Le Yokosuka MXY7 Ohka modèle 11
""Les Kamikazes du Soleil Levant""
Maquette Hawk Testors / Italeri au 1/48. Réf: N°812
Historique: La création la plus inattendue fut peut-être le missile piloté des Japonais, le Yokosuka MXY7 Ohka (Fleur de cerisier) qui effectua des attaques-suicides contre les forces américaines du Pacifique
Les Japonais construisirent cette arme de la dernière chance à 852 exemplaires, issus de quatre versions, dans les ultimes mois de la guerre.
Le Yokosuka MXY7 remporta son premier succès le 1 avril 1945 lorsqu'il causa de grave dommages au navire de combat américain Virginia. Le 12 avril, au large d'Okinawa, il coula pour la première fois un vaisseau : la victime était le contre-torpilleur Mannerf L. Abele.
Le Yokosuka MXY7 remporta son premier succès le 1 avril 1945 lorsqu'il causa de grave dommages au navire de combat américain Virginia. Le 12 avril, au large d'Okinawa, il coula pour la première fois un vaisseau : la victime était le contre-torpilleur Mannerf L. Abele.
Le MXY7 modèle 11 quelque part dans un pré. Source: La revue Koku Fan
Transporté jusqu'à 80 kilomètres (50 miles) environ de son objectif par un bombardier classique (habituellement un G4M2 3Betty") l'Ohka était libéré et commandé par son pilote assis dans un étroit cockpit entre l'aile trapue de 5 mètres (16 ft 5 in) et la queue à double dérive.
La plus grande partie du parcours jusqu'à l'objectif s'effectuait en une sorte de vol plané, et bien que pour se dérober, il était petit et difficile à intercepter. A environ 5 kilomètres (3 miles) de l'objectif le pilote allumait trois fusées à combustible solide situées dans la queue de l'engin, qui pouvait alors atteindre en piqué raide une vitesse d'environ 1 000 km/h (620 mph).
Les fusées à combustible solide. Source:La revue Wings
Toute la moitié avant du fuselage constituait un cône de charge contenant 1 200 kg (2 645 Ib) de trinitro-aminol. En son temps l'Ohka était pratiquement impossible à arrêter dès qu'il se trouvait à proximité de son objectif, mais les chasseurs américains s'arrangeaient d'habitude pour détruire l'avion lanceur avant que le missile soit lancé. Cependant de nombreux coups directs furent marqués au cours de ces attaques-suicides, qui furent prises au sérieux en dépit du nom de Baka (imbécile en japonais) que leur donna ma marine américaine. Vers la fin de la guerre les attaques-suicides japonaises furent surtout exécutées avec des avions classiques chargés d'explosifs.
Remarquer la position de la fleur de cerisier. Source: La revue Koku Fan
La version 11 fut le modèle construit dans le plus grand nombre d'exemplaires : 755. Le Japon ne manqua jamais de pilotes volontaires candidats au suicide.
Caractéristiques du Yokosuka MXY7 Ohka Modèle 11
Envergure: 5m00.
Longueur: 6m066.
Hauteur: 1m160.
Surface alaire: 6m².
Vitesse maximale: 648 km/h.
Vitesse maximale Jibaku: 926 km/h.
Vitesse maximale possible: 1 055 km/h.
Charge: 1 200 kg de Trinitroanisol.
La maquette: Au départ c'est un moule Hawk Testors paru en 1960, dans la boîte il y avait aussi un V1 (Short Nose Variant). Je me rappelle très bien de cette boîte car il me reste encore la flamme translucide orange que l'on mettait à l'arrière du pulsoréacteur du V1 (voir photo), il y an avait aussi pour le Ohka.
Souvenirs Souvenirs des années 60, la flamme translucide à l'arrière du V1,
celui-ci avait été fait aux couleurs américaine, à cette époque il y avait quand
même de la belle maquette avec beaucoup de gadgets. Pas vrai les vieux maquettistes
En 1981, la marque Italeri (avant Italerei) a repris d'anciens moules Testors-Hawk, parmi eux la boîte Rocket Set. Italeri a eu l'honnêteté de faire suivre sur l'emballage son sigle et celui de Testors !.
