Le canon AB Bofors 40 mm AA Mk 1.








"" An ideal anti-aircraft weapon ""

Maquette AFV Club au 1/35.  Référence : AF35163.






Historique : L'Encyclopédie des Armes, volume 8 aux éditions Atlas 1989.




Réalisation Jean-Henri FILLIOL du Club maquettiste de Labry (54) FRANCE.
Les photos sont de l'exposition d'Amnéville (57) FRANCE en 2017.







Historique : A l'instar du canon Oerlikon de 20 mm, le Bofors antiaérien M/36 L60 de 40 mm est, lui aussi, devenu l'une des pièces les plus représentatives de l'histoire de la DCA. Tribut rendu à ses concepteurs, le Bofors demeure en service plus de soixante-dix années après sa première mise en ligne.

Bien que le premier canon antiaérien léger Bofors soit entré en service en 1930, c'est le AB Bofors M/36 L60 qui reste, dans la mémoire des artilleurs, comme l'une des pièces les plus réussies jamais réalisées. Cette arme servira de base à toutes les autres variantes, les modifications n'intervenant que sur l'affût et non pas dans la conception du canon qui restera identique au modèle original.
De part l'excellence de sa facture,le canon mérite un examen attentif. Il faisait appel à un tube mince et très long (60 calibres) qui pouvait facilement et rapidement être changé si celui-ci devenait trop chaud ou bien s'il présentait un défaut au cours du tir. Cette opération, qui nécessitait la présence de quelques hommes, pouvait être menée à bien en quelques minutes.
Les canons Bofors mis en oeuvre à terre faisaient appel à un système de refroidissement du tube par air. En revanche, les systèmes d'armes embarqués, en particulier ceux fabriqués aux Etats-Unis, utilisaient des chemises de refroidissement par eau, immédiatement en arrière du tube se trouvait le système d'alimentation du canon. La culasse recourait à un système d'approvisionnement coulissant où l'étui de l'obus assurait l'obturation complète de la chambre. Pour tirer un magasin de cinq coups, le chargeur était enfoncé dans des guides se trouvant sur le dessus du tube. Un levier d'armement insérait la première cartouche dans le système d'alimentation. La cartouche y attendait que la détente soit actionnée. Ce qui ne mettait pas immédiatement le percuteur en action, mais déclenchait une séquence automatique pendant laquelle la munition entrait dans la chambre et était mise à feu, puis la force du recul extrayait l'étui vide et préparait le mécanisme d'approvisionnement pour la réintroduction d'une nouvelle cartouche. Le ressort de récupération permettait alors au canon de reprendre sa configuration initiale, avec une nouvelle munition dans la chambre. Pendant le tir, les servants n'avaient que deux choses à faire : bien viser et introduire des chargeurs afin que l'arme ne manque pas de munitions.  


Un canon Bofors de 40 mm d'une génération beaucoup plus récente, photo prise lors de ma visite sur les plages et Musées en Normandie en juillet 1985.           Collection personnelle.



"" Les Bofors en mouvement ""
Les canons Bofors reposaient sur une simple plate-forme tournante fixée sur un affût cruciforme. En configuration de route, celui-ci se transformait et mettait en action deux paires de roues, l'une à l'avant et l'autre à l'arrière. Ainsi, en cas de besoin, il suffisait de quelques minutes pour remettre de nouveau le canon en position de combat. Toutefois, le tir "sur roues" ne donnait pas les meilleures résultats balistiques en raison de l'instabilité de l'affût.
Le modèle originel M36 possédait un affût particulièrement lourd, et une des premières modifications concernant l'arme eut pour objectif de l'alléger. Les Polonais furent les premiers à envisager une solution de ce type et à la réaliser sur les matériels construits par l'arsenal de Starachowice. Ils fournirent les Britanniques en canons Bofors et ces derniers en manquèrent pas de remarquer ces modifications et de les reprendre à leur compte pour les versions de cette arme produite dans les usines du Royaume-Uni. Par la suite, les techniciens britanniques de l'armement pour remplacer les affûts à section carrée, eurent l'idée de faire appel à des tubes d'acier ne nécessitant pas de rivetage ou de soudure. Cette version "tubulaire" devint la version standard de l'armée britannique, connue sous l'appellation de Platform Mk 2. Toutefois, des installations industrielles existaient pour la fabrication des affûts à section carrée, ce qui explique la poursuite de la production de cette version bien après 1945. En ce qui concerne, les Américains n'introduisirent aucune transformation majeure dans la conception du Bofors : à leurs yeux les considérations quantitatives étaient plus importantes que celles de fignolage qualitatif. Au sein de l'US Army, le Bofors répondait à l'appellation de Gun M1 de 40 mm.  


