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Le PAK 40/1 "Lorraine Schlepper".






"" Un obusier de 150 mm sur châssis de char français ""

Maquette Al-By  au 1/35. Plastique et résine.  Référence : 333. 





Historique : La revue Connaissance de l'Histoire, les blindés de 1944-1945.
Numério°6 hors série aux éditions Hachette 1981.





Historique : Le char léger tchèque 38 (t) avait été une belle réussite au point de vue mécanique. Il était tout désigné pour engendrer une série d'engins spécialisés, et particulièrement de chasseurs de chars automoteurs armés de l"excellent canon de 75 mm à tube allongé, dont la réputation ne faiblissait pas.

Même une fois la décision prise de suspendre la fabrication de sa version char de combat, la production de son châssis fut maintenue pour y installer de l'artillerie de moyen calibre et des mitrailleuses antiaériennes et, finalement, pour servir de support au Jagdpanzer et au Schützenpanzer.
Les premiers modèles de chasseurs de chars ainsi conçus avaient conservé pour l'essentiel la configuration mécanique du châssis d'origine : même moteur, même moyens de protection et de ventilation. La casemate abritant l'armement principal, ouverte vers l'arrière, correspondait à la portion centrale de la caisse. Ce matériel reçut la dénomination de Ausf.H et fut utilisé pour réaliser les premiers automoteurs de 150 mm.
On chercha par la suite à l'améliorer en plaçant l'armement à la place du moteur, formule qui aboutit à trois familles d'automoteurs sur le même châssis : le 150 mm, le 75 mm et le 20 mm contre-avions Ausf.M. 


Le "Lorraine Schlepper".
Source de la photo: Le site web   panzerableitung.forumactif.com

Char léger tchèque CKD/Pragua LT-H.

Le Jagdpanzer IV "version "tueur de chars" du Panzer IV.
Source des deux photos: Chars et véhicules blindés par Robert Jackson aux éditions Parragon 2008.

"" Automoteurs sur châssis de chars français ""
La boulimie de la machine de guerre allemande atteignit en 1942-43 un degré tel qu'il lui fallut faire usage de tout le matériel "de prise de guerre" tombé entre ses mains et dont elle pouvait s'approvisionner en pièces de rechange. Aussi chercha-t-elle à tirer parti des châssis des meilleurs chars français de la période 1935-40, pour en doter des canons automoteurs.
Le meilleur de ces châssis était celui du tracteur blindé, ou chenillette, Lorraine, véritable char possédant un compartiment de pilotage à l'avant, un moteur au centre et une soute de chargement à l'arrière; il se prêtait particulièrement bien à la transformation projetée. La société Alfred Becker, à Krefeld, s'intéressa à ce projet dès le début de 1942.
La première pièce d'artillerie montée sur ce "Lorraine Schlepper" (dénomination allemande du Tracteur Blindé 38 L) fut un obusier de 150 mm L/17 datant de la Grande Guerre. L'engin fut engagé en Afrique du Nord, sur le front de l'Est et en Occident.

Automoteur réalisé par un montage d'un obusier de 150 mm sur un châssis de véhicule blindé français, la "chenillette Lorraine". Un grand nombre de ces automoteurs nommé "Lorraine Schlepper" furent affectés aux unités d'artillerie de l'Afrikakorps.
Source: La revue Connaissance de l'Histoire, blindés 1944-1945 n°6 hors série aux éditions  Hachette.


Les résultats flatteurs obtenus par ce système d'armes -- équipé d'un soc à l'arrière pour compenser l'importance du recul -- conduisirent à des expérimentations en série, dont celle du canon antichar français de 47 mm.
Devant les résultats obtenus, la décision fut prise de l'utiliser sur les deux "chevaux de bataille" de l'artillerie allemande, le canon antichar de 75 mm qui armait déjà le Marder, et l'obusier de 105 mm adopté par l'artillerie des Panzerdivisionen, sur le châssis de Pz.Kpfw.II. 

La nouvelle version à moteur avant Ausf M PzKpfw 38 (t) fut à l'origine, comme le montre cette vue arrière, d'un Marder III beaucoup mieux équilibré. Près de 800 véhicules de ce dernier type furent construits contre la moitié de ce chiffre pour les premiers Panzerjager 38 (t) de 75 mm à moteur arrière.
Source: Les blindés de la Seconde Guerre mondiale par Eric Grove aux éditions Atlas 1976.


Ces mêmes pièces d'artillerie furent montées sur le châssis du char Hotchkiss H-39 (avec des résultats moins spectaculaires, semble-t'il) et fournies en dotation aux forces allemandes d'occupation en France. On connaît en outre une version automoteur de la pièce de 105 mm (dont 48 exemplaires furent installés sur les châssis H-39) montée sur un châssis du char lourd B sans tourelle qui était équipé d'une superstructure différente.
Il y a eu 170 "Lorraine Schlepper" livré entre juillet et août 1942, des sourcent avancent un chiffre de 160 à 184 exemplaires.


Des chars 35 H modifiés 39, dits H-39, sont livrés au 19e bataillon de chars; le H-39 présentait des modifications spécialement demandées par la cavalerie (moteur plus puissant, galets et chenilles améliorées, etc...).
Source: La revue Connaissance de l'Histoire n°47 de juillet/août 1982 aux éditions Hachette 1982.


"" Caractéristiques du "Lorraine Schlepper" ""
Équipage : 5 hommes.
Poids : 8 tonnes.
Longueur : 5,5 m.
Largeur : 1,8 m.
Hauteur : 2,2 m.
Armement : 1 canon 7,5 PAK/40/1.
Moteur : Delahaye 103 TT.
Vitesse : 34 km/h.

"" Un modèle réalisé superbement "" 




 
 
 
 
 




Jean-Marie



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