Le Yakovlev Yak 36 "Freehand".









«Планы с простой структурой»

Maquette Arc Model au 1/72.  Référence : n°7203.







Historique : L'Encyclopédie de l'Aviation, volume 8 aux éditions Atlas 1981.
Les Avions Militaires du Monde par R.J. Roux aux éditions Docavia/Larivière 1974.




Réalisation maquette et diorama Francis Michelet du club Forum 72.
Les photos sont de l"exposition de Thionville (57) France en 2018.








Historique : Fils d'un mécanicien des chemins de fer, Alexandre Sergueievich Yakovlev est né à Moscou le 19 mars 1906. Très tôt, il se passionne pour les plus lourds que l'air et, après de brillante études, tente sans succès d'entrer à l'académie Joukovsky, où il obtient néanmoins un emploi de mécanicien. Ce qui lui permet en 1924, de construire le planeur "Pegas" avec l'aide de deux élèves de l'académie, Pichnov et Iliouchine, qui lui fournissent les données nécessaires, car il n'a aucune formation aéronautique. Soutenu par l'Osoaviakhim, Yakovlev prend part au rassemblement annuel des amateurs de vol à voile en Crimée en 1925 et en 1926, avec deux planeurs différents.
Durant l'hiver 1926-1927, Yakovlev construit un biplan entièrement en bois doté d'un moteur Blackburn Cirrus de 60 ch : le VVA-3, alias AIR-1 (Air pour A.I. Rykov, successeur de Lénine à la présidence du Conseil des commissaires du peuple de 1924 à 1929; Rykov sera l'une des premières victimes des purges staliniennes en 1937, et, dès lors, son nom disparaîtra de tous les manuels retraçant l'histoire de Yakovlev, le sigle AIR étant remplacé par Ya).
En juin 1927, le VVA-3 couvre la distance Sébastopol-Moscou (1 240 km) en 15 h 30 mn, avec à son bord Y. Piontkovsky (pilote), ce qui permet à Yakovlev de s’asseoir enfin sur les bancs de l’académie. Tout en étudiant, il poursuit la fabrication d'avions légers : l'AIR-2 (Ya-2) similaire au précédent (six exemplaires construits entre 1928 et 1931 avec divers moteurs); l'AIR-3 (Ya-3), monoplan parasol biplace, détenteur de plusieurs records; l'AIR-4 (Ya-4), sosie plus léger de l'AIR-3 avec moteur Walter de 60 ch.
L'AIR-5 (Ya-5) arrive en 1931. Il est de construction mixte, caractéristique principale de tous les "Yak" à venir. Quadriplace en cabine, l'AIR-5 a une aile parasol en bois, un fuselage en tubes d'acier soudés et un empennage en Duralumin, le tout entoilé. Le moteur Wright Whirlwind J-4B fournit 200 ch. L'AIR-5 n'est pas construit en série, en dépit d'excellentes performances (193 km/h, 1 000 km d'autonomie) et d'une utilisation aisée, car il n'existe pas d'équivalent russe du Wright J-4B.        ¤¤¤¤   

Le Yak-36 "Freehand" a été utilisé pour développé des techniques VTOL et a fourni une base pour le développement du chasseur Yak-38 "Forger".
Source: La revue Air Enthusiast de November 1985 - February 1986.


E n 1967 deux exemplaires d'un nouveau type d'appareil Yakovlev sont présentés à Domodedovo. Il s'agit d'un monoplace expérimental à décollage et atterrissage courts, surnommé "Freehand" par l'OTAN, répondant à un cahier des charges de la marine soviétique. Deux turboréacteurs, logés côte à côte dans la partie avant d'un fuselage court et disgracieux, sont alimentés e air par une large ouverture frontale ovale, divisée par une cloison verticale.
L'éjection des gaz se fait latéralement, à travers deux manches orientables équipées de persiennes. La voilure est en delta, de petite envergures, les bouts d'aile étant occupés par les antennes et les balancines rétractables du train monotrace cher à Yakovlev. L'un des deux "Freehand" de Domodedovo est équipé de deux stations alaires avec pods tirant seize roquettes. Il est certain qu'à cette époque l'appareil était  expérimental. On pense généralement qu'une douzaine d'exemplaires en ont été construits, dont un a effectué un programme d'essais depuis le pont spécialement aménagé du croiseur de lutte anti-sous-marine "Moskva".    