Ayant creusé un emplacement de tir le long de la berge, les servants de ce canon M1 de 40 mm protègent les hommes du génie qui construisent un pont de bateaux à travers un fleuve italien. A la cadence de 120 coups par minute, le chargeur de conq coups serait débité en deux secondes et demie.    (Photo IWM, Londres).     

La grande majorité des navires de débarquement ne possédait pas de défense antiaérienne propre ou des servants faisant partie de l'équipage du navire. En cas de besoin, les bateaux devaient faire appel à toutes les armes qu'ils transportaient. Ici, dans les jours précédant le 6 juin, les servants d'un Bofors se tiennent prêts à prendre à partie tout appareil venant se frotter à eux.     (Photo IWM, Londres).
Source des deux photos: L'Encyclopédie des Armes, volume 8 aux éditions Atlas 1989.


Cependant, les Américains sortirent aussi le M5, une version allégée, pouvant embarquer à bord d'un Douglas C-47 (Dakota). Mais quelques pièces devaient être retirées du canon pour que ce transport puisse se faire correctement. Le M5 n'était que l'une de ces tentatives qui eurent lieu dans de nombreux pays afin de fournir une arme adaptée aux besoins des troupes aéroportées ou encore à certains théâtres d'opérations très difficiles comme celui de Birmanie. Dans ces contrées, toute amélioration de la manœuvrabilité de l'arme pouvait avoir de très importantes conséquences. Une de ces versions spéciales fut mise en production pour satisfaire les besoins de l'armée des Indes. Les Canadiens produisirent, quant à eux, le Bantam, canon caractérisé par un affût réduit à un seul essieu.

"" Les Bofors automoteurs ""
Un degré supplémentaire de mobilité fut apporté aux Bofors lorsque ceux-ci furent placés à bord de véhicules à moteur. Les Britanniques mirent deux matériels de ce type en service. Le premier modèle faisait appel au châssis d'un char "Crusader" obsolète, le second à une transformation hâtive d'un camion Morris ou Ford 4 X 4. La dernière de ces versions étant sans conteste la plus nombreuse parmi les armes antiaériennes automotrices britanniques. Les Américains, grâce à l'abondance de leurs moyens, tentèrent un plus grand nombre d'expériences de motorisation.
Quantité de châssis de chars ou de véhicules semi-chenillés furent utilisés pour réaliser des essais, quelques-uns produisant des résultats pour le moins étranges. Ainsi le T59, où deux canons Bofors superposés étaient installés sur un semi-chenillé.
Au sein des armées de l'Axe, le Bofors fut abondamment mis en oeuvre par la Hongrie. La contribution majeure de ce pays à l'histoire du Bofors réside dans le système de conduite de tir. Les Hongrois mirent au point un calculateur électrique. La vitesse de la cible, son altitude ainsi que d'autres renseignements étaient fournis à la machine qui, alors, calculait les coordonnés du tir pour les servants. Les Britanniques et les Américains, eux aussi, mirent au point un calculateur de tir, mais nettement plus encombrant, le Kerrison Predictor. En revanche, il fournissait des coordonnés de tir aux canons de toute une batterie. Les pièces fonctionnaient alors selon les directives du poste central de conduite de tir et les servants se contentaient de nourrir les tubes en munitions.

Un canon Bofors de 40 mm en action contre des avions français de l'aviation de Vichy. Ce modèle n'offrait pas de protection pour ses servants, et ses appareils de visée ne permettaient qu'un suivi sommaire de la cible. Il faut remarquer que les roues se trouvent toujours fixées sur l'affût.    (Photo IWM, Londres).
La Luftwaffe n'ayant pas eu les moyens de disputer la suprématie aérienne aux chasseurs et à la D.C.A. alliés,les Bofors durent rechercher d'autre objectifs. Ici, dans les ruines de Caumont, un canon s'est embusqué le 10 juillet 1944, dans l'attente du passage d'un char de la Waffen-SS. En cas de rencontre avec un "Tigre", le canon aura fort à faire.    (Photo IWM, Londres).
Source des deux photos: L'Encyclopédie des Armes, volume 8 aux éditions Atlas 1989.



"" Caractéristiques du canon Bofors ""
Calibre : 40 mm.
Longueur de la pièce : 2,25 m.
Poids : En batterie, 2 460 kg.
Pointage en hauteur : - 5° à + 90°.
Pointage en direction : 360°.
Vitesse initiale : 854 m/s.
Plafond efficace maximal : 7 200.
Cadence de tir : (théorique 120 coups/mn.
Poids du projectile : 0,890 kg.


Autre vue du canon Bofors de 40 mm se trouvant en Normandie.     Collection personnelle.



"" La maquette réalisée par Jean-Henri ""

 
















Jean -Marie






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