Les sous-marins de poche allemand.
"" Ursprünglich war das Projekt, der Ingenieur Möhr ""
Maquettes du "Seehund" au 1/35.
Historique : Les armes secrètes allemandes, l'arsenal de la dernière chance,
par Brian J. Ford aux éditions Marabout 1971.
Le site web : www.netmarine.net
Le site web : www.netmarine.net
Diorama sur le "Seehund" réalisé par mon ami belge J..n Z.....Y.
Historique : Les secrets ne sont évidemment utiles que dans la mesure où ils sont protégés. Mais (et ce point de vue est peut-être moins évident), ils doivent valoir la peine d'être maintenus au premier plan des préoccupations. En temps de guerre, les secrets qui méritent ce nom ne sont pas forcément de nouvelles découvertes, des armes récemment mises au point ou des perspectives de découvertes d'importance militaire. Ils doivent représenter un progrès important dans plusieurs domaines différents; être, en quelque sorte, interdisciplinaire.
L'effort allemand a présenté cette caractéristique de polyvalence; il a embrassé un vaste domaine s'étendant de la métallurgie et de la chimie à la radio et à la télévision, tout en faisant progresser notablement des secteurs d'applications modestes.
Au fur et à mesure que la recherche d'armes nouvelles plus dévastatrices, gagnait en intensité avec le développement du conflit, le gouvernement allemand encourageait le réseau de leurs activités. Les études menées par la firme Draegerwerk, de Lübeck, qui en illustrèrent particulièrement la variété, comprenant la fabrication d'appareils respiratoires à oxygène pour sauts en parachute à haute altitude, de combinaisons pressurisées, de système de purification d'air, de sous-marins, de moteurs silencieux, de mécanisme d'échappements sous l'eau, de masques à gaz pour abri antiaériens, de détecteurs de gaz toxiques et même celle d'un liquide antibuée pour traiter les pare-brise; en somme, une liste d'innovations technologiques plutôt impressionnante.
Le domaine des appareillages de purification d'air mis au point pour les sous-marins fut celui qui, bien qu'étroit, donna lieu aux progrès les plus significatifs. Ces appareillages étaient destinés à faire passer l'air vicié d'un sous-marin de poche à travers un mélange appelé "kalkpatrone", composé de soude et de chaux, puis, après lui avoir ajouté de l'oxygène fourni par une bouteille sous pression, l'air était renvoyé aux occupants par un tuyau de caoutchouc.
Si le "pilote" d'un sous-marin de poche de ce type désirait économiser l'oxygène d'ambiance, il lui était possible de fixer le tuyau d'un masque sur une prise de tuyau de sortie et respirer ainsi l'oxygène dont il avait besoin à travers l'appareil injecteur spécial et le filtre à soude-chaux. Il expirait alors dans le masque, muni d'une valve à sens unique évacuant directement dans le sous-marin le gaz exhalé. Tout en permettant des économies d'oxygène, cette méthode présentait l'inconvénient d'accumuler le gaz carbonique à l'intérieur du sous-marin, bien qu'il fut partiellement absorbé au moment où l'air inhalé passait sur le filtre soude-chaux.
Ce principe peu satisfaisant fut modifié, sur les modèles ultérieurs, en faisant passer le gaz exhalé sur la cartouche soude-chaux avant de le libérer dans le sous-marin, ce qui maintenait le taux de gaz carbonique à un niveau peu élevé.
Si le "pilote" d'un sous-marin de poche de ce type désirait économiser l'oxygène d'ambiance, il lui était possible de fixer le tuyau d'un masque sur une prise de tuyau de sortie et respirer ainsi l'oxygène dont il avait besoin à travers l'appareil injecteur spécial et le filtre à soude-chaux. Il expirait alors dans le masque, muni d'une valve à sens unique évacuant directement dans le sous-marin le gaz exhalé. Tout en permettant des économies d'oxygène, cette méthode présentait l'inconvénient d'accumuler le gaz carbonique à l'intérieur du sous-marin, bien qu'il fut partiellement absorbé au moment où l'air inhalé passait sur le filtre soude-chaux.
Ce principe peu satisfaisant fut modifié, sur les modèles ultérieurs, en faisant passer le gaz exhalé sur la cartouche soude-chaux avant de le libérer dans le sous-marin, ce qui maintenait le taux de gaz carbonique à un niveau peu élevé.
Sous-marin type "Seehund", (type XXVIIB), conservé au musée de la Marine à Brest (France).
Source: Collection personnelle de M. Lavrenti, du club maquette Thionvillois 57 (France).
