Pz. Kpfw. VI "Königstiger" II Ausf.B (Sd.Kfz.182).







"" Tiger II, der König der Panzer ""

Maquettes Trumpeter au 1/35 pour les chars.  Référence : tr 00910.
Maquette Trumpeter au 1/35 pour wagon plat.  Référence : 00221.
Pour le wagon découvert celui-ci a été fait entièrement en scratch. 







Historique : La page n°501 de l'Encyclopédie des Armes, volume 3 aux éditions Atlas 1984.
Blindés 1944 - 1945 n°6 hors-série aux éditions Hachette 1981.





Réalisation maquettes et diorama par M. François Dumortier du club de Compiègne (France). 

Les photos sont de l'exposition d'Amnéville (57) en 2017.





Superbe diorama de M. Dumortier, François avait déjà fait un diorama sur le planeur "Horsa", voir le blog en date du 17 octobre 2017.
Imposant, ce diorama raconte un épisode de la Dernière Guerre mondiale, il est intitulé "La chute des derniers renforts". On y voit  sur le diorama deux Tiger II, avec tourelle Henschel, dont un renversé dans les voies, surement l'oeuvre de chasseurs anglais ou américains quand ceux-ci attaquaient les convois ferroviaires allemands.
L'incendie a bien été représenté, comme en témoigne le wagon bâché, les bidons etc..., sans oublier le personnel qui ce demande ce qui leur est arrivé.
Comme pour le "Horsa" M. Dumortier, vous avez fait revivre une page de cette cruelle guerre.






Historique : Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le char devint une arme omniprésente sur les champs de bataille. 
Son nouveau rôle apparut avec la mise en pratique des principes du Blizkrieg, dont le succès bouleversa la pensée militaire. Les tacticiens comprirent que le char et, surtout, son mode d'emploi pouvaient décider de l'issu de la bataille.
Bien que l'Italie et le Japon aient construit un nombre important de chars durant l'entre-deux-guerres, les blindés allemands sont les mieux connus du public. Dans les premières semaines du conflit, le Panzerkampfwagen (PzKpfw) I et PzKpfw II étaient les types les plus répandus, mais en quelques années les PzKpfw III et PzKpfw IV les remplacèrent, ce dernier char restant en production jusqu'à la fin de la guerre. Parfaitement conçu le PzKpfw IV se révéla capable de recevoir des canons plus puissants et une meilleure protection au fur et à mesure de l'évolution des besoins.
Ensuite firent leur apparition le Panther et le Tiger, mais ils ne purent être produits dans les quantités rendues nécessaires par le développement des opérations, en raison des faiblesse de l'appareil industriel du Reich. Ces deux chars furent mis en service sans que les ingénieurs aient réellement eu le temps de bien les mettre au point. En conséquence, un grand nombre de ces engins furent perdus à la suite de pannes, plus que du fait de l'ennemi. Le blindage et le canon de 88 mm du Tiger le classaient parmi les meilleurs chars de son temps.
Les Américains devaient engager plus de quatre Sherman pour neutraliser un seul Tigre : deux pour tirer sur lui et attirer l'attention de son équipage, tandis que les autres Sherman tentaient alors de le déborder afin de l'attaquer par derrière. Dans les derniers mois de la guerre, les autorités militaires allemandes décidèrent d'accroître la production de chasseurs de chars, lesquels se prêtaient mieux au type de combat défensif que devaient livrer la Wehrmacht et la Waffen SS.


Le modèle initial du Tigre ne présentait pas encore le profil aux lignes fuyantes très étudié dont bénéficiaires tous les projets postérieurs au T-34, le Panther en particulier. Aussi, dès la fin de 1942, le Waffenamt demanda-t-il à la société Henschel, de Cassel, de lui proposer une version modernisée de son char lourd.

