S.N.C.A.S.O SO-9000 Trident I



S.N.C.A.S.O  SO-9000 Trident I
                                                                                                                                                   Maquette Heller au 1/50.  Réf: 105.



               Historique:  Le SO-9000 Trident, l'un des avions de combat les plus audacieux de l'après-guerre, fut conçu dès 1948 par Servanty et so équipe. Il s'agissait de réaliser un chasseur capable d'intercepter des bombardiers à réaction volant à 1 000 km/h et à 15 000 m d'altitude. La formule choisie fut le moteur-fusée (qui assurait une très grande vitesse ascensionnelle, mais consommait beaucoup) combiné à des réacteurs auxiliaires (permettant un vol de retour économique). 
                D'un poids de 5 t seulement le Trident était d'une extrème pureté de lignes. La partie avant du fuselage (14,30 m de long) était entièrement largable; la partie centrale portait le train principal, qui s'escamotait dans les flancs, ainsi que les réservoirs de carburant et aussi de comburant pour les trois fusées SEPR 481 de 1 500 kgp chacune, montées à l'arrière.
                L'appareil était doté d'une voilure haute rectangulaire, très courte (7,50 m d'envergure) et coiffée à ses extrémités de réacteurs Marboré de 400 kgp. Innovations importantes, les ailesétaient dépourvues d'ailerons et le gauchissement était obtenu par le braquage des surfaces de l'empennage horizontal, qui étaient du type monobloc et entièrement pivotantes. 
Le SO-9000 01 décolla le 2 mars 1953 de Melun-Villaroche, avec Guignard aux commandes. La carrière du second prototype fut interrompue dès son premier vol (1er septembre 1953): ayant décollé très long en raison de la faible poussée du Marboré, il heurta un obstacle et fut détruit. Guignard ayant été gravement blessé dans la cabine, qui s'était détachée au moment de l'impact, c'est Goujon qui poursuivit les essais du 01 pendant les premiers mois de 1954, et, à partir du 4 septembre 1955, effectua les vols avec fusée, d'abord avec une seule chambre allumée, puis avec les deux. Ces essais ayant été marqués par un incident qui aurait pu être dramatique, l'extinction d'une fusée en pleine phase de décollage, l'appareil fut doté de réacteurs plus puissants (Viper de 745 kgp).
                En juillet 1955, l'appareil vola avec les trois fusées allumées; développant une puissance totale de 4,5 t, elles lui permirent de monter à 15 000 m cabré à 20°. Par la suite, il atteignit Mach 1,5 en montée, et Goujon effectua même un tonneau supersonique. Les essais au CEV montrèrent que le Trident devait être amélioré au point de vue pilotage aux vitesses transsoniques et de l'utilisation des fusées.
                   
