AMX-30 - AMX-30 B2 "Brennus".







"" Considéré comme le meilleur char en 1979 ""

Maquette Tiger Model au 1/35.  Référence : 4604.







Historique : Connaissance de l'Histoire n°15 de juillet/août 1979 et n°47 de juillet/août 1982 aux éditions Hachette.
Le livre les Tanks aux éditions Princesse 1979.




Réalisation maquette et photos par mon ami belge René-Philippe Lieutenant.









Historique : Issue de la fusion entre la cavalerie et les chars de combat, l'armée blindée et cavalerie est l'héritière de leurs deux traditions.
La cavalerie, au long passé, s'intéressa dès le début du vingtième siècle aux possibilités des véhicules à moteur et utilisa très tôt un petit nombre d'autos-mitrailleuses. En 1933, elle devait créer les premières grandes unités blindés de l'Histoire, sous la dénomination de "division légères mécaniques". Ces grandes formations, identiques par les effectifs aux "Panzerdivisionen", participèrent activement à la campagne malheureuse de 1940 en perpétuant les traditions de la cavalerie.
Les chars de combat, à l'origine artillerie d'assaut, formèrent entre les deux guerres une arme rattachée à l'infanterie et participèrent à ses combats en 1940 sous forme de bataillons autonomes ou de divisions cuirassées, réunies en une seule arme pendant la seconde guerre mondiale.
Résolument offensive, l'arme blindée cavalerie axe son combat sur la mobilité grâce aux matériels dont elle est dotée. Ceux-ci, rapides et aptes à progresser en tout terrains, ont aussi la possibilité de franchir certains obstacles, comme les cours d'eau.
Ces matériels permettent aux cavaliers de renseigner le commandement sur les intentions de l'adversaire, de couvrir des unités amies mais aussi de surprendre l'ennemi et de le faire manœuvrer.
Grâce à la puissance qui résulte de la concentration du feu des canons et des missiles, les chars des divisions blindées peuvent, au moment opportun, frapper et détruire les unités blindées ennemies déjà entamées par l'action des autres armes. L'exploitation suit alors immédiatement la dislocation du dispositif adverse.
L'arme nucléaire a confirmé la prééminence de l'engin blindé dans les armées modernes, car un blindage étanche est l'une des meilleures protections possibles contre les effets d'une explosion atomique.
Cet avantage s'accompagne de la grande mobilité propre aux blindés, qui peuvent rapidement se concentrer pour attaquer, puis se redéployer largement pour échapper à une riposte nucléaire de l'ennemi.


"" Le char AMX-30 ""
Les prototypes du char AMX-50 étaient prêts, et l'on devait lancer une présérie de dix chars, mais pour des raisons financières le programme fut interrompu. De plus, ce matériel était trop lourd, et on envisagea une variante à 40 t. Là intervient le groupe Finabel, qui s'était constitué après la guerre et comprenait la France, l'Italie, l'Allemagne fédérale et le Bénélux. Ce fut le Finabel qui mit sur pied un programme de char d'une trentaine de tonnes, entre 1952 et 1955. L'ingénieur général Molinié était chef de la délégation française. Comme l'AMX français était très en avance, les Allemands (à cette époque très désireux d'avoir ce char Finabel) financèrent les études, car les Français n'avaient plus de crédits ! Le prototype était prêt, lorsque les Allemands changèrent d'orientation, et voulurent construire leur propre char. 

Une colonne d'AMX-30 camouflés par des branchages du 2e régiment de cuirassiers stationné à Reutlingen en Allemagne (5e D.B.). Ce régiment est un des deux régiments de chars de bataille de la 5e D.B. 
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°47 de juillet/août 1982 aux éditions Hachette.



Au lieu de partir du char AMX-50 avec un canon puissant à obus perforant classique, les Français utilisèrent un 105 spécial qui tirait une nouvelle munition à charge creuse stabilisée, l'obus "g"; le moteur était également prêt : un SOFAM de 600 CV. Le prototype du char AMX-30 vit le jour à l'automne 1960.
En avril 1961, on effectua des essais comparatifs avec le char allemand, et ils tournèrent à l'avantage écrasant du char français. Les Allemands avaient installés un moteur polycarburant (fuel, gasoil, essence), et par souci européen, les Français durent s'aligner; ils essayèrent de transformer le moteur SOFAM, mais sans succès. M Blum, directeur d'Hispano, mis au point le moteur polycarburant qui équipa et équipe encore les chars français. C'est un excellent moteur.


