Le Renard R.31.
"" Un appareil robuste et stable ""
Maquette Frrom au 1/72. Référence : 0039.
Historique : Les quatre premiers paragraphes page 2194 de l'Encyclopédie de l'Aviation Mach 1 aux éditions Atlas.
-- L'Encyclopédie illustrée de l'Aviation n°140 aux éditions Atlas 1984.
-- Fiche technique Edito-Service S.A. aux éditions Atlas.
Sur le sujet voir aussi l'album du Fanatique de l'Aviation n°37 et 49.
Réalisation maquette et photos par mon ami belge Daniel Clamot.
Historique : C'est en 1928 également qu'Alfred Renard quitta la firme anversoise pour voler de ses propres ailes. Dès 1925, en effet, il avait fondé la Société anonyme des avions et moteurs Renard, qui lui avait valu quelques succès (de nombreux modèles furent livrés à l'aéronautique militaire belge, aux Etats-Unis et à la Pologne)
Quatre ans plus tard, il créait avec son frère Georges la Renard Constructions Aéronautiques.
La première étude de la nouvelle firme porta sur un monomoteur triplace de tourisme à l'air libre : le R-16, dont l'unique exemplaire vola de 1929 à 1933.
Sur la demande d'une entreprise spécialisée dans le transport de fleurs, Renard conçut ensuite le R-17, monoplan quadriplace à aile haute doté de la conduite intérieure. La société "fleuriste" ayant fait faillite, le prototype resta la propriété du constructeur jusqu'en mars 1946, date à laquelle il fut déclassé.
Mais l'échec le plus marquent pour la jeune entreprise fut celui de l’Épervier, un chasseur monoplan à aile haute tout en Duralumin qui avait été étudié dans le plus grand secret par "RSV" et dont Renard avait racheté les droits lorsqu'il avait quitté la firme. Construit par Stampe et Vertongen, le prototype s'écrasa au sol lors de son premier vol, tuant son pilote. Présenté par la suite au concours des chasseurs de 1930, l’Épervier fut rejeté au profit du Fairey "Firefly".
Le Renard R.31 N.16 fut employé généralement pour l'entraînement au P.S.V. On distingue la "capote" à la place arrière. Jusqu'en 1937, les R.31 furent livrés couleur aluminium avec la partie supérieure du fuselage peinte en noir. La gouverne de direction portait les 3 couleurs belges (noir côté dérive).
Source : La revue l'Album du Fanatique de l'Aviation n°37 d'octobre 1972 aux éditions Larivière.

Pas de pitié pour l’Épervier : Le nouvel appareil fut désigné par le gouvernement belge comme le lauréat du concours des prototypes de chasse de 1927. Il fut également présenté au concours des avions de chasse d'Evere-Bruxelles du 27 janvier 1930. L'avion était jugé intéressant par les experts, et le succès de l'appareil sembla se confirmer. Mais la jeune société Renard eut à souffrir de la concurrence de la firme britannique Fairey. Il ressortit d'un marché passé la filiale belge de Fairey que le Fairey Firefly, présenté hors concours, fut déclaré vainqueur de la compétition. Le Renard Épervier sombra dans l'oubli.
Source : Fiche technique Edito-Service S.A. aux édition Atlas (Photo Musée de l'Air).

