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Le Douglas A-26 / B-26 "Invader".





"" Cet avion a fait une grande carrière ""

Maquette Musthave au 1/48.   Référence : MH 148003.





Historique : Le livre Avions de combat d'aujourd'hui de Corrado Barbieri aux éditions Continalux Verlag;


Sur le sujet voir aussi : La revue le Fanatique de l'Aviation n°103 - 104 et 105.
Les avions n°4. Les avions de la Seconde Guerre mondiale.
Certains numéros de la revue Air Fan.
Le moniteur de l'Aéronautique n°38.
L'Encyclopédie de l'Aviation n°160.
La revue Aviation Magazine n°85.




Historique : Il est des avions qui ont réellement la vie dure. Lorsqu'il apparut, l'"Invader" n'offrait guère de perspectives de développement, et il ne donna pas d'emblée d'excellents résultats. Pourtant, sa carrière se prolongea bien au-delà de celle des autres bombardiers de la même époque. Pour les équipages qui volèrent à son bord, l'avion fut exceptionnel, pourvu qu'il fut mis entre les mains de bons pilotes. 

Vers la fin de la deuxième guerre mondiale, la 9ème et la 12 ème Force aérienne reçurent le nouveau bombardier léger A-26, qui pour être entré tard en service n'avait prit part qu'à un nombre limité d'opérations. Lorsqu'en 1946, on créa, à partir de ces deux forces aériennes, le Tactical Air Command, l'A-26 construit en plusieurs centaines d'exemplaires dans les versions B et C en fut l'élément principal.
En juin 1948, on abolit la catégorie "Attaque", et la dénomination de cet avion fut modifié en B-26 (B-26B et C pour les versions respectives).



Par la suite, lorsqu'on constitua en Europe le 38ème Light Bomber Wing opérant au sein de l'USAFE, les B-26 furent assignés à cette unités ainsi que des exemplaires de B-26C et de RB-26C de reconnaissance, dont la base fut établie en Allemagne. Le RB-26C n'était pas armé, mais il était équipé d'appareils photographiques et de bombes photo-éclair pour la photographie nocturne.
Avec le 3ème Groupe de Bombardement, qui comprenait trois escadrons de B-26, les bombardiers participèrent, pour la deuxième fois, à des opérations de guerre, au cours de la guerre de Corée. On les utilisa dans ce conflit pour des missions tactiques, à partir de la base de Iwakuni au Japon (première mission : le 27 juin 1950). On ajouta par la suite au 3ème Groupe , le 452ème (dénommé ensuite 17ème)dont la base se trouvait à Itazuki. Au cours de leurs actions, les B-26 opérèrent avec un poids supérieur à celui qu'ils avaient durant la deuxième guerre mondiale; les charges offensives, qu'ils transportaient, avaient, elles aussi, un poids supérieur.

Douglas A-26B-35-DL "Invader", serial 41-39471, basé à Clark AFB aux Philippines, en janvier 1957.
Source: Décoration des avions de l'U.S. Air force 1945-1960 par Alain Pelletier. Photo R. Picciani. 

Gros plan sur un équipage français qui se prépare à partir en mission, en Indochine, sur un bombardier léger Douglas B-26B. 
(Photo Ektachrome Raymond Cauchetier).
Source: Couverture de la revue Aviation Magazine n°85 de novembre 1953.
RB-26C de reconnaissance dans une base américaine au Vietnam. 
Source: Le livre Avions de combat d'aujourd'hui de Corrado Barbieri aux éditions Continalux Verlag. 


La version B-26B fut souvent équipée de huit mitrailleuses de 12,7 mm situées dans le nez, entièrement métallique, ainsi que trois autres mitrailleuses situées dans chaque aile, pour remplacer celles qu'on avait, en un premier temps, installées dans des pods. La capacité totale de tir de ces armes était de 4 000 coups. A leur tour , les quatre armes situées deux par deux dans les tourelles, sur le dos et sur le ventre de l'appareil, disposaient de 500 coups chacune. Dans les compartiments-bombes, on pouvait transporter 1 800 kg de charge offensive, et sous les ailes, 14 roquettes de 127 mm, ou bien un nombre inférieur de roquettes, plus deux réservoirs supplémentaires de 620 litres, ou bien encore deux containers de napalm d'environ 400 litres.  

