluminium et vert, le bout noir.
                Les décalcomanies:  Le top des tops, rien que 141 stencils à poser sur ce missile, comme je le disais sur la description de la maquette, le plan pas terrible. Soit vous mettez les principaux, mais comme un maquettiste est patient, vaut mieux mettre tous ces stencils, je l'ai fait pourquoi pas vous !.
                                  
            
                Epilogue:  Gigantesque ce missile, plus grand qu'un F-84 E, un Mystère IV ou même un Fouga Magister. Il était positionné sous un Tupolev Tu 95 Bear; et servait à la destruction de cible radar. Sa première apparition eu lieu à la Journée de l'aviation Soviétique en 1961, il ne fut qu'opérationnel en 1963. Il reprenait certaines choses du Mig 19, c'est pourquoi il lui ressemblait, il fut remplacé par les missiles balistiques que l'URSS mettait en oeuvre, sa production s'acheva en 1965.
                                                                              Malafon.