Sikorsky VS-300, R-4, R-5, R-6, S-51 et H-5.






"" A great heritage thanks to Igor Sikorsky ""

Maquette Mach 2 au 1/72.  Référence Mach1172.






Historique : Condensé de l'Encyclopédie Mach 1 volume 7 aux éditions Atlas 1981, et
La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°147 aux éditions Atlas 1985.


Réalisation M. Alain BERTINI du club maquettiste de Labry 54 (France).






Historique : Pionnier des géants de l'air, Igor Sikorsky fit passer l'hélicoptère du stade expérimental à celui de l'engin utilitaire.
Qui pense Sikorsky pense automatiquement hélicoptère, et pourtant cet ingénieur consacra les premières années de sa carrière à la construction d'avions et d'hydravions. Alliant à ses talents de créateur de remarquables qualités d'organisateur, il assura pendant près de cinquante ans la direction de la Sikorsky Aircraft, qu'il avait fondée en 1923, et, même après avoir abandonné cette charge en 1957, il y consacra jusqu'à sa mort (survenue le 26 octobre 1972) les fonctions d'ingénieur conseils.
Né à Kiev le 25 mai 1889, Igor Ivanovitch Sikorsky suivit successivement les cours de l'Académie navale de Saint-Pétersbourg et de l'Institut polytechnique de Kiev. Mais c'est à Paris qu'il obtint son diplôme d'ingénieur et qu'il s'initia au vol à moteur.
De retour dans son pays natal, il y construisit un premier hélicoptère équipé d'un moteur Anzani de 25 ch qu'il avait rapporté de France. L'expérience s'étant soldée par un échec, il réalisa un deuxième engin dont le sort identique convainquit Sikorsky d'abandonné provisoirement le domaine des voilures tournantes pour se consacrer aux avions.
L'un de ses premiers appareils, le S-6A, fut présenté au meeting aéronautique de Moscou en 1912 et s'adjugea le premier prix du concours militaire de Saint-Pétersbourg à l'automne de la même année, ce qui permit au jeune ingénieur d'obtenir la place de directeur du département Aéronautique de la Société de constructions ferroviaires russo-baltique.
Fuyant la révolution russe, Sikorsky s'exila en France, d-où il gagna les Etats-Unis en 1919. Après avoir exercé le métier de professeur, il fonda le 5 mars 1923, à Westbury (Long Island), la Sikorsky Aero Engineering Corporation, qui débuta son activité par la construction du S-29A, un biplan pour quatorze passagers doté de deux moteurs Hispano-Suiza de 300 ch provenant des surplus de guerre. S'étant montré sous-motorisé lors des premiers essais, effectués le 24 mai 1924 à Roosevelt Field, le S-29A fut alors doté de moteurs Liberty de 400 ch et loué à différents utilisateurs (Howard Hughes s'en servit pour un film dans lequel il figurait un bombardier allemand) avant d'être vendu au pilote de course Roscoe Turner.
Ce ne fut pas avant 1939 qu'il se lança à nouveau dans la fabrication d'une voilure tournante dont le développement se heurta tout d'abord à divers problèmes. L'adoption d'un rotor auxiliaire permit de résoudre les difficultés que le pilote rencontrait pour contrôler sa machine.   


Les sociétés Westland et Sikorsky conclurent en 1946 un accord qui permit la construction en Angleterre du Sikorsky S-51. Les éléments qui composaient l'appareil fabriqué sous licence devaient, aux termes du contrat, être fabriqués en Angleterre. La propulsion devait être assurée par un moteur Alvis Leonides. Le premier appareil réalisé par Westland vola le 5 octobre 1948. En 1950, une version baptisée Dragonfly HR Mk 1 entra en service au sein de l'escadrille 705 de la Royal Navy. Appareil de recherche et de sauvetage, cet hélicoptère fut également utilisé par la Navy et la RAF pour d'autres missions, en particulier pour le transport et l'évacuation sanitaire.
Source: Fiche technique, Edito-Service S.A. Photo D.R.


Après plusieurs mois d'essais apparut donc le prototype Sikorsky VS-300, qui effectua son vol initial le 14 septembre 1939.
Au printemps de 1941, le gouvernement américain accorda à Vought-Sikorsky, dont Sikorsky était le directeur technique, un contrat concernant le développement du VS-316A biplace, qui reçut l'appellation officielle de XR-4.
Après plusieurs mois d'essais apparut donc le prototype Sikorsky VS-300, qui effectua son vol initial le 14 septembre 1939. A printemps de 1941, le gouvernement américain accorda à Vought-Sikorsky, dont Sikorsky était le directeur technique, un contrat concernant le développement du VS-316A biplace, qui reçut l'appellation officielle de XR-4. Propulsé par un moteur Warner R-500 de 165 ch (123 kW) et revêtu de toile, cet appareil quitta le sol le 14 janvier 1942. Trente  YR-4 de présérie furent alors commandés, parmi lesquels trois YR-4A et vingt-sept YR-4B, tous dotés d'un Warner R-550 de 180 ch (134 kW) actionnant un rotor plus important que celui de la machine de base. Quant au R-550-3 de 200 ch (149 kW), il fut installé sur les R-4B qui constituèrent le lot de série principal.
L'US Navy prit en compte ses premiers hélicoptères en 1942, un YR-4B étant livré à l'USAAF sous la désignation de HNS-1. Vingt-quatre HNS-1 furent par la suite mis en oeuvre par l'US Navy et l'US Coast Guard; cette dernière les utilisa dans des tâches de recherche et de sauvetage. La Royal Air Force et la Fleet Air Arm devaient évaluer, après 1945, sept YR-4B et quarante-cinq R-4B sous la dénomination de Hoverfly Mk I.  


