Le satellite Explorer I





""Le premier satellite terrestre américain""

La réponse à Spoutnik 1 et 2
                                                                                                                        Maquette Glencoe Models au 1/6.  Réf: 05901 




Tous mes grands remerciements à Jean-Henri pour la traduction de la notice


                                                    Historique:  En 1955, les Etats-Unis et l'URSS annoncèrent tous deux leurs projets de mise en orbite de satellites terrestres durant l'Année Internationale de la Géophysique 1957-1958. Les Etats-Unis choisirent la fusée VANGUARD développé pour la NAVY comme lanceur officiel pour le concept militaire nommé ORBITER. Les succès obtenus par la Russie lors de la mise en orbite  des Spoutnik 1 et 2, en octobre et novembre 1957 incitèrent le Président EISENHOWER à donner son feu vert à l'Agence Militaire des Missiles Balistiques (A.B.M.A.) pour préparer un essai de lancement de satellite afin de pallier les retards et les échecs du programme VANGUARD. L'explosion sur la plate-forme de lancement d'un lanceur de satellite VANGUARD le 6 décembre 1957 à Cap Canarveral avait placé les préparatifs de l'ARMY au centre de l'actualité internationale.  
Le lanceur VANGUARD n'a pas eu que des échecs, un exemple la fusée décolle, dans quelques instants le satellite PAMPLEMOUSSE sera sur orbite !.  Source: Les dossiers Espace de Wim Dannau


4 octobre 1957 : L'URSS réussit le lancement du premier satellite artificiel 
"Spoutnik 1"(58 cm de diamètre, 84 kg.  Source: La Conquête de l'Espace