"" Caractéristiques de l'AMX-30 ""
Pour un poids de 36 t, il a une longueur de 9,50 m, une largeur de 3,10 m et une hauteur de 2,85 m. Il tire sa puissance d'un moteur Hispano-Suiza H.S. 110, polycarburant, qui développe 720 CV à 2600 t/mn. La vitesse maximale est de 65 km/h, la vitesse de croisière sur route et de 50 km/h, et de 40 km/h en tout terrain. Les réservoirs lui assurent une autonomie de 500 km sur route, ou 16 h de combats.
Son armement principal est un canon DEFA D 1511 de 105 mm installé en tourelle, et qui tire une munition antichar qui peut transpercer, jusqu'à 3 000 m, tous les blindages des chars actuellement en service. Cette munition est un obus "g" à charge creuse stabilisée, dont les effets incendiaires sont importants. On peut également employer des obus fumigènes ou explosifs, dont la portée maximale est de 11 000 m.
L'armement secondaire comprend deux mitrailleuses; une mitrailleuse coaxiale de 12,7 mm, montée sur les premiers modèles, sera remplacée par un canon-mitrailleur de 20 mm. Il peut être désolidarisé du canon principal. Le char dispose également de quatre systèmes lance-fumigènes et d'une mitrailleuse de 7,62 mm (de DCA) installée sur le tourelleau, et qui est indépendante de l'armement principal; elle peut être tirée de l'intérieur du tourelleau, évitant ainsi au servant de s'exposer.  


Les régiments de chars de bataille sont au combat d'énormes consommateurs de munitions et de carburant. Pour ravitailler les 54 AMX-30 d'un régiment, il faut 2 538 obus de 105 mm et plus de 48 000 litres de carburant. Les chargement des obus dans un char est une tâche longue et fastidieuse. On doit ouvrir chaque caisse, en retirer les obus et les introduire un par un par la trappe sur le côté gauche de la tourelle. Pendant ce temps, le régiment est immobilisé, donc très vulnérable. Lors de la guerre du Kippour, les Israéliens ont dû procéder parfois à trois ravitaillements en munitions par jour, perdant ainsi trois précieuses heures.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°47 de juillet/août 1982 aux éditions Hachette.


La sécurité du char est due d'une part à sa silhouette ramassée, sur laquelle ne fait saillie que le tourelleau du chef de char, et d'autre part au blindage, incliné, et qui atteint une épaisseur de 50 mm. De plus, sa protection NBC (radio-activité et gaz toxiques) est très efficaces. L'équipage peut se dispenser du port de masques à gaz, grâce à l'étanchéité du compartiment de combat, dont l'air est filtré.
La visibilité est excellente, car en plus des appareils classiques ( épiscopes, lunettes de tir, binoculaire d'observation et télémètre) le char dispose du tourelleau TOP7. La conduite nocturne peut se passer des équipements infrarouges, dont le rayonnement peut être détecté, grâce à à un système d'intensification de lumière.
Le char a été conçu pour fonctionner en immersion : sans préparation, il peut traverser des gués d'une profondeur de 1,30 m, profondeur portée à 2,20 m après une légère préparation. L'équipage peut installer un schnorkel en dix minutes, et ainsi le char peut traverser des cours d'eau d'une profondeur maximale de 4 m.
L'Etat-major français en avait commandé environ un millier à la date de 1977, et c'est le principal char de bataille de 'armée française; de nombreux pays étrangers impressionnés par les qualités de ce matériel, avaient passé des commandes parfois très importantes. 


Le AMX-30 français armé d'un canon de 105 mm, il a un système infrarouge de commande et de direction de tir et peut être équipé d'un schnorkel pour passer en eau profonde. Ses variantes sont un poseur de passerelle, un véhicule de récupération et le porte-missiles nucléaire Pluton.
Source: Le livre les blindés parut aux éditions Fernand Nathan en 1976. 

Cet AMX-30 reprend pied sur la berge après un franchissement en submersion. La tour permettrait à l'équipage de quitter le char s'il était immobilisé sous l'eau. Au combat, c'est un schnorkel moins encombrant et plus rapide à installer qui aspire l'air nécessaire au moteur et à l'équipage.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°47 de juillet/août 1982 aux éditions Hachette.


