Insignes des véhicules de la Wehrmacht (1938-1945).








"" Wehrmacht, für Deutschland ""

Maquette Dragon au 1/6.  Référence D 75031.








Historique : Les cinq premiers paragraphes page 1912, de la revue la Seconde Guerre mondiale de A à Z, aux éditions Larousse 2e trimestre 1983.
La revue MPM Maquettes plastique magazine de septembre 1975.





Réalisation maquette et photos par mon ami Gunner Jeffries-Blackadder.








Avant propos : Créée en mars 1935 tandis que l'Allemagne rejette les clauses militaires du traité de Versailles (intégrant l(armée de terre, ou Heer, la Luftwaffe et la Kriegsmarine), placée sous les ordres directs du Führer par l'intermédiaire de l'OKW, la Wehrmacht devait s'identifier à la fulgurante et tragiques destinée du IIIe Reich et disparaître dans la catastrophe de 1945. En dépit de cette brève existence, elle constitua un des instruments militaires majeurs du XXe siècle, et marqua toute l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.
"" Une armée à l'échelle de la guerre éclair ""
Dès sa création, la Wehrmacht ("puissance de défense") est conçue comme un outil national fondé sur le rétablissement du service militaire obligatoire et comme un instruments d'une parfaite efficacité, destiné à la victoire totale grâce à l'utilisation massive des armes modernes, refusées à la Reichswehr de 100 000 hommes accordés par le traité de Versailles.
La création de cette Wehrmacht, réalisée en un temps record de quelques années, apparaît comme la rencontre de plusieurs courants. Depuis 1918, les milieux militaires allemands n'ont cessé de méditer les enseignements de la défaite, dans la perspective de la renaissance d'une armée nationale et puissante, libérée de toute contrainte. Ces études montrent qu'une offensive brutale de l'armée jouant des faiblesses du dispositif adverse, reste le moyen d'une décision militaire rapide et totale. C'est ainsi que le plan Schlieffen de 1914 n'est pas condamné dans son principe, mais dans son application.
Dans des Mémoires au titre révélateur, la Guerre des occasions perdues, le général Hoffmann montre qu'une victoire complète aurait pu être remportée sur la Russie tsariste dès 1915, par une manœuvre stratégique de grande ampleur, dépassant le cadre des offensives étriquées et timorées lancées par Falkenhayn. Aussi, bien avant 1935, la pratique de la Blitzkrieg, la "guerre éclair" fait implicitement partie de tous les exercices menées par les états-majors de la Reichswehr.
Tout en faisant appel à la "guerre totale" annoncée par Ludendorff, qui mobilise toutes les ressources de la nation, la manœuvre offensive doit permettre de conjurer l'usure d'un conflit mené sur plusieurs fronts et de déboucher sur une issue rapide et favorable, à la fois politique et militaire.     


Une unité cycliste allemande sur les routes hollandaises en direction d'Arnhem en septembre 1944.  Bundesarchiv, Bild 183-S72823. Photographe : o. Ang.
Source: Larevue Panzer n°42 aux éditions Altaya 2008.

1933 : l'armée allemande n’a encore que des tanks de carton. Grâce à Hitler, elle aura 2 500 blindés en mai 1940.
Source: La revue le Crapouillot n°31 du 3e trimestre 1974.   
Préparation du tir d'un mortier d'infanterie allemand avant l'attaque des positions ennemies (sans date ni précision). En fait, dès le début de la guerre, l'approvisionnement en munitions se révèle insuffisant : le rythme de la production ne permet pas un renouvellement assez rapide des stocks. Quant aux divisions nouvellement créées dans l'armée de terre, elles sont parfois obligées de recourir aux armes de l'ancienne armée tchèque, faute d'équipements allemands (cl. Archives Tallandier).
Source: L'histoire, l'Allemagne de Hitler 1933-1945, n°118 du 1er trimestre 1989.


 Les insignes de la Wehrmacht et de la Waffen SS

Source : La revue MPM de septembre 1975. 


Les maquettes de bonne qualité présentées maintenant sur le marché français sont souvent proposées avec plusieurs types de décoration. 
Les boîtes, contenant des maquettes de véhicules allemands de la deuxième guerre mondiale, offrent généralement dans leurs jeux de décalcomanies un choix d'insignes de divisions ou de corps. Si ces décorations permettent de personnaliser une réalisation, les bataillons tactiques des régiments, et compagnies sont généralement oubliés. Ces insignes étaient pourtant portés à l'avant et à l'arrière des véhicules de la Wehrmacht et de la Waffen SS. Simples et schématisés, ils permettaient une identification rapide de l'unité à laquelle le véhicule appartenait.
On voit immédiatement tout l'avantage du système dans la circulation, qui posait de graves problèmes sur les routes utilisées par les colonnes de ravitaillement et d'attaque. En particulier, dans les encombrements occasionnés par les colonnes de Panzer, de véhicules chenillés, de camions, de canons, d'infanterie, souvent interpénétrées, sur les routes étroites des Ardennes ou des Balkans, dans les bourbiers des routes russes ou sous les nuages de poussière, en Afrique du Nord.
Ces insignes facilitaient également le repérage des unités spécialisées, en cas d'urgence : construction d'un pont de franchissement, établissement d'une position de Flak (DCA), besoin d'une unité de Pak (anti-char), etc...
Chaque véhicule appartenant à une unité, du peloton au corps d'armée, avait un insigne d'identification particulier.     