Sitôt après, Porsche présenta son projet, qui se caractérisait par la possibilité de monter la tourelle en position avancée ou reculée. Les deux modèles, dénommés respectivement types 180 et 181, étaient armés du canon de l'Elephant.
Comme système de propulsion, Porsche continuait à proposer un moteur essence/électrique, déjà rejeté une première fois pourtant par les services techniques allemands.   

"Königstiger" à tourelle Henschel ayant survécu à la guerre et conservé à Münsterlager, au Centre d'instruction des troupes blindées de la RFA, un des hauts-lieux des "Panzer" à l'époque du réarmement de la Wehrmacht.
Source: Blindés 1944-1945 n°6 hors-série aux éditions Hachette 1981.   

L'un des premiers types T-34/76A mis hors de combat par l'avance allemande de 1941. Ce tank remarquable fut le premier char qui ébranla la confiance des équipages allemands, mais  les erreurs stratégiques commises par les Soviétiques au cours de la première année de la guerre furent à l'origine de l'engagement de T-34 isolés, rapidement encerclés par les chars allemands, inférieurs mais plus nombreux.

De nombreux Panther connurent le sort de cet Ausf A incendié, qui ni son camouflage supplémentaire ni son blindage bien conçu ne mirent à l'abri du feu allié.
Source des deux photos: Les blindés de la Seconde Guerre mondiale aux éditions Atlas. 1977.



Le projet de Henschel se concrétisa vers octobre 1943, il reprenait un certain nombre des composants de la seconde version du Panther, à l'état de projet elle aussi.
Une fois de plus, ce fut cette dernière version qui fut retenue et le lancement de la série commença en novembre 1943. Entre-temps, une cinquantaine de tourelles, déjà usinées en prévision du choix du type 180 de Porsche, furent montées sur le nouveau char lourd qui reçut la dénomination officielle de Tiger B. Les exemplaires ultérieurs reçurent une tourelle différente, réalisée elle aussi par Henschel, d'une conception plus simple, et qui permettait d'éviter la pénétration des obus sous la base du blindage frontal.
La fabrication en série du premier modèle du Tiger se poursuivit toutefois jusqu'en 1944, ce qui empêcha le Tiger B d'atteindre les chiffres de production de son prédécesseur.
Pour plusieurs raisons, du fait notamment des bombardements répétés des usines par les Alliés, il n'en avait été livré que 484 exemplaires en avril 1945.

"" La technique ""
Descendant de la famille du Tiger E, le Tiger B avait avec lui de nombreux traits communs, même si d'allure extérieure il ressemblait davantage au Panther, à sa seconde version surtout, celle dont la fabrication commença en 1945.
Parmi les composants communs au Tiger E, au Panther et au Tiger B, il y avait le tourelleau du chef de char, les moteurs, leur capotage et les barbotins. Mais, comparé aux deux autres, le Tiger B était plus puissamment protégé (épaisseur maximale du blindage de 150 mm) et plus volumineux.
Dans les deux versions, la tourelle était d(une forme et d'un profil très étudiés, avec un masque bien profilé de petites dimensions, surnommé Saukopf (groin de cochon).
Comme nous l'avons dit, l'arm principale était le canon de 88/71 de l'Elephant, avec un emplacement de mitrailleuse (MG-34, de calibre 7,92) pour un jumelage. Les mouvements de la pièces se faisaient sur des galets coniques, par commande manuelle ou hydraulique.  


Tiger Ausf B à tourelle Porsche; tous les modèles de cette version sortaient d'usine recouverts de zimmerit (pâte antimagnétique).
Source: Les blindés allemands de la Seconde Guerre mondiale n°14 aux éditions Altaya 2008.

Le Tiger II avec la tourelle Henschel, plus courante et aussi plus simple, offrant en outre une meilleure protection au long canon de 88 mm KwK 43 L/71.
L'automoteur antichar de 88 mm Ferdinand (appelé par la suite Elephant). Dérivé d'un projet pour le Tiger I dessiné par Porsche et refusé par la Wehrmacht, le chasseur de chars Ferdinand (du prénom du célèbre ingénieur) fut mis en production et employé sur le front russe en 1943-44.
Source des deux photos: L'Encyclopédie des blindés aux éditions Elsevier Séquoia 1978.