Igor Sikorsky aux commandes de son VS-300 lors de son premier vol (captif) en septembre 1939.
Source: Le monde de l'Aviation par Chris Ellis aux éditions Princesse 1977.
Vought-Sikorsky créa en 1941le XR-4 expérimental, propulsé par un moteur Warner de 165 CV. La variante finale mise en service fut le R-4B.
Source: Histoire illustrée de l'Aviation aux éditions Fernand Nathan.
Le Sikorsky R-4, qui fut le premier hélicoptère au monde à être construit en série et exporté; il fut rebaptisé "Hoverfly" I dans la RAF. (photo M.J. Hooks).
Source: L'Encyclopédie Mach 1 volume 7 aux éditions Atlas 1981.

Vue éclatée du Sikorsky R-4.

Des essais réussis avec des versions à flotteurs du R-4 mirent en lumière le potentiel de l'hélicoptère embarqué. On voit ici un R-4 équipé de flotteurs (HNS-1 dans la Navy effectuant son premier amerrissage après avoir décollé du pétrolier Bunker Hill, en mai 1943.
Source des deux photos: La revue Connaissance de l'Histoire n°6 d'octobre 1978 aux éditions Hachette.


Le rotor et le système de transmission du R-4 furent montés quelque temps plus tard sur un nouveau fuselage de construction semi-monocoque métallique, donnant naissance au VS-316B ou XR-6, qui reçut un Avco Lycoming 0-435 de 225 ch (168 kW).
Plus de 190 machines de ce type furent assemblées pour le compte de l'USAAF sous l'appellation de R-6A et pour celui de l'US Navy en tant que HOS-1, les Britanniques faisant l'acquisition de plusieurs exemplaires de cet hélicoptère, qu'ils baptisèrent Hoverfly Mk II.
Parallèlement, Sikorsky travaillait sur une machine nouvelle baptisée VS-337, qui se caractérisait par un habitacle biplace en tandem, un rotor de 14,63 m d'envergure et un moteur Pratt et Whitney R-985-AN-5 en étoile développant 540 ch (336 kW). Le premier de ces appareils désigné XR-5, effectua son vol initial le 18 août 1943, la production atteignant ensuite soixante-quatre exemplaires, parmi lesquels figuraient quatre XR-5, vingt-six YR-5A et trente-cinq R-5A (ces hélicoptères furent employés par l'Air Rescue Service). Les vingt et un R-5A mis aux standards R-5D avaient un train d'atterrissage à roulette de nez, un treuil de sauvetage et un réservoir de carburant auxiliaire monté extérieurement. En outre, cinq YR-5A dotés d'une double commande furent redésignés YR-5E.


Le R-6 se caractérisait par un fuselage entièrement redessiné et terminé par une queue métallique semi-monocoque. Le cockpit en plexiglas moulé accueillait deux membres d'équipage. Le rotor et le système de transmission restaient identiques à ceux du R-4, par contre la propulsion était assurée par un moteur de 225 chevaux au lieu de 200 précédemment. Le premier vol eut lieu le 15 octobre 1943.
Source: Fiche technique, Edito-Service. Photo Musée de l'Air.



De son côté, le quadriplace civil S-51, qui quitta le sol pour la première fois le 16 février 1946, commença à être livré au cours du mois d'août suivant. La compagnie Los Angelès Airways employa cette voilure tournante, dans le premier service aéropostal accompli par un engin de ce type, le 1er octobre 1947.
Puis 379 exemplaires de cet appareil furent assemblés dont soixante-six H-5, H-5G et H-5H destinés à l'Air Rescue Service de l'US Army Air Force.


On peut considérer le Sikorsky H-5 comme le premier hélicoptère vraiment opérationnel : Ici, un exemplaire construit sous licence en Grande-Bretagne par Westland et employé par la Royal Navy pour les évacuations sanitaires.
Source: Fiche technique, Edito-Service S.A. Genève.   Photo coll. Bigel.


"" Détails d'un Sikorsky S-51 (H-5) ""


1) Levier de changement de pas cyclique.
2) Engrenages réducteurs.
3) Amortisseur hydraulique.
4) Articulation d'entraînement.
5) Articulation pour battement.
6) Levier à ciseaux anti-couple.
7) Réservoir d'huile.
8) Dynamo génératrice.
9) Flèche du type monocoque.
10) Antenne.
12) Commande de changement de pas d'hélice.
13) Articulation pour battement.
14) Espace à bagages.
15) Réfrigérant d'huile.
16) Réservoir d'essence avant.
17) Levier d'ensemble de changement de pas.
18) Pédale du rotor de queue.
19) Réservoir carburant.
20) Cloison pare-feu.
21) Bras de suspension monocoque.
22) Jambe de force amortisseur.
23) Appareils annexes.
24) Alvis moteur horizontal. 

Cet hélicoptère américain a été fabriqué en série. Il a effectué en Corée plus d'un millier de missions de sauvetage et de transport de blessés, dont plus d'une centaine derrière les lignes ennemies. Il a été fabriqué en Angleterre sous licence par Westland qui a acquis également la licence du S-55 de 12 places, (200 commandés par l'US Navy à Sikorsy).
Source: La revue Science et Vie spécial aviation année 1951.


"" La maquette Mach 2 au 1/72 ""


 
 
 
 



Jean-Marie


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