Le Sturmgeschütz "StuG III Ausf G"






"" Seine Höhe sollte nicht die eines Mannes stehen überschreiten ""

Modèle radio-commandé au 1/16.    Marque : Heng Long.




Historique : La revue Connaissance de l'Histoire n°5 de août-septembre 1978 aux éditions Hachette.




Sur le sujet voir aussi : Les blindés de la Seconde Guerre mondiale par Eric Grove aux éditions Atlas 1977.
La revue Champ de bataille thématique numéro 4 hors série parution 2008.
La revue Connaissance de l'Histoire n°56 de mai 1983 aux éditions Hachette.
L'excellent livre en langue allemande sur le Der Panzer-Kampfwagen IV (PzKpFw IV) par Walter J. Spielberger aux éditions Motorbuch Verlag Stuttgart 1975.



Réalisation et transformation du modèle par mon ami Gunner Vogt.




Historique : Le Sturmgeschütz tient une grande place dans l'histoire des canons automoteurs allemands.
Il y fait son entrée en 1936, quand le Heereswaffenprüfamt (Direction de l'armement de l'Armée de terre) répond favorablement à une demande de l'Inspection de l'infanterie qui souhaite la création d'un véhicule blindé pouvant fournir à l'infanterie des feux d'appui.
Daimler est invité à établir des plans à partir du Panzer III qui a déjà été mis en production, la superstructure et l'armement étant demandés à Krupp. Finalement, le véhicule, dénommé Sturmgeschütz III, est absolument identique au PzKpfw III A modèle E de l'époque au point de vue de la mécanique et de la structure jusqu'au niveau du couvre-chenilles au-dessus duquel il y a une structure blindée enveloppante rabaissée au lieu de la tourelle habituelle, car on a tout spécialement demandé une silhouette de faible hauteur.
L'armement est constitué par le canon L/24 de 75 mm à faible vitesse initiale bien connu, équipant déjà le PzKpfw IV.L'épaisseur du blindage est de 50 mm à l'avant et de 10 mm ailleurs. Une présérie de 30 véhicules est commandée en 1939; les premiers d'entre eux seront en service pour l'invasion de la France où ils feront leurs preuves.

"" Ralentissement de la production "" 
A l'origine l'engin est dénommé Gepanzerte Selbstfahrlafette für Sturmgeschütz de 75 mm KwK (affût blindé automoteur pour canon d'assaut de 75 mm). Commande est passée pour la production en grande série, les livraisons devant commencer en septembre 1940 au rythme de 50 par mois. Construits sur le châssis du Pz Kpfw III modèle F alors en service, ils diffèrent de peu du modèle de présérie et sont dénommés SdKfz 142.
Le moteur Maybach HL 120 TR et la boite de vitesses Maybach Variorex lui donnent des performances identiques à celles du char PzKpfw III, avec dix vitesses en marche avant et une marche arrière. Le poids à vide est de 20,2 t et celui au combat de 22 t. L'équipage comporte 4 hommes. L'engin transporte 44 coups. Construits pendant l'hiver 1940-1041, 184 véhicules de ce type seront terminés. Dès ce moment, la production est déjà en retard sur les besoins; il faut alors mettre en route la production de Panzerjäger et Sturmhaubitze improvisés pour maintenir le nombre des véhicules sur le front.


Le Sturmgeschütz StuG III Ausf G.
Source: La revue Champ de bataille thématique numéro 4 hors série parution 2008.

Un PzKpfw III Ausf E semblable à ceux qui envahirent la France en 1940. Noter le canon de 37 mm et 45 calibres à bouclier intérieur et l'absence de compartiment de stockage de tourelle. Le camouflage est inspiré du "gris Panzer" standard de l'époque, additionné au combat de taches de vert. 

Les PzKpfw Ausf F constituèrent la plus importante version de production des PzKpfw III. Noter le canon de 50 mm et son bouclier extérieur, la ventilation de la tourelle et son compartiment de stockage. Les premiers Ausf F avaient des canons et des boucliers identiques à ceux des Ausf E.


Les canons d'assaut Sturmgeschütz III Ausf G (Sdkfz 142/1) furent produit en grand nombre à partir de 1942. Ces canons d'assaut, élite de l'artillerie, infligèrent des pertes imprésionnantes aux blindés ennemis : ils revendiquaient la destruction de 20 000 tank au début de 1944.

Un PzKpfw IV Ausf E mis hors de combat et capturé  près de Sidi Rezegh en décembre 1941. Noter les plaques supplémentaires à l'avant de la superstructure (30 mm) et sur les côtés (20 mm) ainsi que la nouvelle coupole plus basse. L'insigne de l'Afrika Korps était peint sur un fond gris Panzer lorsque le char était camouflé grossièrement en jaune désert.
Source pour les quatre photos: Les Blindés de la Seconde Guerre mondiale aux éditions Atlas 1977. 

Une section longitudinale et transversale à travers le moteur "Maybach HL 120".
Source: Der Panzerkampfwagen IV (PzKpfw IV) aux éditions Motorbuch Verlag Stuttgart 1975.