"" La famille AMX-30 ""

Comme le Renault FT et l'AMX-13, l'AMX-30 a donné naissance à une famille de blindés dérivés qui reprennent les organes mécaniques, comme le moteur, le châssis, la suspension, et qui n'en diffèrent que par les équipements particuliers concernant l'armement, la division de la caisse, etc...
En 1977, la famille AMX-30 comportait sept blindés : le char AMX-30H, poseur de pont; le char de dépannage AMX-30D; le véhicule de tir Pluton qui fait partie du système d'armes nucléaires tactiques; le véhicule de tir sol-air Roland; l'automoteur 155 GCT; le Shanine (Shahine), équipé du système d'armes Crotale; et le char AMX-30 à bitube de 30 mm.
Le char AMX-30 à bitube de 30 mm reprend le châssis du char de série AMX-30, sur lequel est installée une tourelle différente, dérivée de la tourelle S401 du char AMX-13 bitube de 30 mm, et un radar, dû à Thompson-CSF et dérivé du radar "oeil noir" de l'AMX-13 bitube de 30 mm.
Le char poseur de pont AMX-30H reprend le châssis de l'AMX-30, sur lequel est installé un pont qui, en moins de dix minutes, peut permette à des chars de bataille de franchir des brèches de 20 m.
Le char de dépannage AMX-30D est directement dérivé de l'AMX-30, auquel il doit apporter son soutien. Il équipe les unités blindées pourvues du char AMX-30. Il est équipé pour intervenir à proximité immédiate des zones de combat, et c'est bien là que sa présence est le plus utile; il peut soulever ou remorquer les véhicules endommagés, et il est muni d'une pelle mécanique qui lui permet d'aménager le terrain.
Le Shanine (Shahine) reprend le châssis AMX-30, sur lequel est installé un système antiaérien entièrement automatisé pour détecter un avion, le localiser, l'identifier et évaluer la menace. Cette catégorie 'SACP) comprend notamment deux systèmes-missiles, le Crotale et le Roland. C'est le premier qui équipe le Shanine, alors que le second est installé sur le véhicule de tir sol-air Roland.


Photo d'un AMX-30 poseur de pont, il avait été développé pour succéder à l'AMX-13, mais il n'a pas été adopté et les quelques exemplaires réalisés ont été vendus à l'Arabie Saoudite.

Un AMX-30D de dépannage. Noter le moteur de rechange arrimé ur la plage arrière et les outils fixés à la caisse : câbles, barres de remorquage, poulies pour le treuil.
Source des deux photos: La revue Connaissance de l'Histoire n°47 de juillet/août 1982.

Le système d'armes Pluton. Missile tactique sur châssis AMX-30 version dépannage.

AMX-13 bitube de 30 mm antiaérien pendant une école à feu. Ce matériel qui fut le premier du genre a être en service en Europe Occidentale équipait les régiments sol-air de corps d'armée avec les AMX-30 Roland.

AMX-30 Roland 1 version temps clair. Chargé de la protection basse altitude des grandes unités terrestres, le Roland est un matériel particulièrement efficace. En dehors de l'Armée française, le Roland était aussi en dotation en Allemagne et aux Etats-Unis.
Source des trois photos: La revue Connaissance de l'Histoire n°15 de juillet/août 1979.

Cette illustration donne une idée parfaite du déploiement assez peu protégé du système Crotale terrestre. On voit l'unité d’acquisition reliée par ordinateur à trois unités de tir. 

Une maquette réaliste, tachée de sable, du système Shanine (Shahine) qui intéressait particulièrement les possesseurs de châssis chenillés AMX-30.
Source des deux photos: Les fusées et missile d'aujourd'hui aux éditions Elsevier Séquoia 1979.


L'automoteur de 155 mm GCT (grande cadence de tir) par le GIAT est destiné à assurer l'appui des unités du corps de bataille. Il reprend le châssis de l'AMX-30, et à une mobilité équivalente au char de bataille. L'équipage et les munitions sont protégés par le blindage et la disposition de la tourelle, même en zone NBC.
Il comporte 42 coups, et sa cadence de tir est de huit coups par minute, grâce à une alimentation automatique des munitions à douille combustible. L'équipage est de quatre hommes (un chef de pièce, un pointeur, un servant-chargeur et un pilote). Le 155 GCT pouvait tirer, en plus des munitions françaises, les munitions américaines du XM-198 et celles du futur automoteur réalisé par l'Allemagne fédérale, l'Italie et le Danemark. L'obus habituel est l'obus à culot creux de 155 mm, d'une portée de 23,5 km, mais l'automoteur peut tirer tous les obus de 155 mm, fumigènes, éclairantes ou de longue portée (30 km). La tourelle, blindée, étanche et pressurisée, est équipée d'un interphone et d'un dispositif de détection et protection NBC, ainsi que d'un système infrarouge pour la conduite de nuit. L'armement secondaire comprend une mitrailleuses de 7,62 mm installée sur le toit de l'automoteur et quatre tubes lance-pots fumigènes. Le poids total du 155 GCT est de 41 t, munitions comprises.


