Le char super-lourd "Maus".








"" Die "Maus" warein takrischer Dynosaur ""

Marque Takom au 1/35.  Référence : Takom2050.







Historique : La revue Connaissance de l'Histoire n°17 d'octobre 1979 aux éditions Hachette.
MPM Maquette plastique magazine n°102 et 103 de février et mars 1980, article de Paul Malmassari.





Réalisation de la maquette par mon ami belge René-Philippe Lieutenant, ainsi que les photos.






Historique : Les structures de l'industrie de chars allemande n'étaient rien moins que supérieurement efficaces. Les partisans de plans rivaux s'agitaient autour de la cour d'Hitler pour obtenir son approbation pour de nouveaux projets grandioses. C'est ainsi que les "inventeurs extravagants" eurent leur jour de gloire, et que naquirent les chars "super-lourds".

L'obsession de la taille atteignit son degré maximum avec une série de chars super-lourds aux proportions gigantesques. Porsche fut à l'origine du premier d'entre eux, le "Maus", tandis que le second modèle qui fut fabriqué, le E 100, fut patronné par l'Heereswaffenamt comme projet concurrent.
L'Allemagne s'intéressa pour la première fois aux chars super-lourds à la fin de 1941, au moment où le Dr. Ferdinand Porsche exerçait sur Hitler une influence qui était à son comble. Porsche dessina un projet qu'il appela "Maus" (souris) et en août 1943, il obtint l'approbation personnelle d'Hitler pour poursuivre ses travaux et construire un prototype. A cette époque, ses actions étaient en baisse auprès  du Waffenamt; on lui retira la présidence de la Commission Panzer et aucun de ses projets ne fut choisi pour passer au stade de la production.
Hitler pensait peut-être que le projet "Maus" dédommagerait Porsche de ses échecs passés, en tout au moins l'écarterait d'autres projets. Egalement, à cette époque, Hitler éprouvait encore de l'enthousiasme pour les chars super-lourds, et son ministre des armements, Albert Speer, en avait éprouvé l'idée.


" Un rêve d'inventeur de char ""
Le "Maus" était un rêve d'inventeur de char, un projet follement extravagant, en un mot le meilleur exemple de la divergence d'idées entre l'ingénieur qui connaissait mal les besoins tactiques et les hommes qui avaient acquis une expérience pratique. L'engin qui en résultat pesait 182 tonnes, il avait plus de 9 m de long et avait un blindage frontal de 240 mm d'épaisseur. Un moteur spécial de 12 000 CV, conçu par Daimler, fut essayé sous ses deux formes : essence et diesel, sur deux prototypes. 

Un des prototype du "Maus", modèle de char super-lourd imaginé par le Dr Ferdinand Porsche. Les pressions exercées sur l'industrie de guerre allemande eurent pour résultat l'arrêt en 1944 des travaux sur cet engins. Les deux prototypes furent détruits à l'explosif dans les dernières semaines de la guerre en Europe.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°17 d’octobre 1979 aux éditions Hachette.
Le E-100 (sur la photo, une coque de ce véhicule) devait peser 140 tonnes et avoir une tourelle semblable à celle du "Maus", une suspension sans barres de torsion et un ensemble avec la transmission/direction/ pas final dans la chambre moteur, le tout pour gagner de l'espace intérieur. Le moteur était un Maybach HL 230 P30 à 12 cylindres en V et de 700 chevaux mais avec une version à injection de 900 chevaux et une autre avec suralimentation de 1 000 à 2 000 chevaux en développement. A la fin de la guerre, les Britanniques trouvèrent et démontèrent un prototype de E-100 qu'ils envoyèrent au Royaume-Uni et ils le remontèrent et en firent l'essai.
Source: Chars de combat n°3 aux éditions Altaya 2009.


Fidèle aux précédents projets de Porsche, le "Maus" avait une transmission électrique et sa disposition intérieur, avec le moteur principal au centre, était semblable à celle de l' "Elephant", qui avait été construit à partir du "Tigre" P. Son blindage était fait de plaques laminées et ses plaques principales étaient reliées entre elles par mortaises et soudures. Sa tourelle avait un avant arrondi, fait d'une seule plaque recourbée de 93 mm d'épaisseur. La plaque arrière de la tourelle était légèrement inclinée.

"" Un équipement spécial ""
Sa vitesse sur route maximale, qui lui communiquaient deux génératrices électriques situées sous le plancher de la tourelle, était de 20 km/h. Il avait 48 galets partiellement imbriqués en quatre groupes de quatre supports galets qui constituaient la suspension, et la hauteur totales des chenilles était faible en regard de la taille de l'engin.
Les essieux de chaque groupe de supports de galets étaient munis de ressorts, et chaque supports de galets était fixés à une barre de torsion longitudinale. Le char était à l'épreuve des gaz et pouvait franchir des gués jusqu'à une profondeur de 9 m en utilisant un schnorkel pour son approvisionnement en air. Le schnorkel permettait au "Maus" de franchir les rivières, car peu de ponts étaient capables de supporter le poids de ce monstre.
La tourelle projetée pesait 50 tonnes (le poids d'un char Centurion complet) et l'armement consistait en un canon de 128 mm (comme celui du chasseur de chars "Jagdtiger"), plus un canon de 75 mm monté coaxialement. En fait, la première tourelle ne fut pas achevée avant le milieu de 1944, et les deux prototypes firent leurs essais avec des fausses tourelles de même poids.
Initialement, le projet "Maus" portait le nom de code de "Mammut" (Mammouth) et c'est Krupp qui fut chargé de sa construction. Le premier prototype fut achevé en novembre 1943 et la fausse tourelle lui fut ajoutée le mois suivant. Les essais eurent lieu au cours de l'hiver et durèrent jusqu'à mai 1944. Le mois suivant le second prototype fut livré. Ses essais eurent lieu sur le terrain de Krupp, à Meppen.  