En service en Belgique : Ayant remarqué la prestation du Firefly II M en juin 1930 à Hendon, le gouvernement belge invita Fairey à se joindre à la compétition destinée à choisir un nouvau chasseur pour sa force aérienne. Après avoir montré sa supériorité sur le Dewoitine D 27 et l'Avia BH 33, 25 exemplaires du Firefly 'Luciole) furent commandés à la firme de Hayes et 63 autres à sa filiale belge Avions Fairey. Le Firefly équipa 4 squadrons mais souffrit à ses débuts d'un fort taux d'attrition dû au manque d'entraînement. Le problème fut résolu par la mise en place de l'école de perfectionnement. 50 Firefly servaient en seconde ligne lors de la déclaration de guerre et 48 furent évacués vers la France en mai-juin 40, puis démontés et embarqués vers l'Afrique du Nord. Il faut noter qu'un exemplaire, le F 1876, fut vendu à l'URSS en 1932.
Source : Fiche technique Edito Service S.A. aux éditions Atlas (Photo Musée de l'Air).
Conçu par Alfred Renard, le prototype de l'avion de reconnaissance Renard R.31 prit l'air pour la première fois le 16 octobre 1932. Monoplan à aile parasol biplace, cet appareil disposait d'un pylône de caréné caréné très inhabituel qui ne réduisait cependant pas le champ visuel du pilote, lequel disposait d'un siège réglable. Quant au d'atterrissage, il comportait deux jambes indépendantes, tandis que la propulsion était assurée par un moteur Rolls-Royce Kestrel II.
Au total, trente deux R.31, qui affichaient une vitesse maximale de 290 km/h pour un plafond de 8 650 m, firent l'objet d'un marché de la part de l'aéronautique militaire belge en 1934. Construits par Renard et la SABCA, ils commencèrent à prendre la relève des Breguet 19 au sein de deux escadrilles d'observation à partir de l'année suivante. Appareil robuste, le R.31 manquait cependant de manœuvrabilité. Durant la courte campagne de mai 1940, tous les avions disponibles furent transférés de leur base de Liège-Bierset jusqu'à Durans. Cependant, le 28 mai, tous étaient détruits, victimes des combats aériens ou, le plus souvent, écrasés au sol par les attaques des bombardiers allemands.
Au total, trente deux R.31, qui affichaient une vitesse maximale de 290 km/h pour un plafond de 8 650 m, firent l'objet d'un marché de la part de l'aéronautique militaire belge en 1934. Construits par Renard et la SABCA, ils commencèrent à prendre la relève des Breguet 19 au sein de deux escadrilles d'observation à partir de l'année suivante. Appareil robuste, le R.31 manquait cependant de manœuvrabilité. Durant la courte campagne de mai 1940, tous les avions disponibles furent transférés de leur base de Liège-Bierset jusqu'à Durans. Cependant, le 28 mai, tous étaient détruits, victimes des combats aériens ou, le plus souvent, écrasés au sol par les attaques des bombardiers allemands.
"" Les versions du Renard R.31 ""
R.31 Lorraine : Le deuxième R.31 de série fut testé de manière brève avec le moteur Lorraine Petrel de 650 ch (485 kW).
R.32 : 2 exemplaires de cet appareil dérivé du R.31 furent assemblés avec un fuselage redessiné et une verrière; le premier R.32 quitta le sol en août 1936, propulsé par le moteur Gnome-Rhône 14N01, tansdis que le second vola avec l'Hispano-Suiza 12Ybrs de 830 ch (619 kW) qui lui conférait une vitesse maximale de 350 km/h; cet appareil fut abandonné en vol par son pilote à la suite d'un incendie.

Prototype du R.31 équipé d'un Lorraine, le Renard R.31 était un robuste monoplan parasol biplace de reconnaissance et d'observation. Trente-quatre R.31 furent construits de 1932 à 1936; les derniers furent opérationnels en mai 1940 (Photos Collection Jean Noël).
Source : L'Encyclopédie de l'aviation Mach 1 aux éditions Atlas 1981.
Appareil robuste et stable, le R.31 était largement dépassé quand les Allemands lancèrent leur offensive en mai 1940.
Source: Fiche technique Edito-Service S.A. aux éditions Atlas (Photo Musée de l'Air).
"" Caractéristique du Renard R.31 ""
Type : Avion de reconnaissance (Belgique).
Moteur : 1 Rolls-Royce Kestrel II en V de 490 ch (365 kW)
Performances : Vitesse maximale, 290 km/h; plafond pratique, 8 650 m; distance franchissable, 650 km.
Poids : A vide équipé, 1 400 kg; maximal au décollage, 2 150 kg.
Dimensions : Envergure, 14,40 m; longueur, 9,24 m; hauteur, 2,92 m; surface alaire, 32 m².
Armement : 1 mitrailleuse FN-Browning de 7,92 mm dans le capot moteur et 1 arme du même calibre sur un affût circulaire dans l'habitacle de l'observateur, plus une charge de bombes de 80 kg.

Le Rolls-Royce Kestrel avec sa turbine de suralimentation sur la droite.
Source: Le livre Chronique de l'Aviation par Jacques Legrand aux éditions Chronique 1991.
"" Construction de la maquette ""























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