L'automoteur de 155 mm Au. F1 sur châssis AMX-30 était appelé à succéder à l'AM F3. Il envoie à 24 km un obus à propulsion additionnelle. Grâce à son chargement automatique, il peut tirer six coups en 45 secondes soit trois fois plus vite que l'AM F3. Le régiment avec ses 24 Au. F1 est capable, par exemple, d'effectuer six tirs de 144 coups espacés de trois minutes.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°47 de juillet/août 1982.


"" Le char AMX-30 B2 ""
L'AMX-30 B2 est une modernisation de l'AMX-30 B d'origine, qui accuse déjà plusieurs années de service. Elle a pour but de supprimer les causes de certaines défaillances de ce char et de remettre les performances générales de l'AMX-30 au niveau actuel. Les améliorations apportées au B2 touchent d'abord à la conduite du tir, du même type que celle développée pour l'AMX-10 RC (Cotac intégrée et T.V.B.N.L. pour le tir de nuit). L'adoption d'une boite de vitesses semi-automatique à convertisseur de couple, avec direction hydrostatique, met fin au principal "point noir" de l'AMX-30 B, sa boite de mécanismes trop fragile. La nouvelle boite facilite la conduite, avec un volant et non plus des leviers, et avec un passage des vitesses.
La protection NBC, enfin, est améliorée. Ces éléments nouveaux ont aussi pour effet d'augmenter la fiabilité, de faciliter la maintenance et surtout de simplifier l'emploi du char et l'instruction des équipages, notamment des tireurs grâce au Cotac. Un sur-blindage est en cours de mise au point pour profiter des progrès réalisés en matière de blindages composites. Mais il est peu probable que cette option soit retenue par l'armée française.
Le premier exemplaire de série de l'AMX-30 B2 a été remis officiellement en janvier 1982. A partir de 1983, tous les chars neufs construits sortiront de chaîne au standard B2 et plus de 500 AMX-30 B seront reconstruits.


Un prototype d'AMX-30 B2 présenté à l'exposition de Satory. Ce char est entré en service en janvier 1982.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°47 de juillet/août 1982.


"" Caractéristiques de l'AMX-30 ""

Poids en ordre de combat : 36 tonnes.
Longueur : 9,50 m.
Largeur : 3,10 m.
Hauteur : 2,86 m.
Moteur Hispano Suiza type HS 110 : Puissance 720 CV.
Vitesse maximum : 65 km/h.
Autonomie : 500 km.
Équipage : 4 hommes.
Armement : 1 canon de 105 mm Mls. F1 à Vo 1000 m/s alimenté à 47 coups. 1 canon de 20 mm ou une mitrailleuse de 12,7 mm jumelée au canon, 1 mitrailleuse de 7,62 mm en tourelleau.
L'AMX-30 peut franchir en submersion des cours d'eau de 4 m de profondeur.

"" Ecorché d'un AMX-30 ""  


A) Canon de 105 mm.
B) Canon de 20 mm.
C) Lunette de tir M.271.
D) Télémètre.
E) Episcode du tireur.
F) Poste du chef de char.
G) Mitrailleuse AA. 52.
H) Tête à prisme.
I) Tourelleau TOP. 7.
J) Pupitre du chef de char.
K) Siège du chef de char.
L) Coffre.
M) Fumigènes.
N) Groupe moto-propulseur.
O) Barbotins.
P) Chemin de roulement.
Q) Siège du radio-chargeur.
R) Amortisseurs.
S) Siège du pilote.
T) Tableau de bord du pilote.

"" La maquette Tiger Model au 1/35 ""
Description par René-Philippe : Voici en détente un kit en sortie de boite et de plus c'est du matériel.
J'adore cette version, il a un look terrible.
Le kit est très bon (cela ressemble à du Tamiya, surtout le plan de montage.
L'armement en métal est superbe et les chenilles par maillons sont un plus. Seul quelques pièces sont un peu empâtées et demande de l'affinage, mais rien d'insurmontable.
Quelques poignées ou points d'attaches de sangles à refaire en fil de cuivre. E t voilà un blindé prêt pour une mise en peinture. Les blindages additionnel de tourelle ne sont pas collés pour faciliter la mise en peinture.



 
 
 
 
 

Voici la mise en primer gris de M Hobby 1000 et le dessous reçoit grossièrement une couche de primer noir en bombe pour faciliter la mise futur du noir OTAN.
Suivra un éclaircissement des parties supérieures en blanc (style zénithal), avant un pré-ombrage final.


Une journée de congé, cela permet ceci... Le camouflage imposé c'est pas toujours marrant ?.

 
 
 

La phase la plus agréable "La patine". Pour le final, j'ai eu pas mal de problème avec les décalques ???? (extrêmement fragile), heureusement il n'y en a pas beaucoup.  



 
 
 



René-Philippe / Jean- Marie

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