Le modèle B, troisième type à apparaître, aura un moteur amélioré et quelques changements de détail seulement. Le blindage avant est amélioré. La firme Alkett en construit 548. Ces trois versions sont extérieurement semblables; le canon L/24 court permet de les reconnaître aisément.
L'évolution à venir se perçoit toutefois avec le nouveau modèle transitoire dénommé Sturmgeschütz Lange 75 mm Kanone L/33 (canon d'assaut avec tube L/33 long de 75 mm). Il répond au besoin d'un engin antichar et d'une version allongée du 75 mm à plus grande vitesse initiale. Krupp et Alkett vont construire ces véhicules au début de 1942 en s'inspirant largement des premières expériences sur le front russe. Ce véhicule est identique au modèle B, à l'exception du nouveau canon.


Char d'assaut StuG III modèle B.  Source: Connaissance de l'Histoire n°5 aux éditions Hachette.



La Wehrmacht est alors en pleine campagne de Russie et l'énorme supériorité numérique des chars soviétique exige que les canons d'assaut soient désormais en mesure de s'en prendre aux chars. Il en résulte que le canon d'assaut StuK 40 L/43 long de 75 mm, équipant alors les PzKpfw IV, va être monté dans le bouclier du Sturmgeschütz à partir de février 1942. Quelques-uns des premiers véhicules n'ont pas de frein de bouche. Seuls 119 engins de ce type (Ausf B) seront construits avant de passer à un modèle plus récent encore amélioré. Tous ces véhicules du début ont un blindage sans aucune complication, avec panneau d'accès unique, une fenêtre de visée à l'avant de la superstructure et un poste radio blindé de chaque côté.
Mais à partir de juin 1942, sortira un modèle très remanié à la suite des ordres donnés par Hitler à la fin de 1941 après les premières rencontres avec des chars russes T-34. Le nouveau modèle est dénommé Sturmgeschütz 40 G de 75 mm; il possède en série un canon StuK 40 L/48 encore plus long et une superstructure améliorée avec blindage frontal porté à 80 mm. Construit sur le châssis du PzKpfw III modèle G, il continuera à être produit sans modifications jusqu'à la fin de 1943. Sur les modèles plus récents, des châssis des modèles J, L et M seront utilisés, ce qui entraînera des changements dans l'aspect du barbotin et des galets porteurs, et dans la largeur de la chenille. Il aura en série une mitrailleuse MG 34 avec 600 coups. Son poids à vide sera de 21,6 t. Comme nouveautés, il possédera un panneau d'entrée pour le chef de bord et une superstructure redessinée.


L'un des premiers types de T-34/76 A mis hors de combat par l'avance allemande de 1941. Ce tank remarquable fut le premier char qui ébranla la confiance des équipages allemands, mais les erreurs stratégiques commises par les Soviétiques au cours de la première année de la guerre furent à l'origine de l'engagement de T-34 isolés, rapidement encerclés par les chars allemands, inférieurs, mais plus nombreux.
Source: Les Blindés de la Seconde Guerre mondiale par Eric Grove aux éditions Atlas 1977.

Canon d'assaut StuG III modèle G, avec le canon de 75 mm StuK 40, enduit antimagnétique en Zimmerit et traverses pour plaques latérales Schürzen (tablier).
Au premier plan : Le général Heinz Guderian, père des divisions blindées. Limogé après l'échec allemand devant Moscou, il sera nommé plus tard Inspecteur des forces blindés mais, par suite d'un quipropo, 90% des canons automoteurs ne dépendront pas de lui.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°5 d'août-septembre 1978 aux éditions Hachette.


En 1943, ce modèle sera encore amélioré; il sera désormais connu sous le nom de Sturmgeschütz III modèle G (ou StuG III Ausf G).
Il comporte un blindage frontal élargi, une coupole pour le chef de bord et des panneaux de protection latéraux. Les véhicules postérieurs auront un bouclier Saukopf (en groin de cochon) moulé très amélioré, qui remplace le bouclier façonné des modèles antérieurs. Nombre d'entre eux seront recouverts d'un enduit antimagnétique en Zimmerit, et une couche de béton sera rajoutée au toit blindé du poste de pilotage. Les derniers véhicules seront équipés de la Nahverteidigungswaffe (arme de défense rapprochée), lance-bombes chargé de l'intérieur qui envoie des projectiles anti-personnels et fumigènes sur l'infanterie assaillante. Une MG 34 télécommandée est aussi montée en série désormais. Les derniers modèles G seront construits sur le châssis du défunt char (10/ZW) PzKpfw III et, quand la production du Panzer III cessera complètement, en août 1943, le châssis continuera seul à l'être pour équiper les canons d'assaut. Plus de 9 000 StuG III Ausf G des différents modèles auront été construits au moment où les Alliés mettront la main sur les usines.


Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°5 d'août-septembre 1978 aux éditions Hachette.

Un StuG III Ausf G, entièrement équipé de schürtzen de protection, abandonné par son équipage. Noter les blindages supplémentaires ajoutés sur le nez et à l'avant de la superstructure.
Source: Les blindés de la Seconde Guerre mondiale par Eric Grove aux éditions Atlas 1977.


