Le Mitsubishi A6M Reisen "Zero".






"" Le fer de lance de l'aviation nippone ""

Maquette Tamiya au 1/32.  Référence : 60309.








Historique : Les avions de la Seconde Guerre mondiale par Christopher Chant aux éditions Atlas 1978.




Sur le sujet voir aussi : L'Album du Fanatique de l'Aviation n°26 - 27 et 28.
Les chasseurs Japonais de la Deuxième Guerre mondiale chez Docavia.
Les avions, la Seconde Guerre mondiale volume 4 chez Bordas.
L'Encyclopédie de l'Aviation n°38 - 126 et 149 chez Atlas.
L'Univers des Avions 1939/1945 chez Gründ.
L'Encyclopédie Atlas volume 6, année 1980.



Réalisation de la maquette par M. Geffroi Thoilié.
Les photos sont de l'exposition de Thionville (57) en 2016.







Historique : La révélation des qualités du A6M constitua un choc très dur pour les Américains et leurs alliés lors de l'attaque de Pearl Harbor. Mais ils ne tardèrent guère à trouver la parade, et le Zero, quoique construit en plus grand quantité que tout autre avion japonais, fut contraint à une stratégie défensive.
La célébrité qui entoure les chasseurs Mitsubishi A6M utilisés par les forces armées japonaises durant la Seconde Guerre mondiale est amplement méritée. A une époque où les chasseurs embarqués étaient généralement lents et lourds, et en tout état de cause inférieurs à leurs homologues terrestres, le chasseur A6M était déjà en mesure de surclasser en vol presque tous les avions de chasse basés à terre en disposant d'une autonomie étendue et d'un armement puissant. Cet appareil devait opérer aussi bien à partir de bases terrestres que de port-avions, et il fut de toutes les opérations importantes menées par la marine impériale japonaise.

Les origines du Mitsubishi A6M remontent à une demande, datée de 1937, concernant un chasseur destiné à remplacer le A5M qui venait d'entrer en service. Ce A5M était un monoplan a cockpit ouvert et train d'atterrissage fixe. Les spécifications complémentaires émises par la marine ultérieurement et qui traduisaient les leçons tirées des combats menés en Chine insistaient sur le fait que le nouveau chasseur devait être d'une conception très avancée.
L'équipe technique de Mitsubishi, sous la direction de Jiro Horikoshi, réalisa un excellent appareil entièrement métallique, très bien profilé doté d'une verrière à vision totale qui, en 1938, était tout à fait remarquable.  


Restauration et finition en livrée japonaise d'un Mitsubishi A6M-2, récupéré dans la jungle en Papouasie (Nouvelle-Guinée).
Source: La revue Air Enthusiast de september-december 1988.

Mitsubishi A5M-2-Otsu appartenant au 12e Kokutai, photographié lors d'une patrouille dans la région de Han-k'eou en 1938, et doté d'un réservoir supplémentaire de 210 l. La Marine impériale japonaise sut reconnaître, avant tout autre armée, l'interêt qu'offrait l'utilisation de réservoirs largables. 
Source: La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°127 aux éditions Atlas 1984.



Le premier prototype propulsé par un moteur en étoile Mitsubishi Zuisei de 780 chevaux vola pour la première fois en avril 1939 et révéla être un avion agréable en tous points au programme proposé, sauf en ce qui concerne la vitesse.
Pour remédier à cette lacune, Mitsubishi reçut la recommandation de substituer au moteur Zuisei, le Nakajima Sakae de 940 chevaux. Le troisième prototype fut équipé de ce propulseur, si bien que sa désignation devint A6M2. Le nouveau moteur avait augmenté la vitesse bien au-dessus du minimum requis, et le Mitsubishi A6M2 fut commandé en série sous la référence Chasseur Embarqué Type O modèle 11 en juillet 1940. Les appareils de présérie étaient déjà engagés en Chine.


Ce moteur dut sa célébrité au fait d'avoir propulsé, en différentes versions, le chasseur embarqué Mitsubishi A6M Reisen, l'immortel Zéro. Les Japonais développèrent le Sakae (Prospérité) en plusieurs versions et les propulseurs des dernières séries développaient une puissance allant de 1 100 à 1 200 CV.
Ce moteur se présentait sous la forme d'un radial à quatorze cylindres en étoile double, doté d'un compresseur mécanique à deux vitesses. La cylindrée totale était de 27,8 litres, le rapport de compression de 7:1. Le moteur avait un diamètre de 114,4 centimètres, une longueur de 160 centimètres et son poids à sec s'élevait à un peu plus de 533 kilos.
Source: Les avions n°4 de E. Angelucci et P. Matricardi aux éditions Bordas 1981.
Le chasseur embarqué Missubishi A6M2, plus connu sous le nom de Zero, permit aux forces aéronavales de s'assurer en quelques semaines la maîtrise de l'air dans le Pacifique et dans l'Océan Indien. L'apparition de nouveaux chasseurs dans l'US Navy en 1943 mit en lumière les faiblesses du Zero et eut raison de sa réputation (photo Hiroshi SeO).
Source: L'Encyclopédie Atlas volume 6, année 1980.