Un B-26B en très mauvais état quelques part aux Etats-Unis.        Collection personnelle.


Le B-26C pouvait être équipé de la même charge offensive sous-alaire que la version B, et il possédait également les deux tourelles armées, mais son nez était transparent et abritait le pointeur. Le radar H2S, situé entre le nez et le compartiment-bombes, permit, lors du conflit coréen, d'effectuer des attaques nocturnes efficaces, opérations auxquelles  ces avions furent exclusivement destinés à partir de 1951. La dernière action des B-26 en Corée fut accomplie le 27 juillet 1953, moins de 30 minutes avant le cessez-le-feu, dans cette zone, par des avions du 3ème Groupe de Bombardement. 


Un B-26C français en mission au-dessus en pays Thaï (Indochine).

Poste de pilotage d'un B-26C "Invader".
Source des deux photos: La revue Aviation Magazine n°85 de novembre 1953.



Au cours des premier mois de l'année 1956, les B-57 remplacèrent peu à peu les "Invader" qui, dans leurs différentes versions, continuèrent à prêter service dans la Réserve et dans la Garde Nationale, dont les unités furent, à partir de 1947, progressivement dotées de cet avion.
Pendant les années 1950, on utilisa largement un grand nombre de B-26 aussi bien pour l'entraînement que pour le transport, dénommés respectivement TB-26B et TB-26C (entraînement des unités de la Réserve et de la Garde Nationale), CB-26B et VB-26B (transport au service des Quartiers Généraux de l'USAF).
Les B-26 apportèrent en outre une contribution importante à des expériences de différentes natures, parmi lesquelles il faut rappeler l'emploi de B-26 pour le développement des parachutes de freinage, la variantes ED-26C employée pour le guidage de missiles et un certain nombre d'exemplaires, sous le badge DB-26C, utilisés par l'Air Research and Development Command, pour le contrôle de drones, et en liaison avec le développement du cible téleguidé Ryan Firebee.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le B-26 fut utilisé à des tâches très diverses. Le 44-35350, construit à Tulsa, devint un DB-26C de pilotage d'engins téléguidés. Il emporte ici deux engins-cibles Ryan Firebee, dotés d'un turboréacteur sous les ailes.
Source: La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°160 aux éditions Atlas 1985.


Un exemplaire de A-26B avait été cédé à l'US Navy dès 1945 sous le sigle XJD-1, suivi de 140 exemplaires de série JD-1 utilisés comme remorqueur de cibles. Ces avions avaient opéré avec différents escadrons de l'US Navy et avaient successivement reçu le sigle JD-1D, comme largueurs de cibles téléguidés (UB-26J à partir de 1962) et postes de contrôle pour ces appareils (DB-26J). Les moteurs qui augmentaient la puissance de ces versions étaient deux Pratt & Whitney R-2800-71 CV.
Au début des années 1960 ces appareils, d'une longévité remarquable, étaient encore utilisés dans des missions opérationnelles.
Le 15 avril 1961, quelques B-26 achetés par la CIA décollèrent de l'aéroport de Puerto Cabezas au Nicaragua, pour appuyer le débarquement avorté à Cuba. D'autres exemplaires furent assignés à l'aviation congolaise vers 1963, et furent utilisés contre les sécessionnistes katangais. Puis, les B-26 furent mis en service au Vietnam pour des actions d'appui tactique, où ils subirent par ailleurs un pourcentage de pertes élevé, auxquelles la On Mark tenta de remédier en mettant au point une version du B-26 destinée aux opérations COIN.
Les avions ainsi modifiés furent dénommés B-26K Counter "Invader"; le premier exemplaire, YB-26K, avait effectué son premier vol en 1963. La cellule de ces avions avait été entièrement reconstruite, et offrait de nombreuses améliorations déjà apportées sur les conversions commerciales effectuées par cette firme.
Les moteurs du B-26K étaient deux R-2800-103W de 2 500CV; on avait installé aux extrémités alaires des réservoirs de carburant, transportés en permanence, tandis que l'on avait augmentée la capacité des réservoirs internes.
On avait également renforcé l'armement, et l'avion pouvait transporter extérieurement plus de 3 600 kg de charge offensive. L'installation d'un appareil photographique fut une caractéristique standard des B-26K. Au total, l'USAF commanda 40 conversions en B-26K et le premier exemplaire de série effectua son premier vol le 25 mai 1964.    