"" Canons d'assaut d'appui ""
En faisant du StuG III une arme capable de s'en prendre au char, on l'a détourné de son rôle d'appui de l'infanterie; aussi va-t'on construire une nouvelle série de véhicule pour appuyer les Stug III.
Ce seront simplement des StuG III modèle G avec un Stürmhaubitze (obusier d’assaut) H42 de 105 mm; ce type sera en conséquence dénommé 105 mm Stürmhaubitze H42 L/28 Ausf G III. Certains possèdent le bouclier Saukopf et d'autres celui moulé; quelques uns sont dépourvus de frein de bouche. Un petit nombre de ces véhicules n'auront pas d'armement et seront utilisés comme transporteurs de munitions pour les canons d'assaut tandis que d'autres seront employés par les sapeurs des bataillons de chars pour porter du matériel de pontage. Des bâtis seront montés au sommet de la superstructure pour transporter des éléments de pont d'assaut. De 1943 à 1945, il sera construit plus de 1 000 Stürmhaubitze 42 à 105 mm.   


Le 105 mm Stürmhaubitze 42 Ausf G était pratiquement identique au StuG, à l'exception de l'obusier L/28 de 105 mm. Cet exemplaire porte des plaques de protection schürtzen montées de la même façon sur les blindés StuG et les derniers modèles de Panzer III. Les premiers StuH 42 avaient des freins de bouch et les derniers StuG et StuH reçurent de nouveaux boucliers mieux dessinés.
Source: Les blindés de la Seconde Guerre mondiale par Eric Grove au éditions Atlas 1977.



En 1942 sort un autre type de canon d'assaut sur le châssis du PzKpfw III. C'est le Sturm-Infanteriegeschütz 33 auf  PzKpfw III (canon d'assaut d'infanterie 33 sur PzKpfw III) équipé d'un obusier L/11 de 150 mm dans une superstructure fortement blindée. L'équipage est de 5 hommes et le véhicule pèse 22 t.
Théoriquement, ce véhicule est destiné au combat de rues rapproché; il en sera construit 12, qui seront essayés au combat. Ils seront équipés par la suite d'un blindage plus épais, mais le châssis de Panzer III n'est pas assez puissant pour supporter le supplément de poids nécessaire, et le projet est abandonné au profit du "Brummbär" (ours gris) sur châssis de PzKpfw IV. Les 12 SiG 33 construits seront mis en service sur le front russe.


Deux vues, avant et arrière, sur le Sturmpanzer 43 "Brummbär" Sd-Kfz.166. A noter l'enduit antimagnétique en "Zimmerit", et l'emplacement des galets.
Source: Der Panzer kampfwagen IV de Walter J. Spielberger aux éditions Motorbuch Verlag Stuttgart 1975.



Une autre version du Sturmgeschütz sera, par ailleurs, mise en service en assez grand nombre; il s'agit du StuG IV, qui coporte essentiellement les mêmes modifications que le StuG III mais sur un châssis de Panzer IV, la différence de longueur hors tout étant rattrapée en façonnant le toit autrement. Quelques 632 StuG IV seront construits à partir du milieu de 1943.


Un Sturmgeschütz IV sur le front de l'est en 1944.
Source: Champ de Bataille thématique numéro hors série n°4 aux éditions Conflits & Stratégie 2008.



"" Caractéristiques du StuG III ""

Source : La revue Connaissance de l'Histoire n°56 de mai 1983 aux éditions Hachette. 





"" Le travail de Gunner Vogt pour le StuG III Ausf-G ""
Après un salut à tous, voilà en gros tout le travail accomplit pour arriver à ce superbe modèle radiocommandé du StuG III Ausf G.

Avec un moral d'acier (ben oui un char c'est de l'acier), Gunner a fait toutes ses transformations.
--- Un "saukopf" avec mitrailleuse coaxiale.
--- Une mitrailleuse commandé de l'intérieur comme sur le "Hetzer".
--- Des "Schurzen" de flanc et des "Schurzen" sur le côté de la casemate.
--- Suppression des pots fumigène.
--- Suppression de l'ancienne mitrailleuse et de son bouclier.
--- Suppression des boulons sur les plaques de blindage additionnels et mise en place de cordons de soudures.
--- Déplacement des "Pilzen" de toit.
--- Mise en place d'une chaise de route pour le canon etc, etc, etc...
--- L’affût de la MG 42 et le détaillage de celle-ci.
--- La protection du tourelleau du chef d'engin.
--- Figuration des lignes de soudures au Liner à vitrail.
--- Transformation de la cale de crique avec la technique du faux bois et remplacement des parties abrasées lors de l'opération.
--- Changement des ouïes d'aération avec les grilles et leurs supports par celles en résine achetée chez rctank.de.
--- Construction en scratch d'une mallette  de même modèle que sur la plage arrière pour la placer sur le garde-boue avant droit, pour boucher le trou du phare.
J'ai surement oublié certaines choses, avec Gunner il faut s'attendre à tout, le robot (sic), qui refait l'histoire, avec du matériel tout acquis à sa cause; je veux parler par là de la trouvaille..., mais de l'histoire, de la vraie et du réel. Ce qu'il fait sur certains modèles, n'existe pas, Gunner et comme moi la doc, la doc, la doc, j'en suis sur. 


