3-in Gun Motor Carriage M10






"" Lui aussi était un chasseur de chars ""
Marque AFV au 1/35.  Référence : 35024.





Historique : L'Encyclopédie des Armes n°94 aux éditions Atlas.
MPM Maquettes Plastique Magazine n°67 de décembre 1976.

Réalisation du diorama par mon ami belge Pascal Mitaine.



Historique : Vers la fin des années trente et au début des années quarante, l'armée de terre américaine formula une nouvelle doctrine tactique selon laquelle les grandes unités blindées à progression rapide devaient être neutralisées par une force de chasseurs de chars qui comprendrait des canons antichars à haute vélocité, soit automoteur, soit remorqués.

Cette force nouvelle serait utilisée en masse et armée de puissants canons.
Ainsi naquit le Gun Motor Carriage M10 automoteur doté d'un canon de 76,2 mm, connu sous le nom de M7, qui fut le résultat de recherche sur une arme antiaérienne. L'armement secondaire se composait d'une mitrailleuse Browning de 12,7 mm.
Le M10 utilisait le châssis du char moyen M4A2 (le Sherman) surmonté d'une nouvelle caisse supérieure à blindage mince et d'une tourelle à ciel ouvert. Le blindage relativement mince de la caisse était compensé par l'utilisation de plaques blindées inclinées pour améliorer la protection. Cet agencement se retrouvait sur la tourelle. A la différence des chasseurs de chars de l'époque, le M10 avait une tourelle à pointage tous azimuts.
Bien qu'il ait été prévu de l'utiliser comme chasseur de chars, l'armée de terre américaine le considérait comme un canon automoteur qui ne servirait pas au combat rapproché; d'où l'inutilité d'un blindage épais. Le canon était puissant pour l'époque. La production commença en septembre 1942, et le potentiel de l'industrie américaine était tel qu'à la fin de la production en décembre 1942, 4 993 engins avaient été construits.

Gun Motor Carriage M10 du Musée de Bayeux (France).      Collection personnelle.


La majeure partie alla aux régiments de chasseurs de chars de l'armée de terre américaine et, en 1943, on comptait cent six régiments sur pied. Mais, au cours de la guerre, leur nombre alla en diminuant quand on s'aperçut que le concept de chasseur de chars, en tant qu'arme séparée du reste des forces blindées américaines, était erroné.
L'expérience prouva que le meilleur moyen de faire face à un char était d'aligner un autre char.
Néanmoins, cette force de chasseurs de chars fut maintenue jusqu'à la fin de la guerre, la plupart des régiments ayant servi en Europe. Vers la fin de la guerre, la plupart des M10, leur matériel dérivé et les canons remorqués étaient plus utilisés comme force d'assaut que comme chasseur de chars. Le M10 était le matériel de base de ces régiments.
Il servit non seulement dans l'armée de terre américaine, mais aussi dans les armées de terre britannique (qui appelait le M10, Wolverine), français et italienne.

Les M10 utilisé par l'armée française (notamment par les fusiliers marins dans la "poche" de Royan, le 10e régiment de chasseurs et le 7e régiment de chasseurs d'Afrique) où ils étaient communément appelés "tanks-destroyés", ou même "T.D". 
Un M10 américain sous les couleurs de la France libre participant à des exercices en Afrique du Nord. Le M10 faisait appel au châssis très largement utilisé du M4 Sherman, mais disposait d'une superstructure faiblement blindée et à ciel ouvert dans laquelle prenait place un canon de 7,62 mm.                                  Photo IWM. Londres
Source: L'Encyclopédie des Armes n°94 aux éditions Atlas.

Au combat, il ne fut pas un succès complet. En dépit de son faible blindage, il était grand et volumineux.

Pour renforcer le blindage de ce char, il fut envisagé de rapporter des plaques supplémentaire sur la coque et la tourelle, en laissant un espace entre les deux cuirasses, ce qui explique cette "éruption" d'énormes têtes de boulons sur toutes les surfaces.
Cependant, les essais effectués démontrèrent que le M10 ainsi caparaçonné devenait trop lourds et pratiquement impossible à manœuvrer, surtout en terrain mou et les blindages additionnels ne furent pratiquement jamais utilisés.