En réalité, à faible quantité, le gaz carbonique, stimulant les réflexes respiratoires des tissus, a un effet secondaire d'augmenter encore plus la consommation d'oxygène de la cabine.
Un progrès de cette nature peut sembler de peu d'importance, mais il s'est pourtant révélé essentiel pour la mise au point d'armes secrètes, car il a permis aux Allemands d'accélérer la production de sous-marin de poche, dont certains furent même d'une taille minuscule, et de torpilles pilotées. Grâce à l'expérience acquise par l'étude des premiers projets, ce fut le groupe Draegerwerk qui mit au point les modèles les plus satisfaisants.
Le premier modèle à sortir des ateliers de fabrication fut le Hecht
(brochet), dont dont une cinquantaine d'exemplaires furent construits.
La plupart d'entre eux furent utilisés uniquement à des fins expérimentales, bien qu'il semble établi que certains furent utilisés opérationnellement.
Construits comme des torpilles, ces engins en différaient par la particularité d'être munis d'une charge explosive détachable. Ils étaient propulsés par un moteur électrique, d'ailleurs d'une efficacité très relative et, comme le purificateur à injection décrit plus haut n'avait pas encore été mis au point, le pilote devait porter en permanence un masque à oxygène.
Venait ensuite sur la liste le projet Neger (nègre), engin fonctionnant également suivant le principe des torpilles et propulsé par un moteur à essence mais, cette fois, la partie pilotée restait intacte, la partie torpille proprement dite étant suspendue sous elle. Le pilote devait encore respirer de l'oxygène, ce qui présentait pratiquement des inconvénients. Pour cette raison, le Neger fut modifié et, pour la première fois, on utilisa, on utilisa un système d'alimentation d'air à injection.
Le projet "Neger" (mère et enfant), avec la coque supérieure, contenant le pilote et le moteur, et la torpille suspendue à la partie inférieure.
Source: Les armes secrètes allemandes par Brian J. Ford aux éditions Marabout 1971.
Le "Neger" Mark 2 baptisé "Molch" (Salamandre) se révéla plus satisfaisant aux essais. Des engins similaires, appartenant à la série dite "Marder" (Martre) furent également construits suivant le même principe général, mais des moteurs à combustion interne du type "Neger/Molch" remplacèrent les moteurs électriques.
Sous-marin allemand type "Molch", monté par un seul homme, et armé de deux torpilles, il était prévu 'utiliser cet engin contre les flottes de débarquement; il pouvait être transporté par route ou par rail sur les théâtres d'opérations. Près de 400 furent construits.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°4 aux éditions Hachette 1974.
Les succès remportés par ces petites torpilles pilotées encouragèrent leurs inventeurs à étudier des projets plus proches, dans leur principe, d'un sous-marin miniature. Le premier d'entre eux, le "Hai", présentait un progrès notable dans ce sens.
Le "Hai" n'atteignit jamais le stade de la production, mais démontra l'immense intérêt pratique du concept du sous-marin miniature. D'une forme aplatie qui le faisait ressembler à une grosse sardine en métal, il était propulsé par un moteur à combustion interne (un moteur diesel fut même expérimenté avec succès sur certains modèles) et pouvait atteindre sous l'eau une vitesse de 22 nœuds, vitesse qui pouvait être maintenue pendant deux heures d'affilée, sauf en surface, où la forme particulière de l'engin rendait les manœuvres difficiles et la limitait à 7 nœuds au maximum. Le "Hai" pouvait séjourner sous l'eau pendant une durée de soixante heures, l'air nécessaire pour une plongée aussi prolongée étant alors épuré par le système à injections. L'expérimentation de ce premier sous-marin miniature aurait été impossible, ou du moins sans intérêt, sans les recherches antérieures permettant les plongées prolongées.
Les résultats obtenus conduisirent naturellement à un autre projet d'engin, le "Biber" (Castor), se rapprochant davantage de la forme d'un sous-marin classique. Il était initialement conçu pour un seul pilote, mais, par la suite, l'usine Flenderwerke de Lübeck mit au point une version biplace. Deux torpilles à propulsion électriques furent montées dans des logements pratiqués dans la quille, sous deux renflements courant le long de la coque et renfermant les réservoirs de carburant.
Sous-marin de poche "Biber". Déplacement : 6,25 tonnes. Vitesse : 6,5 nœuds. Rayon d'action : 210 km. Équipage : 1 homme. Armement : 2 torpilles le long de la coque.
Source: Les armes secrètes allemandes par Brian J. Ford aux éditions Marabout 1971.
Le plus réussi de tous les sous-marins de poche fut sans doute le "Seehund" (Phoque), il fut mis en fabrication à la fois aux usines Kleinverbande de Neustadt et à celles de la Germania Werft à Kiel.