"" Les photos du StuG III Ausf G ""

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
 








Gunner / Jean-Marie
























Le Boulton and Paul P.82 - Mk.I - Mk.II "Defiant".






"" Un chasseur vraiment original ""
Maquettes Airfix au 1/72.     Référence : AI 02069.








Historique : Condensé de la revue Aviation Magazine n°724 du 15 février 1978.
Texte de Patrick GUERIN.



Sur le sujet voir aussi : Le fanatique de l'Aviation n°76 de mars 1976, et 111 de février 1979. 
Histoire de la RAF par Chaz Bowyer aux éditions Fernand Nathan.
L'Encyclopédie de l'Aviation n°42 aux éditions Atlas.
L'Univers des Avions 1939/1945 aux éditions Gründ.



Réalisation des dioramas et maquettes : Daniel Clamot et Stéphane Janiec.







Historique : En 1930, la société britannique Boulton and Paul Aircraft avait reprise à son compte les nouvelles théories françaises de l'armement défensif concentré sur les nouveaux appareils militaires. Sous la direction de J.D. North, la société adapta des tourelles françaises construites sous licence pour leur récente production, le bombardier "Sidestrand".
Fort de cette expérience, Boulton and Paul créa une nouvelle tourelle mobile à quatre mitrailleuses. Et c'est aussi à cette époque que l'état-major de l'Air émit la spécification F9/35 concernant un chasseur de conception moderne et dont l'armement serait réuni en une seule tourelle mobile. Les performances requises pour ce programme n'étaient guère inférieures à celles d'un chasseur standard et ce malgré l'excédent de poids de la tourelle. Il était aussi précisé que l'autonomie devait être suffisante pour assurer des vols de patrouille de surveillance.
La théorie d'emploi de ce chasseur à tourelle consistait en la possibilité d'engager des combats, principalement contre les bombardiers, dans tous les azimuts et particulièrement par en-dessous. C'est pourquoi la spécification F9/35 demandait un champ de tir supérieur de 360°.
Le firme Boulton and Paul vit dans ce programme l'occasion de placer son nouveau type de tourelle et les bureaux d'études conçurent dans ce sens les plans du du chasseur P-82 dont les formes générales rappelaient celles du Hawker "Hurricane". Mais pour des dimensions à peu près égales, le P-82 pesait 750 kg de plus. C'est pourquoi on s'attacha à réaliser une structure la plus légère possible.


"" Anatomie de l'appareil ""
Ce chasseur est un monoplan cantilever, ailes basses. La voilure, tout métal, est composée de cinq sections : celle du centre qui se place sous le fuselage et qui renferme un réservoir de 470 litres, deux sections viennent s'y rattacher de part et d'autre, auxquelles on rajoute des saumons démontables.
Ces ailes sont construites autour de deux longerons principaux comprenant des semelles externes en alliage léger de section T et en L raidies verticalement par des tôles plissées. Le mode de construction de l'ensemble du recouvrement donne à l'aile une surface extérieure particulièrement lisse.
Le bord d'attaque, qui comprend les phares d'atterrissage ainsi que les feux de navigation, est en tôles d'alliage léger fixées au longeron avant par des rivets à tête noyée.
Les ailerons de type "frise" sont encastré dans l'aile tandis que les volets d'atterrissage occupent à l'intrados toute la longueur du bord de fuite de l'aile à partie des ailerons.
Le fuselage, de section ovale, est construit en deux parties distinctes. L'avant jusqu'au poste de pilotage comporte quatre longerons et leurs entretoises recouverts par un revêtement travaillant.
La partie arrière du fuselage est elle-même construite en trois éléments : deux flancs auxquels on rapporte un "toit".
Les empennages sont de structures métalliques sauf les gouvernes équipées de tab qui sont entoilées. Les deux stabilos sont interchangeables. 


Au premier plan, le Gloster "Gladiator" I du Squadron 87 (K8042), et à l'arrière plan, le Boulton and Paul "Defiant" I (N1671), un survivant du Squadron 307 de chasse de nuit polonais. Le "Defiant" fut l'un des grands perdants de la Bataille de 1940.
Source: Le Fanatique de l'Aviation n°111 de février 1979.

Le chasseur Hawker "Hurricane" de l'armée de l'Air Belge conservé au Musée des Armées à Bruxelles.
Source: Collection personnelle de M. Alain BERTINI.