L'agencement interne de l'engin était conforme aux normes habituelles des blindés allemands : traction avant, installation de l'équipage semblable à celle du Panther (pilote à l'avant gauche, radio-mitrailler à sa droite, tireur en tourelle à la place de gauche, chargeur-mitrailleur à se droite, et chef de char légèrement en arrière, lui aussi à gauche. Comme on le voit sur les illustrations, la tourelle se mouvait sur une circulaire d'un diamètre exceptionnellement grand. L'emplacement des réserves de munitions était particulièrement bien choisi.
La suspension à 9 barres de torsion comprenait deux séries de galets de roulement de chaque côté, les 5 galets extérieurs recouvrant ceux de l'intérieur, à l'exception de moyeux. Ces galets étaient en acier avec un bandage de caoutchouc entre deux cercles d'acier, comme sur les derniers modèles de Tiger E et de Panther.
Les chenilles, d'une masse de 3 350 kg chacune, comprenaient 46 patins principaux et autant de patins auxiliaires.
L'armement secondaire du char consistait en une mitrailleuse de châssis sous casemate sphérique, toujours du type MG.34, et d'une autre MG.34 de D.C.A., lorsque le tourelleau du chef de char était équipé du support adéquat. Il ne semble pas que le Tiger B ait disposé d'une autre arme de défense, à l'exception du pistolet-mitrailleur du chef de char.
La commande de tir du canon était électrique, et celle de la MG.34 qui lui était jumelée, mécanique. Celle de la mitrailleuse de châssis était manuelle.
Pour le pointage des armes, il y avait une paire de jumelles de visée T2F9b (remplacée ultérieurement par une lunette monoculaire TFZ9d) et, pour la MG sous casemate, un collimateur type KFZ2. Pour la conduite, le pilote disposait de deux épiscopes. Le tourelleau du chef de char était équipé aussi équipé de prismes, de même que le poste du chargeur.
Le blindage frontal comprenait des plaques inclinées à 50° d'une épaisseur 150 mm vers le haut et de 100 mm à la partie inférieure. Sur les flancs, les plaques de blindage, de 80 mm d'épaisseur, étaient inclinées à 30°. La couverture supérieure avait 40 mm d'épaisseur. Quant au blindage de la tourelle, il atteignait 180 mm dans sa partie frontale et 80 mm sur les flancs.

Le Tiger II type "B" est très bien protégé et il est difficilement destructible au combat mais, comme souvent sur les chars allemands, les problèmes techniques entraînent le perte d'engins. Les équipages doivent entretenir constamment leurs panzers. Nous voyons ici le moteur Maybach sorti par une grue.
Source: La revue Histoire et Maquettisme n°19 de mars-avril 1992. 
Panzerkampfwagen VI.B Tiger II du 501e Panzerabteillung à l'entraînement dans le secteur de Münsterlager au début de 1944. Les premiers châssis du Königstiger reçurent des tourelles Porsche fabriquées avant la décision finale sur le modèle à choisir.  (Dessin de Gistudio Pignato).
Panzer kampfwagen VI.B Tiger II équipé de la tourelle Henschel qui fut choisie pour le matériel de série (Unité non idehtifiée, Normandie - été 1944).  (Dessin de Gistudio Pignato).
Source des deux dessins: Blindés 1944 - 1945 hors-série n°6 aux éditions Hachette 1981.


