Le Fouga CM-170 Magister



Le Magister
                                                                                                                                    Maquette Heller au 1/72.  Réf: 80220.




                Historique:  Conçu et réalisé par la société Air-Fouga, le CM-170 Magister fut, à la suite de fusions industrielles, construit par Potez,Sud Aviation et enfin l'Aérospatiale. Premier biplace léger d'entraînement à réaction au monde, le Magister répondait à un programme émis au début des années cinquante par l'armée de l'Air. Le prototype vola pour la première fois le 23 juillet 1952 et, l'année suivante, une présérie de dix machines était commandée par le ministère de la Défense. Le 13 janvier 1954, après une brillante démonstration de l'avion de série n°1, l'armée de l'Air signait un marché portant sur 95 appareils; depuis lors, plus de 400 Magister entrèrent en service dans ses unités.
Le "Gémeaux" qui servit à la mise au point, moteur et
 cellule du futur Fouga Magister.  Source: Aviation Magazine
                Vivement intéressée par les performances du CM 170, la Marine demanda à la société Air-Fouga une variante navalisée. Désignée CM 175 Zéphyr, celle-ci permit aux pilotes débutants de l'Aéronavale de s'entraîner en mer aux conditions spéciales du décollage et de l'appontage. Quantitativement, cette expérience positive, en plus des deux prototypes, entraîna un contrat portant sur trente exemplaires.
 Maquette CM 175 Zéphyr lors d'une expo à Thionville
               Entièrement métallique, le CM 170 est pourvu d'ailes médianes munies chacune de volets à fente et d'aérofreins; l'empennage en V a un angle d'ouverture de 110°. L'appareil est équipé de deux réservoirs de fuselage contenant respectivement 255 et 475 l et de deux bidons fixes d'extrémités d'aile d'un volume unitaire de 125 l ou 230 l.
               Les habitacles, autonomes pressurisés comportent un système d'air conditionné, les arrivées d'oxygène se réglant individuellement. En ce qui concerne les équipements de bord, la version d'entraînement est en général doté d'instruments pour le vol sans visibilité, d'un radiocompas et d'un VHF, tandis que les versions d'attaque peuvent être dotées d'un UHF, d'un Tacan, d'un IFF et de deux viseurs gyroscopiques (celui de l'arrière est couplé à un pèriscope).
                L'armement de bord se compose de deux mitrailleuses de calibre 7,5 ou 7,62 mm qui, disposées dans le nez, sont alimentées chacune par une bande de 200 cartouches. Les points d'attache, situés sous les ailes, font de cet appareil une redoutable plate-forme de tir polyvalente. Ainsi, suivant le type de mission, le Magister emporte soit deux lance-roquettes contenant plusieurs projectiles de différents calibres (37, 68 et 88 mm), soit deux bombes de 50 kg, soit encore deux missiles air-sol Nord AS 11.
Caractéristiques du CM 170 Magister
Type:  Biplace d'entraînement et d'appui tactique léger.
Moteurs:  2 réacteurs Turboméca Marboré II A de 400 kgp chacun.
Performances:  Vitesse maximale au niveau de la mer 650 km/h; à 9 150 m 715 km/h; vitesse ascensionnelle initiale 1 020 m/mn; plafond pratique 11 000 m; distance franchissable à 9 150 m d'altitude et avec réserve de carburant 925 km.
Poids:  Poids à vide 2 150 kg; poids au décollage avec des réservoirs externes 3 100 kg; poids en charge au décollage 3 200 kg.
Dimensions:  Envergure avec les réservoirs d'extrémités d'aile 12,15 m; longueur 10,06 m; hauteur 2,80 m; surface alaire 17,30 m2.
Armements:  Possibilité de monter 2 mitrailleuses de 7,5 mm ou de 7,62 mm à l'avant, avec casiers de 200 cartouches; points d'attaches sous les ailes pour lance-roquettes Matra 181 (18 roquettes de 37 mm), ou 2 missiles air-surface de 25 kg.  
   
Un Turboméca Marboré IV de 453 kgp.  Source: Aviation Magazine

                La maquette:  Pur produit Heller, cette maquette est sortie en 1982, au départ elle était moulée en bleu foncé, les lignes de structure en relief. En 2004, Heller a remis cette maquette sur le marché, cette fois moulée en gris clair mais les lignes de structure toujours en relief, ce kit se compose de 62 pièces plus 4 transparentes. Quoique qu'en dise certains magazines, moi je trouve que cette maquette est correcte, j'ai eu l'occasion de les voir de près, en France et en Algérie sur la B.E.A. 180 Bou Sfer en 1968. Je signale au passage qu'Heller avait déjà sorti cette maquette au 1/50 et au 1/100, il y a aussi Airfix au 1/72 et Solido au 1/57.   
                Le montage:  J'ai choisi de faire un Fouga français, mais pas de la Patrouille de France, mais un Fouga alu, le n° 574 code 118-DF du C.E.A.M, le plan Heller se résume en dix étapes.