En cours de production, plusieurs modifications mineures furent apportées, mais celle qui consista à monter des saumons d'aile repliables, nécessaires sur les porte-avions, fut la seule qui donna lieu à une désignation précise, le modèle 21.
En décembre 1941, la marine japonaise pouvait aligner 328 appareils opérationnels qui constituèrent le fer de lance de l'irrésistible assaut des Japonais dans le Pacifique et le Sud-Est asiatique jusqu'au milieu de 1942. Vers cette époque, le dernier type A6M, le A6M3, commença d'entrer en service comme modèle 32. Ce dernier avait un moteur Sakae 21 de 1 130 chevaux et pouvait emporter plus de munitions. Les types ultérieures eurent des ailes raccourcis par suppression des extrémités repliables. L'envergure fut réduite à 11 m. Ces modifications augmentèrent la vitesse de 11 km/h en altitude et réduisirent légèrement les qualités de maniabilité de l'appareil.
Les chasseurs A6M3 furent les premiers de cette série à subir des pertes importantes face aux Américains lors des combats qui les opposèrent au-dessus de Guadalcanal.
Le Sakae 21, plus encombrant que le Sakae 12, entraîna une réduction de la capacité en carburant des réservoirs principaux, et sa consommation plus élevée eut pour conséquence de réduire l'autonomie à 2 380 km environ.
Les chasseurs A6M3 devant décoller de bases situées à 885 km de Guadalcanal, l'autonomie de combat fut très limitée, et les appareils endommagés contraints à un long et pénible retour augmentèrent singulièrement les pertes.
Afin de redonner à l'avion son autonomie initiale, Mitsubishi produisit le modèle 22 ou 22 A, selon le canon qui l'équipait. Ce type avait des réservoirs largables fixés sous les ailes et l'envergure du modèle 21. Malgré ces améliorations, le type A6M était égalé par les derniers chasseurs alliés et, alors qu'un nouveau modèle était sur le point de sortir, la production du modèle 22 fut très limitée.


L'heureux compromis entre la voilure du modèle 21 et le moteur du modèle 32 donna la version A6M3 modèle 22, qui connut un certain succès tant à bord des porte-avions, que dans les formations basés à terre. Ceux-ci ont été photographiés au-dessus des îles Salomon septentrionales, à la fin de l'année 1943. Ces chasseurs faisaient partie de la 2e Division aérienne embarquée, que les nécessités de la guerre avaient conduits à être basés à terre, à Rabaul. On notera l'absence du mât d'antenne.
Source: La revue l'Album du Fanatique de l'Aviation n°27 de novembre 1971.


La version suivante fut conçue pour tenir tête aux chasseurs américains aux moyennes et hautes altitudes. Ce fut le type A6M4 à moteur Sakae suralimenté. Mais l'appareil fut un échec, en raison des problèmes posés par l'emploi d'un compresseur. La marine dut se contenter du modèle suivant, le A6M5, en attendant le successeur du A6M.
Ce A6M5, ou modèle 52, avait de nouveau des ailes raccourcies à extrémités arrondies et des échappements séparés à effet propulsif dont la poussée éleva la vitesse à 565 km/h.
Les ailes reçurent également un revêtement plus épais, ce qui permit des vitesses en piqué supérieures. Si, auparavant, les chasseurs alliés avaient pu échapper aux A6M en profitant de leurs performances en piqué, ce ne fut plus le cas dorénavant. La faiblesse du A6M5 ne résidait plus dans ses performances mais dans sa protection insuffisante : une courte rafale de mitrailleuse de 12,7 mm suffisait à le détruire. Aussi fut-il modifié et, au mois de mars, les livraisons du A6M5a commencèrent.
L'appareil avait un revêtement d'ailes plus solide et des canons alimentés par des bandes au lieu de tambours. Ce modèle 52A fut cependant rapidement remplacé par le modèle 52B ou AM65b équipé d'un bare-brie blindé et d'extincteurs de réservoirs. Une des mitrailleuses de 7,7 mm fut aussi remplacée par une arma de 13,2 mm. Mais le A6M était alors dépassé, et sa dernière version A6M5b fut presque entièrement anéantie dans ce qui fut appelé le "Grand Tir aux Pigeons des Mariannes", lors de la bataille des Philippines de juin 1944. 


Restauration d'un Mitsubishi A6M5 Zero, celui ci est au musée de Calif. Source: La revue Koku Fan.



