Le Lavotchkine La 250 "ANACONDA"





Le terrifiant "ANACONDA"
                                                                                                                                          Maquette Amodel au 1/72.  Réf: 7264.



Un grand merci à Jean-Henri pour la traduction de la notice
Au site Xplanes et le Fana de L'Aviation




                     Historique:  En janvier 1954, les autorités russes publièrent des spécifications pour un intercepteur armé seulement de missile air-air, possédant une très grande autonomie et pouvant évoluer à très haute altitude.
                Lavotchkine proposa le La-250, tandis que Tupolev présenta le Tu 128. C'est ce dernier qui remporta d'ailleurs le concours et le La-250 fut le dernier avion de Lavotchkine. Pour tenir les spécifications en ce qui concerne l'autonomie, à la mesure des dimensions du territoire russes, il fallait emporter une énorme quantité de carburant et donc construire un fuselage de très grande taille.
            Les commandes de vol étaient, d'une manière générale, très sophistiquées avec des amortisseurs de roulis et de tangage et un pilote automatique couplé au radar pendant les interceptions. Trois prototypes furent construit et l'appareil fut surnommé "Anaconda" en raison de la longueur démesurée du fuselage.
            Ce qui frappe surtout à première vue, c'est l'incroyable longueur du La-250, (plus de 25 m pour moins de 14 m d'envergure) qui lui valut rapidement ce surnom terrifiant : Anaconda. Terrifiant l'avion l'était ?? !!.
                Le premier vol eut lieu le 16 juillet 1956 avec Andrei Kotchetkov aux commandes et se termina par la mise hors service de l'appareil. En effet, peu après le décollage, le pilote constata des fluctuations en roulis et perdit rapidement le contrôle de l'appareil. Kotchetkov posa le La-250 en catastrophe dans un champ et ne fut que légèrement blessé.
Le La 250 du Musée de Monino.  Source: Koku Fan 
            De 1956 à 1958, trois avions de présérie furent construits. Malheureusement, crashs et autres difficultés rencontrées firent que les constructeurs ne purent mener à bien dans les délais prévus le développement du système d'interception à distance K.15. A la fin des années 50, les performances obtenues par le La-250 ne satisfèrent pas les exigences de l'Armée de l'Air, donc, en juillet 1959, les travaux furent stoppés. Le 3° prototypes du La-250 est actuellement exposé au musée de Monino. Les conditions de fonctionnement d'un tel système furent définies plus précisément et les directives gouvernementales concernant la mise au point du système d'interception Tu 28-80 furent publiées peu de temps après.
                Quant au Tu-28, il fut renommé Tu-128 et construit à environ 200 exemplaires. Il fut mis en service en 1963 et devait intercepter particulièrement les B-52, B-58 et les Mirage IV. Le plus grand chasseur du monde servit jusqu'en 1992 et eut donc une carrière bien remplie.
Un Tu-28 P de présérie, on remarque le large renflement ventral (pour 
des raisons inconnues).  Source: Force aérienne Soviétique.