Le train d'atterrissage, Lockheed "Airdraulic" se rétracte hydrauliquement vers l'intérieur. Des trappes centrales obturent les logements de roues lorsque le train est rentré. La roulette de queue est orientable mais non rétractable.
Le radiateur se situe au bord de fuite de la section centrale de l'aile tandis que la prise d'air du carburateur et le radiateur d'huile sont réunis sous le capot moteur.
Le carénage aérodynamique placé derrière la tourelle est en spruce et contre-plaqué trois plis. De même que la partie arrière du cockpit pilote, il s'escamote dans le fuselage de manière à laisser le champ libre au mitrailleur.
D'ailleurs la mise en oeuvre de la tourelle réalise cette opération automatiquement. De plus la tourelle, spacieuse, et mobile sur 360° est équipée d'un système qui arrête automatiquement le tir des quatre mitrailleuses lorsqu'elles passent devant l'empennage arrière et devant l'hélice.
L'habitacle du pilote est classique, équipé PSV, et le champ de vision est amélioré vers l'arrière grâce à des vitres obliques.
Le moteur prévu pour propulsé cet avion est un Rolls-Royce "Merlin" I développant 1030 ch.   


Le Rolls-Royce Merlin, pour l'historique de ce moteur voir l'article sur le Spitfire et Seafire sur ce blog.


"" Les premiers "Defiant" ""
Sept firmes anglaises proposèrent chacune un prototype répondant aux spécifications F9/35 mais l'état-major de l'Air ne retint finalement que ceux des sociétés Kawker (Hotspur, sérial K8309 , qui fut abandonné plus tard) et Boulton Paul (P-82). Les prototypes furent commandés durant l'automne 1935.
Chez Boulton and Paul, la construction commença en 1936 dans les nouveaux ateliers de Wolverhampton et ce n'est que le 11 août 1937 que le prototype, sérial K8310, fit son premier vol piloté par Cécil Feather. La tourelle n'avait pas été montée sur cet avion.
Pendant ce temps une commande pour un deuxième prototype (K8620) était passée et le nom de "Defiant" officiellement et définitivement attribué à ce type d'appareil.
Les essais de K8310 continuèrent, avec la tourelle, en atteignant la vitesse maximale de 483 km/h avec un moteur RR "Merlin" I de 1030 ch et une masse totale de 3,75 t. Les performances furent jugées correctes avec des qualités de vol acceptables et une bonne stabilité, facteur important pour une plate-forme de tir. Cela entraîna une première commande de 87 machines confirmée le 28 avril 1937. Les premiers appareils de série sortirent en juillet 1939 et ne différaient du prototype que par des détails mineurs : léger agrandissement de dérive et modifications dans la forme des pipes d'échappement. La tourelle, définitivement acquise pour tous les types de "Defiant" est une B and P. "A" MkIID équipée de quatre mitrailleuses Browning calibre 0,303 inch avec 600 coups par arme. Enfin l'hélice est une de Havilland à vitesse constante de 3,50 m de diamètre, tripale. Les avions de ce type seront dénommés "Defiant" I.
Quant au deuxième prototypeK8620, il ne vola que le 18 mai 1939 propulsé par RR "Merlin" II et présentait les modifications suivantes par rapport au K8310 : nouvelles trappes de train et mat d'antenne radio, enfin le poste de pilotage était réaménagé.

Le prototype du "Defiant" à l'époque de ses essais au début de 1938. Entièrement aluminium avec panneau anti-reflet sur le capot, il diffère de la future production de série par l'absence de fenêtres en arrière de la canopée pilote et de trappes centrales de compartiment de train. Le dessin de la dérive sera aussi modifié.
Source: La revue Aviation Magazine n°724 de février 1978.


Le total des commandes de "Defiant" I passée entre février 1938 et l'automne 1940 se monte à 843 machines dont les 280 dernières seront produites plus pour des raisons économiques que militaires au vu de l'inefficacité totale de ce type de chasseur. De plus lors-qu’éclata la deuxième guerre mondiale il n'avait été délivré que trois exemplaires (L6950) à L6952) pour essais et qui démontrèrent une nette infériorité par rapport au "Hurricane". En fait cela faisait quatre ans que la spécification F9/35 avait été émise et l'on ne se souciait plus maintenant d'un chasseur à tourelle. Avant même d'être opérationnel le Defiant devenait un avion démodé à l'emploi incertain !
Il est à noter qu'en 1939 Boulton and Paul conçut le projet d'un chasseur bimoteur à tourelle désigné P-92. Équipé de deux Rolls-Royce "Vultur" il devait être capable de 600 km/h à 15 000 pieds au poids de 9,5 tonnes. La tourelle à coupole profilée était armée d'un affût quadruple de 20 mm. L'équipage comprenait un pilote, un navigateur, et un mitrailleur. Cet avion ne fut jamais construit mais une maquette à l'échelle 1/2, réalisée par la firme Heston Aircraft Ltd, effectua plusieurs vols propulsée par deux de Havilland "Gipsy Major".    


Réalisé par Heston Aircraft, le Boulton Paul P.92/2 était un appareil à l'échelle 1/2 destiné à tester les qualités de vol du chasseur à tourelle quadruple, que Boulton Paul développa peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale, à la suite de la spécification F.11/37.
Source: L'Encyclopédie de l'Aviation n°42 aux éditions Atlas 1982.