Le 118-DF réel qui a servi de modèle.
Source: Aviation Désign Magazine

Le poste de pilotage et le fuselage
                Tout le poste de pilotage est noir mat sièges compris, à part les coussins qui seront en marron foncé, et le tableau de bord. Pour les sièges, on fera des sangles qui seront bleu roi, boucles en alu. Les tableaux de bord auront eu un brossage à sec en gris clair, et une goutte de vernis brillant sur les cadrans. Ne pas oublier de faire deux petites bouteilles d'oxygène qui iront derrière le siège du pilote, elles seront peintes en blanc brillant (voir photo poste de pilotage).  
                Avant de refermer le fuselage coller la cloison pièce 32 qui sera d'un côté noir mat, de l'autre zinc chromate. Percer les quatre trous dans le nez de l'appareil pour mettre à la fin les antennes VOR; coller le train avant qui aura été peint en alu avec un brossage à sec, lester l'avant de la maquette et coller les deux fuselages. Nous collons ensuite les entrées d'air pièces 13-14-15 et 16, intérieur en peinture alu; coller les différentes prise d'air et antennes, il faudra juste faire un mât d'antenne radio sur le dessus. Heller a oublié les tuyères des deux moteurs Marboré, il faudra donc les confectionner, avec tout simplement deux morceaux de grappe plastique de 10 mm de diamètre adéquat, les percés, les évasés et les collés en place. 
                Ailes et empennage:  Tout s'assemble bien, juste un petit masticage aux ailes; il faudra amincir les masses d'équilibrage de l'empennage, pièces 42 (4 fois). (voir photo avion réel). Coller les bidons d'ailes, vous avez le choix, 125 litres ou 230 litres, moi j'ai mis ceux de 230 litres.
                Les trains d'atterrissages:  Tous les trains sont en alu avec un brossage à sec, les vérins en chrome-silver, les contrefiches en alu et chrome-silver. Les roues, moyeux en alu avec brossage à sec, les pneus en noir mat, l'intérieur des trappes et puits de trains en zinc chromate; la roulette pare-chocs en alu et la roue en noir mat.
                La peinture finale:  J'ai mis cette maquette en Bare métal silver de chez Tamiya, les bidons en couleur sable, le nez et l'empennage en orange feu, qui sont les panneaux anti-collision, ne pas oublier les feux de navigation aux bidons, rouge à gauche, vert à droite et celui du phare d'atterrissage dans le nez de l'appareil; les entrées d'air des réacteurs seront en rouge, la sortie des moteurs en gun métal.   
                La verrière:  Après l'avoir masqué au Maskol, les montants seront en Polished aluminium, ensuite on pourra coller périscope pièces 19 et 45 qui seront en noir mat.
                Les antennes VOR:  Pièces 21 deux fois, elles se trouvent de chaque côté du nez de l'appareil, peinture en rouge et blanc. (voir photos avion réel).
                Les décalcomanies:  J'ai choisi de représenter le 118-DF n° 574, comme j'ai attendu un peu pour faire cette maquette, j'ai eu de la chance d'avoir deux planches de décals, la première de chez Modeldécal n° 37 et la deuxième de chez Model Art n° 72 045, me restait à trouver les insignes d'unité que j'ai eu sur la planche Carpena n° 72-06, le numéro 574 et 118-DF viennent de la boîte à rabiot. (attention le 118 est ajouré)Voir la photo de la revue Aviation Désign Magazine qui m'a servi d'exemple. La fin de la fin, on terminera par le vernis satiné.  
               
Epilogue


Insigne de la BEA 180



Non loin de la plage de Bou Sfer, sur la D.Z.
Je me prépare en cas de blessure lors d'un
saut des paras du 8ième R.P.I.M.A.









                                              
Ou la petite anecdote, comme je disais dans la description de la maquette, j'ai eu l'occasion de voir ces appareils de près, surtout sur la B.E.A. 180 Bou Sfer. Cette base qui était la dernière en Algérie a fermée en décembre 1970, nous avions quatre Fouga Magister et comme j'étais infirmier et sanitaire de piste, il fallait être présent à chaque décollage et à chaque atterrissage.
                Le Lt Colonel qui commandait cette base volait assez souvent sur cet appareil, le mécano qui sortait le Fouga du hangar le faisait avec une grande facilitée; comment faisait-il ...?
                Tout simplement en appuyant sur l'empennage, la roulette pare-chocs reposait à terre, le mécano sortait l'avion comme on pousse un caddie de grande surface.
                Il y avait d'autres avions sur cette base, des Nord 2501 dit le Noratlas, des C 160 Transall, quelques hélicos, des fois des Brèguet 763 (Deux Ponts) et des autres encore mais ils n'étaient que de passage. Voilà cette petite anecdote, rien que de l'écrire, je repense à tous ces bons moments que j'ai passé de l'autre côté de la méditerranée, il est vrai qu'il n'y avait plus la guerre. J'avais une place dont personne ne voulait, mais çà c'est une autre histoire, les copains du club savent de quoi je veux parler, n'est-ce-pas ...???
                                                                      Malafon


Photoscope sur le Fouga Magister
Empennage d'un Fouga, les masses d'équilibrage et le périscope
Photos faites au début des années 80 à Metz Frescaty
Les antennes VOR, photos faites par Alain























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