De plus, son canon perdit de son efficacité avec le temps. Les M10 étaient toujours en service à la fin de la guerre. Les Britanniques avaient alors changé les canons de leurs M10 pour ceux de 17, et le type prit le nom d'Achilles.
Entre-temps, les M10, qui était le même véhicule mais avec le châssis du char moyen M4A3 qui avait une installation de moteur différente et quelques autres transformations.

"" Caractéristiques du M10 ""
Equipage : 5 hommes.
Poids : 29,937 tonnes.
Moteur : 2 General Motors de 6 cylindres Diesel développant 375 ch chacun.
Dimensions : longueur, 6,83 m; largeur, 3,05 m; hauteur, 2,57 m.
Performances : vitesse sur route, 51 km/h; autonomie sur route, 322 km; pente, 46 %; obstacle vertical, 0,46 m; coupure franche, 2,26 m; gué, 0,91 m.
Armement : un canon antichar de 76,2 mm et une mitrailleuse lourde Browning M.2, de calibre 12,7 mm (calibre 50 U.S.).
Un chasseur de chars M10 appartenant à la Ire armée américaine roule vers le front. A ce moment du conflit, il était davantage utilisé comme canon d'assaut que comme chasseur de chars, mais son faible blindage le rendait très vulnérable. Le char emporte des fantassins et une mitrailleuse de 12,7 mm.                         Photo IWM. Londres.


"" Quelques photos sur le M10 ""
Source : La revue MPM Maquettes Plastique Magazine n°67 de décembre 1976.
A) Carte de propagande de l'armée américaine.
B) Débarquement de chars M10 du 10e régiment de chasseurs, dans un port italien. Noter sous le nom "Caoua" (qui indique l'appartenance de ce char au 3e escadron), l'étoile américaine sommairement effacée. La censure de l'époque a jugé utile, sur le négatif de gratter l'insigne, au-dessus du garde-boue droit.
C) Autre vue de l'arrivée du 10e chasseur en Italie. Remarquer les emplacements des différents insignes et inscription au pochoir.
D) Groupement de véhicule du 10e chasseurs . Noter les noms des chars, "Démon", "Duracuire", indiquant le 4e escadron. En plus du losange blanc sur rectangle bleu et rouge, le "Duracuire" porte un petit drapeau français peint sur les glacis latéraux. Remarquer l'absence quasi-totale de poignée de tourelle.
E) Vue arrière du "Démon", immatriculé 432637. Noter l'agencement du panneau arrière, assez peu semblable à ce que propose la maquette Tamiya au 1/35.
F) Deux M10 du 10e chasseurs montent en ligne, quelque part en Italie.
G et H) Deux vues du "Bousilleur" (2e escadron du 10e régiment de chasseurs) en batterie, lors de la campagne d'Italie. (photos ECPA).
I) Un M10 américain, lors de la libération de Gometz-le-Châtel (20 août 1944).Remarquer le coffrage-déflecteur de gaz d'échappement;
J) Les M10 du 7e R.C.A. disposés pour une revue. Les chenilles des deux premiers chars sont à patins de caoutchouc, celles du troisième sont à patins d'acier.
K) Vue plongeante sur les  tourelles des M10 du 7e R.C.A.. Remarquer les différentes poignées de tourelles de même que la forme des masses- contrepoids du deuxième char.
L) Le Cléry et le Courroux (3e escadron) en fonction de "porte-siège), lors d'une messe commémorative au 7e R.C.A.. Noter les divers détails, tels que : poignée, marche-pied, absence de garde-boue, etc...
M) Le Diabolique en manœuvre. Noter la forme des patins d'acier des chenilles et l'inscription TOA sous le phare gauche.
N) Le "Diabolique" enlisé. L'inscription TOA n'est pas portée.
O) Les quatre pilotes du 4e escadron. De gauche à droite : pilote du "Dantesque", du "Duelliste", du "Démon" et du "Diabolique". Remarquer la taille des boulons de fixation de blindage additif.
P) Des M10 "réserve de guerre", comme l'indique l'inscription "GS", sur les flancs, à l'arrière. Noter la position du numéro d'immatriculation et du signe TOA.
Q) Le "Dantesque", du 4e escadron du 7e R.C.A. Noter l'absence du garde-boue droit.

"" La réalisation au 1/35 de Pascal Mitaine "" 
Pascal un maquettiste très connu 



 
 
 
 
 
 
 



Pascal/Jean-Marie


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