Lorsque le "Moskva", en 1967, les Occidentaux furent stupéfaits. C'est que cette étrange unité, mi-croiseur - hérissé d'armes et d'électronique - mi-plate-forme pour hélicoptères, était un navire pour le moins nouveau; il semble pourtant avoir inspiré par le "Jeanne d'Arc" français, en service dès 1964. Les porte-hélicoptères "Moskva" furent, en fait, la riposte soviétique aux sous-marins "Polaris". Pouvant rapidement déployer sur une grande étendue plus de 12 hélicoptères ASM, ils peuvent être redoutables pour les sous-marins armés de "Polaris" A-1; mais ils constituent une menace nettement moins sérieuse pour les sous-marins "Polaris" A-3 et "Poséidon". Le "Moskva" fut mis en service en 1967 et le "Leningrad" en 1968, depuis lors, aucun autre ne fut mis sur cale au chantier Nikolaïev, occupé par les unités plus importantes de la classe "Kuril"? Ces deux porte-hélicoptères croisent dans l'Atlantique, la Méditerranée, la mer Rouge et la mer des Barents. En 1974, le "Leningrad" utilisa ses hélicoptères Mi-8 pour "nettoyer" le canal de Suez des débris des guerres des Six Jours et d'Octobre, et ainsi rouvrir au trafic international. (L'Ouest participa aussi à cette opération de remise en service du canal).
Source: Les grands conflits du XXe siècle aux éditions de Luxe, diffusé par Sofradif, Bordas 1981.



"" Domodedovo en 1967 ""
Deux Yak VTOL furent présentés pour la première fois aux journalistes de Domodedovo en 1967. Un seul fut présenté en vol, il portait le n°37 sur le nez de son fuselage. L'autre, le n°38 fut photographié avec un container de 16 roquettes sous chaque aile.
L'avion a été construit spécialement pour mettre au point la formule VTOL et n'est dérivé d'aucun avion Yak connu existant. La prise d'air est ovale et partagée par une cloison verticale surmontée d'une longue perche portant la tuyère de contrôle AV en tangage. Trois roues principale sont sous le fuselage, des balancines assurent la stabilité aux extrémités de l'aile. La flèche de voilure est de 40° environ. Le poste de pilotage est monté assez haut au-dessus des deux réacteurs montés l'un à côté de l'autre. A l'arrière entre deux grandes quilles ventrales est installée une antenne de télémétrie. Une arête dorsale rejoint le cockpit et la dérive.    


 Photo du haut : Yak VTOL en vol (n°38) avec containers à roquettes. Photo du bas : Yak VTOL au sol (n°37).
Source: Les Avions Militaires du Monde aux éditions Docavia/Larivière 1974. 

Autre vue du n°37 : Encore au stade expérimental, le "Harrier" soviétique, désigné par le NATO sous le nom de "Freehand" et probablement dû à Yakovlev, montre ici sa perche avant portant, en bout, la gouverne par jet de contrôle en tangage et, sous l'entrée d'air, les panneaux empêchant la recirculation des gaz chauds des deux réacteurs dont le jet est dévié vers le bas. Cet ADAV possède un train d'atterrissage à balancines.
Source: La revue Aviation Magazine International n°512 d'avril 1969.


"" Caractéristiques du Yak-36 "Freehand" "" 
Type : Appareil VTOL.
Moteurs : 2 R-11 modifiés développant 4 tonnes de poussée ou 2 R-13 développant 5 tonnes de poussée.
Performances : Vitesse maximale, 900 km/h.
Masse : A vide, 6 t; maximale en charge, 7,5 t.
Dimensions : Envergure, 8,25 m; longueur, 17,50 m; hauteur, 4,50 m.
Plafond en VTOL : 2 000 m.
Plafond absolu : 12 000 m.
Autonomie : 500 km soit 1 h 20.
Équipage : 1.


Premier appareil à réaction soviétique à décollage et atterrissage verticaux, le Yak-36 empruntait beaucoup de technologie anglaise, tant dans la conception de la cellule que dans celle de propulsion et du système de déviation des jets.
Source: Fiche technique, Edito-Service S.A. Photo B. Thouanel aux éditions Atlas 



"" La maquette du "Freehand"" par Francis "" 












Jean-Marie

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