Le moteur, à essence, presque identique à celui du Tiger Ausf. E, un HL230P30 de 600 CV à 2 500 t/m (et 700 CV à 3 000 t/m), était alimenté par un réservoir de 860 litres de carburant.
L'équipement radio comprenait un E/R Fu 5 et un Fu 2. L'appellation officielle du char était Tiger II (VK 4503) Ausf. B (88 mm 43 L/71) (Sd.Kfz.182).
Une version char de commandement du Tiger B fut conçue et commandée; elle avait un équipement radio plus puissant et une antenne à grand rayonnement.

"" L'évolution ""
Le Tiger B eut à son tour un rejeton, le Jagdtiger, qui concrétisait la préférence du Waffenamt pour les versions à armement surpuissant sous casemate, au détriment des chars à tourelle rotative, même si la première formule se traduisait par un débattement limité en azimut.
Cet engin blindé aux proportions gigantesques, dénommé initialement Panzerjäger Tiger Ausf.B (Sd.Kfz.186), consistait en effet en un châssis de Tigre Royal (comme fut longtemps appelé Tiger B) coiffé d'une longue casemate trapézoïdale abritant un lourd canon de calibre 128 mm long Pak 44 L/55, certainement le plus gros des canons longs jamais installés sur un char de combat pendant toute la durée du conflit.
Une maquette en fer du nouvel engin fut présentée aux autorités du Reich en octobre 1943, en même temps que le prototype de Tiger B. Avec ses 70 tonnes, le Jaddtiger fut le plus gros véhicule blindé jamais construit. Sa réalisation fut le fruit de travaux de Henschel en coopération avec Krupp. Le masque de la pièce était imposant et caractéristique du type Saukofp.
Le coin de culasse du canon était à course verticale, le le système de mise à feu du type électrique. Pour optimiser l'utilisation du volume interne et rester dans des limites de poids acceptables, les munitions étaient réparties en deux compartiments. Toujours dans un but d'utilisation maximale du volume, et pour améliorer la répartition des masses, l'écartement des trains de roulement fut augmenté de 26 cm.
Parmi les tout derniers exemplaires de ce char, certains semblent avoir représenté la version définitive du Tigre Royal; ils étaient dotés du dernier modèle de caisse Porsche, qui se distinguait du précédent par son train de roulement à 8 axes, ses galets porteurs de plus faible diamètre et sa suspension à barres de torsion longitudinales et non plus transversales comme la caisse Henschel à 9 axes. Le reste du train de roulement demeurait inchangé, notamment les barbotins, les galets de renvoi et les chenilles. A ce propos, nous rappellerons que la famille du Tiger B et de ses dérivés étant équipé d'un nouveau modèle de chenilles de combat plus large (800 mm) et non pas de 130 mm, toujours en fonte d'acier mais plus léger.
En superstructure, l'épaisseur du blindage frontal atteignait 250 mm, avec une inclinaison de 15°. Il était formé d'une plaque unique, comme chaque blindage latéral d'une épaisseur de 80 mm et le blindage arrière, de 80 mm lui aussi, avec une inclinaison de 10°.   


Un Jagdtiger avec une suspension et train de roulement Henschel.
Source: Champs de bataille thématique hors-série n°4 d'avril 2008.  
Panzerjäger Tiger Ausf.B Jagdtiger (Sd.Kfz.186), chasseur de chars armé d'un canon de 128 mm long, à suspension type Hanschel. Exemplaire ayant appartenu au 93e Panzerkorps et saboté par son équipage pour ne pas le laisser intact aux mains de la 7e division blindée américaine le 16 avril 1945 aux abords du village de Iserlohn, dans la Ruhr.  (Dessin de Gistudio Pignato).
Panzerjäger Tiger Ausf.B Jagdtiger (Sd.Kfz.186). Variante expérimentale équipée du système de suspension Porsche. L'exemplaire représenté fut capturé en avril 1945 dans un centre d'expérimentation de l'armée allemande.  (Dessin de Gistudio Pignato).
Source des deux dessins: Blindés de 1944 - 1945 hors-série n°6 aux éditions Hachette 1981.