Un Tu-128 "Fiddler-B" pour l'Otan (à Rchev).  Source: Le Fana de l'Aviation
Caractéristiques du La-250
Moteurs:  2 turboréacteurs Lyulka AL-7F.
Poussée:  6500 daN.
Longueur:  25m6.
Envergure:  13m9.
Surface alaire:  80,0 m².
Masse à vide:  15.000 kg.
Masse au décollage:  25.000 kg.
Vitesse maximale:  2000 km/h.
Plafond:  18.000 m.
Armement:  2 missiles AAM.
Le turboréacteur Lyulka AL-7F.  Source: Air Enthusiast
               La maquette:  Un grand bravo à la marque Amodel qui nous sort beaucoup d'avions russes, surtout des prototypes.
          Le La-250 se compose de 105 pièces verrière comprise, le tout moulé dans un plastique blanc. Il y aura de l'ébavurage à faire, c'est du Short Run, alors... Toutes les pièces s'accordent bien et sans ergots, le seul bémol l'aile gauche, intrados extrados qui sont trop épais, il va falloir jouer de la lime et du papier abrasif.
                Faire attention aussi en coupant les pièces, ne pas les couper trop près. J'ai pris mes devants et j'ai lesté l'avant de la maquette, on ne sait jamais avec un monstre comme cela. Il faudra passer la verrière au dentifrice blanc pour la rendre plus limpide.
                Le montage:  Sans trop de surprise on débute par le cockpit, mais je n'ai pas suivi le plan, car on est un peu dans le vague pour coller les pièces 17 et 22. J'ai donc monté ce poste de pilotage directement dans le fuselage, donc les pièces 9-14-17-18-19-20-21- et 22; quand tout est collés, une couche de peinture à l'aérographe à l'Humbrol 145. Les sièges seront aussi en 145, les coussins et dossiers en Humbrol 29, faire des ceintures qui seront en Humbrol 83 avec boucle en argent.
                Coller à l'arrière des demi-fuselages les pièces 42-43-44-45-46 et 47, elles serviront pour les puits du train principal. Mettre les décalques sur les consoles latérales, le manche à balai sera couleur Humbrol 145 avec poignée noir mat.
                Je n'ai pas mis les décalques sur les tableaux de bord, mais je les ai peint en Humbrol 33, puis un brossage à sec, quelques touches de peinture rouge, jaune et alu sur différents cadrans, le final, remplir les cadrans avec une goutte de vernis brillant, cela donne un excellent aspect. 
                            Nous pouvons coller les demi-coques, pièces 7 et 8 qui renfermerons les demi-fuselages. Suivre les étapes pour les parties 6 et 7 les entrées d'air, l'intérieur sera en alu, elles seront collées ensuite sur les fuselages gauche et droite.
                Les turboréacteurs:  Attention à la partie 8, le montage des tuyères, il faut y aller tout doucement (comme avec une femme) et bien affiner les pièces, surtout les N°25. Peinture en gun métal Humbrol 53, ensuite faire un mélange de bleu, argent et or pour imiter le métal brûlé. 
Suivre le plan pour les parties 9-10 et 11, pour la verrière nous verrons à la fin; le montage de tout cela nécessitera du masticage comme beaucoup d'endroit sur la maquette ?... Short Run oblige !. Il faudra refaire deux antennes pièces 64 en plastique étiré.
                Les trains d'atterrissages:  Parties 12-13 et 14, il faudra bien les affiner, peinture des trains en gris clair, amortisseur en chrome silver, roues en noir mat, moyeux en vert moyen. J'ai rencontré un problème lors de la mise en place du train principal : Je m'explique: An montage des parties 2 et 3 de la page 3 de la notice, il y a un problème de jonction lors du collage, ce qui fait que nous avons une jambe de train plus basse que l'autre. Le remède docteur, tout simplement de couper une portion du train en haut (environ 3 mm) et le tour est joué. Nous collerons les trains sur la maquette en dernier après la peinture finale, en compagnie des trappes, l'intérieur de celles-ci seront en peinture roche clair mat, les puits des trains en gris foncé. 

              Montage des missiles AAM:  Partie 15, il faut aussi bien les affiner, couleur des missiles blanc mat, cône rouge, refaire une point au cône en plastique étiré d'une longueur de 6 mm, peinture noir mat.
              La peinture finale:  Après avoir masqué les endroits ne devant pas recevoir de peinture, tout la maquette sera vaporisée d'une ou deux couche de bare-métal silver de chez Tamiya (Réf: AS-12). Nous collons ensuite après déchage les trains, les trappes, les missiles, la verrière dont les montants de celle-ci seront aluminium mat (Métal Cote de chez Humbrol).

               Les décalques:  Le blanc des étoiles est beaucoup trop large, de mon côté je me suis acheté (encore), la planche Aéro Masters n°48 525 et la camarade, voilà au moins des étoiles rouges, comme le rouge ?!.
                Epilogue:  Beaucoup de travail sur cette maquette, je lis souvent les critiques de certain sur le Web, concernant les maquettes artisans. Moi de mon côté je dis bravo à ces gens, car ils nous mettent sur le marché des modèles rares, donc longue vie à eux.
                                                                       Malafon





















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