Source : Le site web : wwwnetmarine.net
Ces derniers, particulièrement réussis, ont été produits à environ 600 exemplaires. Le but n'était pas de torpiller les navires alliés dans leur base mais de harceler les convois sortant des ports. En 80 missions, les sous-marins "Seehound" coulent 35 000 tonnes de bâtiments. La durée moyenne des missions est de 7 à 8 jours. Un "Seehound" reste 13 jours en mer.
La chaîne de montage pour la fabrication des sous-marins biplace "Seehund".
Source: Les armes secrètes allemandes par Brian J. Ford aux éditions Marabout 1971.
Durant l'été 1945, les Alliés découvrent à Dunkerque plusieurs "Seehund" en assez bon état. La Marine nationale décide d'armer quatre de ces bâtiments. C'est ainsi qu'est créé en juillet 1946 la flottille des sous-marins de poche français avec les : S 365, S 90, S 74 et S 107. En 1947, la flottille est affectée à Toulon, leur base est le porte-avions "Béarn". En 1952, les quatre sous-marins subissent une refonte et sont rebaptisés : S 621, S 622, S 623 et S 624. Leur couleur est désormais le noir au lieu du gris clair et leur numéro peint en rouge.
Les "Seehund" contribuent aux expérimentations d'armes anti-sous-marines et de nouvelles torpilles à partir de 1950, en plus des exercices ASM pour éprouver les défenses côtières.
En 1953, sur demande de l'US Navy, pour tester ses défenses portuaires, la Marine nationale prête deux sous-marins avec leur équipage (S 622 et S 623). Ils effectuent à San Diego en Californie plus de 60 sorties et parcourent 1 400 milles. Ils rentrent à Toulon le 16 1954 depuis Norfolk avec le transport U-55 "Antarès". En septembre 1954, la Marine désarme les S 621 et S 623 (n°Q24 & Q25) pour cause d'usure de leur coque. En août 1956, la flottille des sous-marins de poche français est dissoute. Les S 622 et S 624, sont placés en réserve spéciale B.
De l'usine au port : des sous-marins biplace "Seehund" sur leur remorque de transport.
Des officiers britanniques examinent un sous-marin de poche "Seehund".
Source des deux photos: Les armes secrètes allemandes par Brian J. Ford aux éditions Marabout 1971.
Après la démolition du S 623, les S 621, S 622, S 624, sont mis à disposition du service Presse-Information de la Marine nationale, qui les expose dans diverses manifestations dans toute la France dont le salon nautique de Paris en 1955. Au total la flottille des sous-marins de poche aura effectué 858 sorties, 730 heures de plongées, 146 lancement de torpilles d'exercices, 230 lancement de torpilles expérimentales et parcourue 14 050 nautiques.
Le sous-marin S 622 est resté pendant de nombreuses années à la base sous-marine de Lorient, exposé et découpé en 3 tronçons. D'octobre 1988 à juillet 1989 l'Atelier Militaire de la Flotte de Brest a restauré sa partie extérieure, il se trouve actuellement exposé dans l'enceinte du Musée nationale de la Marine de Brest pour le plus grand plaisir des visiteurs du musée.

Le S 622 conservé au Musée nationale de la Marine de Brest.
Source des trois photos: Collection personnelle de M. Lavrenti, du club maquette Thionvillois 57 (France).
"" Superb und lebens Diorama "Seehund" ""
Quel beau travail ce magnifique diorama mettant en scène deux "Seehund" à l'échelle 1/35. La grue est faite en scratch, le pont également, ainsi que la remorque transportant un "Seehund". L'eau est à base de silicone sanitaire et de colle blanche.
Explication pour l'eau : J'ai plusieurs méthodes, pour ce diorama, j'ai utilisé de la silicone sanitaire transparente (à utiliser dans un local bien aéré, la silicone, çà dégage une forte odeur).
Étendre la silicone avec une spatule, en donnant l'effet de vagues plus ou moins fortes. Laisser sécher, mais pas à fond, garder un peu de souplesse, puis recouvrir de colle blanche, çà évitera les craquelures dû au repli, en même temps çà opacifie l'eau.
Entre deux couches, on peut éventuellement mettre une couche de couleurs différentes, pour donner un certain aspect, suivant l'eau que l'on veut : exemple bleue, grise, verte...
Pour les grandes surfaces, j'utilise de la glycérine mélangée avec de la gélatine, çà donne de bons résultats, mais les proportions du mélange sont assez difficiles, il faut faire plusieurs essais.
J..n.










J..n / Jean-Marie









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