Cependant la production éventuelle d'un appareil de remplacement n'ayant fait aucun progrès, de nouvelles améliorations durent être apportées au A6M. Malgré l'intention des créateurs de remplacer le moteur Sakae par un Mitsubishi Kinsei, la marine refusa cette transformation.
En attendant la mise au point du moteur Sakae 31 à injection d'eau-méthanol, le moteur Sakae 21 fut choisi pour équiper le A6M5c (modèle 520) qui avait une plus grande capacité de carburant dans ses réservoirs internes, un blindage pour le pilote et deux mitrailleuses supplémentaires type 3 de 13,2 mm dans les ailes. Celles-ci reçurent un revêtement encore plus épais. Les unités au combat improvisèrent souvent un support de bombe sous le fuselage pour emporter une charge de 250 kg à la place du réservoir largable. Les développements officiels ultérieurs visant à la production d'un bombardier en piqué destiné aux porte-avions légers donnèrent naissance au type A6M7 ou modèle 63. 


L'une des meilleures photographies connues montrant des Reisen en opérations. Prise au cours des dernières semaines de la guerre, elle montre des A6M5c, ou peut-être des A6M6c, appartenant au Genzan Kokutai.
Source: La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°38 aux éditions Atlas 1982.


Finalement, la marine admit que le seul moyen d'atteindre un niveau de performances devenu indispensable serait d'autoriser le montage du moteur Kinsei sur le A6M. Cette nécessité apparut enfin à la suite de l'échec rencontré dans la mise au point du A6M6c (modèle 53c) dont la vitesse maximale n'était que de 557 km/h malgré le moteur Sakae 31, fonctionnant au mélange eau-méthanol. Le montage du moteur Kinsei 62 de 1 560 chevaux dans le fuselage du A6M imposa des modifications, et le premier appareil de la nouvelle série, désigné A6M8, apparut en avril 1945. Les performances étaient prometteuses, mais le chasseur modèle 64 ne fut pas produit en série avant la fin des hostilités.
Malgré la prééminence absolue du A6M parmi les chasseurs de la marine en 1941, il était périmé en 1943. Ses performances n'étaient alors que légèrement inférieures à celles des chasseurs alliés les plus récents, mais il manquait de protection à la fois pour le pilote et les réservoirs. Sa structure, trop légère, était trop vulnérable au feu des chasseurs rencontré par la marine dans la mise au point d'un avion de remplacement au moment opportun fit que le A6M fut produit jusqu'à la fin du conflit pour un total de 10 449 appareils.


La version hydravion : Nakajima fut chargé de la construction du prototype A6M2-N en 1941 et en sortit ensuite 327 exemplaires jusqu'en septembre 1943. Prévus pour l'appui des débarquements japonais et le soutien des positions sans infrastructure terrestre, ils ne purent pas être utilisés à ces fins et furent finalement réservés à la défense des zones moins menacées que les archipels du Pacifique, tels que les Aléoutiennes et l'Indochine.


Condensé de la revue le Fanatique de l'Aviation n°26 d'octobre 1971.


Photo d'un Zero capturé à Saipan, qui se trouve au National Air Space Museum. Remarquer l'incription "KEEP OFF" à travers le hinomaru (photo de Robert C. Mikesh).

Poste de pilotage du Zero, ce poste est spacieux et bien arrangé pour les pilotes de cette époque.
Source des deux photos: La revue japonaise Koku Fan.

Mitsubishi A6M2-N. C'est le zero avec empennage modifié et les trois flotteurs, construit à Koizuma, une usine de Nakajima. Bien armé avec 2 mitrailleuses de 7,7, mm et 2 canons de 20 mm dans les ailes. Vitesse maximum : 435 km/h à 4 300 mètres.
Source: La revue Le Fanatique de l'Aviation n°26 d'octobre 1971.


"" Caractéristiques de l'A6M5c Reisen ""
Type : Chasseur bombardier embarqué.
Moteurs : 1 Nakajima NK1F Sakae 21 en étoile de 1 130 ch.
Performances : Vitesse maximale, 565 km/h; vitesse de croisière, 370 km/h; temps de montée à 6 000 m, 7 mn; plafond pratique, 11 700 m; distance franchissable, 1 920 km.
Poids : A vide, 1 876 kg; maximal au décollage, 2 733 kg.
Dimensions : Envergure, 11 m; longueur, 9,12 m; hauteur, 3,50 m;surface alaire, 21,30 m².
Armement : 1 mitrailleuse lourde Type 3 de 13,2 mm dans le capot moteur (avec culasse dans l'habitacle); 2 canons Type 99 de 20 mm dans les ailes, ainsi que 2 mitrailleuses de Type 3 de 13,2 mm, à l'extérieur des canons; 2 bombes de 60 kg sous la voilure (en mission suicide), 1 bombe de 250 kg.


Le seul Mitsubishi Zero en état de vol aujourd'hui; propriété du "Plane of Fame Museum" de Chino, Californie. (photo Ohtaki/Aviation journal).
Source: La revue Air Fan n°5 de mars 1979.


"" Le A6M "Reisen" de Tamiya au 1/32 ""



 
 
 
 
 
 





Jean-Marie
























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