Le char lourd "Maus", il était prévu d'en construire 150 mais, en mai 1945, 2 seulement étaient achevés, 9 autres étant partiellement construits.
Le char lourd "Maus" (Souris), était mû par un moteur à essence Daimler-Benz MB 509 lui conférant une vitesse sur route de 20 km/h, et était armé d'un canon de 128 mm KwK L/55, d'un canon coaxial de 75 mm L/36 et d'une pièce de 20 mm.
Source des deux photos: L'Encyclopédie des blindés aux éditions Elsevier/Séquoia Paris/Bruxelles 1978.
On utilisa deux types de suspension sue le "Jagdtiger". Ce modèle est pourvu de la suspension Henschel; l'autre type utilisait les galets plus grands de Porsche. Soixante-dix seulement furent construits, sur des châssis de char "Tiger" II. Ce fut le véhicule de combat le plus lourd de la Seconde Guerre mondiale.
Source: La revue l'Encyclopédie des Armes volume 8 aux éditions Atlas 1989.


"" Mise au point abandonnée ""
Deux nouvelles caisses furent mises en fabrication pendant les derniers mois de la guerre et six chars au total furent commandés, d'après ce que l'on sait. Mais, au cours de la dernière année de la guerre, les travaux sur le "Maus" furent pratiquement arrêtés. En avril 1944, Hitler en personne ordonna de cesser tous les travaux concernant les projets de char géant pour permettre de consacrer toutes les ressources à la construction des chars existants ayant déjà fait leurs preuves, comme le "Panther" et le "Tigre Royal". Les Allemands firent sauter les prototypes du "Maus" au moment où les Russes approchèrent de Meppen. Des canons, des tourelles, des caisses et des installations de tir d'essai furent découverts, abandonnés et en partie détruits, par les officiers des services de renseignement alliés.
Porsche et Krupp, les constructeurs des chars, n'avaient cependant pas cessé de fabriquer le "Maus", car des études de projets furent découvertes chez Krupp, concernant des chars de 110,130,150 et 170 tonnes et tous portaient le nom de "Krupp-Maus".
On découvrit aussi une étude de projet relative à une version du "Maus" transportant un mortier de 305 mm à chargement par la culasse. Ce projet fut nommé "l'Ours". Le plus extraordinaire de tous, cependant, fut une première ébauche d'engin géant de 1 500 tonnes ayant pour armement principale un canon de 800 mm et deux canons de 150 mm sous des tourelles auxiliaires situées sur l'arrière. Le blindage frontal devait avoir une épaisseur de 250 mm et être inclinée à 45°; il était prévu de propulser ce monstre au moyen de quatre moteur diesel de sous-marins.

De nombreux "Panther" connurent le sort de cet Ausf A incendié, qui ni son camouflage supplémentaire ni son blindage bien conçu ne mirent à l'abri du feu allié.
L'un des 50 premiers "Konigstiger" (Tigre Royal) à la tourelle Porsche mis hors de combat en Normandie où quelques blindés de ce type furent engagés contre les Alliés.
Source des deux photos: Les blindés de la Seconde Guerre mondiale aux éditions Atlas 1977.


"" Caractéristiques du "Maus" I ""

Source : La revue MPM Magazine n°102 et 103, croquis de Paul Malmassari. 
Pour la construction de la maquette d'un "Maus" en scratch au 1/72.

Longueur : 9,030 m (10 080 m avec canon).
Largeur : 3,670 m.
Hauteur : 3,660 m.
Garde au sol : 0,540 m.
Poids : 188 t (dont tourelle : 50 t).
Largeur des chenilles : 1,100 m
Moteur : Daimler-Benz MB 509.
Puissance spécifique : 6,35 ch/t.
Vitesse maximum : 20 km/h.
Franchissement : rampe 30°, tranchée 4 500 m, obstacle vertical 0,720.
Autonomie : 190 km.
Équipage : 5 hommes.
Armement : un kWk 44 L/38 de 150 mm (50 coups), un K 44 L/6,5 de 75 mm (200 coups) et deux MG 34 de 7,92 mm.
Blindage : caisse 200 mm (avant), 80 mm (flancs), 160 mm (arrière), 100 mm (dessus) et 40 mm (dessous), tourelle 240 mm (masque), 200 mm (côtés) et 60 mm (dessus). 



Plan au 1/72 de Paul Malmassari.

Plan des pièces au 1/72 de Paul Malmassari.

Détails sur le train de roulement de Paul Malmassari. 

Plan au 1/72 du wagon spécial utilisé pour le transport du "Maus" de Paul Malmassari.
   
Détails sur le réservoir de Paul Malmassari.



"" Documentation sur le "Maus" ""
Profile n°61 : (Elephant and "Maus")
Panzerkampfwagen : (Bellona).
Sonder Fahrzeuge des deutsches Heer 1939-1945 : (Motorbuch Verlag).
Panzer des Reichswehr Wehrmacht und Bundeswehr : (Motorbuch Verlag).


"" La réalisation sur la base Takom ""
Quelques mots de René-Philippe : Il faut peindre le train de roulement avant de fermer le tout. Les chenilles par maillons sont splendides et garde leur mobilité. Les inscriptions sur la tourelle sont fait main (copier d'ancien transfert Verlinden sur le net).













René-Philippe / Jean-Marie


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