"" Au combat ""
C'est le 264e Squadron basé à Martlesham qui reçut les premiers "Defiant" en décembre 1939.
Il faut un entraînement spécial pour les équipages car le pilote doit toujours penser à placer son avion par rapport aux ennemis non pas en fonction de son champ de vision, mais en fonction de celui de son mitrailleur.
Le 12 mai 1940, alors que le 264e Sqd 'code PS) opérait à partir de Duxford, les "Defiant" reçurent le baptême du feu. Ce jour-là l'escadrille A, partie de Horsham, escorté par six "Spitfire" du 66e Sqd, rejoignait la côte hollandaise près de la Haye pour une patrouille de surveillance. Il y avait deux sections, rouge et jaune, de trois avions chacune. Un "Defiant" de la section jaune retourna à sa base entre-temps par suite d'avaries.
La patrouille commençait, lorsqu'un Junkers Ju-88 fut repéré. Ce dernier largua ses bombes sur trois destroyers et tenta de s'esquiver en rasant les flots. La section rouge lui barra le chemin de la fuite et le combat s'engagea. Les "Defiant" attaquaient par le travers à tour de rôle si bien que très rapidement de la fumée s'échappa des deux moteurs du Ju-88 qui s'écrasa dans un champ. Pendant ce temps, la section jaune, toujours accompagnée de Spitfire repéra elle aussi un ennemi, en l'occurrence un Heinkel He-111 à 3 000 pieds, qui se réfugia très vite à 50 m-sol. Tandis que trois "Spit" l'attaquaient par derrière, un "Defiant" l'aborda par le côté droit et un autre par la gauche. En quelques rafales ils mirent "au tapis" le bombardier qui explosa dans un pré.  


Le Junkers Ju-88, un des meilleurs appareils allemands de la dernière guerre; prévu comme bombardier, il remplit toutes sortes de missions; on voit ici sa version chasseur de nuit (Ju-88R1).
Source: Le monde de l'Aviation de Chris Ellis aux éditions Princesse, Paris 1977.

Le Heinkel He-111 resta en service pendant toute la dernière guerre avec différentes fonctions comme le torpillage, la recherche de trajectoire, le lancement de planeurs et de missiles V1 et le transport de fret.
Source: Histoire illustrée de l'Aviation aux éditions Fernand Nathan 1977.


Mais cette victoire éphémère fut suivie de lendemain noirs. Toujours accompagnée par les "Spit" du 66e Sqd, l'escadrille B de 264e Sqd avait reçu pour mission d'attaquer des transports de troupes allemandes le long de la côte hollandaise. Mais une Flak très intense les prit à partie au-dessus de Ijmuiden, les forçant à rebrousser chemin. C'est peu après, à la verticale de Maasluis que le combat s'engagea contre une formation de Ju-87B et de Me-109. Tous les "Defiant" sauf un furent abattus ce jour-là. Ils revendiquèrent quand même quatre Ju-87 et un Me-109, mais à quel prix !
Le 23 mai 1940 le Squadron fit mouvement sur Manston et entama des patrouilles dans le secteur Dunkerque-Calais-Boulogne, afin de protéger la retraite du corps expéditionnaire britannique. Une victoire sur un Me-110 ce jour là.
Le 27 ils ajoutèrent deux Me-109 et trois He-111 à leur "score" sans aucune perte. Le lendemain 28 mai, trois "Defiant" furent perdus au cours d'un "dogfight" acharné face à 27 Me-109.
Le 264e Sqd revendiqua pour ce combat six victoires sûres. Le 29, enfin, au cours de deux patrouilles dans le même secteur les "Defiant" obtinrent 37 victoires sans aucune perte (ce chiffre sera ramené à 14 après la guerre lors de vérifications).
Au total le tableau de chasse du 264e Sqd se montait à 57 victoires homologuées pour la perte de 14 "Defiant". Mais ces succès furent de courte durée. En effet les pilotes allemands confondaient assez facilement le "Defiant" et le "Hurricane", et ne se méfiaient pas des passages de flanc ou des croisements par eu-dessous et recevaient à ce moment-là le feu concentré des Browning. Mais bien vite les pilotes de Me-109 surent distinguer les "Defiant" des chasseurs conventionnels et les attaquèrent alors de front là où ils n'avaient aucune chance de se défendre. Le 31 mai, sept "Defiant" ne rentrèrent pas à leur base ! Le 264e Sqd fut alors retiré momentanément des secteurs "chauds" pour rejoindre Kirton-in-Lindsey le 23 juillet 1940 pour des missions d'escorte de convois.


Le Junkers Ju-87 (Stuka) que l'Allemagne utilisa comme appui rapproché lors de la Blitzkrieg en 1939-1940. Il ne pouvait cependant rivaliser avec le Hurricane et le Spitfire britannique.

Des Messerschmitt Bf-109. Source des deux photos: Histoire de l'Aviation chez Fernand Nathan 1977.