Avec un nombre de 29 pièces verrière comprise, qui est d'une grande limpidité, ce Ohka est quand même de bonne facture. Il faudra améliorer l'intérieur (voir photo), enlever tous les rivets en faisant attention aux lignes de structure en creux, améliorer aussi l'extérieur de la maquette, la couleur du plastique est vert foncé, un dernier détail, l'échelle est au 1/48 ou 1/41.
Ce missile n'a pas été oublié par les autres marques : Lindberg au 1/48; FineMolds au 1/48; Kora pour le Modèle 22 au 1/48; Kugisho en résine pour le Modèle 22 au 1/48; AV Models en résine pour le Modèle 43 au 1/72 et enfin Hasegawa avec le bombardier Mitsubishi G4M2E "Betty" au 1/72.
Le montage: Comme je l'ai dit dans la description de la maquette, il faut déjà enlever tous les rivets sans toucher aux lignes de structures. C'est une maquette qui s'assemble très bien malgré l'âge du moule.
Les ailes et le gouvernail double dérives aucun problème, la priorité c'est l'intérieur du poste de pilotage. Il faut faire un manche à balai, un tableau de bord, (de mon côté j'ai fait le tableau de bord et découpé un à un tous les cadrans et collé sur le tableau) ne pas oublier la petite manette rouge à gauche du tableau.
Il faut surélever le siège du pilote avec de la carte plastique de 1 mm, pour le collage de celui-ci çà ira beaucoup mieux. Il faudra rajouter quelques détails supplémentaires, tel que la barre au fond du baquet et celle en travers juste à côté du manche à balai; la revue Koku Fan nous montre une photo de l'intérieur du Ohka, je me suis d'ailleurs servit de cette photo. La pièce n°13 est la plus difficile à positionner. Les fusées mériteront d'avoir un bon assemblage surtout pour l'arrière, la peinture sera en gun-métal.
Le tableau de bord d'un Ohka. Source: La revue Koku Fan
Pour la peinture tout l'intérieur sera en vert cockpit (humbrol 78), l'arrière sera en argenté. Le tableau de bord sera en vert, le siège gris foncé (humbrol 67), faire des ceintures, peinture en cuir et boucles en argent. La pièce n°11 sera en gris fantôme (soit le 127 de Humbrol ou le FS 36 375) (voir photo).
Une amélioration de l'intérieur du Ohka
Nous refermons les demi-fuselage, puis collons les ailes et gouvernail double dérive, un masticage s'impose par endroit. Il ne restera qu'à coller les masses d'équilibrage et faire quelques détails sur la cellule en plastique étiré et carte plastique sur cette maquette. (voir photo).
La maquette avant la mise en peinture
La peinture du missile: Comme le suggère le Fana de l'Aviation n°66 de mai 1975, toute la cellule est gris clair, j'avais fait déjà il y a pas mal d'année un Baka de la même marque avec le n°40 de chez humbrol, j'ai trouvé cette peinture vraiment trop clair (voir photo).
Le Baka réalisé plusieurs années en arrière, les numéros avaient
été fait avec les décalques Letraset, la fleur de cerisier d'une planche
de la marque DIM, planche que nous ne trouvons plus maintenant.
Pour cet autre Baka j'ai donc utilisé le FS 36 375 ou le n°127 de chez humbrol, je trouve que la couleur correspond mieux pour ce missile. Il suffit de revoir la photo couleur au début de l'article, (il est vrai qu'il ne faut pas se baser sur une photo). Ma fois chacun a sa petite idée n'est-ce-pas, la verrière sera aussi en humbrol 127. Nous terminons par le vernis satiné.
Le nouveau Ohka après peinture
Le chariot: Alors là c'est du made in maison, je l'ai fait en scratch avec du balsa, plastique et fil électrique pour les axes de roues. Si on observe les photos de ce missile, il était mis sur n'importe quoi, même sur des bouts de bois, donc je pense que mon chariot ne dépareillera pas ma maquette (voir photo).
Malafon

















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