Un B-26K Counter "Invader".   (photo P.D. Chinnery).
Source: La revue l'Encyclopédie de l'Aviation n°160 aux éditions Atlas 1985.
Un B-26K, version COIN du B-26, avec huit mitrailleuses dans le nez.
Source: Le livre Avions de combat d'aujourd'hui de Corrado Barbieri aux éditions Continalux Verlag.


Différentes versions du B-26 ont été assignées aux forces aériennes de l'Arabie Saoudite, du Chili, de la Colombie (B-26B et RB-26C), de l'Indonésie (B-26B), du Nicaragua, du Guatemala et du Pérou (B-26C), ainsi que dans la version K, aux forces aériennes du Congo et du Laos.
Un certain nombre d'exemplaires de la version C avait été en outre acheté par les forces aériennes françaises qui les utilisèrent par la suite en Indochine.
En 1966, un certain nombre de B-26 furent reconstruits, avec des sections centrales alaires renforcées et des moteurs R-3350 à la place des moteurs R-2800.
C'est au Vietnam, en 1967 environ, que prit fin la carrière d'un avion qui, malgré sa formule conventionnelle, avait révélé à quel point il pouvait être susceptible de constantes améliorations.  

Douglas A-26C "Invader", serial 44-34687, du 729e Bomber Squadron, 452 e Bomber Group, à Chin-Chan (Corée) en 1952 (photo R. Picciani).
Source: Décoration des avions de l'U.S. Air Force 1945-1960 par Alain Pelletier Ouest France 1982.


"" Caractéristiques du B-26 "Invader" ""
Source : Le moniteur de l'Aéronautique n°38 de mai 1980.

Monoplan à aile médiane et train d'atterrissage tricycle, bombardier léger de bombardement d'assaut et de reconnaissance. 

Existe en trois versions françaises :
-- B-26C dit Leader à nez vitré possédant un viseur de bombardement et équipé de 4 à 6 mitrailleuses de 12,7 mm.
-- B-26B dit Strafer à nez plein équipé de 6 mitrailleuses de 12,7 mm.
-- B-26P de reconnaissance, B-26 modifié et doté de plusieurs caméras, cet avion est susceptible d'être transformé en B-26C Leader en ôtant une partie de l'équipement photographique et en installant un viseur Norden opération effectuée en un peu moins de 3 heures.

Dimensions : Envergure, 21,30 m; longueur, 15,60 m; hauteur, 5,60 m.
Poids : A vide, 10,9 t, en charge maximale, 15,9 t.
Groupes moto-propulseurs : 2 moteurs Pratt & Whitney R-2800-79 de 18 cylindres et de 2 000 ch au décollage; hélice tripales Hamilton Standard Hydromatic à vitesse constante.
Équipage : Un pilote, un navigateur-bombardier (B-26C) ou un navigateur (B-26B); un mécanicien-mitrailleur ou radio de bord; éventuellement un observateur ou un passager.
Equipement radio et navigation : VHF TR-AP-29A. SCR-300. ARC-8. Radio compas AN/ARN 7. Récepteur de radio-phare BC-453.
Equipements opérationnels : Collimateur réglable pour le tir dans l'axe. Viseur Norden pour le bombardement horizontal. Collimateur périscopique de tourelle pour mitrailleur . Appareil K-24 destiné au contrôle du bombardement.
Armement : 4 ou 6 mitrailleuses à tir axial de 12,7 mm avec 400 coups par arme. 2 mitrailleuses de 12,7 mm en tourelle orientable. Roquettes de type HVAR de 5 inch ou T-10. 2,5 t de bombes d'un poids égal ou inférieur à 1 000 Ibs. Bidons spéciaux de napalm, bombes éclairantes dites Luciole ou bombes fumigènes.
Performances : Plafond pratique, 6 500 m; rayon d'action tactique, 600 km; rayon d'action maximal, 3 000 km avec réservoirs de convoyage; vitesse de croisière, 350 à 400 km/h.

Un "Invader" B-26C du groupe de bombardement "Armagnac" français.
Source: La revue le Fanatique de l'Aviation n°105 d'août 1978.


"" La superbe réalisation de M. Formery ""


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Jean-Marie



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