Photo de mauvaise qualité je m'en excuse. 3 novembre 1957 "Spoutnik 2" (508 kg) emporte la chienne Laïka, qui va vivre sans dommage une semaine en apesanteur avant de mourir d'épuisement
Source: Les fusées par Win Dannau, aux Editions Marabout Flash  
La chienne Laïka : premier vivant sur orbite; première victime de la conquête de l'espace. S: Les D.E
                                                    L'A.B.M.A. était assistée par le laboratoire de Propulsion par Réaction (J.P.L.) en Californie. Travaillant sur une date butoir à 90 jours, l'ARMY prépara un propulseur orbital nommé JUPITER C alors que JPL oeuvrait fiévreusement à la réalisation des 3 étages supérieurs du moteur à carburant solide du lanceur ainsi qu'à sa charge utile, le satellite baptisé ultérieurement Explorer I. Afin d'en simplifier la conception et la construction, on opta pour une forme cylindrique permettant ainsi de l'adapter à l'embout de 4ième étage de la fusée JUPITER C.
                          Un anneau de fibre de verre doté d'antennes fouets de 22,5 inches assurait la jonction entre la section avant du moteur de la fusée et la tranche arrière du compartiment instruments. La section instruments abritait un émetteur forte puissance de 60 milliwatts alimenté par une batterie ayant 4 semaines d'autonomie et un émetteur faible puissance de 10 milliwatts chargé de produire des signaux pendant près de 4 mois.
                          Dans le compartiment charge utile, à l'extrémité du compartiment moteur, des microphones sensibles et des fils de mesure métalliques enregistraient les impacts de micro-météorites. Quatre sondes mesuraient les températures de la coque et de la charge utile. De loin, l'instrument le plus important était un compteur Geiger; conçu par le docteur James VAN ALLEN de l'Université de l'IOWA, il servait à mesurer les rayonnements cosmiques. Le satellite, d'une longueur de 80 pouces et de 6 pouces de diamètre pesait 30,8 livres en orbite.
                          Alors que la section arrière du moteur était peinte en blanc, la coque du satellite, la section instrument et l'ogive en acier inoxydable étaient sablées, donnant ainsi un aspect foncé à l'ensemble, et revêtues de bandes d’oxyde d'aluminium assurant le contrôle de la température à l'intérieur du satellite.
                          Lancé à Cap CARNAVERAL depuis une fusée JUPITER C le 31 janvier 1958, EXPLORER I entra en orbite plus haute que prévue, 225 miles à son point le plus bas et 1954 miles à son point le plus haut par rapport à la Terre.
La fusée JUPITER C avec le satellite EXPLORER I.  Source: Les dossiers Espace
                          La boucle orbitale permit au compteur Geiger d'effectuer les premières mesures des bandes de radiations intenses entourant la Terre, baptisées depuis "ceintures de radiations VAN ALLEN". Deux autres satellites semblables à EXPLORER I, mais emportant à leur bord un compteur Geiger plus sophistiqué ainsi qu'un enregistreur sur bande furent mis sur orbite en 1958 : EXPLORER III le 26 mars et EXPLORER IV le 26 juillet.
EXPLORER III mis sur orbite le 26 mars 1958.  Source: Les fusées aux Editions Marabout Flash
                          EXPLORER I est resté en orbite pendant plus de 12 années, et fut détruit par incandescence lors de son entrée dans l'atmosphère, au dessus de l'Océan Pacifique le 31 mars 1970 après avoir effectué 58408 rotations autour de la Terre. A cette occasion, le défunt Dr. Wernher Von BRAUN déclarait : ""Comparé aux normes actuelles d'EXPLORER I, j'ai fait un faible premier pas dans l'espace. Mais, en ce jour c'est l'accomplissement exceptionnel, grâce à ces informations, de positionner le monde libre dans la course pour l'espace"".
                                                              Théodor TALAY. 
                                                           Space frontiers, editor 
EXPLORER I : Le premier satellite lancé avec succès aux Etats-Unis.  Source: Les dossiers Espace
                          La maquette:  C'est un moule d'origine ITC Model Craft paru à la fin des années 50, (ce kit qui est extrêmement rare dans sa version ITC). La marque Glencoe a rachetée certains moules dans les années 80.
                          Cette maquette n'a pas pris une ride, pas une bavure, le plastique se travail parfaitement. Avec un nombre de 38 pièces plus les quatre antennes fouets, le tout moulé en plastique blanc.
                          Un mot sur la notice en anglais qui nous raconte l'histoire d'EXPLORER I, là je remercie encore mon collègue Jean-Henri pour la traduction, car sur les livres ou les revues pas grand chose sur le premier satellite américain.
                          Dans la boîte un gadget comme dans toutes les productions de maquettes des années 50/60, j'appelle cela la boîte à musique où l'on peut mettre le satellite dessus, ouvrir le satellite et le faire tourner.
La boîte ITC.  Source: Fantastic Plastic. Spacecraft et Missiles
La boîte Glencoe Models
Les 38 pièces et les antennes qui composent le satellite EXPLORER I
Nick Argento qui créa Glencoe Models au milieu des années 80, en compagnie de son ami Andy Yanchus (un ancien d'Aurora qui collabore maintenant à de nombreux magazines américains), c'est grâce à eux si aujourd'hui nous retrouvons sur la marché, les anciens moules Lindberg, Lincoln, ITC, Hawk, Strombecker et Archer, merci à eux. 
                                                    Le montage:  Pas grand difficulté pour monter ce modèle, le socle de présentation mérite une attention pour la pièce n°4, où il faudra bien la coller, si on veut entendre le bruit caractéristique d'une boîte à musique.
La boîte à musique, je l'ai mise en peinture gris tempête, mais çà chacun fait selon son goût
                                    Pour les étapes 6 et 7 tout s'assemble à merveille, les pièces n°18 deux fois s'assemble l'une dans l'autre. (J'ai fait la peinture avant l'assemblage.
                          L'étape 8 est une formalité, par contre pour la peinture des crans des pièces n° 26 et 28, elles seront en peinture noire.
                          L'étape 9 et 10, déjà mettre en peinture blanc brillant la pièce n°31, se servir du Tamiya Masking Tape et faire les bandes noires, ensuite coller les pièces n°6-7 et 8, je vous conseil de faire la peinture avant cet assemblage. 
                                       L'étape 11, le collage de la pièce n°33, la pièce n°36, c'est pareil que l'opération décrit ci-dessus, faire avant la peinture en blanc brillant pour la pièce n°36, puis se servir du Tamiya Masking Tape et faire les bandes noires,reste à coller la pièce n°33 qui aura été mise en peinture bronze avant.
                                        Reste le cône pièce n°37, c'est le plus dur de la maquette, j'ai recommencé plusieurs fois, car à cause du Tape Tamiya, la peinture s'enlevait. Pourtant je le faisais adhérer plusieurs fois sur un bout de verre pour qu'il ne soit pas trop collant; çà m'est arrivé aussi pour les pièces n°31 et 36. Bien sûr à force on y arrive, il faut de la patience, donc pareil, j'ai mis le cône en blanc brillant, ensuite j'ai fait des bandes noires. 
                          Le final:  Il ne reste que les petites bandes noires à faire autour, au milieu et en bas. Nous terminons par le décalque et une ou deux couches de vernis satiné. Il est impossible de faire joindre bien les bandes blanches face à face, je ne suis pas le seul, sur le web j'ai vu le même défaut, toutes mes excuses.
                                                                             Malafon 








































  

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