Un autre Squadron, le 141e (code TW) lui aussi équipé de "Defiant" était basé à West- Malling. Le 19 juillet 1940 neuf avions de cette formation décollèrent de Hawkinge où ils étaient détachés, pour une patrouille sur Folkeston. Prise à partie par des Me-109E, une seule machine, criblée de balles rentra au terrain ! Quatre Messerschmitt avaient été abattu. Deux jours plus tard le 114e Sqd déménagea à Prestwick pour entraînement et escorte de convois.
Vers le milieu d'août 1940, le 264e Sqd redevint opérationnel à partir de Manston. Les chasseurs à tourelles revendiquèrent en huit jours 15 victoire mais perdirent 11 des leurs. Ce Squadron cessa alors les opérations le 28 août pour regagner Duxford.
Les chaînes de production continuant à livrer des "Defiant" conformément aux plans, il fallait leur trouver un nouvel emploi. Ils avaient participé à la Bataille d'Angleterre mais leur utilisation comme chasseur de jour n'était plus concevable.
Aussi lorsque le 141e Sqd basé en Ecosse envoya en patrouille de nuit un de ses "Defiant" et que tout se passa le mieux du monde, on pensa avoir trouvé la solution au problème. De fait l'avion remplit correctement ce nouveau rôle pour lequel il n'avait pas été conçu.
En septembre 1940, après entraînement, les 141e et 264e Sqds devenaient opérationnels pour la chasse de nuit. A cette fin le "Defiant" 1 fut légèrement modifié : on enleva les petites vitres obliques du compartiment reliant le pilote et le mitrailleur et des cache-flammes furent montés sur les pipes d'échappement. De plus on leur appliqua une peinture noire super mate "RDM2" sur toutes les surfaces.
La premières victoire de nuit des "Defiant" survint le 22 décembre 1940 lorsqu'une machine du 141e Sqd attaqua un He-111. Le temps de tirer trois brèves rafales et le bombardier s'écrasait e mer au large de Beachy-Head dans le Sussex.

 "Defiant" Mk-1 de chasse de nuit, 12e groupe, 151e Squadron (code DZ) à Wittering en février 1941. 
Cette maquette a été réalisée par Stéphane JANIEC du club maquettiste de Labry 54 (France).


Au 307e Sqd, les équipages polonais n'attendirent pas très longtemps pour se lancer dans la bataille et soutinrent rapidement une bonne réputation de chasseurs de nuit, qui débuta par leur première victoire le 12 avril 1941 où encore une fois un pauvre He 111 fit les frais de l'opération : une rafale courte suive d'une autre un peu plus longue, tirée par quatre mitrailleuse à trente mètre ne laissèrent aucune chance au bombardier qui disparut, en flammes, dans les nuages. Quelques minutes après le combat, l'Observer Corps confirma la victoire.
Dès lors, courant 1941, devant l'accroissement de la pression allemande, de nouveaux Squadrons de chasse de nuit furent équipés de "Defiant" 1 en remplacement des vieux Blenheim. Voici un état de ces groupes au 10 mai 1941 :

-- 9e groupe : 96e Sqd à Granage (code ZJ); 256e Sqd à Squire's Gate (code JT).
-- 10e groupe : 307e (polonais) Sqd à Exeter (code EW).
-- 11e groupe : 264e Sqd à West-Malling (code PS).
-- 12e groupe : 151e Sqd à Wittering (code DZ).
-- 255 Sqd à Kirton-in-Lindsey (code YD).
-- 13e groupe : 141e Sqd à Acklington (code DZ).
-- 255 Sqd à Kirton-in-Linsey (code YD).
-- 13e groupe : 141 Sqd à Acklington (code TW).

Pour plus d'efficacité on équipa ensuite les "Defiant" Mk-1 de radars AI MkIV ou MkVI ce qui donna naissance à la version MkI A du "Defiant" reconnaissable aux antennes en H sur les flancs du capot moteur et les antennes en "tête de flèche" de l'aile droite; Ces appareils furent livrés en automne 1941 aux 96e, 125e, 256e et 410e (canadien) Sqds.   


Des Bristol Blenheim IV. C'étaient des bombardiers légers mis au point dans les années 30 à partir de l'appareil civil type 142.
Source: Histoire illustrée de l'Aviation aux éditions Fernand Nathan 1978.

Vol d'essai constructeur d'un "Defiant" Mk1 sortant  d'usine. Le camouflage standard 1940 est du type "A". L'antenne ventrale arrière, télescopique, est en position basse lorsque le train est rentré.
Source: La revue Aviation Magazine n°724 de février 1978.


Enfin en septembre 1941 apparut une version améliorée, le "Defiant" MkII, équipé du moteur Rolls-Royce "Merlin" XX de 1 260 ch et du radar Mk VI. Le premier vol de cette machine avait eu lieu le 20 juillet 1940.
Quelques modifications avaient été apportées par rapport au modèle de base : nouveau dessin du radiateur, capacité accrue des réservoirs, circuit d'essence pressurisé, léger agrandissement de la dérive et six pipes d'échappement de chaque côté du moteur au lieu de trois sut le MkI.
Deux MkI (N1550 et N1551) servirent de prototypes MkII et sept autres MkI furent remis aux standards MkII. Une production de 200 MkII alimenta les groupes de chasse de nuit jusqu'à la fin 1942 date à laquelle les "Defiant" cessèrent d'être opérationnels, remplacés par les "Beaufigther" et les "Mosquito".