          
                           Le SO-9050 Trident II, plus proche de la version de série, étant alors prêt à voler, c'est sur cet appareil que se portèrent les efforts. Répondant au programme de chasseur léger lancé par l'état-major en 1952 et concurrent du Mirage I et du Durandal, le SO-9050 différait du 9000 par son train d'atterrissage plus haut (permettant d'emporter sous le fuselage un missile, qui constituait son seul armement) et son système de propulsion ne comportant que deux groupes de fusées SEPR 63 (par la suite, les réacteurs Viper furent remplacés par des Gabizo, plus puissants). En outre, la pointe avant n'était plus détachable et l'appareil possédait un siège éjectable, le pilote étant équipé d'un scaphandre. Le SO-9050.002 décolla le 21 juillet 1955, mais une panne de réacteur ayant obligé Guignard, remis de ses blessures, à faire un atterrissage forcé, les essais se poursuivirent avec le 001 qui effectua alors des vols à haute vitesse avec la maquette de son missile Matra. Le troisième Trident II, qui commença ses essais le 30 mars 1956, fut utilisé surtout pour les vols sur les seuls réacteurs, ainsi que pour les essais de télépilotage, ultime phase du programme Trident, que les événements ne permettrons pas de mener à terme. Quant au quatrième S0-9050, qui prit l'air le 3 mai 1957, il devait préfigurer le premier des dix exemplaires de présérie commandés par l'armée de l'Air.  
                Caractéristiques:  Trident I
                                              Longueur 14,37 m.
                                              Envergure 7,57 m.
                                              Hauteur 2,84 m.
                                              Surface alaire 16,58 m/c.
                                              Vitesse maximale 1 600 km/h.
                                              Plafond 12 000 m.
               La maquette:  Cette maquette est sortie en 1958 pour la première édition. Sur la boîte était marqué, réduction authentique sur plan officiel. Début des années 1970, Heller a ressorti cette maquette, sur la boîte  il n'y avait plus la mention réduction authentique, l'échelle apparait sous le label Heller.
                Ce kit se compose de 27 pièces, il faudra juste l'améliorer, rajouter des antennes au dessus et en dessous du fuselage, plus quelques autres détails. Heller a juste fait une erreur sur la planche de décalcomanies, il est mentionné Trident II, en fait c'est le Trident I. Le liseré bleu, blanc, rouge avec la mention Record du Monde, ce record ayant été battu par Roger Carpentier mais sur le Trident II 05, code de l'avion F-ZWUL, à une altitude de 22 800 M.
                    
        
               Le montage:  Il va falloir déjà débarrasser toute la maquette de ses rivets, (c'est à dire la rendre lisse). Après cette opération, il faudra meubler le poste de pilotage car il n'y a rien du tout, donc faire un plancher consoles latérales, cloison arrière, tableau de bord, manche à balai, siège éjectable avec ceitures, et pourquoi pas un pilote. Pour la peinture, tout l'intérieur est noir mat. Avant de refermer les demi-fuselages, lester l'avant de la maquette.
               Les ailes ne posent aucun problème tout s'assemble parfaitement. Les pièces n°10-11 et 12 devront être bien affinées, pour la pièce n°5, il faut percer les trous des moteurs fusées.
               Les réacteurs Marboré:  Faire une cloison à l'intérieur de chaque réacteur à l'arrière. Pour la peinture intérieur arrière noir mat, intérieur avant en alu. Pour les pièces n°15, peinture alu mat pour les cônes, les aubages fixes en alu, les rotors de turbine en noir. Ensuite nous pouvons les coller sur les ailes.
                Les trains d'atterrissage:  Il faudra améliorer celui avant et le principal, sur celui avant rajouter quelques détails en plastique étiré, sur le principal faire des compas d'amortisseur. Pour la peinture, les trains en alu, les vérins en chrome silver, les roues moyeux en alu, les pneus noir. Les trains seront collés à la fin, ainsi que la verrière et la pièce n°4 qui aura été auparavent bien ébavurée, la peinture de cette pièce sera en alu.
               Nous pouvons coller le reste des pièces, les portes de train avant et principal. La peinture des puits de train sera en noir mat ainsi que l'intérieur des trappes de train
                                        
                La peinture finale:  Après avoir masqué tous les endroits ne devant pas recevoir de peinture, toute la maquette sera en alu faite à l'aérographe. Après séchage nous pouvons mettre les décalcomanies, coller les trains d'atterrissage, passer une ou deux couches de vernis satiné ou mat
                L'arrière des réacteurs Marboré seront en gun-métal. Nous terminons par la pose de la verrière et la pièce n°4.
                Documentation:  Le Fanatique de l'Aviation a fait un grand article sur le Trident, il faut avoir les n°66 à 78 parut en 1975/1976.
                 Il y a aussi le numéro spécial d'Aviation Magazine sur le Trident parut en 1956. 
                                                                      Malafon

Le Trident du Musée de l'Air au Bourget
                                    
                        











1 commentaire:

  1. SUPERBE REALISATION. JE RECHERCHE UN EXEMPLAIRE A MONTER CAR C'EST MA PREMIERE MAQUTTE. POUR L'INSTANT... PAS TROUVE !!

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