"" L'emploi ""
Dès le milieu de 1944, le Tiger B commença à rééquiper en chars lourds les plus fameuses des grandes unités blindées allemandes. Le premier régiment de chars lourds à en être doté fut le 501e, engagé sur le front de l'Ouest, suivi par le 502e, le 511e régiment SS, puis les régiments 503, 505, 506 et 509, qui combattirent jusqu'au dernier char sur les deux fronts, et enfin le régiment de chars lourds n° 101 des SS. Chacun avait 45 Tigre Royal (Königstiger) en dotation, et leur encadrement était assuré par l'élite des officiers de l'arme.
Au sein de l'Abteilung 512, deux compagnies de Jagdtiger furent créées, de 12 chars chacune; elles combattirent en 1945 sur le front occidental.
On peut voir aujourd'hui un Tiger B (modèle Porsche) à Bovington, aux côtés d'un Jagdtiger. Un autre Tiger B se trouve en Belgique, et à Aberdeen (Etats-Unis) sont exposés un Tiger B et un Jagdtiger de la version Henschel.
Cependant, le seul exemplaire au monde qui soit en parfait état de marche se trouve en France, au musée des Blindés de Saumur, dont il constitue l'un des plus remarquables joyaux.
Les avis ne sont pas unanimes sur les qualités de ce char, porté aux nues par la propagande nazie -- et pas seulement par elle. 
A côté de quelques caractéristiques d'avant-garde, certains ont soulignés ses aspects négatifs, une masse et un encombrement excessif surtout (avec pour conséquence une maniabilité réduite), et de nombreux inconvénients d'ordres tactique, logistique et industriel.   
   
 
Ces deux photos montrent un Königstiger équipé d'une tourelle Henschel. Les photos sont intéressantes car elles montrent la façon d'appliquer la peinture de camouflage : on commence par la caisse et on finit par la tourelle. Le pistolet à peinture rappelle l'aérographe des maquettistes. Mais, dans la réalité, il y a 35 fois plus de surface à couvrir.   (BA).
Source: La revue Histoire et maquettisme n°19 de mars avril 1992.



"" Caractéristiques du Tiger II Ausf.B ""
Équipage : 5 hommes.
Poids : 69,4 tonnes.
Moteur : Maybach HL 230P30 V 12 à essence refroidi par liquide de 700 ch.
Dimensions : Longueur, 10,28 m; largeur, 3,75 m (chenilles de combat); 3,27 m (chenilles de transport).
Hauteur : 3,09 m.
Vitesse : 42 km/h sur route maximum; 14/19 km/h tout terrain.
Autonomie : 110 km sur route.
Blindage : Avant, 100 mm; glacis, 150 mm; arrière et côtés, 40 mm.
Armement : 1 canon Kwk 43 1/71 de 88 mm approvisionné à 80 coups; 2 mitrailleuses MG 34 de 7,92 approvisionnés à 5 850 coups.
Pression au sol : 1,07 kg/cm².
Obstacle vertical : 0,85 m.
Coupure franche : 2,50 m.
Gué : 1,60 m.
Pente : 35°.

L'un des 50 premiers Königstiger à tourelle Porsche mis hors de combat en Normandie où quelques blindés de ce type furent engagés contre les Alliés.
Source: Les blindés de la Seconde Guerre mondiale aux éditions Atlas 1977.
La 3./sPz.Abt.503 est reconstitué avec des Tiger II type B au camp de Mailly fin juillet. On voit ici le 332 avec son camouflage trois tons. La compagnie embarquera le 11 août 1944 à la gare de Mailly-le-Camp. Elle ne rejoindra pas la Normandie mais se retrouvera prés d'Amiens où elle perdra tous ses chars.   (BA).
Source: La revue Histoire et maquettisme n°19 de mars avril 1992.



"" Le diorama vivant d'un Tiger II ""




















Jean - Marie

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