Source des deux tableau: Maquettisme et modélisme aux éditions Atlas 1979.


Les documents photographiques montrent leur présence de 1938 (occupation des Sudètes en Tchécoslovaquie) jusqu'en 1945, où ces insignes étaient encore apposés sur les véhicules,malgré les revers et la désorganisation des forces militaires allemandes.
Par souci de simplification, ces symboles étaient peints en blanc. Seules quelques touches de couleurs apparaissaient parfois pour les services techniques et médicaux, en particulier les classiques croix rouges. Il est à noter qu'en hiver, les véhicules étant peints en blanc en guise de camouflage, les insignes tactiques n'étaient évidemment plus portés.
Comme il é été précisé plus haut, ces symboles ne doivent pas être confondus avec les insignes caractérisant chaque division ou chaque unité indépendante (ces insignes sont d'ailleurs, pour les plus connus, présents dans les boîtes). De même, les véhicules dépendant d'un état-major de division, d'armée ou de corps d'armée, recevaient des insignes différents. 

Les insignes de base
A chaque arme (infanterie, artillerie, Panzer, etc...) était attribué un insigne particulier. Soulignons-les, ces insignes de base ne précisent pas l'unité, mais seulement l'arme à laquelle le véhicule appartient.
Tous les dessins d'insignes représentés sont en noir. Ils étaient en réalité, nous l'avons vu, peints en blanc; il suffit donc pour la réalisation de considérer les représentations en noir comme étant en blanc. 



Les dessins d'insignes. Source: La revue MPM magazine de septembre 1975.


Les insignes de spécification
Les insignes de base, signalant l'arme, étaient adaptés à chaque unité par l'adjonction d'une lettre ou d'un chiffre, placé à droite de l'insigne de base, précisant l'appartenance du véhicule.
Il est à noter qu'au début de la deuxième guerre mondiale, et jusqu'en 1941, les chiffres et les lettres de spécification étaient parfois peints au centre de l'insigne de base, quand la forme de ce dernier le permettait, l'indication du bataillon était parfois également représentée.
R - Etat-major d'un régiment (Regimentstab).
I - Etat-major du premier bataillon (Stab I. Bataillon).
II - Etat-major du deuxième bataillon (Stab II. Bataillon).
III - Etat-major du troisième bataillon (Stab III. Bataillon).
St - Etat-major d'un bataillon indépendant (Stab einer selbständigen Bataillon).
1 à 16 - Ces chiffres indiquent la compagnie, la batterie ou l'escadron, suivant qu'il s'agit de l'infanterie, de l'artillerie ou de la cavalerie.
W1 ou W2 - Première ou deuxième compagnie d'approvisionnement. Service de santé; un numéro à droite de l'insigne indique l'importance de l(unité : 1 pour compagnie, 2 pour bataillon, 3 pour hôpital de campagne.
En combinant les insignes de base et les lettres ou les chiffres de spécification, il est possible de définir exactement une unité.
Ce sont ces combinaisons qui figuraient, à l'époque, sur les blindés, les motos et les side-cars, les camions, les semi-chenillés, les voitures légères et même parfois sur les boucliers ou les garde-boue des pièces d'artillerie. 

Insigne de spécification.  Source: Blindés 1939-1945 aux éditions Hachette 1976. 
Insigne de spécification.  Source: Connaissance de l'Histoire n°5 d'août/septembre 1978.



"" Le vélo de l'infanterie allemande ""

Tout commence par le kit Dragon, c'est une chose, mais en voyant cette superbe réalisation, c'est une autre chose. Pas de doute Gunner tu as le souci de la perfection, les chars radiocommandés ont connaissaient, mais dans le domaine des cycles nous ne savions rien. 
On voit que tu as cela dans la peau, il faut, oui je dis bien ce mot (il faut) que tu fasses de la perfection, ce qui veux dire le top niveau.
Où j'ai remarqué de la perfection : La chaîne du vélo, la peinture éraillée, l'intérieur du feu avant, le système de serrage sur la colonne de direction.
Je vais pousser les choses un peu plus loin, avec tes doigts de fée, n'était-il pas possible de mettre un petit moteur à cette maquette.
Je ferais qu'un seul reproche à cette maquette, je trouve le diamètre des rayons un peu gros, mais à  l'échelle 1/6..... 
Anecdotes : Comme j'avais un copain qui avait un vélo de ce type et que bien sur j'ai pédalé avec, saviez-vous que cette bicyclette avait le frein avant sur la poignée droite, pour celui de l'arrière, il y avait un procédé astucieux, il suffisait avec les pédales de revenir vers l'arrière du sens de la marche et le vélo freinait (en somme le rétropédalage). Evidemment de nos jours ce procédé n'existe plus.
Quand j'étais jeune, j'avais un vélo avec le même principe de fixation pour le feu avant, idem pour la dynamo, qui était sur la fourche avant.
On peut remarquer sur la maquette de Gunner, qu'à l'arrière il n'y avait que le catadioptre, la dynamo ne servant que pour le feu avant.
Petite question Gunner, ces vélos avaien déjà des pédales caoutchoutées (ou en une autre matière)....         





La boîte et les grappes en plastique.








Le feu avant et le catadioptre.


 

La roue avant.



La roue arrière.

Le cadre.

Le porte-bagages.
Le pédalier.



Quand une maquette devient presque la réalité.



Gunner / Jean - Marie

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