Le Bristol Beaufighter, autre appareil polyvalent qui servit aussi dans l'attaque des navires de transport.
Source: Forces Aériennes de Christopher Chant aux éditions Fernand Nathan 1976.

Non moins redoutables que les Beaufighter, les de Havilland Mosquito du Squadron 143 furent abondamment mis en oeuvre pour l'attaque à basse altitude des navires de la Kriegsmarine au canon at à la roquette. La photo représente des rampants de la base de Banff, en Ecosse, chargent en projectile un Mosquito. Photo Charles E. Brown/RAF Museum of Aerospace.
Source: L'Encyclopédie des Armes volume 7 aux éditions Atlas 1985.


Pour conclure ce paragraphe, il est intéressant de citer ce qu'écrivait l'air commodore Chisholm dans son livre "La guerre des radars" (Amiot-Dumont, Paris 1954), au sujet de l'emploi du "Defiant" comme chasseur de nuit :
Le "Defiant" fut un appareil qui disparut très tôt de la ligne de bataille. A certains points de vue il avait paru idéal pour la chasse de nuit et ses équipages l'avaient beaucoup apprécié, le biplace étant armé d'un affût quadruple de mitrailleuses en tourelle, qui pouvaient être pointée sur un avion ennemi au maximum de portée, à une distance à laquelle l'assaillant, noyé dans le fond noir du décor, était encore invisible. Le "Defiant" ne possédait pas encore de radar et n'obtint guère de victoires. Monomoteur il était trop lent et lorsque fut projeté la construction d'un "Defiant" (MkII) plus rapide et muni d'équipements électroniques, le "Mosquito" arrivait en service.
Mais on trouvait quelques pages plus loin cette observation : Tous les avis étaient en faveur (pour équiper un chasseur de nuit rapide) d'un armement semblable à celui du "Defiant" dont les pièces, pouvaient être non seulement pointées à des sites positifs, mais étaient orientables.


"" Caractéristiques du "Defiant" MkI ""
Envergure : 12 m.
Longueur : 10,7 m.
Hauteur : 3,45 m.
Surface alaire : 23,2 m².
Masse : 3 500 kg.
Équipage : deux hommes.
Moteurs : Rolls-Royce "Merlin" III à 12 cylindres en V, refroidi par air.
Hélice :tripale de 3havilland", 50 cm de diamètre.
Performances 
Puissance : 880 ch au décollage, 1 030 ch à 4 900 m.
Vitesse maximale : 490 km/h au poids de 3,5 t et à 5 600 m.
Vitesse de croisière : 320 km/h pour les mêmes paramètres.
Plafond : 7 500 m.
Rayon d'action : 1 000 km à 300 km/h.
Carburant : 600 litres. 
Armement
Quatre Browning dans une tourelle Boulton Paul A. MkIID. 600 coups par arme, calibre 0,303-inch.

Une patrouille de "Defiant" MkI du 264e Squadron en juillet 1940. Le "V" (L7026) et le "A' (N1535) seront abattus en combat en août.
Source: La revue Aviation Magazine n°724 de février 1978.


"" Caractéristiques du "Defiant" MkII ""
Type : chasseur de nuit biplace (Grande-Bretagne).
Moteur : 1 Rolls-Royce Merlin XX en ligne développant 1 280 ch (954 kW).
Performances
Vitesse maximale à 5 970 m : 504 km/h.
Vitesse de croisière : 420 km/h.
Plafond pratique : 9 250 m.
Distance franchissable : 748 km.
Poids : à vide 2 850 kg; maximale au décollage, 3 820 kg.
Dimensions
Envergure : 11,99 m.
Longueur : 10,77 m.
Hauteur : 3,45 m.
Surface alaire : 23,23 m².
Armement
4 mitrailleuses Browning de 7,7 mm en tourelle hydraulique dorsale. 


Un "Defiant" quelque part sur un aérodrome anglais. Source: L'Univers des Avions aux éditions Gründ 2006.


Boulton Paul "Defiant" MkI. Les parties supérieures du compartiment de liaison pilote- mitrailleur et dos de fuselage se rétractaient lorsque la tourelle était en utilisation.
Source: La revue Aviation Magazine n°724 de février 1978.


"" La maquette Airfix de Daniel Clamot ""
Daniel nous a réalisé un Boulton Paul "Defiant" MkI, 11e groupe du 264e Squadron (code PS) à West-Malling en juillet 1940.
Cette maquette a reçu la médaille d'or à l'exposition de Tienen Belgique en 2016, bravo Daniel.  




 
 


"" La maquette Airfix de Stéphane Janiec ""
Stéphane noue a réalisé un Boulton Paul "Defiant" MkI de chasse de nuit 12e groupe du 151e Squadron (code DZ) àWittering en février 1941.
Dommage que cette maquette n'était pas au concours d'Amnéville (57) en 2015, car elle méritait aussi une médaille. 



 
 
 







Daniel / Stéphane / Jean-Marie